Axes prioritaires 2011 de l’UNAN
-1- Charte sur la pêche de loisir :
Malgré la signature par plusieurs ministres et les parties concernées, la mise en place de cette
Charte est difficile et les Administrations tirent dans des sens différents, ralentissant sa mise en place.
Pourtant cette Charte favoriserait la ressource halieutique, permettrait de lutter contre le braconnage et
éviterait un permis inutile et coûteux pour lequel tous les plaisanciers sont opposés.
L’UNAN participe activement aux différents groupe de travail aux cotés des 4 autres fédérations signataires pour définir les différentes modalités; elle défend l’idée que le chef de bord est responsable de la quantité de matériel de pêche embarqué (limité légalement), de tout ce qui se passe à bord du navire, et donc sa seule déclaration devrait pouvoir suffire. Pour les enfants de moins de 16 ans, la déclaration parentale devrait aussi suffire.
-2- Réglementation et sécurité : un certains nombre de dispositions sont à mettre au point tel le régime d’utilisation des annexes, la durée de validité des fusées dont d’intérêt par ailleurs se réduit à partir du moment où d’autres moyens sont de plus en plus efficaces et fiables.
L'analyse fine des statistiques des accidents sera poursuivie en collaboration avec le CSNP et l’Administration. Il faudra sortir par exemple les accidents par noyade de malheureux pêcheurs à pieds qui n’ont rien à voir avec le nautisme et qui plombaient les résultats ! Cette analyse permet de dégager des informations utiles dans la prévention des pannes et des accidents en orientant la sensibilisation des plaisanciers à travers par exemple le Code des Bonnes Pratiques et les bulletins des associations.
Après une action de l’UNAN de plusieurs années et grâce au travail fait en collaboration avec le CSNP, l’utilisation de la VHF vient enfin d’être libéralisée (les VHF portables n’ont plus besoins d’être déclarées et sont utilisables sans CRR et la VHF fixe peut être utilisée dans les eaux territoriales françaises par tous les possesseurs d’un permis mer, même s’ils n’ont pas le CRR. Ces dispositions devraient favoriser la diffusion de ce moyen d’alerte très précieux.
-3- Elargissement de la zone côtière actuellement limitées à 6 milles nautiques.
La croisière côtière est sérieusement limitée dans plusieurs zones par l'obligation d'équipements (radeau par exemple) pour passer d'île en île, ou faire le tour d'une île, au delà de 6 milles d'un abri. Les bateaux habitables se sont pourtant améliorés, et les matériels de sécurité performants sont généralisés (GPS, VHF…).
L’UNAN demande donc l’élargissement de la zone côtière à 12 milles nautiques.
Cette demande a été présentée et argumentée en début d’année auprès de Gérard d’Aboville, Président du CSNP et Antoine Pichon, Secrétaire général. Elle leur est apparue très judicieuse et ils vont en appuyer la faisabilité auprès de l’Administration.
-4- Projet d’instauration d’un contrôle technique des bateaux : ce projet appuyé par les professionnels du nautisme soulève l’indignation des plaisanciers qui estiment qu’une assimilation avec l’automobile est scandaleuse. L’analyse des accidents en mer montre que le nautisme de plaisance est peu accidentogène et n’est pas dû à un manque d’entretien qui de toute manière ne mettrait pas en péril la vie des autres usagers comme peut le faire l’automobile. Jusqu’à présent les bateaux semblent solides et bien échantillonnés à moins que les constructeurs aient des doutes sur la qualité de ce qu’ils fabriquent…. Si elle vise essentiellement à essayer d’éliminer les bateaux anciens souvent fort bien échantillonnés, très marins et très prisés par leurs propriétaires, pour faire de la place aux bateaux neufs, il pourrait y avoir des surprises sur le résultat escompté…et ce avec un mécontentement général
-5- Meilleure gestion des ports et des zones de mouillages : L’UNAN connaît bien à présent les bonnes et les moins bonnes pratiques des ports à travers la grande enquête lancée en 2009 auprès de ses associations adhérentes. Elle fera connaître les meilleures pratiques et dénoncera les abus ou irrégularités, en matière de tarifs, de règlements portuaires, services ou contrats, de gestion des listes d'attente et de représentation des usagers. Concernant les zones de mouillage, elle interviendra pour que la prolifération de nouveaux organismes administratifs ne conduise pas au blocage des ZMEL
-6- Participation à différents organismes nationaux :
L’UNAN y représente les plaisanciers et fait valoir leur point de vue.
CSNP, Conseil Supérieur de la Météorologie, Comité des Utilisateurs du Service Hydrographique de la Marine CUSH, SNSM., Fédération des Industries Nautiques, Fédération Nationale des Ports de Plaisance…
L’UNAN suit également au niveau synthèse et conseil, d’autres sujets dont le niveau décisionnel est davantage départemental ou régional comme la création de Parcs Naturels Marins (une dizaine sont en projet sur notre littoral dont le parc naturel marin des Pertuis et de la Gironde), le renouvellement ou la création de zones de mouillages organisés qui sont liés à l’obtention d’une Autorisation d’Occupation Temporaire AOT du Domaine Public Maritime DPM et qui sont examinés dans les Commissions Nautiques Locales. Les plaisanciers doivent y être présents et actifs pour faire valoir leur point de vue.
L’association fonctionne avec des bénévoles non rémunérés. Rejoignez nous, plus vous serez nombreux, plus vous serez écoutés et entendus.
