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Défi Atlantique – Cap sur La Rochelle pour Team Aïna !

Presque une semaine après sa victoire sur la première étape du Défi Atlantique, l’équipage d’Aïna Enfance et Avenir s’apprête à aborder la deuxième et dernière partie de la course : 1300 milles entre les Açores et La Rochelle.

Défi Atlantique – Cap sur La Rochelle pour Team Aïna !
Défi Atlantique – Cap sur La Rochelle pour Team Aïna !

Cette deuxième épreuve démarre aujourd’hui, à 15 heures (heure de Paris). Aymeric Chappellier, Rodrigue Cabaz et Eric Quesnel, qui bénéficient d’une avance de près de 9 heures sur leurs dauphins au classement, vont s’élancer en espérant faire aussi bien que lors du premier tronçon pour arriver en vainqueur à La Rochelle, le port d’attache du skipper. 

Après une première épreuve de 2300 milles entre Pointe-à-Pitre et Horta, aux Açores, les concurrents de la première édition du Défi Atlantique se préparent à présent à entamer la seconde manche de la course, longue de 1300 milles, entre l’île de Faial et La Rochelle.

« Ça s’annonce sympa, mais toujours avec des histoires de fronts », annonce Aymeric Chappellier qui a remporté le premier round. « On va essayer de rejouer la même stratégie, c’est-à-dire partir devant, accélérer et rester en tête pour être sûr que ce n’est pas là qu’il y a un coup à jouer ! », s’amuse le skipper du Class40 aux couleurs de l’association Aïna Enfance et Avenir.

Le navigateur ne part pas avec un autre objectif que celui de s’imposer à La Rochelle. « Je l’avais déjà dit avant même le départ de la première étape : le but pour nous c’est d’arriver en tête à la maison ! », rappelle Aymeric, toutefois bien conscient que la concurrence est des plus remontées. « J’ai effectivement l’impression que les autres n’ont pas très envie qu’on refasse la même. Je sens bien qu’ils l’ont un peu en travers et que là, ils sont un peu énervés pour cette deuxième étape », ajoute Aymeric.

« On va partir dans une petite dorsale, avec quand même un peu de vent dedans, mais très vite, une dépression va nous arriver dessus. Le vent va monter progressivement jusqu’à 25 nœuds avec des rafales à 30. On sera sur du portatif et la route devrait être assez rapide jusqu’au cap Finisterre. Après, en revanche, c’est plus incertain, la faute à une petite bulle. En clair, au début, la stratégie va être assez simple puisqu’on va monter au nord et jiber quand le baromètre va commencer à diminuer un peu. Dans le golfe de Gascogne, ça risque en revanche de devenir plus complexe avec des passages à niveau et, par ricochet, des coups d’élastique. Il faudra être frais et lucide jusqu’au bout. Et évidemment être devant ! », anticipe Aymeric, qui sait qu’il lui faudra avant tout soigner ses trajectoires.

« Il faudra bien se gratter la tête pour être dans le bon tempo dans le front, bien réussir à lire entre les lignes des routages, être précis, ne pas s’emballer et toujours bien savoir ce que l’on joue », termine le skipper rochelais, qui devrait rallier son port d’attache samedi ou dimanche, en fonction de la météo.