Ca s’est passé à St-Denis-d’Oléron

La plaisance charentaise- maritime réunie au port

L’UNAN-CM (Union nationale des associations de navigateurs de Charente-Maritime), qui fédère 26 associations issues de 21 ports de plaisance de Charente-Maritime, a tenu son conseil d’administration le 28 juin. Elle représente les plaisanciers auprès des partenaires institutionnels départementaux comme le Conseil départemental et le Parc naturel marin Estuaire-Gironde et Pertuis Charentais. Elle participe notamment aux différentes Commissions nautiques locales organisées par la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer), le Comité départemental de la pêche de loisir ou le conseil maritime de la façade Sud-Atlantique.

Projets et groupes de travail

Il ressort de la rencontre que ses préoccupations actuelles portent sur le « devenir inquiétant de la pêche de loisir qui concerne plusieurs millions de pratiquants et la population du littoral français », mais aussi la liberté de navigation et de mouillage notamment dans les zones remarquables. Au programme également : la gestion des ports de plaisance, la fiscalité de plus en plus lourde et la réglementation française en matière de sécurité. Le président de la FNPAM (Fédération nationale des associations de plaisanciers de l’Atlantique et de Méditerranée), Alain Garcia, a fait le point sur les sujets et groupes de travail nationaux. La plaisance a connu, en France, quarante ans d’engouement qui ont permis de développer une industrie nautique de premier ordre. Le secteur exporte dans le monde entier. Les ports de plaisance représentent une attractivité touristique importante.

Cependant, la France piétine depuis quelques années et se voit concurrencée en matière de plaisance par l’Espagne, l’Italie, les pays nordiques ou encore l’Irlande pour la pêche. « Ces pays rattrapent leur retard en équipements portuaires grâce à de beaux bassins de navigation et moins de contraintes », a résumé Alain Garcia.

La présence de très nombreux plaisanciers dans la salle témoignait de leur grande mobilisation sur ces sujets.

Sud-Ouest  Corine Pelletier