Libéré ? Délivré ? Peut-être ! Mais attention ! Idem pour La Rochelle .

Dans le décret du 11 mai, les plaisanciers sont autorisés à reprendre la mer. Mais dans un rayon de 100 km de leur domicile et non de leur port d’attache. Explications.

Dès samedi 16 mai, les plaisanciers vont enfin pouvoir reprendre la mer à Saint-Malo.
Dès samedi 16 mai, les plaisanciers vont enfin pouvoir reprendre la mer à Saint-Malo. | DR

Vous aviez aimé la règle qui autorisait les plaisanciers à reprendre la mer, mais une seconde qui en interdisait le principe ? Vous allez adorer l’application de la règle des 100 km terrestre à vol d’oiseau, qui vaut également pour les sorties en mer !

Concrètement, à compter du samedi 16 mai, à 8 h, comme pour les plages d’Ille-et-Vilaine, la navigation de plaisance est autorisée. Sur tout le littoral de la Côte d’Émeraude, les plaisanciers se tiennent prêts à reprendre la mer après deux mois de confinement. Mais ils vont devoir faire très attention. En effet, cette autorisation permet de naviguer « dans un rayon de 100 km ». Sauf que ce rayon ne trouve pas son centre au port d’attache, ni au point de départ. « Le rayon des 100 km est pris en compte du domicile des personnes qui se trouvent à bord. »

Si l’on prend l’exemple d’un plaisancier qui habite à Saint-Malo, il pourra donc se rendre jusqu’à Granville ou Saint-Cast sans problème. En revanche, un Rennais dont le bateau se trouve à Saint-Malo verra son espace de navigation restreint, puisqu’il devra se baser sur le lieu de son habitation principale. Clairement, la règle des 100 km à terre se poursuit sur le domaine maritime.

Une règle dont la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) reconnaît le caractère « un peu particulier. Les plaisanciers doivent avoir conscience que leur espace de navigation est lié à leur adresse de domicile ». Pour la DDTM, cela ne devrait pas poser trop de problèmes car « les sorties à la journée se font en général dans la baie de Saint-Malo, entre l’île de Cézembre et Cancale ». L’occasion de rappeler que la plage de Cézembre n’est pas ouverte.

Face au côté pour le moins atypique de cette règle, la DDTM précise que les autorités maritimes « vont d’abord faire preuve de pédagogie ». En revanche, les règles liées au nombre maximum de 10 personnes à bord et celles plus classiques de la sécurité en mer feront l’objet d’une attention particulière.


♪ ♪♫ Libérés ♫ ♫ Délivrés ♪ ♫♪ ♫……………

Charente-Maritime : une centaine de plages rouvrent samedi 16 mai

Charente-Maritime : une centaine de plages rouvrent samedi 16 mai
La réouverture, à partir du samedi 16 mai, d’une centaine de plages réparties dans 22 communes, a été autorisée par la préfecture.© Crédit photo : XAVIER LEOTY
Par David Briand

Situées dans 22 des 35 communes du littoral qui disposent d’au moins une plage, elles ont obtenu une dérogation du préfet ce vendredi.Tous les ports de plaisance et les cales de mise à l’eau rouvrent aussi dès ce samedi, de même pour quatre plans d’eau qui redeviennent accessibles.

À l’occasion d’un déplacement sur la grande plage de Fouras, le préfet de la Charente-Maritime Nicolas Basselier a indiqué qu’il avait autorisé la réouverture, à partir du samedi 16 mai, d’une centaine de plages réparties dans 22 communes. Pour rappel, le décret du 11 mai interdit l’accès aux plages et plans d’eau sur tout le territoire mais laisse latitude aux préfets de département d’autoriser leur accès, sur proposition des maires des communes concernées. Un groupe de travail s’est réuni à deux reprises sous l’autorité du sous-préfet de Rochefort, Jean-Paul Normand, pour élaborer une « doctrine ».

Le préfet du département Nicolas Basselier (au centre) a détaillé les mesures arrêtées ce vendredi après-midi, sur la grande plage de Fouras.
Le préfet du département Nicolas Basselier (au centre) a détaillé les mesures arrêtées ce vendredi après-midi, sur la grande plage de Fouras.  © Crédit photo : David Briand

35 villes dans le département disposent d’au moins une plage. Ce vendredi 15 mai, 32 maires avaient effectué une demande pour rouvrir au moins l’une de leurs plages. Parmi les trois qui n’avaient pas sollicité les services de l’Etat, figure par exemple Saint-Clément-les-Baleines, sur l’île de Ré.

22 communes ont obtenu ce vendredi via des arrêtés préfectoraux, cette autorisation parmi lesquelles La Rochelle, Royan, Chatelaillon-Plage ou Fouras (1).  » Pour les dix autres, la demande a été faite trop tardivement ou le dossier est incomplet « , explique le préfet. Les plages de La Tremblade, Ronce-les-Bains et Les Mathes ne sont pas autorisées à rouvrir. La régularisation de leur accès devrait intervenir en début de semaine prochaine.

Ces dispositions sont valables jusqu’à la fin de la première période de déconfinement, c’’est à dire jusqu’au 2 juin.

Ce qui est permis, ce qui est interdit

Le principe de plages « dynamiques » a été retenu. Concrètement, seules les activités dynamiques (promenade, footing, pêche à pied, baignade, marche aquatique, activités de glisse) sont permises, sur des plages horaires précisément définies (obligatoirement comprises entre 6 heures et 20 heures). Les activités statiques sont proscrites : il ne sera donc pas possible de bronzer, pique-niquer, prendre l’apéritif au coucher du soleil. Sports et jeux collectifs sont aussi interdits, tout comme les regroupements de plus de 10 personnes.

Des consignes de sécurité seront disposées à l’entrée des plages qui seront contrôlées par les services municipaux (polices municipales par exemple). Police et gendarmerie interviendront en soutien.

Sud Ouest
 © Crédit photo : XAVIER LEOTY

Les plages landaises ont le feu vert pour rouvrir samedi 16 mai

Plans d’eau, nautisme et musées rochelais

Par ailleurs, quatre plans d’eau peuvent rouvrir. Ils sont situés dans les communes de La Couarde, Saujon, Trizay et Vaux-sur-Mer.

Les activités nautiques et de plaisance sont autorisées, ce qui entraîne la réouverture automatique de tous les ports de plaisance et de toutes les cales de mise à l’eau.

Enfin, à la demande du maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, trois musées rochelais peuvent de nouveau accueillir du public : le Musée maritime, le musée du Nouveau Monde et le Muséum d’histoire naturelle.

(1) Il s’agit, par ordre alphabétique, des communes d’Angoulins, Ars-en-Ré, Chatelaillon-Plage, Fouras, île d’Aix, La Couarde-sur- Mer, La Rochelle, Le Bois-Plage-en-Ré, Le Château-d’Oléron, Le Grand-Village-Plage, Loix, Meschers, Port des Barques-Île Madame, Rivedoux-Plage, Royan, Saint-Denis d’Oléron, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Palais-sur-Mer, Saint-Pierre-d’Oléron, Saint-Trojan-les-Bains, Sainte-Marie-de-Ré, Vaux-sur-Mer.

Seules les activités dynamiques (promenade, footing, pêche à pied, baignade, marche aquatique, activités de glisse) sont permises sur les plages rouvertes.

Seules les activités dynamiques (promenade, footing, pêche à pied, baignade, marche aquatique, activités de glisse) sont permises sur les plages rouvertes.  © Crédit photo : XAVIER LEOTY


Ben !….. Alors !….. On fait quoi ? ? ?

L’article 9 du récent décret du 11 mai 2020 qui prescrit les mesures générales nécessaires pour faire face au Covid-19 interdit désormais la plaisance et les activités nautiques. Celles-ci, au même titre que l’accès aux plages, plans d’eau et lacs, ne pourraient être autorisées localement que par le préfet de département sur demande du maire. Un véritable retour en arrière qui sème le doute parmi les plaisanciers…

©Freepik

Impossible d’y échapper. Si vous aimez la mer et les sorties en bateau, vous en avez certainement entendu parler sur notre site et sur les réseaux sociaux. Suite aux déclarations du Premier Ministre Edouard Philippe, le 7 mai dernier, plusieurs annonces officielles redonnaient aux plaisanciers français du « baume au cœur ». On allait, comme avant, pouvoir naviguer en mer et profiter des belles journées du printemps. A la voile comme au moteur, de jour comme de nuit. Seules deux limitations étaient à l’ordre du jour : ne pas s’éloigner à plus de 54 milles marins (pour faire écho aux fameux 100 kilomètres) et ne pas transporter plus de 10 personnes à bord des bateaux de plaisance. Et dans les ports de plaisance du littoral français, les pontons se sont agités de nouveau.

Mais entretemps, la publication officielle du décret du 11 mai prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, a semé le doute en interdisant (via l’article 9) la plaisance et les activités nautiques. Celles-ci, au même titre que l’accès aux plages, aux plans d’eau et aux lacs, qui ne pourraient être autorisées localement que par le préfet de département sur demande du maire. « Concrètement, si la navigation de plaisance est aujourd’hui autorisée par les Préfectures maritimes, l’accès au bateau serait lui conditionné à une autorisation locale des préfets de départements, sur demande motivée du Maire, qui permette d’accéder au port de plaisance par exemple. Pourquoi une telle complexité ? » répondait sèchement la Fédération des Industries Nautiques (FIN) dans une lettre ouverte au Premier Ministre. Contacté par nos soins, le Secrétariat Général de la Mer, qui dépend directement des services de Matignon n’a, pour le moment, pas donné suite à notre demande d’interview.

Au gré des pontons, ces dispositions jettent un froid parmi les plaisanciers et les professionnels. Ces derniers y voyaient (enfin) une lueur d’espoir dans le démarrage d’une saison nautique déjà bien terne. Certains passionnés ont levé l’ancre dès le 11 mai sans attendre un hypothétique feu vert, d’autres en revanche hésitent encore. Sur un plan strictement réglementaire, les Préfectures maritimes disposent d’une compétence au-delà de la bande des 300 mètres ; la compétence à moins de 300 mètres serait plutôt du ressort des préfets des départements. De fait, la municipalité doit en faire la demande auprès du préfet. C’est le cas récent du maire de La Grande Motte (34) : l’équipe de ce dernier a écrit au préfet de l’Hérault et obtenu l’autorisation de naviguer dans le port de plaisance de sa commune. Pour d’autres zones de navigation, il faudra attendre ou prendre le risque de sortir du port en catimini ? A moins que les autorités locales fassent preuve de souplesse. Car, si « nul n’est censé ignorer la loi », l’Etat se doit de préciser aux millions d’usagers de la mer ce qui est autorisé ou pas. C’est une question de responsabilité et de bon sens !

G.Langlade   Figaro Nautisme


Alors ? On y va ou on n’y va pas ? , , ,

Covid-19. La navigation de plaisance est finalement interdite ! La FIN interpelle Matignon

Peut-on oui ou non naviguer depuis hier, lundi 11 mai, premier jour du déconfinement ? Et bien ce n’est pas du tout évident et ça dépend où : au mieux c’est sur avis favorable du Préfet de département, mais c’est interdit en général ! Un décret en ce sens paru hier « sème le doute et l’incompréhension ». Yves Lyon-Caen, patron de la puissante Fédération des Industries Nautiques, met les pieds dans le plat dans une lettre ouverte au Premier ministre Édouard Philippe.

Yves Lyon-Caen, le patron de la FIN, dénonce un décret qui sème le doute et l’incompréhension.
Yves Lyon-Caen, le patron de la FIN, dénonce un décret qui sème le doute et l’incompréhension. | DR-FIN

Peut-on oui ou non sortir un bateau du port et aller naviguer ? La grande majorité des plaisanciers avait cru comprendre oui, à partir du 11 mai. Le « Deconfinement-Day » était très attendu et, malgré des conditions météo musclées en Atlantique, certains en avaient déjà profité pour mettre les voiles.

Sauf qu’en avoir le droit formel n’est finalement pas si évident ! Et même pas évident du tout, du tout : à la lecture de l’article 9 du décret du 11 mai paru au Journal Officiel (1), on peut lire très simplement que « la navigation de plaisance est interdite. »

Les activités nautiques et de plaisance sont interdites

Pour bien comprendre, voici d’abord les deux passages de ce décret du 11 mai qui concernent directement la plaisance :

II. – L’accès aux plages, aux plans d’eau et aux lacs est interdit. Les activités nautiques et de plaisance sont interdites. Le préfet de département peut toutefois, sur proposition du maire, ou, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy, du président de la collectivité, autoriser l’accès aux plages, aux plans d’eau et aux lacs et les activités nautiques et de plaisance si sont mis en place les modalités et les contrôles de nature à garantir le respect des dispositions de l’article 1er et de l’article 7 (dispositions générales de lutte contre l’épidémie, ndr).

IV. – Pour les activités qui ne sont pas interdites en application du présent article, l’autorité compétente, respectivement pour les parcs, les jardins, les espaces verts aménagés dans les zones urbaines, les plages, les plans d’eau, les lacs, les centres d’activités nautiques, les ports de plaisance et les marchés informe les utilisateurs de ces lieux par affichage des mesures d’hygiène et de distanciation sociale, dites « barrières ».

Un décret qui sème le doute et l’incompréhension

Il y est donc écrit en toutes lettres que : « les activités nautiques et de plaisance sont interdites »… tout en ménageant aux collectivités locales le droit de les autoriser. Et, dans ce cas, de prendre des mesures pour informer les utilisateurs sur la distanciation sociale et les gestes barrières. Retourner naviguer c’est donc si et seulement si votre préfet y est favorable et si et seulement si les mesures suffisantes sont prises. Donc, ce n’est pas le cas partout loin s’en faut, et pas pour tout le monde.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux plaisanciers se sont alarmés de ce décret dès hier soir. Mais aujourd’hui c’est carrément le président de la puissante Fédération des Industries Nautiques, Yves Lyon-Caen, qui monte au créneau dans une lettre ouverte au Premier ministre. Le ton est courtois et respectueux, mais le fond est un peu plus… disons musclé.

Vous avez déclaré qu’un grand nombre de Français allaient retrouver un peu de liberté…

Pour commencer, Yves Lyon-Caen rappelle à Édouard Philippe certains passages de son allocution du 7 mai sur le déconfinement. Il écrit notamment : « Monsieur le Premier ministre, le 7 mai, vous avez déclaré qu’un grand nombre de Français allait retrouver avec bonheur le 11 mai, ‘ un peu de la liberté qui leur a tant manquée pendant ces longues semaines de confinement, un peu de l’espace qui leur a manqué, un peu de la nature qui leur a manqué ’. Lors de cette allocution, vous avez également laissé aux préfets et aux maires, le soin de mettre en place des protocoles spécifiques pour notamment « permettre l’accès aux plages, lacs et centres nautiques dans le respect des exigences de sécurité sanitaire ». L’ensemble de la communauté nautique (industries et services, monde sportif, ports de plaisance et associations d’usagers) s’y était préparé en travaillant sur des guides, chartes ou référentiels sanitaires. Ce travail est pleinement opérationnel aujourd’hui. »

L’ensemble de la communauté nautique avait salué cette annonce

« À la suite de votre intervention, nous avons pris l’attache de vos collaborateurs qui ont confirmé la demande que portait notre Fédération depuis plusieurs semaines : la liberté de naviguer était rendue au même titre que celle d’aller et venir sur le plan « terrestre ». Des instructions ont été depuis adressées et relayées par certaines préfectures maritimes dès la fin de la journée du 7 mai. L’ensemble de la communauté nautique a salué cette annonce. »

Un revirement

Jusqu’ici tout va bien, même si on sent que ce petit rappel annonce autre chose de moins amène… et ça ne manque pas quand Yves Lyon-Caen dénonce, poliment mais vertement, un décret qui selon lui constitue « un revirement » (par rapport aux annonces du 7 mai) et qui « sème le doute et l’incompréhension »

Voici ses mots :

« Cependant, la parution aujourd’hui du décret du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire sème le doute et l’incompréhension.

D’abord l’article 9 de ce décret vise spécifiquement l’interdiction des activités nautiques et de plaisance. Jusqu’alors, les seules restrictions évoquées dans votre discours concernaient les plages, les lacs et plans d’eau. Pourquoi un tel revirement ?

En l’état donc, la rédaction de ce texte laisserait supposer que le préfet de département pourrait déroger à une règle générale d’interdiction de la plaisance et de la pratique nautique, à la demande du Maire, et pour autant que les prescriptions de l’article 1 (mesures barrières) et de l’article 7 (pas de rassemblement de plus de 10 personnes) soient respectées. »

Pourquoi une telle complexité ?

Et le président de la FIN enfonce le clou : « Concrètement, si la navigation de plaisance est aujourd’hui autorisée par les Préfectures maritimes, l’accès au bateau serait lui conditionné à une autorisation locale des préfets de départements, sur demande motivée du Maire, qui permette d’accéder au port de plaisance par exemple. Pourquoi une telle complexité ?

Monsieur le Premier ministre, nous connaissons votre attachement de longue date à la mer et à la plaisance. Jadis, vous déclariez qu’il fallait « maritimiser » les esprits. Nous avons parfaitement conscience des enjeux et des efforts déployés par votre gouvernement pour faire face à la pandémie, tant sur le plan sanitaire, qu’économique. Toutefois, nos concitoyens, qui sont 11 millions à pratiquer régulièrement une activité nautique, et 4 millions à naviguer, aspirent à retrouver cette liberté, cette nature et cet espace que vous évoquiez. »

Faites-nous confiance

« Les empêcher à nouveau de reprendre la mer serait une mesure incomprise, d’autant que la quasi-totalité des départements littoraux se classent en vert aujourd’hui et que les risques de contamination dans le cadre de cette activité en plein air sont très faibles. La communauté nautique est composée de marins et d’amoureux de la mer, par essence, responsables et conscients des enjeux de sécurité et de santé. »

« Cette reprise de la navigation est aussi essentielle pour la filière nautique. L’industrie nautique française compte plus de 5 000 entreprises et emploie près de 42 000 personnes. Elle exporte 75 % de sa production nationale et se classe dans les premiers sur le plan mondial. Préserver la saison estivale reste pour l’ensemble des acteurs de la filière comme du secteur nautique, un enjeu substantiel aujourd’hui.

Tous, plaisanciers comme professionnels, sont prêts pour reprendre leur activité, de loisir ou de travail, dans des conditions sanitaires sécurisées.

Vous avez conclu votre intervention jeudi dernier sur le thème de la confiance que vous placez en chacun de nous pour atteindre « l’équilibre entre la sécurité sanitaire qui est importante et décisive, et la reprise de notre vie. Faites-nous confiance. »

La lettre ouverte d’Yves Lyon-Caen s’achève sur les formules de politesse d’usage.


Tous à bord , ou presque .

Déconfinement en Nouvelle-Aquitaine : la navigation à nouveau autorisée à partir du 11 mai

Déconfinement en Nouvelle-Aquitaine : la navigation à nouveau autorisée à partir du 11 mai
Navigation et cours de voiles à nouveau autorisés lundi 11 mai.© Crédit photo : Couillaud Pascal © /
Par Philippe Baroux

Le préfet maritime de l’Atlantique confirme ce jeudi en fin de journée que la pratique des activités nautiques en mer sera à nouveau possible dès le lundi 11 mai.

Conséquence directe des déclarations du Premier ministre sur l’organisation du déconfinement, le Préfet maritime de l’Atlantique dont la compétence s’étend sur toute la façade du golfe de Gascogne et donc à l’ensemble des départements côtiers de la Nouvelle-Aquitaine, confirme ce jeudi que la pratique des activités nautiques en mer sera de nouveau possible à compter de lundi 11 mai.

Bonne nouvelle pour les marins et les habitants des secteurs situés à moins de 100 kilomètres d’un port. Si la durée de navigation ne semble pas devoir être limitée pour l’heure, la distance qu’il sera possible de parcourir en mer, elle, le sera. Les plaisanciers ne pourront pas naviguer à plus de 100 kilomètres de leur domicile – et non à plus de 100 kilomètres d’un port. Il sera possible d’embarquer un équipage dans la limite réglementaire prévue par la catégorie du navire, mais jamais plus de dix personnes.

Les écoles de voiles seront elles aussi autorisées à dispenser des cours à partir de lundi 11 mai. Mais en organisant les élèves par groupes de dix, ainsi qu’une distance d’un mètre entre chaque élève et de dix mètres entre chaque groupe lors des opérations de mises à l’eau au départ des cales. Les ports de plaisances vont devoir intervenir pour faciliter la mises en oeuvre de ces dispositions, en augmentant, quand cela sera possible, les sites de mise à l’eau.

Encore quelques inconnues

Très attendu, ce dispositif résulte de la forte mobilisation ces dernières semaines des fédérations des sports nautiques, des ports de plaisance, et des élus du littoral. Pour autant, toutes les inconnues ne sont pas levées. Quid des entreprises exploitant des navires à passagers ou de celle assurant des missions de transport en commun sur l’eau, comme les navires passeurs du port de La Rochelle ?

Il est à noter que la direction des territoires et de la mer de la Charente-Maritime signale que pour les zones de mouillage, les actes préparatoires à la navigation (pose de corps mots, sortie d’hivernage des bateaux) sont, à titre dérogatoire aux mesures de confinement en vigueur jusqu’à lundi prochain, autorisées pour les plaisanciers pendant les trois jours de grandes marées, de vendredi 8 et samedi 9 mai. Cette dérogation ne permet pas à un plaisancier distant de plus de 100 kilomètres de venir exprès dans le port pour mettre son navire de plaisance au mouillage. Par ailleurs, les propriétaires devront être en mesure de justifier de leur situation, en produisant en cas de contrôle leur autorisation d’occupation temporaire (AOT).

Port de La Rochelle :

Conditions de réouverture de la navigation de plaisance

publié le 08 mai 2020

Une première étape dans le déconfinement

En attendant d’autres précisions ou décisions éventuelles de la Préfecture Maritime de l’Atlantique, voici ce qu’aujourd’hui, nous pouvons vous dire sur les conditions de réouverture de la navigation  :

 

A compter du lundi 11 mai, et jusqu’au au dimanche 1er juin 2020 inclus :

  1. La navigation de plaisance est autorisée.
  2. L’escale dans un port ou le mouillage des navires de plaisance (français ou étranger) sont limités à une distance maximum de 54 milles marins (environ 100 km) de leur port d’attache.
  3. Le débarquement de passagers à terre, doit respecter les mesures terrestres (notamment la règle des 100 km depuis le domicile), hors cas d’urgence avérée.
  4. Les navires de plaisance ne sont pas autorisés à embarquer plus de 10 passagers.
  5. L’entrée dans les eaux territoriales françaises d’un navire de plaisance battant pavillon étranger en provenance d’un port « hors espace Schengen » est interdite.
  6. Le capitaine d’un navire de plaisance en provenance d’un port étranger doit, lors de son entrée dans la mer territoriale française, déclarer sa situation sanitaire au sémaphore de la marine nationale le plus proche.
  7. Pour des mesures d’ordre sanitaire, l’organisation des manifestations nautiques en mer est interdite.

 

En raison d’un très grands nombre d’appels à la capitainerie du port (et donc d’attente), nous vous remercions de privilégier Internet pour tout renseignement sur la reprise de la navigation.

Sources officielles (sites Web et réseaux sociaux) :

La Préfecture Maritime de l’Atlantique :  www.premar-atlantique.gouv.fr/

La Préfecture de Charente Maritime : www.charente-maritime.gouv.fr/

 


Paroles de Préfet !

Plages et pistes cyclables. Le préfet est bien évidemment au fait de la volonté du maire de Saint-Pierre-d’Oléron de prendre, le 11 mai, un arrêté municipal permettant l’accès aux plages de la commune. « Les maires n’ont pas la compétence de lever sur leur commune une décision de l’État, l’arrêté municipal sera illégal et sans effet et les personnes présentes sur les plages pourront être verbalisées », tranche le préfet. Il précise que cette situation d’interdiction est valable au moins jusqu’à début juin et que cela s’applique aussi à la baignade et aux sports nautiques. Par contre, en respectant les distances requises, les pistes cyclables peuvent être empruntées dès le 11 mai.

Sud Ouest
 © Crédit photo : Xavier Léoty

Vers un possible assouplissement. Concernant la doctrine d’interdiction d’accès des sentiers côtiers, parcs et jardins, massifs forestiers et ports, elle est en possible passe d’évoluer à la fin de la semaine mais cet assouplissement ne pourra se faire qu’au niveau national « afin d’éviter une différence de traitement par département. »

Sud Ouest

© Crédit photo : Xavier Léoty


Espoir ou réalité ?

Interview / Pourra-t-on renaviguer le 11 mai 2020 ? Les indicateurs semblent au vert

 

Depuis le discours du Premier ministre ce mardi 28 avril 2020, une question est sur toutes les lèvres des plaisanciers… Pourra-t-on de nouveau naviguer dès le 11 mai prochain, date du déconfinement ? Serge Pallarès, Président de la Fédération Française des Ports de Plaisance est plutôt serein et positif.

Chloé Torterat Publié le 29-04-2020

Un protocole de gestion du Covid-19

C’est à la Fédération des Ports de Plaisance qu’a été confiée l’organisation de la reprise des activités de plaisance le 24 avril dernier. En collaboration avec les services de l’état, le secrétaire général, les préfets maritimes ou encore les préfets de région, la FFPP a présenté un protocole de gestion du Covid-19 pour la reprise de la plaisance.

« La reprise responsable de l’activité économique était conditionnée par un dépôt de plan de gestion. La filière se devait d’apporter des garanties avec un guide et une charte. Toutes les unions régionales ont travaillé de concert durant tout le weekend pour apporter une réponse au secrétaire régional et garantir la bonne gestion de ce déconfinement. Nous sommes sereins » nous explique Serge Pallarès, Président de la FFPP.

Des exemples de bonnes pratiques

Ainsi, dans ce guide — qui sera distribué à l’ensemble des ports et des plaisanciers lors de l’autorisation à naviguer — seront abordés les thèmes de l’accueil du plaisancier, des escales, de son parcours dans le port, sur les zones techniques ou encore dans les aires d’avitaillement en carburant. « C’est un guide intéressant qui est amené à s’enrichir. Ce sont des bases pour planter le décor, mais qui évolueront au fil des expériences. »

Tous les plaisanciers devront porter un masque pour accéder au port et le président de la FFPP conseille également à ceux qui navigueraient en famille de les conserver à bord de leur bateau. Les personnels de port seront également équipés de masques et de gants et feront respecter les distances de sécurité raisonnable. Les capitaineries seront équipées de banque d’accueil avec plexiglas de protection et la personne de l’accueil, porteuse de masque de gants.

Il y aura également des règles pour la remise à l’eau, mais aussi pour le grutage, avec une distance à respecter de 4 m avec le personnel.

« Il faudra vivre avec ce genre de contraintes, qui sont déjà en vigueur dans d’autres pays. On doit respecter la vie et la pérenniser et donc respecter des règles de vie. Tout le monde doit être respectueux de la vie de l’autre et à partir de ce moment-là, tout se passera bien ». »

Serge Pallarès, président de la FFPP

Et pour les plaisanciers qui vivent à plus de 100 km de leur port d’attache ?

Lors de son discours, Édouard Philippe a indiqué que si l’attestation de déplacement n’était plus obligatoire, ces derniers seraient néanmoins limités à 100 km maximum de son domicile. Alors quid des plaisanciers parisiens ?

« Il faut appliquer les mesures gouvernementales, et donc cette interdiction de se déplacer à plus de 100 km de son domicile. On ne peut pas faire autrement. Ça va monter graduellement, plus on va être responsable et respectueux et plus on va s’habituer à vivre comme ça » explique Serge Pallarès.

Des plaisanciers responsables

Le président de la FFPP compte également sur le bon sens de plaisanciers pour respecter cette charte de bonne pratique. « Aujourd’hui, je dissocie les plages, un territoire de masse et un port. Les plaisanciers n’arrivent pas en grappe, ils viennent avec leur conjoint ou en famille ou entre amis. Certes on se croisera, mais on respectera les distances. Nous avons depuis le début des personnes confinées sur leur bateau et nous n’avons eu aucun abus ni écart de conduite. Le plaisancier est responsable et sait ce qu’il faut faire et ne pas faire. »

À quand la validation ?

« Aujourd’hui, nous attendons la confirmation de la réouverture des activités de plaisance ou la suspension de la navigation. Si ce n’était pas le cas, je ne comprendrais pas. On ne risque pas plus sur un port ou un bateau que dans la rue ou dans un supermarché. Je suis serein. La filière est responsable et unie pour travailler dans le sens de l’intérêt général, la préservation de la vie et la gestion de ce virus.

Nous espérons avoir une réponse avant la fin de la semaine, avec un signal au vert et une reprise dès le déconfinement. Après tout, les professionnels continuent à convoyer des bateaux et la SNSM a repris depuis le 28 avril les entrainements et sorties en mer. Alors, comment dire aux plaisanciers de ne pas sortir ? »

La reprise de l’activité économique

Il faut qu’aujourd’hui on puisse remettre de l’énergie dans le réacteur. Si on a la possibilité de rouvrir la navigation, le réacteur va être réactivé, l’économie va repartir et la vie aussi. Ce qui veut dire qu’il y a de l’espoir » conclut le président de la FFPP.


Rendez-vous le 11 mai sur nos pontons ? ? ?

Nautisme – L’accès à la mer des professionnels désormais autorisé sur tout le territoire

Une instruction dans ce sens vient d’être envoyées aux Préfets. Ce retour des professionnels à l’accès à la mer va permettre de débloquer la situation de la filière, en permettant notamment la mise à l’eau de bateaux neufs, qui va permettre de réinjecter de la trésorerie dans les chantiers. Cette autorisation constitue une grande victoire pour la FIN, la Fédération des Industries Nautiques.

Mise à l'eau d'un Targa chez son importateur Français, Snip Yachting, à Ouistreham

Mise à l’eau d’un Targa chez son importateur Français, Snip Yachting, à Ouistreham

Depuis plusieurs semaines, la chaîne logistique de la filière nautique était bloquée, l’impossibilité d’accès à la mer des professionnels du nautisme, du fait des mesures de confinement empêchant en particulier les mises à l’eau des bateaux neufs, privant les concessionnaires et distributeurs de rentrées financières majeures, à un moment crucial de la saison nautique.

Dans ce contexte, les équipes de la FIN (Fédération des Industries Nautiques) étaient à la manoeuvre afin de permettre professionnels de la filière d’accéder de nouveau  à la mer afin de mettre à l’eau leurs bateaux et préparer au mieux  la saison estivale.

Après un dernier  échange avec les services du Premier Ministre, une instruction en ce sens a été adressée en fin de matinée par le Secrétaire général de la Mer aux préfectures maritimes de toutes les façades métropolitaines et ultramarines.

Cette instruction doit désormais permettre aux professionnels à la fois :

  • d’accéder aux infrastructures portuaires (cales de mises à l’eau, zones techniques et de grutage) dans l’ensemble des ports de plaisance
  • mais aussi de naviguer afin de convoyer les bateaux vers leurs places de ports et leur lieu de mouillage (sur corps-morts, bouée d’amarrage ou en mouillage forain).

Cette autorisation est exclusivement destinée aux professionnels, les plaisanciers en étant exclus du fait du confinement. Sur ce sujet, la FIN travaille pour que le « retour à l’eau » des plaisanciers se fasse au même moment que le déconfinement. Pour cela, les professionnels sont en train de préparer les conditions sanitaires pour accueillir les pratiquants en toute sécurité…

Actu Nautique Magasine du 23/04


De la mer rouge à la Cotinière…..

Île d’Oléron : pourquoi l’eau du port de la Cotinière est-elle devenue rouge ?

Île d’Oléron : pourquoi l’eau du port de la Cotinière est-elle devenue rouge ?
Les eaux du port de la Cotinière ont intrigué les rares promeneurs locaux en fin de semaine dernière© Crédit photo : Marc Merret

La mer s’est colorée de rouge dans le port de la Cotinière en fin de semaine dernière. Si le mystère demeure, des hypothèses sont avancées.

A la fin de la semaine dernière, ceux qui longeaient les quais du port de la Cotinière, dans l’île d’Oléron, en Charente-Maritime, ont été étonnés par la drôle de couleur rouge sang que l’eau avait prise. Sur Facebook, les internautes se demandaient quelle était l’origine de cette variation de couleur. Rien à voir avec le Livre de l’Apocalypse qui veut qu’à la veille du Jugement dernier, les flots se teintent de sang : les suspects sont de deux ordres.

Les marins parmi lesquels Eric Guilbert, ancien professionnel et actuel adjoint du maire de Saint-Pierre-d’Oléron aux affaires portuaires, pencheraient pour une ponte de maquereaux.

« Un phénomène qui n’a rien de vraiment étonnant à cette période de l’année, mais qui d’habitude se cantonne plutôt au large, où les nappes d’oeufs peuvent s’étendre sur des kilomètres, créant de superbes effets sur les eaux ordinairement gris perle »

Cette année, et plus particulièrement en fin de semaine dernière, avec une mer d’huile et un grand soleil, les courants auraient apporté les oeufs jusqu’à la côte, ce qui est inhabituel, mais pas rarissime.

Rouge sang ou vert émeraude

Pour Guillaume Eweillard, biologiste à l’Aquarium de La Rochelle, joint à ce sujet par téléphone, photo à l’appui, il pourrait y avoir une autre raison : « Le printemps voit fréquemment des « blooms » de phytoplancton. » Il s’agirait donc de la prolifération subite et passagère de micro organismes marins, qui formeraient des nappes flottant à la surface des eaux, et qui auraient été activées par les conditions météo particulièrement favorables de la fin de semaine dernière. Selon les variétés, les flots peuvent ainsi se colorer en rouge sang ou vert émeraude mais pour être sûr, il aurait fallu prélever…

Or, la pluie qui tombe depuis dimanche a chassé les belles couleurs et les eaux du port ont retrouvé leur teinte naturelle, laissant les internautes oléronnais devant un mystère somme toute distrayant en cette période un peu morose.

Corine Pelletier  Sud-Ouest


Bon ! D’accord , on ne navigue pas encore mais on essaie de se cultiver….au bord de l’eau………

Le saviez-vous ? La différence entre le crapaud et la grenouille

Lundi 20 avril 2020 à 16h30

Vous pensiez que la grenouille est la femelle du crapaud ? Raté ! La rédaction vous dit tout sur les différences entre la grenouille et le crapaud.

crapaud ou grenouille ? ©Pixabay

Origine de la distinction

Il faut tout d’abord indiquer que la disctinction tient plus à notre langage qu’à la science. La distinction repose davantage sur les apparences.

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une grenouille arboricole © Pixabay

La grenouille

Tout comme le crapaud, la grenouille est un animal appartenant à l’espèce des amphibiens. Elle est reconnaissable par sa peau très lisse, qui rend difficile voire impossible toute saisie de cette dernière. Elle a également des pattes plus longues, musclées, qui lui permettent une meilleure propulsion, aussi une meilleure nage et plongée. D’ailleurs, on peut reconnaître chez la grenouille des pattes plus palmées que chez son cousin crapaud !

La grenouille se caractérise donc par un mode de vie qui se concentre dans le milieu aquatique ! Elle possède également des tympans larges derrière la tête, et sa ponte a plutôt la forme d’un amas plutôt que filaire, à l’instar du crapaud. A ce propos, comment se distingue le crapaud ?

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Un gros crapaud !© Wikimedia

Le crapaud

Morphologiquement, le crapaud est moins beau qu’une grenouille, et c’est pour cela peut-être que c’est le titre de crapaud qui est donné à un amphibien qui renfermerait un prince charmant et non une grenouille.

Le crapaud a une peau plutôt sèche, recouverte de verrues (sa laideur doit venir de là). Il dispose de pattes arrières courtes et peu musclées à la différence de la grenouille.  De même, il est plus corpulent, et les pupilles de ses yeux sont (la plupart du temps) horizontales.

Le crapaud ne se trouve dans l’eau que pour la saison des amours et déposer ses œufs en filament et non en amas, en profondeur (et non à la surface, à la différence de la grenouille). Ce qui fait de lui un animal plutôt terrestre. On voit alors que ce qui distingue le crapaud et la grenouille tient à des différences mrophologiques, héritées fort probablement de leur mode de vie.

Toutefois, le crapaud dispose d’une arme reconnaissable derrière ses yeux, des glandes contenant des toxines qui leur permettent de se défendre s’ils sont ingérés, de recouvrir leurs œufs afin de les rendre toxiques et impropres à la consommation également. Notons que ce venin varie d’une espèce à l’autre, qu’il peut recouvrir leur peau et provoquer des irritations ou des éruptions cutanées si on les touche. Du moins, sur le territoire européen.

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Voici la grenouille la plus toxique au monde : Phyllobates Terribilis© Wikimedia

Limite des distinctions morphologiques

En revanche, pour les espèces tropicales, il en va tout autrement. Leur venin toxique peut entraîner des hallucinations, notamment avec Bunofidae incilius alvarius. Pour certaines en revanche, le venin peut être mortel notamment l’espèce phyllobates terribilis.

Pour les dernières espèces mentionnées, elles partagent des mécanismes de défense similaires aux crapauds. Toutefois, si la première espèce ressemble bel et bien à un crapaud, la seconde ressemble davantage à une grenouille (en raison de la peau lisse, et qu’elle ne possède pas de pupilles horizontales). Si jamais vous vous baladez dans des forêtes amazoniennes, n’allez pas croire que ce qui ressemble à une grenouille ne dispose pas de mécanismes de défense. Au contraire, il pourrait s’avérer être fatal dans certains cas.

Pour conclure 

Il n’y a, hormis ces différences relatives dans leur morphologie (et comme on l’a vu, limitées), rien qui ne distingue au niveau biologique la grenouille du crapaud. Il s’agit de deux batraciens amphibiens, et on peut retrouver dans leur classification autant le terme crapaud que celui de grenouille.

Bunofidae incilius alvarius © Wikimedia
Une rainette © Pixabay
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