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Pourquoi tant d’agitation ?

Parce que la réglementation sur l’utilisation des biocides évolue (au passage 0,4 % seulement des biocides sont utilisés dans les antifouling, il n’empêche) et par prudence il est bon de se défaire des stocks pendant que c’est possible, non pas que le produit soit forcément plus nocif que celui qui le remplacera, mais il n’aura pas été suivi à la mode 2018.

De toute façon il est toujours bon de se défaire des stocks.

 

Pour en savoir plus consultez les articles suivants :

Article « Tous les bateaux »

 

PEINTURES ANTIFOULING: NOUVEAUX STANDARDS POUR 2018

ACCESSOIRES NAUTIQUESBATEAUX / BY LUCA D’AMBROSIO / JAN 09, 2018

 

Le 31 décembre a été le délai dans lequel tous les fabricants de peintures marines antifouling devaient envoyer à l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) un dossier concernant la conformité de leurs produits avec les nouveaux standards fixés par la BPR, c’est-à-dire l’European Biocide Product Regulation.

Mais qu’est ce qui se passe maintenant? Est-ce que les producteurs, les chantiers ou les plaisanciers qui ont acheté des peintures antifouling non conformes aux nouveaux standards seront obligés de jeter leurs pots et argent? Les contrevenants seront-ils poursuivis?

Avant de répondre à ces questions, il faut tout d’abord comprendre de quoi il s’agit. Le projet qui a mené au BPR a été fortement voulu par le pays du nord de l’Europe, où des règles en matière d’antifouling étaient déjà en place, afin d’élaborer une norme commune à appliquer dans tous les autres pays – Grèce, Portugal, Espagne et Italie en étaient totalement dépourvus – et réduire donc au minimum l’impact sur l’environnement et les risques pour l’homme.

Littéralement surveillés au microscope sont les biocides,c’est-à-dire un ensemble de produits destinés à repousser ou rendre inoffensifs les organismes nuisibles qui attaquent les carènes et tout ce qui se trouve plongé dans la mer.

Paradoxalement, l’utilisation de produits chimiques, et donc potentiellement polluants, n’est pas seulement nécessaire pour défendre les carènes et les performances du bateaumais elle est aussi indispensable pour repousser une source de pollution marine. Une carène sale, en effet, comporte une augmentation jusqu’à 40% de la consommation de carburant qui, à son tour, se traduit par un niveau plus haut d’émissions et, par conséquent, de pollution.

En substance, ce qui l’Europe a demandé aux fabricants est d’effectuer des tests spécifiques sur leurs propres produits afin de trouver des nouvelles formules réduisant l’impact sur l’environnement et les risques pour la santé de l’homme selon des standards nouveaux et plus restrictifs.

” Nous avons dû réviser toutes nos formules – Mauro Legrottaglie, le responsable R&D de la division yachting du groupe Boero nous a expliqué au cours de notre interview – en effectuant des tests très délicats dans des laboratoires étrangers, du moment qu’ il y a pas de structures équipées pour ce type d’analyse en Italie”

Mauro Legrottaglie

De quel type de test vous parlez?

Il s’agit d’un large éventail de tests, le plus important desquels est le test dermique, destiné à comprendre dans quelle mesure les produits biocides contenus dans les peintures antifouling pénètrent le derme et donc nécessaire pour identifier les substances inoffensives et leurs formules les plus appropriées. D’autres tests ont été nécessaires pour sélectionner des produits biocides hydrosolubles, non polluants, conformes aux nouveaux standards sans renoncer à leur efficacité en termes de protection de la carène. Une des difficultés les plus importantes consiste dans le fait que le nombre des biocides approuvés par la Communauté Européenne a reculé à 10 contre les 25 des années précédentes.

La nouvelle réglementation fait une distinction des peintures antifouling selon leur utilisation et leur utilisateurs. De quoi s’agit-il?

À la suite de l’introduction du BPR, les biocides sont repartis en deux grands domaines: le professionnel et le privé. La logique est claire: le professionnel travaille dans un contexte plus protégé en bénéficiant d’une série de protections individuelles dont les plaisancier privé est totalement dépourvu. Par conséquent, quelques biocides présents dans les peintures antifouling professionnelles ne sont pas contenus dans les peintures destinées au secteur privé.

Est-ce que les peintures professionnelles sont plus efficaces?

Non. La reformulation de nos produits a comporté un effort énorme, même en termes d’investissements, précisément pour respecter les standards européens sans renoncer à l’efficacité des peintures précédentes.

Qu’est-ce qui se passe maintenant? Les contrevenants seront-ils sanctionnés?

Le 31 décembre a été le délai dans lequel les fabricants devaient envoyer leur dossier à l’Echa. Ce dossier sera évalué par une commission qui contrôlera le respecte des nouvelles normes dans les pays européens. Toutefois, soit les producteurs soit les distributeurs auront six mois pour commercialiser les produits qui se sont pas compatibles avec le BPR; de leur côté, les particuliers qui ont déjà acheté des produits non conformes aux standards BPR auront encore 6 mois pour les utiliser. Après, tout le monde devra s’adapter aux nouveaux standards.

Les contrevenants seront-ils exposés à des sanctions?

Briser une règle communautaire entraîne clairement l’application de sanctions. Une unité spéciale a été déjà établie pour contrôler le respecte des règles dans tous les pays européens.

 

 

Textes officiels :

 

La réglementation REACH

Le Vendredi 14 avril 2017

REACH est un règlement européen (règlement n°1907/2006) entré en vigueur en 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Il s’agit de recenser, d’évaluer et de contrôler les substances chimiques fabriquées, importées, mises sur le marché européen. D’ici 2018, plus de 30 000 substances chimiques seront connues et leurs risques potentiels établis ; l’Europe disposera ainsi des moyens juridiques et techniques pour garantir à tous un haut niveau de protection contre les risques liés aux substances chimiques.

31 mai 2018 : dernière échéance d’enregistrement des substances chimiques !

Après cette date, il ne sera plus possible de fabriquer ou importer des substances à plus d’une tonne par an, si elles n’ont pas été enregistrées. En effet, selon le principe édicté par REACH, « Pas de données, pas de marché ».

Les distributeurs et utilisateurs de substances chimiques sont aussi concernés du fait du risque de rupture d’approvisionnement ou d’usage illégal s’ils continuent à s’approvisionner en ces substances après le 31 mai 2018. Il leur est donc essentiel de s’assurer auprès des fournisseurs que les substances contenues dans les produits ou articles utilisés ont été correctement enregistrées.

Pour s’enregistrer, il convient de se rendre sur le site de l’Agence Européenne des Produits Chimiques (ECHA).

REACH 2018

Je m’inscris avant le 31 mai 2018

Un service d’assistance réglementaire, appelé HELPDESK, a été créé par l’État pour référencer les informations sur REACH et accompagner les professionnels français dans sa mise en œuvre en répondant notamment à leurs questions. L’ensemble des services fournis par le HELPDESK est gratuit.

Celui-ci est accessible par téléphone au 08 20 20 18 16 et via le site du HELPDESK.

Par ailleurs, le ministère a mis en place un service d’appui pour répondre aux questions des entreprises ne relevant pas strictement du champ de compétence du HELPDESK et portant plutôt sur les difficultés d’ordre pratique dans la réalisation de leurs obligations.

Ce service est accessible via le formulaire de contact du site du ministère – rubrique REACH 2018.

Quels sont les objectifs de REACH?

  • Protéger la santé humaine et l’environnement face aux risques potentiels des substances chimiques ;
  • Instaurer une information identique et transparente sur la nature et les risques des substances, telles quelles ou dans un mélange, du fournisseur jusqu’au client final ;
  • Sécuriser la manipulation des substances chimiques par les salariés ;
  • Renforcer la compétitivité de l’industrie, en particulier l’industrie chimique, secteur clé de l’économie en Europe.

Quelles substances sont visées ?

Toutes les substances, y compris les substances naturelles, les substances organiques et les métaux : celles utilisées dans des procédés industriels et celles rencontrées dans des mélanges, comme dans les produits de nettoyage, les peintures ; les substances contenues dans des articles comme les textiles, les meubles, les équipements informatiques ou les composés électroniques.

Quelles sont les substances « extrêmement préoccupantes » visées par la réglementation REACH ?

  • Les substances Cancérogènes 1A et 1B,
  • Les substances Mutagènes 1A et 1B,
  • Les substances Toxiques pour la Reproduction 1A et 1B,
  • Les substances Persistantes, Bioaccumulables et Toxiques (PBT),
  • Les substances très Persistantes et très Bioaccumulables (vPvB),
  • Les substances de niveau de préoccupation équivalent, comme les perturbateurs endocriniens.

Qui est concerné ?

Toutes les entreprises de l’Espace économique européen (EEE = Union européenne + Norvège + Islande + Lichtenstein) qui fabriquent, importent ou utilisent des substances chimiques dans leur activité, que ces substances soient telles quelles (comme un solvant ou un métal), en mélange (produit de nettoyage contenant ce solvant, alliage) ou contenues dans un article, comme un ustensile de cuisine.

L’industrie chimique, les entreprises manufacturières, l’artisanat… tous les secteurs sont concernés.

Comment ça marche ?

En responsabilisant tous les maillons de la chaîne industrielle

Les industriels sont maintenant responsables de la gestion des risques posés par les substances chimiques et de la fourniture d’informations de sécurité pour leurs utilisateurs. Cette responsabilité signifie que tous les maillons de la chaîne d’activité, du producteur au client, doivent être au même niveau d’information. Chaque substance utilisée sera enregistrée afin de sécuriser les risques d’utilisation et protéger autant les professionnels que le client final et l’environnement. Parallèlement, l’Union européenne peut prendre des mesures supplémentaires pour les substances extrêmement préoccupantes lorsque le besoin de renforcer l’action au niveau européen apparaît nécessaire.

En posant le principe « Pas de données, pas de marché »

Sans connaissance sur les substances utilisées, il y a interdiction de les mettre sur le marché. Les professionnels doivent dorénavant enregistrer leurs substances afin d’en décrire les risques potentiels ; après diagnostic, soit les substances ne posent pas de risque ou le risque est maîtrisé et elles peuvent être utilisées, soit elles présentent certains risques et leur utilisation est encadrée, voire interdite.

Que signifie l’acronyme REACH ?

  • EnRegistrement de toutes les substances fabriquées ou importées à plus de 1 tonne par an ;
  • Evaluation des propositions d’essais, des dossiers d’enregistrement et des substances ;
  • Autorisation, pour les substances extrêmement préoccupantes ;
  • Restrictions, pour gérer les risques liés à d’autres substances CHimiques.

REACH : 3 procédures en fonction de la dangerosité de la substance

L’enregistrement pour toutes les substances

Afin de répertorier les substances et encadrer leurs risques, les entreprises doivent désormais enregistrer les substances chimiques fabriquées ou importées dans l’Union européenne si ces substances représentent, telles quelles ou dans un mélange, une quantité supérieure à 1 tonne par an. Cet enregistrement consiste, pour les entreprises, à constituer des dossiers comportant les informations sur les propriétés physico-chimiques, toxicologiques et écotoxicologiques des substances, une évaluation des risques pour la santé et l’environnement (en fonction des utilisations de ces substances tout au long de leur cycle de vie) et les mesures de gestion appropriées. L’objectif, à terme, est de répertorier 30 000 substances.

Les entreprises concernées ont jusqu’au 1er juin 2018 pour enregistrer les substances fabriquées ou importées à plus de 1 tonne par an.

L’autorisation pour les substances les plus préoccupantes

La procédure d’autorisation impose une utilisation encadrée des substances chimiques les plus préoccupantes, susceptibles de provoquer des effets irréversibles graves sur la santé ou l’environnement. L’objectif est de parvenir à la substitution des substances les plus dangereuses par des substances ou des technologies de remplacement plus sûres pour la santé humaine et l’environnement.

Le dispositif d’autorisation vise à ce que chaque utilisation de certaines substances parmi les plus préoccupantes pour la santé ou l’environnement soit soumise à une autorisation afin de permettre son contrôle strict. Les substances éligibles à la procédure d’autorisation sont les substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR), les substances persistantes, bioaccumulables et toxiques (PBT), les substances très persistantes et très bioaccumulables (vPvB) ainsi que les substances suscitant un niveau de préoccupation équivalent telles que les perturbateurs endocriniens ou les sensibilisants respiratoires.

Les substances identifiées, sur la base de propositions effectuées par les Etats membres ou par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), comme extrêmement préoccupantes selon les critères de l’article 57 (appelées Substances of Very High Concern ou substances SVHC) sont inscrites, après consultation publique, dans la liste des substances candidates à la procédure d’autorisation. Cette liste candidate est publiée par l’Agence européenne des produits chimiques. Les substances inscrites dans cette dernière font l’objet d’une obligation de communication d’informations par les fournisseurs.

A partir de cette liste, l’ECHA recommande une liste de substances à inclure en priorité à l’annexe XIV. La Commission européenne et les Etats membres décident ensuite effectivement de l’inclusion des substances à l’annexe XIV.

Une fois qu’une substance est incluse à l’annexe XIV, elle ne peut plus être fabriquée/importée/utilisée, après les dates fixées pour chacune, sans autorisation de la Commission européenne.

La restriction pour les substances conduisant à un risque inacceptable

Les restrictions limitent ou prohibent la fabrication, la mise sur le marché ou l’utilisation de certaines substances qui constituent un risque inacceptable pour la santé humaine et l’environnement.
Dès lors qu’un Etat membre, ou l’ECHA sur demande de la Commission, estime que la mise sur le marché ou l’utilisation d’une substance entraîne un risque qui n’est pas valablement maîtrisé et qui mérite une action au niveau communautaire, il prépare un dossier en vue d’inscrire cette substance à l’annexe XVII du règlement.
Consultation publique sur une proposition de restriction

Quiconque peut formuler des commentaires concernant une proposition de restriction pour une substance. Les acteurs les plus susceptibles d’être intéressés sont les entreprises, les organisations représentant l’industrie ou la société civile, les citoyens individuels, ainsi que les autorités publiques.
Tout commentaire, de l’intérieur ou de l’extérieur de l’Union européenne, est le bienvenu.
La durée de la consultation publique est de six mois.
Consultation publique sur les projets d’avis du CASE, comité d’analyse socio-économique de l’ECHA

Après publication du projet d’avis du CASE, l’ECHA organise une autre consultation publique dans laquelle toutes les parties intéressées ont la possibilité de commenter uniquement le projet d’avis du CASE. Il ne peut être tenu compte d’autres commentaires.
Tout commentaire, de l’intérieur ou de l’extérieur de l’Union européenne, est le bienvenu.
La consultation dure 60 jours après publication du projet d’avis du CASE

Après ces consultations publiques et avis de l’ECHA, la Commission européenne et les Etats membres décident ensuite effectivement de l’inclusion des substances à l’annexe XVII. L’inscription à l’annexe XVII précise exactement quelles sont les restrictions qui pèsent sur la substance (fabrication/mise sur le marché, conditions d’utilisations).

Dès lors qu’un industriel veut mettre sur le marché ou utiliser une substance incluse à l’annexe XVII, il doit se conformer aux conditions qui y sont décrites, qui peuvent aller jusqu’à l’interdiction pure et simple de la production et l’utilisation.

L’évaluation dans REACH

L’évaluation des dossiers d’enregistrement

Le règlement REACH prévoit deux processus d’évaluation des dossiers, à savoir le contrôle de la conformité et l’examen des propositions d’essai. Ces évaluations sont réalisées par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).

Un contrôle de conformité est une évaluation de la qualité et du caractère approprié des informations fournies dans les dossiers d’enregistrement. Cette évaluation se focalise sur les exigences spécifiées aux annexes de REACH, en particulier les annexes I et VI à XI.

Si l’ECHA considère que le dossier n’est pas conforme aux exigences d’information, elle présentera un projet de décision demandant au déclarant de soumettre toutes les informations nécessaires pour que l’enregistrement respecte les exigences d’information pertinentes. Dans son projet de décision, l’ECHA spécifiera également un délai adéquat pour la soumission des informations manquantes.

L’évaluation des propositions d’essais s’applique à tous les dossiers de substances de plus de 100 tonnes par an, pour lesquels les demandeurs proposent de réaliser un essai sur un vertébré. L’Agence doit obligatoirement donner le feu vert, après une consultation publique, à de tels essais, afin d’éviter qu’il n’y ait trop d’expérimentation animale.

 

L’évaluation des substances

Les États membres ont à leur charge l’évaluation de substances. Cette tâche est coordonnée par l’ECHA. Ces évaluations visent à lever ou confirmer une suspicion qui pèse sur une substance et permettent, le cas échéant, d’imposer à l’industriel de fournir des essais supplémentaires ou d’aboutir à la proposition de mesures de gestion des risques. Ces évaluations sont menées, sur une base volontaire, par les Etats membres après l’inscription de la substance au « plan continu d’action communautaire » (CORAP) coordonné par l’ECHA. L’Agence établit des critères en collaboration avec les Etats Membres, sur les substances à évaluer en priorité et donc de leur inscription au CORAP.

Documentation sur REACH

Maîtrisez les risques de votre entreprise. Votre PME et REACH,quels atouts pour votre entreprise ? Identifiez votre rôle, 10 réflexes à prendre

Découvrez ce que sont les polluants organiques persistants, nocifs pour la santé et l’environnement, et comment la réglementation tend à les éliminer

Mode d’emploi pour constituer un dossier de demande d’autorisation dans Reach

[Infographie] L’enregistrement des substances chimiques dans REACH : qui fait quoi ?

 

 

Article Nautix

Réglementation antifouling

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Les peintures antifouling

Les peintures antifouling (ou «peinture anti-salissure»), visent à protéger la coque des bateaux contre les salissures. Impactant l’environnement, elles cristallisent beaucoup l’attention des plaisanciers et des associations.

La consommation annuelle de ces produits sur les bateaux de plaisance est estimée à environ 0.4% de l’ensemble des agents biocides employés en France : agriculture (90%), traitement des façades, des eaux, des voies routières et ferroviaires (3%), du jardinage et autres (7%).

Entre nécessité de protection des carènes et impact environnemental, ces produits actifs doivent être regardés en fonction d’une analyse bénéfice / risque liée aux usages des plaisanciers.

La règlementation

Depuis 1998 et la mise en place de la directive Biocide, l’Europe a commencé à encadrer leur usage, en bannissant les substances les plus dangereuses (interdiction du tributylétain -TBT en 2003) puis en réglementant les aires de carénage. La Directive s’est transformée en Règlement européen. Il a pour objectif de répertorier toutes les substances, contrôler leur utilisation, protéger le consommateur et limiter les effets sur l’environnement (Règlement européen UE 528/2012 du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2012, dit «Règlement des produits biocides »). Dans ce règlement, les substances actives sont classées en fonction de leur type d’utilisation : hygiène humaine, produits de protection du bois, insecticides, taxidermie….. Les substances destinées aux antifoulings (type de produit 21) représentent une douzaine de molécules répertoriées, ayant subis des études éco-toxicologiques et d’impact environnemental, évaluant le rapport bénéfice/risque : comme pour les médicaments et les produits phytosanitaires, (source ECHA http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/biocidal-active-substances).

Au jour de rédaction de ce document (décembre 2017), voici l’état des lieux des substances actives autorisées dans peintures antifouling :

NOM DE LA SUBSTANCE N° EC N° CAS PUBLICATION AUTORISATION EXPIRATION AUTORITÉ COMPÉTENTE STATUT
4,5-Dichloro-2-octylisothiazol-3(2H)-one (4,5-Dichloro-2-octyl-2H-isothiazol-3-one (DCOIT)) 264-843-8 64359-81-5 Regulation (EU) 437/2014 01/01/2016 01/01/2026 NO Approuvé
Bis(1-hydroxy-1H-pyridine-2-thionato- O,S)copper (Copper pyrithione) 238-984-0 14915-37-8 REGULATION (EU) 2015/984 01/10/2016 01/01/2026 SE Approuvé
Copper 231-159-6 7440-50-8 Reg (EU)2016/1088 01/01/2018 01/01/2026 FR Approuvé
Copper thiocyanate 214-183-1 1111-67-7 Reg (EU) 2016/1090 01/01/2018 01/01/2026 FR Approuvé
Dichloro-N-[(dimethylamino)sulphonyl] fluoro-N-(ptolyl)methanesulphenamide (Tolylfluanid) 211-986-9 731-27-1 (EU) 2015/419 01/07/2016 01/01/2026 FI Approuvé
Dicopper oxide 215-270-7 1317-39-1 Reg (EU) 2016/1089 01/01/2018 01/01/2026 FR Approuvé
Medetomidine 86347-14-0 (EU)2015/1731 01/01/2016 01/01/2023 GB Approuvé
N-(Dichlorofluoromethylthio)-N′,N′- dimethyl-N-phenylsulfamide (Dichlofluanid) 214-118-7 1085-98-9 Regulation (EU) 2017/796 01/11/2018 01/01/2026 GB Approuvé
N′-tert-butyl-N-cyclopropyl-6-(methylthio)-1,3,5-triazine-2,4-diamine (Cybutryne) 248-872-3 28159-98-0 (EU) 2016/107 NL Non Approuvé
Pyrithione zinc (Zinc pyrithione) 236-671-3 13463-41-7 SE A l’étude
Tralopyril 122454-29-9 (EU) No 1091/2014 01/04/2015 01/04/2025 GB Approuvé
Zineb 235-180-1 12122-67-7 Regulation (EU) 92/2014 01/01/2016 01/01/2026 IE Approuvé

Aujourd’hui chaque producteur de peinture antifouling doit déclarer ses produits auprès des autorités. Depuis 2016, ces entreprises doivent présenter leurs formules et leurs études d’impact afin d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) en France et en Europe.

Il est important de noter que le cuivre et ses dérivés sont des substances actives qui font partie intégrantes du règlement biocide européen. Même si le cuivre est un élément naturel, il n’en demeure pas moins impactant. L’article R522-39 du Code de l’Environnement précise que “La publicitépour un produit biocide ne peut en aucun cas porter les mentions :  » Produit biocide à faible risque « ,  » non toxique « ,  » ne nuit pas à la santé  » ou toute autre indication similaire. La référence à un produit biocide ne doit pas être de nature à induire en erreur quant aux risques du produit pour l’homme ou l’environnement.

Promouvoir un antifouling “Bio” sur le marché est donc interdit.

 

 

 

Des à poils

Finsulate, des poils contre le fouling !

Des poils qui font fuir les bernacles ! Voilà une idée surprenante, mais qui pourrait bien s’avérer être l’antifouling de demain. « Collez de la moquette sous vos coques et vous naviguerez propre ! » C’est l’idée du nouveau produit Finsulate qui tente de s’introduire dans la plaisance.

François-Xavier RicardouLe 

Et si la solution pour se passer de peinture antifouling serait de coller de la moquette sous nos bateaux ? C’est ce que propose la société hollandaise Finsulate.

L’histoire débute dans une ferme ostréicole qui cherche à protéger ses parcs du fouling sans pour autant polluer avec des pesticides. L’universitaire hollandais Rik Breur se penche sur le problème et découvre que les bactéries n’arrivent pas à se fixer sur des petits picots de tissus. Après des recherches, il détermine que la longueur idéale de ces picots est de 3 mm. Ainsi né le Finsulate.

Finsulate antifouling

Reste plus qu’à trouver un support pour ces picots, de trouver le bon autocollant pour qu’ils restent en place et l’affaire est jouée. Les premiers tests sont réalisés sur des bateaux de la marine marchande. Avec succès ! Après plusieurs mois immergées, les coques sont très peu colonisées et les quelques coquillages présents s’enlèvent à la main sans frotter.

Finsulate antifouling
Plaque test avec et sans Finsulate

Après le marché de la marine marchande, le Finsulate s’ouvre aujourd’hui à la plaisance. On peut le commander sous forme de rouleau de moquette autocollante (rouleau de 12 m). Ils s’appliquent sur une coque propre (sans antifouling), juste recouverte d’un primaire d’accroche. La jonction entre 2 plaques se fait par recouvrement puis en découpant au cutter.

Finsulate antifouling

Les avantages du Finsulate

  • Produit 100 % écologique. Avec son application sous forme de plaque autocollante, le Finsulate ne rejette aucun solvant au moment de la pose. Une fois dans l’eau, il ne se dilue pas dans l’environnement. Il ne rejette rien à la mer. C’est donc un produit 100% propre.
  • Pas de carénage annuel. Si le Finsulate finit par se salir, un simple coup d’éponge sur la coque suffit à la nettoyer. Frotter sa coque ne sera pas interdit, même dans un port, car le Finsulate ne rejette rien. Ce nettoyage sert juste à renvoyer les coquillages au fond de l’eau.
  • Un tarif intéressant. Le Finsulate est à vendre 35€/m2 livré en France. Comptez environ 1000 € pour un bateau de 10 à 12 m. C’est le prix d’un carénage traditionnel (sortie de l’eau, nettoyage et peinture). Sauf que Finsulate garantit le produit 5 ans. De belles économies en perspective.

Finsulate antifouling

Les interrogations restantes sur ce produit

  • La moquette ne freine-t-elle pas le bateau ? On peut se demander si les poils sous la coque ne freinent pas le bateau. À cette question, Finsulate répond par des tests réalisés en labo, que les poils créent un effet vortex qui ne freine pas (mais n’accélère pas non plus) le bateau.
  • Quelle est la durée de vie du produit ? Les essais réalisés dans différentes mers du monde n’ont pour l’instant pas plus de 4 ans d’ancienneté. Voilà pourquoi le produit est aujourd’hui garanti 5 ans. Mais pourquoi pas plus longtemps ?
  • Comment gérer la jonction entre les plaques ? Dans les solutions antifouling appliquées sous forme de plaques autocollantes, la jonction entre deux plaques pose toujours un problème. En effet, c’est dans cet interstice même microscopique que se logent les bactéries qui finissent par coloniser ces lignes. Il faut donc que la pose du Finsulate soit particulièrement ajustée (voire recouvrante) pour assurer une parfaite « étanchéité » aux bactéries.

Finsulate antifouling

Le Finsulate est aujourd’hui disponible en 3 produits en fonction des modes de navigation des bateaux :

Finsulate Antifouling Wrap

  • Pour le plus haut niveau d’isolement
  • Longues périodes d’inactivité du bateau
  • Partout, toutes conditions de navigation, excepté pour les bateaux rapides à coques planantes

Finsulate Speed Wrap

  • Optimisé pour la vitesse
  • Facile à nettoyer

Finsulate Easy Clean Wrap

  • Pour tout objet qui doit être régulièrement nettoyé
  • Idéal pour des applications en eaux douces
  • Partout, toutes conditions de navigation

 

 

Pour tout savoir sur les peintures :

http://www.eurolarge.fr/wp-content/uploads/2011/02/Lettre-de-Veille-Eurolarge3_Peintures-et-Revetements.pdf