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Pourquoi La Rochelle a-t-elle perdu l’organisation de la Mini Transat ?

Pourquoi La Rochelle a-t-elle perdu l’organisation de la Mini Transat ?
Départ de la mini transat 6.50 La Rochelle / Bahia en 2009

Archives Xavier Léoty

A la surprise d’Antoine Grau, élu porteur de la candidature, répondent les explications du président de la classe Mini Sébastien Pebelier.

L’association Les Sables-d’Olonne Vendée course au large a remporté vendredi la majorité des suffrages du comité directeur de la classe Mini, vote lui confiant au départ du port olonnais les trois prochaines éditions de la Mini Transat (2021, 2023, 2025). Décision intervenue au détriment de Vannes – qui renonçait à sa candidature en cours de procédure -, mais surtout de La Rochelle, organisatrice des deux dernières éditions.

Un vendredi noir pour les porteurs de la candidature rochelaise du Comité rochelais pour la Mini Transat et de l’Agglomération, collectivité très investie sur le dossier.

« A notre très grande surprise, Les Sables ont été retenus, alors qu’ils avaient déjà dans leur escarcelle une autre très grosse épreuve du circuit Mini, Les Sables – Les Açores – Les Sables », résume le vice-président de la Communauté d’agglomération, Antoine Grau

Le maire de Lagord comprend mal pourquoi la classe Mini a écarté le dossier au motif que les garanties de Salvador de Bahia (Brésil), la ville d’arrivée que les Rochelais retenaient désormais, n’étaient pas formellement posées. Grand Pavois organisation, association rochelaise organisatrice de précédentes arrivées au Brésil, entretenait des « contacts nourris » avec les autorités brésiliennes, et cela ne laissait pour les Rochelais aucun doute quant à une issue favorable. Antoine Grau relève aussi que cette candidature proposait un plan B, avec une arrivée au Marin (Martinique), comme lors des éditions de 2016 et de 2018.

Oui mais, la classe Mini voulait de l’innovation sur le parcours de cette transatlantique, dit en substance son président Sébastien Pebelier. Le Marin n’était donc plus une option compétitive. Quant à la proposition d’arrivée au Brésil, pour intéressante qu’elle fut, le comité directeur de la classe aura jugé le risque d’un échec plus sévère que ne l’imaginait Antoine Grau.

« Dans un courrier joint au dossier de candidature rochelaise, Grand Pavois organisation disait, à propos de l’arrivée à Salvador de Bahia, qu’ils allaient faire leur possible, et étaient très confiants. Il parlait d’une réponse du Brésil devant arriver début 2021 »

Rien d’acquis en définitive. Et même si l’accueil du village départ dans le bassin des Chalutiers restait « le point fort » du dossier rochelais dont les deux organisations précédentes reçoivent les éloges du président de la classe Mini, l’écueil du final de la transat était une « faiblesse du dossier » à laquelle Sébastien Pebelier dit avoir sensibilisé La Rochelle. Pour autant, il souligne la bonne qualité des deux candidatures sablaise et rochelaise, « très similaires ».

La mobilisation de la ville d’arrivée retenue par le dossier vendéen (Saint-François, en Guadeloupe) aura aussi pesé dans la balance. « Depuis trois ans, ils nous parlaient de leur volonté d’être ville arrivée, au point même de demander comment remplir l’appel d’offres de candidature à l’organisation. »

Ph.Baroux  Sud-Ouest