Energie à bord : nouveautés 2018

Avec l’arrivée des véhicules électriques (de la trottinette à la voiture), on s’attendait à voir déferler dans le secteur de la plaisance les batteries au Lithium… Mais non ! Les fabricants restent timides sur ce marché. A l’inverse, les concepteurs de moyens de recharges et de contrôles ont pris de l’avance et proposent sur leurs nouveaux produits des courbes de charge qui répondent à ces nouvelles technologies.
Cet hydrogénérateur Watt & Sea se monte sous le bateau / DR
Des nouveaux modèles de chargeurs de batterie chez Vetus
Les nouveaux modèles de chargeurs Vetus (gamme de 15 à 80 ampères) répondent à une courbe de charge en 4 phases. Ces phases permettent une recharge optimum et, lorsque les batteries sont à pleine charge, il passe en mode floating afin de maintenir un courant égal à la consommation demandée ou à l’autodécharge. Au bout de 12 jours, le chargeur met en œuvre l’étape de reconditionnement final. A ce stade, il repasse à l’étape boost (courant maximum) pendant 85 minutes pour s’assurer que la batterie est parfaitement chargée et ensuite en floating.
Seatronic et son gestionnaire de batteries
Ce gestionnaire permet de suivre l’état de charge des batteries de service (précision 1%) tout en indiquant la tension de la batterie moteur. Les principales données sont la capacité du parc service en Ah et %, la tension, le courant de charge ainsi que la consommation. Des alarmes visuelles et sonores (paramétrables) permettent d’être averti en cas d’anomalies.
Petzl : des lampes frontales
Pour ces nouveaux produits BINDI et DUO S, Petzl a mis en avant la légèreté, la puissance et l’étanchéité (IPX7). La BINDI ne pèse que 35 g et diffuse un éclairage de 200 lumens en trois modes (proximité, déplacement et vision lointaine) ainsi qu’un de lumière rouge. L’alimentation se fait par une batterie rechargeable de 680 mAh (prise USB). Prix 50 E.
La DUO S est très puissante (1100 lumens), possède 5 modes d’éclairage et un mode boost avec une distance maximum de 200 m. Son poids de 370 g est en partie dû à la batterie de 3200 mA rechargeable sur le secteur. Prix 420 E (importées par Navicom).
Watt & Sea : un hydrogénérateur sous la coque
L’efficacité de l’hydrogénérateur en navigation n’est plus à démontrer. Mais pour beaucoup, le montage sur tableau arrière posait problème du point de vue pratique et esthétique. Afin de résoudre ce problème, Watt & Sea propose un nouveau modèle de 600 watts se fixant directement sous la coque. Discret, il se met en marche par un simple interrupteur et est donné pour une puissance de 600 watts pouvant délivrer 120 watts (10 ampères) à 5 nœuds.
Un répartiteur de charge chez Mastervolt
Le Charge Mate Pro est un répartiteur de charge électronique qui permet de recharger deux parcs de batteries à partir d’une même source. Il est protégé contre les courants inverses, il répartit la charge et isole les parcs batteries entre eux lors de l’utilisation. La tension d’entrée peut être comprise entre 9 à 12 volts, la tension et la technologie des batteries sont détectées automatiquement (12 ou 24 volts). Deux modèles sont proposés en 40 et 90 ampères.
Cristec : des chargeurs nouvelle génération
Deux gammes de chargeurs sont proposées la HPower et YPower. La HPower a été développée pour un usage dans des conditions environnementales sévères. Pour répondre aux nouvelles générations de batteries, ils sont compatibles avec toutes les technologies y compris les modèles Lithium Ion. En option, les chargeurs avec BUS-CAN possèdent une carte relais et un afficheur tactile intégrés. La gamme YPower est proposée avec les options intégrées d’usine : carte relais ou carte BUS-CAN. La carte BUS-CAN permet de communiquer avec un système de monitoring ou avec tout autre périphérique fonctionnant avec ce mode de communication (prix à partir de 349 euros).

Elle est où la mer ♪ ♫ ♪ ♫ ? Elle est où ? ♪ ♫ ♪ ♫

L'annonce du nouveau gouvernement, où la mer n'apparait clairement dans aucune des attributions ministérielles, suscite déception et interrogation au sein des différentes filières maritimes. (Photo: Solène Leroux)

L’annonce du nouveau gouvernement, où la mer n’apparaît clairement dans aucune des attributions ministérielles, suscite déception et interrogation au sein des différentes filières maritimes. (Photo : Solène Le Roux)

Nouveau gouvernement : le monde maritime déçu

 

L’annonce de la composition du premier gouvernement d’Édouard Philippe, le mercredi 17 mai, a suscité une déception assez forte chez plusieurs acteurs de premier plan du maritime, car le mot même de la mer a disparu complètement des attributions ministérielles. Si bien que plusieurs secteurs ne savaient pas encore à quel ministère ils seront, ensemble ou séparément, rattachés.

« Où est la mer dans le gouvernement ? »,  s’interroge dans un tweet François Lambert, nouveau délégué général du Gican (Groupement des industries de construction et d’activités navales) après avoir été jusqu’au 1er mai conseiller du secrétaire d’État chargé de la mer. « Où est l’économie maritime ? », renchérit le président du Cluster maritime français (CMF), Frédéric Moncany de Saint-Aignan, également dans un tweet.

« Une inquiétude unanime : la mer serait-elle, une fois de plus, la grande oubliée du gouvernement ? », demande de son côté le président de l’Association nationale des élus du littoral (Anel), Jean-François Rapin, dans un communiqué (voir ci-dessous).

La sénatrice de Saint-Pierre et Miquelon Karine Claireaux, présidente du bureau du Conseil national de la mer et des littoraux, se félicite de la désignation d’Annick Girardin comme ministre des Outre-mer mais « regrette que la mer ait disparu des attributions ministérielles ».

À chaud, une partie de la filière maritime se montre donc nettement déçue.

La déception domine

Une déception d’autant plus forte sans doute qu’un nombre conséquent de personnes influentes dans le secteur maritime soutenaient plus ou moins ouvertement la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, se félicitaient du choix comme Premier ministre d’une personnalité très maritime, le député-maire LR du Havre Édouard Philippe, et se sentent sans doute, à l’annonce de la composition de ce premier gouvernement, un peu flouées.

« Malgré des personnalités dont la fibre maritime est incontestable au sein de ce gouvernement, au premier rang desquelles le Premier ministre ou encore Jean-Yves Le Drian et Annick Girardin, il est difficile de déchiffrer les intentions de l’exécutif en ce qui concerne l’économie bleue, dont nous savons qu’elle constitue le levier de croissance de notre pays », souligne dans un communiqué (voir ci-dessous) le CMF, qui indique clairement : « Pour les acteurs de l’économie maritime, le moins que l’on puisse dire est que le premier sentiment qui domine est la déception. »

« La mer c’est le transport maritime, la pêche, la navale, le nautisme, les ports… un million d’emplois directs et indirects sans ministère dédié », ajoute François Lambert dans un autre tweet.

Dans un communiqué (voir ci-dessous) intitulé « La mer abandonnée », la Fédération française des ports de plaisance (FFPP) « alerte les autorités sur la nécessité de la prise en compte de toutes les activités liées à la mer contribuant au développement économique et social du pays ».

A l’inverse, Armateurs de France salue dans un communiqué (voir ci-dessous) la nomination d’Elisabeth Borne en tant que ministre chargée des transports auprès de Nicolas Hulot ministre d’Etat chargé de la transition écologique . Pour Jean-Marc Roué, président d’Armateurs de France : « La création d’un portefeuille ministériel alliant transition écologique et transports est un signal positif en direction de l’innovation technologique et du développement économique durable de notre pays ».

Nombreuses interrogations

La disparition du mot mer dans les attributions ministérielles suscite beaucoup d’interrogations, les différents secteurs du maritime ne sachant pas clairement à quel ministère ils seront à terme rattachés. Il s’agit néanmoins d’un gouvernement provisoire qui sera peut-être amené à être révisé, voire complété, d’ici, puis après le deuxième tour des législatives.

François Lambert dans un autre tweet, réagissant à la nomination d’Annick Girardin comme ministre des Outre-Mer suggère déjà : « Une grande spécialiste de la mer à l’Outre-Mer : une occasion unique de construire un grand ministère de la Mer et des Outre-mer. »

Content en revanche, France nature environnement salue dans un communiqué la nomination de Nicolas Hulot à la transition écologique « un homme de conviction, issu de la société civile, qui a déjà beaucoup œuvré pour faire connaître l’urgence écologique ».

 Alexandra TURCAT


Nouvelles réactions le 18 mai

Réaction d’Alain Cadec, président de la commission de la pêche du Parlement européen : « La mer tombe à l’eau ! Le gouvernement n’a que faire de la croissance bleue, qui est pourtant une des clés de la compétitivité de notre pays. Rien sur la pêche, les ports, le transport maritime ou le nautisme. Oublier la mer est une faute. C’est mépriser la tradition maritime de la France, qui est présente sur tous les océans avec le deuxième espace maritime mondial. Un pays qui ignore la mer est condamné à couler. »

 Le syndicat des énergies renoulevables exprime «
son immense satisfaction », face à la nomination de Nicolas Hulot comme ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire. Il rappelle que le programme d’Emmanuel Macron pour les énergies renouvelables le satisfait pleinement.


Ahhh !!! La Malconche !!!

Filières conchylicoles à Oléron : nouveau revers dans le dossier Malconche

Filières conchylicoles à Oléron : nouveau revers dans le dossier Malconche
Le projet consiste en une série de filières conchylicoles accrochées à des bouées reliées par des cordes, et ancrées sur des blocs de béton immergés au large des plages

Le tribunal administratif a conclu hier à l’annulation de l’autorisation délivrée par la préfète en mars 2015

Le grand projet d’installation de filières conchylicoles dans le Pertuis d’Antioche finira-t-il par voir le jour ? Le comité régional de conchyliculture pourrait bien essuyer un nouveau revers dans quinze jours devant le tribunal administratif, saisi par l’Association pour la préservation du littoral de la Malconche, la Société de protection des paysages de l’île d’Oléron, l’Union des associations de navigateurs de Charente-Maritime et les communes de Saint-Denis, La Brée-les-Bains et Saint-Georges-d’Oléron.

Après l’annulation, en 2014, d’un premier arrêté préfectoral datant de 2011, les ostréiculteurs de Saint-Georges pensaient bien avoir mis toutes les chances de leur côté, notamment en prévoyant un chenal de passage au milieu des filières pour que les plaisanciers et les pêcheurs puissent accéder au pertuis d’Antioche à partir de la Malconche.

Certes, le 23 juillet 2015, le juge des référés avait suspendu la décision préfectorale mais apparemment en s’appuyant sur une lecture discutable de la réglementation européenne que le tribunal n’aurait sans doute pas reprise à son compte. Las, hier matin, le rapporteur public du tribunal administratif a trouvé quelque chose de nouveau qui ne va pas : le dossier à partir duquel la préfète a statué était incomplet.

Annulation ou régularisation

Selon le rapporteur public, les directives européennes imposent à l’administration de décider si un projet « de mouillage et d’équipement léger » nécessite ou non une étude d’impact sur ses répercussions écologiques et touristiques. Celui de la Malconche consiste en une série de filières accrochées à des bouées reliées par des cordes et ancrées sur des blocs de béton immergés au large des plages oléronnaises. La décision du préfet, positive ou négative, et, le cas échéant, l’étude elle-même, doivent obligatoirement figurer au dossier sous peine de rendre la décision prise illégale.

Pour la préfecture, comme pour le comité conchylicole, ce texte européen ne s’applique pas : le projet de la Malconche n’est pas un « mouillage » ; il n’accueillera pas de bateaux (au contraire, ceux-ci devront s’en tenir éloignés). D’ailleurs, dans un courrier, le ministère de l’Environnement aurait indiqué qu’une telle étude d’impact n’était pas nécessaire. Au demeurant, le comité a fourni une note d’incidence environnementale extrêmement détaillée. Quant aux conséquences sur le tourisme, elles seraient nulles, l’avocate de la conchyliculture indiquant même que cette activité artisanale « contribue au côté pittoresque de l’île d’Oléron ».

Le rapporteur public a laissé le choix au tribunal entre deux décisions : annuler purement et simplement l’arrêté, ce qui contraindrait la préfecture à relancer la procédure ; ou bien lui laisser la possibilité de régulariser la situation. Cette solution ne serait évidemment possible que si, après une étude poussée des arguments des parties, la préfecture concluait à l’inutilité d’une étude d’impact. Le rapporteur public n’a pas caché que sa préférence allait, pour des raisons de simplicité de procédure, à la première solution. Le tribunal rendra sa décision dans quinze jours.

V.Buche S-O


Oléron !…………….. Les éoliennes battent de l’aile !……………….

Tandis que les projets d’éolien en mer se multiplient en France, et qu’un nouveau est annoncé à Oléron, leurs opposants, radicaux, dénoncent leurs méfaits

Campés à l’ombre des superbes pins bordant la côte orientale de l‘île, certains jurent apercevoir déjà une forêt de métal hurlant barrant l’horizon d’Oléron. Las, comme il en est souvent coutume désormais, c’est par un simple tweet que Ségolène Royal a dernièrement réveillé un serpent vieux comme la mer. Tandis que quelque 424 éoliennes offshore sont en projet avancé le long du littoral français, la ministre de l’Environnement a confirmé que soixante à quatre-vingt nouvelles machines pourraient ainsi être plantées face au port de la Cotinière.

Toute l’électricité de la Charente-Maritime

Si plus de 3 500 éoliennes offshore tournent déjà rond entre le Royaume-Uni et l’Allemagne, c’est peu dire que la France aura attendu avant d’être à son tour balayée par ce vent porteur d’énergies renouvelables. A tout le moins de ses promesses. Dernier né des huit champs d’éoliennes à l’étude – essentiellement dans les eaux de la Manche – celui d’Oléron et ses 500 Megawatts annoncéspourrait ainsi couvrir l’ensemble de la consommation en électricité domestique de Charente-Maritime. Soit encore le tiers d’un réacteur nucléaire de nouvelle génération. Dégagée du procès en nuisances sonores que subit partout ailleurs l’éolien terrestre, la technologie offshore offre aussi l’avantage de nuancer considérablement la pollution visuelle.

Ancrées à quinze kilomètres du rivage oléronais, et malgré leurs 180 mètres de hauteur sous plafond, les éoliennes (selon nos calculs et le théorème de Thalès) ne représenteraient ainsi que 1,2 mm à vue de nez. Force est d’ailleurs de constater que ce projet d’envergure pour l’heure ne chagrine guère l’humeur pourtant farouche des insulaires.

Adieu oiseaux, poissons et pêcheurs ?

C’est paradoxalement dans le camp des associations environnementales – et continentales – que souffle le vent de la révolte. Déjà rodées pour certaines au combat anti-éolien des champs, les voilà désormais engagées dans une véritable bataille navale et juridique. Ligue de protection des oiseaux (LPO) en tête, dressant un portrait plus noir encore que celui d’une centrale à charbon soviétique. « Ces parcs ne vivront pas d’amour, de vent et d’eau fraîche », prévient ainsi Dominique Chevillon, son vice-président.  » Loin de l‘imagerie populaire que l’on nous vend, il s’agit d’exploitations industrielles aux conséquences très lourdes. » Et d’annoncer, pêle-mêle, la destruction de fonds marins noyés sous des tonnes de béton,le ruissellement de lubrifiants, l’effarouchement des oiseaux ou bien encore l’interdiction de séjour pour les marins-pêcheurs.

Chef de projet pour l’allemand WPD – candidat déclaré à l’appel d’offres du printemps prochain – Antoine Monteillet jure n’y rien comprendre. « A la différence des parcs éoliens étrangers, notre cahier des charges prévoit en France un espacement d’un kilomètre entre chaque mat, assez pour continuer à pêcher. Quant aux accusations de pollution, elles sont absurdes, puisque la maintenance se fait dans les nacelles forcément hermétiques. Le seul impact sur l’environnement sera à l’endroit précis où nous ancrerons les éoliennes, par 30 mètres de fonds. » Peu suspects de renoncer à leurs prérogatives autant qu’à l’influence du lobby certain qu’ils représentent, les pêcheurs d’ailleurs soutiennent majoritairement le projet. « L’enrochement des éoliennes créera des récifs artificiels pour les homards, le congres, les merlans et toutes sortes d’espèces », veut croire Eric Renaud, le directeur de l’organisation des producteurs de la Cotinière. Même adhésion chez les élus, dont les derniers à se montrer suspicieux ont été retournés par la visite d’un parc offshore anglais. Sans parler de la centaine d’emplois de maintenance promis au port de la Cotinière.

Une électricité propre, oui, mais à quel prix ?

Au-delà de la polémique environnementale, c’est sur le terrain de la rentabilité que planent les plus sérieux doutes. Pis, le collectif de Don quichotte en guerre contre ces moulins à vent jure précisément que celui-ci ne souffle pas assez autour de l’île. Foutaise, répond WPD, brandissant deux années de mesures. « L’exploitation est possible 95 % du temps. »

Où l’on se doute en effet, que la société allemande n’investirait pas ici deux milliards au doigt mouillé. Une électricité propre, oui, mais à quel prix ? Tel est enfin le véritable enjeu de l’éolien marin à la française. Car si l’Europe du Nord envisage déjà un kw/h à 80 euros (60 pour le nucléaire), les projections tricolores dépassent la barre des 200 euros. « Normal, nous démarrons ici une filière de zéro », explique Antoine Monteillet. « Mais l’objectif est de passer sous les 130 euros. » D’ici là de l’eau aura coulé sous le pont d’Oléron, où l’on se dit au moins que d’éventuels zadistes auraient bien du mal à se maintenir à flots.


Brise de mer ou brise thermique ? ? ? ?

La brise de mer, régulée telle une horlogerie suisse, a des conséquences parfois remarquables sur les types de temps rencontrés au sein d’une même région.

 

Rayol-Canadel-sur-Mer dans le Var. Crédit : La Chaîne Météo

Le vent est l’une des composantes majeures du climat littoral. Mais, de façon plus nuancée, les brises font partie de l’ambiance maritime qui apporte cette touche si caractéristique à tel point qu’inconsciemment, même les touristes et baigneurs du dimanche savent qu’il y aura « de l’air » sur la plage. Si ce petit air régulier apporte souvent une fraîcheur agréable en été, il permet aussi aux marins de hisser les voiles même par temps anticyclonique, évitant ainsi le moteur.

Parler de «brise thermique» est un pléonasme, car le mécanisme même de son déclenchement est lié aux différences de températures entre la mer et la terre : il s’agit donc d’un phénomène d’origine thermique qui concerne tous les littoraux.
Cette différence entre la mer, qui reste à une température constante, relativement fraîche tranche avec la température terrestre qui par temps ensoleillé s’échauffe rapidement d’heures en heures. Le principe de formation de la brise est ainsi bien rodé. Il faut un gradient thermique terre-mer au moins supérieur à 3 degrés pour que le processus démarre. C’est pourquoi ce phénomène est plus fréquent durant le printemps et l’été. Les contrastes y sont plus importants. Par ailleurs les conditions doivent être faiblement anticycloniques, mais pas trop, car une chape de hautes pressions aura tendance à annihiler tous les mouvements ascendants de l’air, bloquant le mécanisme.
Le régime de vent général (ou : synoptique) ne doit pas être trop marqué car la brise ne pourra pas se déclencher. Il faut un vent relativement faible.

Un système de va et vient immuable

Une fois toutes les conditions réunies, le mécanisme se met en marche : en cours de journée, sous l’action du soleil, les terres se réchauffent beaucoup plus rapidement que la mer. L’air chaud s’élève (phénomène de convection), ce qui provoque alors un appel d’air en provenance de la mer ; cet air, nettement plus frais prend la place de celui qui s’est élevé. Il souffle perpendiculairement au littoral. Au coucher du soleil, les différences de températures s’atténuent, et la brise tombe.

Dès que la brise de mer se lève pour ventiler le littoral, plus la température se rafraîchit tandis que l’intérieur des terres elle s’élève pendant tout l’après-midi. Ainsi la côte est souvent parfaitement dégagé tandis que dans l’intérieur des terres la chaleur a pour conséquences de provoquer des bourgeonnements nuageux, voire des orages de chaleur qui tranchent avec le beau temps de la côte. Les différences de températures entre le littoral et l’intérieur peuvent atteindre 5 à 8°C en moyenne. Les images satellites permettent de détecter ces phénomènes.

Mais ce n’est pas fini pour autant : pendant la nuit, la terre se refroidit rapidement et la mer reste « plus chaude » ; le processus inverse va se lever en début de nuit : l’air froid, plus dense, issu de l’intérieur des terres, va « couler » vers la mer, engendrant la brise de terre. Elle est généralement plus faible que la brise de mer.

Comme dans toute substance fluide, on peut observer des mouvements de convection dans l’air de l’atmosphère.  Comme cela se passe presque toujours, le point de départ de la convection est le réchauffement de la base du fluide, dans ce cas la base de l’air. 

 

Le jour, l’air qui est au contact du sol, par exemple le sable d’une plage (B) est chauffé davantage que celui qui est au contact de l’eau (A), car celle-ci est généralement plus froide que le sol.  Cet air chaud se dilate davantage et en conséquence, sa densité diminue.  Étant donné que l’air chaud est plus léger que l’air environnant, il s’élève en altitude.  C’est le départ de la convection : l’air chaud s’élève au dessus du point B.

En montant, l’air chaud refroidit et s’étale horizontalement.
Cet air en altitude refroidit, redevient plus dense, et donc plus lourd.  Il recommence à descendre.L’air chaud ne peut en montant laisser un trou au point B.  Il y a donc une «aspiration» par laquelle l’air présent à A vient remplacer celui qui est parti du point B.Ce mouvement de l’air de A vers B est un vent nommé brise de mer car ce vent va de la mer vers la terre.

 

     
La nuit, c’est le contraire qui se produit.  La mer est plus chaude que le sol.  La température de l’eau ne change pas beaucoup entre le jour et la nuit, mais celle du sable diminue beaucoup.  L’air chaud se situe donc au dessus de la mer.  C’est là  que s’amorcera la convection : l’air chaud s’élève au dessus de la mer.  De plus, cet air qui s’élève étant au contact de la mer, il est très humide.  Or, on sait que la température diminue au fur et à mesure que l’on monte dans la troposphère.  Il y a donc possibilité de condensation.  C’est pour cela qu’il y a si souvent des nuages ou de la brume la nuit sur la mer.
En montant, l’air chaud refroidit et s’étale horizontalement.
L’air chaud s’étant élevé au dessus de la mer cause une «aspiration» causant un mouvement d’air qui s’en va de la terre vers la mer.  Ce vent se nomme la brise de terre.

 


Re re re re….Maleconche .

Charente-Maritime : la Maleconche a du plomb dans l’aile

Un élevage de moules sur filières.
 

Nouvelle victoire judiciaire des opposants au projet de filières d’élevage de moules et d’huîtres dans l’anse de la Maleconche.

Ce jeudi ( 14/ 01 ), le tribunal administratif de Poitiers vient d’annuler une liste de 29 arrêtés du 14 mai 2013 par lesquels le préfet de la Charente-Maritime a autorisé l’exploitation de cultures marines, en l’occurrence des productions de moules et d’huîtres, dans l’anse de la Maleconche, sur le territoire de la commune de Saint-Georges-d’Oléron.

Le recours était formulé par les opposants au projet de l’association des riverains (Aplimap), de la société de protection des paysages d’Oléron, des communes de Saint-Denis-d’oléron, La Brée-les-Bains, et Saint-Georges-d’Oléron.

Le développement des filières se heurte à une guérilla juridique. (Photo Yves Gaubert)

Mauvaise nouvelle pour le Comité
régional conchylicole Poitou-Charentes
: le tribunal administratif de
Poitiers a annulé hier une série de
29 arrêtés que le préfet avait signés
en mai 2013, qui autorisaient l’exploitation
de cultures marines, en
l’occurrence 29 filières d’élevage
d’huîtres et de moules, dans l’anse
de la Maleconche, à Saint-Georgesd’Oléron.
Opposée à ce projet, contestée par
bon nombre d’utilisateurs de la
mer, à commencer par les plaisanciers,
la commune avait uni sa voix
à celles des voisines La Brée-les-Bains
et Saint-Denis-d’Oléron, mais également
à celles des associations de riverains
d’Oléron (Aplimapet Société
de protection des paysages de l’Île
d’Oléron) et des plaisanciers de
l’Unan 17, pour demander l’annulation
des arrêtés préfectoraux.
Communes exposées
Le jugement rédigé n’est pas encore
transmis aux parties, mais il y a de
fortes chances qu’il reprenne l’argumentaire
du rapporteur public qui,
lors de l’audience du 18 décembre
dernier, concluait à l’annulation des
arrêtés en se fondant sur un important
vice de forme de l’enquête publique,
et l’absence d’étude d’impact.
Cette enquête avait été menée
sur la seule commune de Saint-
Georges, principale concernée par
le projet. Les habitants d’autres communes
voisines avaient naturellement
pu se rendre à la mairie de
Saint-Georges pour rencontrer l’enquêteur
ou remplir le registre. Mais
pour le juge, ce n’est pas suffisant.
Les communes voisines de
Saint-Denis, et plus encore de La
Brée-les-Bains sont, dit le tribunal,
directement exposées au projet,
surtout la seconde dont la zone de
mouillage du port de Douhet serait
directement au contact des filières
projetées. Il aurait donc convenu
que l’enquête se déroula également
dans ces deux communes.
Long contentieux
Dans ce long contentieux dont le
premier chapitre se jouait en 2012,
c’est la cinquième victoire que décrochent
les opposants au projet. Le
premier arrêté de décembre 2011 autorisant
le champ de filière a été annulé
et s’en est suivi un second projet,
sur lequel est encore attendue
une décision au fond du juge administratif.
Entre les deux, les premières
filières ont été installées, et les
opposants ont obtenu deux référés
en suspensions d’arrêtés préfectoraux,
l’abandon d’un pourvoi en
cassation du ministère de l’Écologie,
jugements portant sur la première
version du projet conchylicole,
mais aussi sur la seconde
autorisée par le préfet en mars 2015.
« Un dossier d’une telle importance
n’est pas instruit ni imposé sans
étude d’impact conséquente, dit
Noëlle Demyk, de l’Aplimap. Il faut
revenir à une appréciation correcte
des choses : compte tenu de la proximité
du projet avec le littoral, il faut
trouver une solution alternative à
la Maleconche et que le Comité régional
conchylicole cesse cet acharnement.
Il y a 14 000 hectares possibles
dans le schéma de
développement de l’aquaculture. »
Au Comité régional où est tombé
ce nouveau coup de massue,
on souligne que les 80 filières déjà
installées n’ont occasionné « aucun
désordre environnemental.
Depuis 2011, l’État dit que nous devons
bâtir un dossier loi sur l’eau
pour les autorisations, et le juge
dit le contraire et demande une
étude d’impact. Nous faisons ce
que l’on nous dit de faire. C’est un
énorme gâchis. Nous aurions fait
une étude d’impact si cela nous
avait été demandé. »
Philippe Baroux Vincent Buche

 

numériser204


26 % Pour , 62 % Contre = Avis favorable ! ! !

Parc éolien : avis favorable de la commission d’enquête publique

  • Le projet de parc éolien au large de Saint-Nazaire comprend 80 éoliennes.
  • Le projet de parc éolien au large de Saint-Nazaire comprend 80 éoliennes situées à 6 miles nautiques et
  •           opérationnelles en 2018 .

Elle a rendu son avis après l’enquête publique menée du 10 août au 25 septembre dans une vingtaine de communes, enquête portant à la fois sur le parc et son raccordement.

L’impact visuel des éoliennes, avec notamment ses conséquences sur le tourisme, a été le premier sujet de préoccupation exprimé lors de l’enquête publique concernant le parc de Saint-Nazaire qui comprendra 80 éoliennes à plus de 12 km des côtes. 232 contributions évoquent ce sujet soit 30 % des participants, selon le rapport de la commission. Pour ce parc, 26 % (195) des avis exprimés sont favorables, 62 % (467) sont défavorables. Certains ne tranchent pas.Mais la commission s’est rendue dans le Kent en Angleterre pour y observer le parc éolien offshore de Ramsgate et a constaté « à quel point cet impact visuel était susceptible de varier très rapidement au cours d’une même demi-journée, jusqu’à en faire disparaître en partie la vision ».De plus, « aucune étude ni retour d’expériences ne confirme la crainte que la présence d’un parc éolien en mer s’accompagne d’une dévaluation des biens et d’une chute de la fréquentation touristique », ajoutent les enquêteurs.La commission du parc de Saint-Nazaire émet toutefois une réserve à son avis favorable : « que le porteur de projet participe à un ou plusieurs programmes de réduction de la mortalité à la source, sur ses lieux de nidification, du Puffin des Baléares », (un oiseau, N.D.L.R.).

Parmi les opposants au projet qui ont fait entendre leurs voix, ces derniers mois : l’association Robin des Bois, qui aurait notamment voulu une enquête publique plus longue, et l’association locale Natur’action qui conteste le passage du raccordement sous la plage de la Courance.

Le conseil municipal de Saint-Nazaire avait en revanche voté à l’unanimité en faveur du parc, fin septembre, en examinant l’avis à rendre sur l’enquête publique.

Les éoliennes seront fabriquées par l’usine Alstom de Montoir.


STOP AUX FILIERES !

Le 4 mars dernier Béatrice Abollivier Préfète de Charente-Maritime signait l’arrêté autorisant l’extension des filières conchylicoles de l’anse de la Malconche .

Hier , jeudi 30 juillet , le juge des référés du tribunal administratif de Poitiers a ordonné la suspension de cet arrêté mettant fin ( provisoirement ? ) à l’installation de ces filières .

Ile d’Oléron : la justice suspend les filières ostréicoles de la Malconche

Le dossier sera plaidé sur le fond à l’automne

Ile d'Oléron : la justice suspend les filières ostréicoles de la Malconche
©

Archives Pascal Couillaud

 

Le juge des référés du tribunal administratif de Poitiers a rendu son délibéré ce jeudi en fin d’après-midi. Il a ordonné la suspension de l’arrêté préfectoral autorisant l’implantation de 313 filières à moules et à huîtres sur 250 hectares dans l’anse de la Malconche, entre l’île d’Oléron et le fort Boyard.

Ce projet, porté depuis cinq ans par l’Etat et le Comité régional conchylicole, est contesté par l’Association pour la préservation du littoral de la Malconche et des pertuis charentais, soutenue par les mairies de Saint-Denis-d’Oléron et La Brée-les-Bains, et la Société de protection de paysage de l’île d’Oléron. Le dossier sera plaidé sur le fond à l’automne.

Sud-Ouest La Rochelle

 

Chers amis,
Le tribunal administratif de Poitiers a rendu hier sa décision sur le référé de suspension des travaux d’installation des filières de la Malconche déposé par les mairies de St-Georges, de St-Denis, l’UNAN17, les Pagayeurs de la Mer, la SPPIO et moi-même à titre individuel afin de représenter notre association.

Le juge de référé nous a donné raison contre la Préfecture et contre le CRC en suspendant l’exécution de l’arrêté « jusqu’à ce qu’il ait été statué sur la requête tendant à l’annulation de cette décision ».

Le motif retenu par le juge est l’absence d’étude d’impact ce qui correspond à notre position sur l’enquête publique de 2011.
Avec ce jugement, le recours déposé en juin devrait être jugé sur le fond beaucoup plus rapidement c’est à dire avant 6 mois.

Nous nous réjouissons de cette décision même si un recours en cassation est possible.
Quoi qu’il en soit, ce jugement ne peut que renforcer notre position et nous allons continuer nos actions auprès de l’opinion, des élus et des autorités de l’Etat. Notre CA se réunit demain et je vous enverrai une lettre d’information plus complète à la fin de la semaine.
Regardez FR3-Poitou-Charentes, écoutez France Bleue La Rochelle, Radio Demoiselle, lisez la presse.

Bien à vous,
Noëlle demyk

Lire l’intégralité de l’ordonnance de T.A. sur le site de l’APLIMAP dans la rubrique « documents « 


Re-filières !……..

Après l’Assemblée Générale de l’Aplimap le 15 juillet dernier , le juge des référés du tribunal de Poitiers rend son délibéré demain !

Filières de la Malconche : délibéré demain au tribunal
Les opposants demandent en justice l’arrêt des filières en eau profonde
Filières de la Malconche : délibéré demain au tribunal
L’exploitation des filières de la Malconche est contestée devant le tribunal

Feuilleton de la Malconche, énième épisode. Opposants et partisans se sont à nouveau affrontés hier devant le juge des référés du tribunal administratif de Poitiers. L’Association pour la préservation du littoral de la Malconche et des pertuis charentais (Aplimap), soutenue par les mairies de La Brée-les-Bains et Saint-Denis-d’Oléron, des associations de plaisanciers et la Société de protection des paysages de l’île d’Oléron, lui demandait la suspension de l’arrêté préfectoral du 4 mars qui autorise l’implantation de 313 filières conchylicoles sur 285 hectares entre Oléron et le fort Boyard.
Écologie, économie

Depuis le premier round et la victoire provisoire en 2012 des opposants, les arguments des uns et des autres sont connus. Quand les premiers parlent écologie, les seconds répondent économie. L’Aplimap et ses alliés dénoncent un projet démesuré dans un milieu naturel fragile, au cœur du tout nouveau Parc national marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des pertuis charentais.

Ils s’inquiètent des risques de pollution, des conséquences sur les espèces protégées, le tourisme, la plaisance. Leur avocate (du cabinet Corinne Lepage) a pointé hier « les incohérences, les insuffisances et les erreurs » d’un dossier d’enquête publique qui ne comporte pas même d’étude d’impact.

Protestations sur le banc de la préfecture et du Comité régional conchylicole. Les filières en eau profonde, selon une toute nouvelle directive européenne diversement interprétée, ne nécessitent pas d’étude d’impact, disent-ils. Ce qui n’a pas empêché les services de l’État d’étudier l’incidence du projet sur les milieux marins. Leurs conclusions ? Effets négligeables.
« Expert écologue »

Chacun campe sur ses positions. Quand la préfecture annonce la création d’un comité de suivi et la nomination d’un « expert écologue », les opposants n’y voient que poudre aux yeux. La future commission locale d’information ne trouve pas plus grâce à leurs yeux : autre tentative de noyer le poisson.
Urgence ?

Le juge des référés n’est pas là pour trancher le litige sur le fond. Il est là pour dire s’il existe un « doute sérieux » quant à la légalité de l’arrêté préfectoral du 4 mars, et si, en cas de réponse positive, il y a urgence à en interrompre les effets.

L’urgence ne fait guère de doute. Quelque 80 filières d’huîtres et de moules sont déjà installées et exploitées à la Malconche, et les prochaines doivent être implantées à partir du 8 août. La légalité, c’est autre chose. L’avocate de l’Aplimap a mis en avant un récent jugement du tribunal administratif de Rennes qui a interdit quatre malheureuses filières à moules sur les côtes bretonnes pour cause d’absence d’étude d’impact. Réponse de la représentante de la préfecture : le jugement n’est pas définitif et il repose sur une mauvaise interprétation de la réglementation.

Le juge des référés de Poitiers rendra son délibéré demain. Il a prévenu qu’en cas de suspension de l’arrêté préfectoral, le dossier reviendrait devant le tribunal « dans les plus brefs délais » afin d’être jugé cette fois sur le fond.

Sud-Ouest  Pierre-Marie Lemaire

 

 


Malconche : avis défavorable

Le conseil municipal de Dolus d’Oléron vote , à une très faible majorité ( 11 contre le projet , 8 pour ) un avis défavorable à l’implantation des filières dans l’anse de la Malconche

Avis défavorable pour le projet de la Malconche

Publié le 17/10/2014
Yvon Vergnol

Le Conseil municipal s’est réuni lundi dernier, avec comme seul ordre du jour l’avis à verser au dossier d’enquête publique sur le projet d’implantation de filières conchylicoles dans l’anse de la Malconche, enquête publique qui vient d’être prolongée jusqu’au 31 octobre.

 

« Nous avons une responsabilité morale importante à assumer en tant qu’élus et il convient de livrer à l’enquête publique des éléments permettant de faire évoluer le débat », déclare Grégory Gendre, maire de Dolus. « C’est pour cette raison et dans ce contexte que nous avons souhaité discuter autour du projet tel qu’il est présenté aujourd’hui et en l’état. Les aménagements à venir et la gestion générale du projet sont autant d’éléments qui contribueront à affiner les réflexions ».

Suite aux échanges entre élus, où chacun a pu s’exprimer, huit, dont le premier magistrat, ont voté pour le projet en l’état, quatre se sont abstenus et 11 ont voté contre. « Il ne s’agissait pas pour nous de juger à la place des professionnels comment ils doivent travailler, mais en terme de gestion de l’espace publique en lien avec les autres activités, voile, tourisme, comment cela s’insère dans le paysage. »

Pour l’heure, si l’on connaît la position de la quasi-totalité des maires des huit communes insulaires, c’est la première commune à prendre officiellement position par un vote du Conseil.