Vie au Port
Questions posées / Réponses reçues

APLR - ASSEMBLEE GENERALE du 24 Mars 2012
Intervention du Directeur de la Régie Municipale en charge de la gestion du Port de Plaisance
- Date de livraison de la passerelle du H7 dans le Havre d’échouage
Rappelons d’abord qu’un dragage complémentaire du havre d’échouage a été rendu nécessaire : 30,000 m3 avaient été retirés en 2010 mais cela s’est avéré insuffisant probablement du fait d’apports supplémentaires liés aux suites de la tempête XYNTHIA. D’autre part, en accord avec l’architecte des bâtiments de France, le port a décidé de remplacer les trois passerelles par des ouvrages s’intégrant mieux dans l’environnement historique du vieux port : Il a donc été entrepris cet hiver une opération conjointe : Refaire un dragage (18,000 m3 supplémentaires pour un résultat jugé satisfaisant) et changer les trois passerelles. Cette opération sera effectuée entre les 23 & 27 Avril, mais une passerelle provisoire sera remontée sur le H4 dès la fin mars en provisoire complétée par un accès transversal aux autres pontons.
Les nouvelles passerelles seront non seulement différentes du point de vue esthétique, mais aussi équipées de portillons avec barres métalliques dissuasives (mais respectueuses du site) et de caméras de surveillance.
- Caméras :
L’installation des premières caméras est prévue sur les infrastructures en hyper centre (havre d’échouage) et sur le plateau nautique (côté ancienne ville en bois). Cette opération sera effectuée en respectant les « libertés publiques » (autorisation obtenue de la Préfecture) : Celles sur les passerelles seront centrées sur le seul accès à ces passerelles à l’exclusion des bateaux privés et de la voie publique. L’effet dissuasif sera complété par une information par panneaux d’information.
Une vingtaine de caméras est prévue (fixes sur les accès passerelles et des dômes donnant sur le bassin et plateau nautique permettant de visualiser les incidents). Ceci répond à une préoccupation récurrente des clients du port exprimée dans l’enquête récente effectuée par notre consultant.
D’autre part, à l’occasion de l’extension du port des Minimes, la régie a prévu des édicules, accès codés sur l’ensemble de la digue du Bout Blanc, bassin existant et futur bassin ainsi que sur l’ensemble des nouveaux pontons du bassin du Lazaret, jusqu’au ponton N°3 actuel.
Il y a actuellement des caméras installées sur les pontons escale, carburant et capitainerie. Un bilan sera effectué, d’ici à un an, pour décider s’il convient de développer ce type de dispositif sur les autres pontons en tenant compte des contraintes budgétaires (un édicule vaut 30,000€, et l’installation du système vidéo actuellement en place a coûté 50,000€).
- Conditions d’entrée et de sortie des dériveurs au port des Minimes :
L’ensemble des dériveurs appartenant aux scolaires et des écoles de voile sont tractés et encadrés lors de tous leurs mouvements.
Les catamarans et les planches sont généralement des navigateurs expérimentés, qui sont censés être maître de leur navire et manœuvrent sous leur propre responsabilité.
Une adhérente de l’APLR fait remarquer que certains catamarans et planches sont peu expérimentés.
M. MOQUAY indique que la seule solution radicale serait de transférer les écoles de voile sur le bassin de Port Neuf, mais ce projet coute de 6 à 8 millions d’Euros et n’est pas prévu dans un avenir proche.
Enfin, il convient de rappeler que le règlement du port a été modifié pour tenir compte des contraintes relatives à la cohabitation
Concernant le chenal d’accès au port, cette année est la plus délicate à cause des contraintes liées aux travaux, et le port a prévu une navette d’accueil pour les périodes chargées (ponts du mois de mai) pour guider les arrivants et les informer des conditions d’accès.
- Conditions de locations des postes d’amarrage :
- La sous location n’est pas autorisée à titre individuel par un locataire d’un poste. Seule la régie du port peut le faire lorsqu’un plaisancier l’informe de son absence. A la question de la distorsion importante entre la compensation offerte (une manutention « basse saison » pour 2 semaines d’absence) et l’avantage financier dont bénéficie la régie, M. MOQUAY répond que le gestionnaire n’a pas, actuellement, de besoin supplémentaire de places (actuellement 10% de la capacité totale du port, sont largement suffisants hormis pendant le Grand Pavois). A la question de savoir si l’inexistence de ce besoin supplémentaire ne serait pas due à un manque d’incitation à faire venir les plaisanciers des ports de la région (notamment ceux des ports bretons), M. MOQUAY répond qu’aucune négociation pour un passeport commun aux ports du bassin n’a pu être menée à bien par manque d’intérêt de la part des autres ports concernés. D’autre part, la mise en œuvre du passeport breton n’a pas réellement augmenté le nombre de nuits passées dans ces ports. En conclusion, il y a encore un besoin de réfléchir à un système de compensation pour ceux qui mettent à disposition leur place (y compris le cas des manutentions exécutées en Mars).
- Amodiation possible : Les plaisanciers peuvent toujours obtenir un contrat d’amodiation, mais le port laissera toujours le choix aux plaisanciers entre ce mode et la location à l’année. A la question sur la logique du tarif actuel de l’amodiation qui n’offre aucun avantage par rapport à la location annuelle, le directeur précise que l’intérêt de l’amodiation n’est réel que pour les plaisanciers qui souhaitent quitter leur place pour une période donnée chaque année (par exemple 2 ou 3 mois par an) ou pour une longue période et d’être compensé d’une partie du coût de location de la place pendant cette absence. Par ailleurs, la régie du port n’a pas de besoin réel du financement que lui apporteraient des contrats d’amodiation supplémentaires.
- Suspension de contrat : Une nouvelle disposition est mise en place par la régie pour les titulaires de contrat annuel. Tout client présent de plus de 3 ans au port, peut avec un préavis de 1 mois, remettre à disposition sa place pour une période de 12 et 36 mois et ne pas être facturé. Cette suspension de contrat permet au plaisancier de récupérer sa place au bout d’un certain préavis. Avantage complémentaire, l’indemnité de rupture du contrat est remplacée par un préavis de un mois.
Question : La suspension a-t-elle une conséquence sur la liste d’attente ? La réponse est négative.
- Affectation de places : M. MOQUAY en profite pour préciser que le système d’attribution des places aux bateaux inscrits en liste d’attente, fait l’objet d’une réflexion à l’occasion de l’extension du port : tout attributaire devra répondre par oui ou non ou se retrouver en fin de liste d’attente.
- Transfert de poste d’amarrage : Il y a une autre nouveauté pour permettre le transfert de la place d’un copropriétaire à un autre copropriétaire du même bateau, moyennant un accord signé de l’ensemble des autres copropriétaires. Condition pour éviter l’effet d’aubaine : le bénéficiaire doit avoir été copropriétaire pour une période au moins égale au délai que ce type de bateau aurait pour obtenir une place s’il avait inscrit le bateau sur la liste d’attente.
- Point sur l’extension du port :
- Livraison des nouveaux pontons sur le bassin du Lazaret : Suite à une difficulté rencontrée par l’entreprise en charge de la digue du Lazaret, le chantier a été arrêté pendant plus d’un mois, ce qui conduit à une date de livraison de 250 places supplémentaires (essentiellement pour les 10-11 mètres) vers début novembre avec une commercialisation qui devrait commencer à l’été prochain.
- Livraison côté digue du bout blanc : Prévue, entre février et juin 2014, la méthodologie d’attribution n’est pas encore arrêtée.
- Places de stationnement sur le parking du Lazaret : A ce jour, la régie du port n’a pas de solution à proposer. Néanmoins, le stationnement des campings cars sera limité et rendue payante sur le parking
ü Météo : Il y aura une météo en direct sur chaque nouvel édicule. Ce système pourrait a terme être généralisé.
- Bilan de l’enquête de satisfaction du port :
Cette enquête a été réalisée par un bureau d’étude spécialisé (extérieur donc réputé indépendant). Elle a donné des résultats qui devraient s’avérer très utiles à la régie, qui a l’intention de la refaire tous les cinq ans.
- Trois types de plaisanciers ont répondu : 1320 clients du port (1/3 des clients), 650 plaisanciers inscrits sur la liste d’attente (1/3 du total) et 400 extérieurs au port de plaisance. Ce nombre de réponse est suffisamment significatif pour permettre de valider les réponses.
- Origine des clients : 75% des clients habitent à moins d’une heure et demie du port et 80% sont propriétaires de leur Bateau (15% seulement de moins de 50 ans)
- Utilisation des bateaux : En moyenne, 44 jours par an d’occupation du bateau sans naviguer et 45 jours par an pour sortie en croisière (soit 88 jours par an passés sur le bateau dont 41 nuits).
- Sécurité des pontons en premier puis qualité des services et disponibilité de places de parking sont en tête des préoccupations.
- 22% des clients actuels du port souhaitent changer de place à l’occasion de l’extension du port,
- Cette extension soulève des préoccupations de la part des clients du port dont les principales sont le chenal (qui sera en fait plus profond et plus large, surtout à l’entrée, à marée basse une fois les travaux terminés) et les nuisances pendant les travaux (saturation des parkings, bruit et poussières ; des jetons de nettoyage seront offerts)
- Aménagement de nouveaux parkings : Il y a actuellement un désaccord entre le port et la régie notamment sur la digue du bout blanc (promenade ou parking). Un parking nouveau sera créé devant les Etablissements Bernard, en remplacement de la zone de carénage.
- L’approvisionnement en eau des pontons :
- Bilan de la station de lavage : Ce n’est pas un franc succès à ce jour même si système est techniquement au point. Une nouvelle campagne de promotion va être lancée puis un bilan sera fait par le gestionnaire. L’alternative en est assez simple : ou bien le gestionnaire s’en va sans compensation ou il reste et il rachète l’installation pour l’exploiter.
- Alimentation des pontons en eau recyclée : au stade actuel, le principe du double circuit est adopté et 80 % des pontons sont équipés de 2 circuits, qui devront être modifiés pour accueillir l’un de l’eau potable (équipé de robinet presto à faible débit) et l’autre de l’eau recyclée (destinée au seul nettoyage des bateaux). Les points de lavage seront équipés de flexibles adéquats fournis par la régie et des points d’eau potable à grands débits seront aménagés dans la zone du ponton carburant.
Ce sujet fait l’objet d’un vif débat dans l’assistance car le besoin réel des voiliers est d’une alimentation en eau potable à grand débit sur tous les pontons et l’intérêt du port est que les bateaux soient nettoyés, y compris dans les zones de carénage, exclusivement avec de l’eau de recyclage (même s’il reste encore des problèmes de règlementation dans le cas de brumisation des eaux de recyclage). En conclusion, l’échange est encore nécessaire entre toutes les parties pour continuer à avancer vers une solution acceptable par le plus grand nombre.
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