Un nouveau Maître CoQ à la Rochelle

Nouvel IMOCA à foils pour Yannick Bestaven

 

Cap sur le Vendée Globe 2020 ! Yannick Bestaven, le skipper Maître CoQ, vient d’acquérir un nouvel Imoca 60 pieds équipé de foils. Ex-Safran II de Roland Jourdain, l’équipe voile Maître CoQ se donne, avec ce nouveau monocoque, toutes les chances de réussite sur les prochaines grandes courses. Un investissement majeur qui répond en tout point au partenariat scellé entre le skipper et la marque inspirée qui fête, en 2019, ses 50 ans. L’objectif premier pour le tandem est de se qualifier pour le prochain Vendée Globe.

Ce monocoque 60 pieds, Ex-Safran II de Roland Jourdain, a été dessiné par le cabinet d’architecture VPLP et Guillaume Verdier et mis à l’eau en mars 2015. Initialement construit pour le skipper Morgan Lagravière et sa participation au Vendée Globe 2016, cette bête de course a déjà un beau palmarès. Conçu sur les mêmes plans de carène que le vainqueur du dernier Vendée Globe, Maître CoQ IV est aussi doté de foils. Ils permettent de soulever la coque aux allures portantes afin de réduire la traînée et ainsi augmenter la vitesse. « Ce foiler est fiable et a déjà été éprouvé dans de belles courses par le passé ! Il assure ainsi la continuité du projet voile. Nos objectifs sont revus à la hausse, dans l’esprit de performance et d’innovation qui lie l’entreprise Maître CoQ à la voile depuis 2012 », explique Christophe Guyony, Directeur général de Maître CoQ.

Maître CoQ IV sortira du chantier KAIROS à Concarneau le lundi 21 janvier. Revêtu des couleurs anniversaire des 50 ans de Maître CoQ, sa mise à l’eau se fera le mardi 22 janvier. Une série d’essais est ensuite prévue pour mettre au point le bateau, avant un convoyage vers Cascaïs (sud Portugal). Un entraînement intensif y sera mené par Roland Jourdain, ami de longue date de Yannick Bestaven. Durant ces trois prochains mois, le skipper Rochelais va devoir s’adapter très vite au pilotage de ce foiler afin de faire corps avec la machine.

Vendée Globe : le Rochelais Bestaven bien armé pour 2020

Vendée Globe : le Rochelais Bestaven bien armé pour 2020
Yannick Bestaven, ici lors de la dernière Route du Rhum, a réalisé un super coup avec l’achat de « Safran II »

Le skipper Yannick Bestaven a rachèté « Safran II », un monocoque à foils, moderne et performant qui portera les couleurs de Maître Coq.

Pour un retour dans la catégorie Imoca, c’est un retour ! Le Rochelais Yannick Bestaven se place parmi les skippers les mieux armés pour le prochain Vendée Globe (départ en novembre 2020) avec le rachat, officialisé ce vendredi matin, de « Safran I », le voilier mis à l’eau en 2015 pour Morgan Lagravière et le Vendée 2016. Choisi par le sponsor Maître Coq il y a un an, le Rochelais ajoute un magnifique destrier à un blason réputé sur le Vendée, tour du monde en solitaire et sans escale (avec Jérémie Beyou, 3e du dernier tour du monde.)

De quoi réviser ses ambitions sportives à la hausse : Bestaven vend son précédent Imoca, lancé en 2006 pour prendre la barre de ce foiler de la première génération, un plan VPLP/Verdier semblable au Banque Populaire vainqueur du dernier Vendée Globe avec Armel Le Cléac’h. Un super coup car les bateaux de cette qualité sont rares, et les skippers qui les cherchent nombreux.

Safran au départ du dernier Vendée Globe, en 2016
Safran au départ du dernier Vendée Globe, en 2016

Crédit photo : Laurent Theillet

Le nouveau « Maître Coq » sera mis à l’eau le 22 janvier prochain au terme de son chantier d’hiver à Concarneau. Un événement qui marquant pour l’entreprise qui fête en 2019 son cinquantenaire. Bestaven, dans l’interview qu’il nous a accordée, explique que sa priorité est désormais de naviguer pour apprendre à connaître et fiabiliser un bateau qui a un potentiel mais peu de courses et de résultats : Lagravière avait abandonné dans le dernier Vendée Globe après 12 jours de course (gouvernail cassé après une collision avec un objet flottant), abandonné la Transat Jacques-Vabre 2015. Mais il a terminé 3e de la Jacques-Vabre 2017, remporté le Record SNSM 2015 et le Grand Prix Guyader 2017.

Avec ses monocoques précédents, Yannick Bestaven s’était fait remarquer en terminant 5e de la Jacques-Vabre 2015, en compagnie de Kito de Pavant, sur un voilier ancien devant des bateaux bien plus modernes. Il était encore 6e de la dernière route du Rhum quand il a dû abandonner suite à deux avaries consécutives. Il a tout désormais pour renouer avec succès sa carrière en Imoca, dix ans après un cruel abandon au premier jour du Vendée Globe et une bifurcation vers la Class40, alors qu’il lançait son entreprise de fabrication d’hydrogénérateurs.

 

Yannick Bestaven a vendu l'ancien Maître Coq, un Imoca mis à l'eau en 2006
Yannick Bestaven a vendu l’ancien Maître Coq, un Imoca mis à l’eau en 2006

Crédit photo : AFP