Le CONSEIL DE GESTION DU PARC MARIN valide le PLAN DE GESTION

Conseil de Gestion du Parc Naturel Marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis

 

Glossaire : PNM (Parc Naturel Marin), PG (Plan de Gestion), CG (Conseil de Gestion), CRC (Comité Régional Conchylicole), DSF (Document Stratégique de Façade), AFB (agence Française pour la Biodiversité), CA (Conseil d’administration)

 

Le 13 avril 2018, le CG du Parc s’est réuni à La Rochelle en présence du Préfet Maritime et de nombreux élus et représentants de l’administration.

Nos représentants sont Philippe Grand (Vice-président), Jean Piveteau (Titulaire), Jean-Jacques Coudray (Suppléant de P Grand), Bernard Primaud (Titulaire pêche de loisir)

La directrice (Julie Bertrand) fait un bref rappel du parcours :

Depuis la création du parc le 15 avril 2015, l’équipe s’est progressivement étoffée, le PG a été élaboré avec peine, il aura nécessité 50 réunions et mobilisé environ 90 personnes, il est présenté ce jour pour validation, juste dans les temps puisque la loi prescrit un délai de 3 ans pour son élaboration.

L’examen des dernières contributions donne lieu à quelques combats d’arrière garde…

Le quorum étant respecté, il est procédé au vote à main levées et le PG est validé par une très large majorité (49/51), il devra être approuvé par le CA de l’AFB du 26 juin pour être adopté et validé.

Petit rappel : Le PG est le document qui fixe les objectifs du parc à 15 ans et les principes d’action pour y parvenir.

Un élu rappel qu’en ce même moment le DSF est en cours d’élaboration et demande à l’administration de clarifier la relation entre ces différents documents qui traitent des sujets comparables, mais à des échelles différentes.

Le Préfet Maritime, Préfet coordonnateur, lui répond que par un heureux hasard, une note interministérielle en date du 11 avril est arrivée la veille et n’a pas pu être diffusée au préalable.

Cette note nous est distribuée en l’état, elle est jointe au présent article.

Le Secrétaire Général de la Préfecture nous fait un court exposé de droit administratif et insiste sur les notions de Conformité, Compatibilité et Prise en Compte (Cf le document)

La directrice rappel que c’est l’AFB qui met les moyens à disposition du parc et prend en charge directement les salaires. Aujourd’hui 7 postes et 3 CDD.

Elle présente un projet de plan d’action pour 2018 projet qui ne pourra être validé qu’après l’adoption du PG par l’AFB. Ce projet pour un montant de 450 000 € (non définitif) se décompose en :

  • Amélioration de la connaissance des usages de loisir, étude menée en relation avec l’Université de La Rochelle pour 270 000 €. Nous suivons cette étude de près avec l’UNAN CM.
  • Qualité de l’eau (3 projets)
  • Suivi des ressources
  • Préservation des milieux naturels (coup de pouce à la LPO pour la réserve de la belle Henriette)
  • Contribution à la durabilité des pratiques (Aire de carénage à Port des Barques)
  • Formation sensibilisation (Création d’aires marines éducative, formation des moniteurs)
  • Promotion, communication

Un universitaire renommé regrette que rien ne soit engagé au sujet des déplacements sédimentaires remarquables de la région. Nous approuvons totalement cette remarque.

M Philippe Grand pour les usagers de loisir, donne lecture de la communication suivante :

Le PNM est une formidable opportunité de mise en relation de l’ensemble des acteurs intervenant sur le DPM.

Nous saluons le travail qui a été accompli tant par l’équipe du parc que par les nombreux participants aux travaux des GT et séances plénières.

Nos observations ayant été prises en considération, nous avons émis un vote favorable au Plan que nous venons d’adopter.

Il demeure que la rédaction initiale nous a fortement interpellé. Ainsi, les activités de loisirs seraient caractérisées par leur aspect ludique et donc de moindre utilité. « Il y a ceux qui travaillent et ceux qui jouent ». Nous avons tôt fait d’établir une hiérarchie entre les activités…

Force est donc de rappeler que les loisirs des uns sont les emplois des autres, 5000 emplois directs, majoritairement qualifiés, pour la seule plaisance et sports nautiques. Une valeur ajoutée vitale pour notre région allant de l’emploi basique au plus qualifié.

Outre l’aspect purement économique, il convient de prendre en compte l’intérêt sociétal des activités de loisirs. Les pratiquants sont aussi des personnes qui travaillent (ou ont travaillé), ces moments de détente deviennent une fonction indispensable à notre société moderne envahie par le stress.

Les valeurs véhiculées par les activités nautiques sont tout aussi dignes d’intérêt, rigueur, respect d’autrui et de l’environnement, solidarité en mer, audace, authenticité (on ne triche pas avec la mer) …

 

Notre souhait, à la fin de cette première phase, est donc de voir abandonner un état d’esprit latent qui voudrait que les activités de loisirs soient marginales et doivent s’effacer devant tout autre activité.

Soyons clairs et disons tout haut ce que beaucoup pensent tout bas :

Une seule activité en mer exclut toutes les autres, crée de nouveaux dangers et de nouveaux obstacles tant à la navigation qu’à la courantologie.

Autant de raisons pour initier une réflexion concertée et approfondie afin que chacun puisse se développer dans l’harmonie. Des solutions existent, parlons en en amont de tout projet. Sortons d’une logique mortifère d’arbitrage des conflits d’usages par les tribunaux, la plus mauvaise des solutions.

C’est le sens de la lettre que le Président de l’UNAN-CM vient d’adresser notre Président.

 

Le PNM, même si ce n’est pas son objet principal, peut jouer un rôle de conciliateur afin que l’esprit de dialogue qui a présidé à nos travaux devienne le mode de cohabitation naturel.

Nous y sommes prêts et avons souhaité que cela se sache.

Merci de votre attention. »

 

M Daniel Courrier, nouveau président du CRC répond qu’il a entendu le message et qu’il est prêt à collaborer avec les autres usagers.

Si le parc ne devait servir qu’à ça, ce serait déjà beaucoup.