Les recettes de l’été: Poule aux oeufs d’or grillée

Nombre de clients du port, principalement ceux des bassins des Tamaris et du Bout Blanc, ont eu la désagréable surprise de retrouver ce lundi 15 juillet leurs ponts de bateau, les housses, les capotes, les pontons et le plan d’eau alentours, jonchés de débris à demi calcinés provenant des tirs du feu d’artifice tiré par la ville à l’occasion de la fête nationale.

Compte tenu du sens du vent ce jour là, le port n’aurait-il pas pu s’opposer à cette manifestation ? (Sachez que des communes des alentours ont renoncé ce soir-là à leurs feux d’artifice pour cause de vents contraires)

Au-delà du caractère irresponsable de ces tirs nous pouvons nous intéresser aux conséquences matérielles de ces préjudices :

Nous ne connaissons pas le degré d’ incandescence de ces débris à leur arrivée sur nos bateaux mais le risque d’incendie ou de brûlure est patent. Les tissus sont parfois incrustés d’infimes débris métalliques qui ont dû provoquer de micro brûlures et les dégâts aux tissus ne se feront peut-être sentir que dans le temps.

  • Nous demandons de réserver les droits des clients qui ne découvrirons que plus tard les conséquences des sinistres et de les en informer.
  • La première conséquence de ces dégâts est la nécessité de nettoyer les bateaux ce qui induit une compensation financière (proportionnelle à la surface facturée ?).
  • Enfin les pollutions engendrées par de tels tirs sont connues :

« Lorsqu’elles retombent sur le sol, les poussières vont polluer l’environnement. Le propergol (un agent de propulsion) et les colorants non brûlés contaminent les sols et les plans d’eau. Le cuivre, par exemple, est  susceptible d’entraîner des taux élevés de dioxine et des problèmes de peaux ; le phosphore entraîne une eutrophisation des plans d’eau , il faut enfin compter avec la pollution « visible » : les résidus de carton et de papier qui jonchent le sol après le tir et qui ne sont pas toujours ramassés. »

Les plaisanciers du port ne veulent pas être les doubles victimes de ces errements et demandent à ce qu’il soit procédé à des analyses chimiques de l’eau et des sédiments, en particulier du bassin des Tamaris.

Ils demandent également que les courriers du port aux « responsables » de ces tirs formulent d’expresses réserves quant aux conséquences des pollutions engendrées, en appliquant pour une fois le principe du pollueur payeur.

Déclarez les préjudices subits ou vos réserves auprès de l’administration du port sur le registre de réclamation! Faites nous part de vos démarches.