APLR GRAND PAVOIS 2026 Le pot du plaisancier

APLR GRAND PAVOIS 2026 – Le pot du plaisancier

 

A l’occasion du pot du plaisancier Alain Garcia, notre président, accueille les nombreux présents.

 

Je vous remercie et je suis ravi de voir tout ce monde présent un dimanche matin ; c’est vrai qu’en
raison du calendrier imposé pour la visite du Musée Pierre Loti nous avons dû décaler cette date du pot
du plaisancier, du samedi au dimanche. Je suis ravi de voir que ce décalage n’a pas démobilisé et je
vous en remercie. Merci aussi au Port qui nous a prêté sa salle et le grand balcon et à patrice Bernier
qui est venu.
Notre association qui a fêté ses 50 ans, et c’est presque un corollaire, traverse une « zone
dépressionnaire » ; tout cela est dû au fait que les plus anciens ont arrêté de naviguer, l’âge aidant et le
turn over, même faible, est en cours de renouvellement par la venue de nouveaux plaisanciers. Vous
êtes invités à en parler sur votre ponton, en invitant vos voisins à nous rejoindre. Pour cela vous avez à
votre disposition au secrétariat notre revue, le Vent de Pertuis et des flyers.
Nous avons voulu à l’occasion de ces 50 ans savoir ce que vous pensiez et vous diffusant un
questionnaire dont les retours représentent plus de 25% ce qui est remarquable. Nous vous
communiquerons les résultats bien sûr et ceux-ci nous servirons aussi à nous améliorer en prenant en
compte vos remarques et suggestions.
En quelques mots, il en ressort plusieurs choses : les croisières proposées sont nombreuses et
concernent majoritairement la navigation à la voile ; les « motoristes » et pêcheurs organisent aussi de
belles sorties qui sont en progression.
Concernant la navigation, fait partie de notre raison d’être, plus de la moitié de nos adhérents partent +
de 15 jours/an en famille ou en équipage sur des croisières de longues durées. Les sorties à la journée
sont tout aussi nombreuses.
Pour la défense des plaisanciers qui fait partie de notre raison d’être, nous avons des représentants au
plan national et local ; vous considérez que l’Aplr vous défend bien, même si parfois nous devons être
consensuels car nous n’avons pas toujours le pouvoir. Nous préférons dialoguer pour obtenir les
résultats que nous nous étions fixés comme par exemple pour la taxe de séjours, pour laquelle nous
avons obtenu une diminution et une stabilisation. Sur les changements de tarifs d’amarrage nous
sommes intervenus sur la tarification à la surface et nous remercions le service comptable du Port qui a
parfaitement travaillé avec nous sur le sujet. Ce système est très linéaire et ne crée pas de « marches »
de tarifs. Il y a un sujet qui n’a pas toujours été bien compris, c’est le passage de 10 à 6 A sur les
pontons des basins neufs. Le projets du Port était de profiter de l’agrandissement pour mettre tous les
pontons à 10A. Les problèmes techniques, avec notamment le matériel qui n’était pas très au points, et
la flambée des coûts de l’électricité a conduit le Port à ramener tout le monde à 6A . Je rappelle au
passage qu’il y avait + 4000 plaisanciers à 6A qui payaient la même redevance et ne disait rien. Certes
cela a été un nivellement , mais surtout ce n’était que justice ; il était difficile de se battre sur ce sujet,
mais peut-être un jour tout le port passera à 10 A, voire avoir des bornes intelligentes ce qui permettra à
chacun de payer uniquement sa consommation réelle. Pour l’instant le matériel n’est pas au point.
Le deuxième point que j’évoquerai, c’est l’animation ; nous organisons beaucoup de sorties que ce soit
en navigation loin ou pas, ou à terre à la mauvaise saison avec des destinations très intéressantes. Il va
falloir assurer la relève car les organisateurs de ces sorties prennent de l’âge et pour certains devront

arrêter de naviguer. Nous comptons sur les jeunes pour prendre le relais de ces animations qui sont
bien perçues.
Sur l’information, nous avons besoin de nous améliorer ; nous avons le Vent des Pertuis et tout monde
y est attaché, au format papier et sur le site mais c’est très difficile de donner systématiquement les
comptes rendus de ce qui est fait ; nous avons conscience qu’on pêche un peu de ce côté-là et nous
allons y apporter des corrections. Le fait de créer une newsletter sur informatique demandes des
compétences et il faudra trouver l’opérateur et la personne capable d’animer ce genre de prestation.
C’est très important de nous améliorer et nous appelons toutes les compétences à se manifester auprès
des administrateurs pour cela. Nous devons montrer en avant que l’on existe, et ce que nous faisons.
Le rappeler c’est encore mieux !
Le 4ème point concerne les formations ; il y a de nombreux ateliers auxquels vous êtes très attachés et
je crois que nous répondons à toutes les demandes… sauf sur les orques �� ! Je n’ai pas trouvé la
personne capable de donner une réponse !
Ces formations répondent à vos préoccupations, tant pour naviguer qu’entretenir nos bateaux. Là aussi
nous avons besoin de compétences pour prendre le relais ; je pense en particulier aux ateliers
« météo ». Certes nous avons des professionnels sur le plateau nautiques ,mais l’esprit de l’association
c’est aussi le compagnonnage et le partage de nos expériences ; nous devons recruter des adhérents
plus jeunes et disponibles au sein de notre groupe pour animer ces formations.

Sur le plan national, nous n’arrivons pas à faire bouger les choses, sur la TAEMUP : Taxe Annuelle des
Engins Maritimes à Usage Particulier. C’est une taxe qui va toucher les bateaux entre 6 et 7 m avec des
petites puissances. Elle va toucher une population qui a des bateaux pas très chers et qui n’ont pas
beaucoup de moyens. Nous craignons des conséquences sur la navigation et aussi sur l’achat de
bateaux neufs. Une action est menée au niveau national, le ministère a été saisi , mais nous craignons
avoir du mal a faire réviser les positions. Une pétition au plan national sur le sujet a été lancée avec peu
de succès pour l’instant et nous vous invitons bien sûr à y apporter votre soutien et à mobiliser autour
de vous. Nous pensons qu’il faut en évaluer les conséquences avant tout.
L’autre point, c’est, nous l’évoquions avec ceux qui veulent participer à la fête du thon, l’obligation
d’emport d’une survie pour les navigations à moins de 12 milles. Voilà 20 ans que je me bagarre sur ce
sujet car il n’y a aucune raison de limiter à 6 milles la navigation sans survie. Il n’y a aucune statistique
qui démontre le contraire ! y compris sur les statistiques d’accidentologie existante… il n’y en a
AUCUNE ! c’est une position bloquée de l’administration. C’est par exemple impossible de rejoindre l’ile
d’Yeu , de même que pratiquer la navigation côtière dans le nord de la France.
Pour l’instant sui nous sommes écoutés nous ne sommes pas entendus.
Y at’il des contrôles ? oui, Il arrive parfois que « les anges de la mer » vous attendent à l’entrée de l’ile
d’Yeu ; on m’a rapporté plusieurs cas. Il faut se souvenir qu’une survie c’est cher autant à l’achat que
pour la révision ; en plus ça prend de la place, et c’est lourd. On image l’impact sur un bateau de 8 m !
On pourrait plutôt demander l’equipement d’une Vhf fixe avec ASN pour être repéré plus rapidement en
cas d’accident. Une vedette Snsm quand elle a démarré , qu’elle fasse 6milles de plus lui demande 5
mn et un hélicoptère c’est encore moins. Il n’y a aucun fondement pour refuser cette facilité.

Un mot sur le Grand Pavois qui propose des choses magnifique – il faut dire que la France est un des
pays en tête de plaisance et de la construction de bateaux magnifiques et des prix aussi magnifiques !
Heureusement qu’il y a l’export, car le secteur souffre ; on a vu les difficultés de l’entreprise « Neel » à
La Rochelle et même la fermeture d’un chantier à Rochefort après 20 ans d’existence. La plaisance
souffre et nous avec, même si le GP nous présente le top de ce qui existe. Alors un mot sur la bonne
idée de décarboner la plaisance, avec des moteurs électriques, à hydrogène etc…dans le journal on
présentait un moteur électrique de x cents KWh… autonomie 2 h ! pour une navette comme nous
avons ici avec recharge à chaque appontement, c’est très bien, mais pas pour naviguer…. Le seul
produit décarboné qui existe c’est bien le vent et les voiles !
Merci de votre attention.
A l’issu du questionnaire, nous avons proposé un tirage au sort, avec 4 lots à gagner ; nous appelons
une main innocente pour désigner les gagnants : le premier lauréat absent , on retire au sort les
gagnants qui repartiront avec des lots offerts par les ships du plateau, notamment un VhF portable ….