Quand R M prend l’eau !

Agglomération de La Rochelle : tempête sur la marque RM

Agglomération de La Rochelle : tempête sur la marque RM
Olivier Gainon, président de Aime Mer, société holding de Fora Marine, cherche une sortie dans le gros temps

XAVIER LÉOTY

Aime Mer, société holding coiffant le chantier Fora Marine de Périgny, fabricant des voiliers RM, est dans le rouge. Fora Marine demande le redressement judiciaire.

Mercredi dernier, le RM 1180, nouveau venu dans la gamme du chantier Fora Marine de Périgny, recevait à Paris le titre de Voilier de l’année. La logique commanderait que le pavois soit hissé haut pour cette distinction décernée au Salon nautique, et très convoitée par les entreprises de la filière. Mais rien ne semble devoir tourner rond depuis que Fora marine a été vendue, voici bientôt trois ans, par celui qui en tenait la barre depuis 2002.

En fait de champagne coulant à flot, c’est plutôt la fumée d’une fusée de détresse qui se propage. Le panache enveloppe l’inquiétude de cinquante salariés torturés par l’avenir de l’entreprise, la crainte de ses fournisseurs en attente du règlement de leurs créances, et il couvre les appels au secours de la direction.

Jugement du 11 septembre

Par jugement en date du 11 septembre dernier, la holding financière (la SAS Aime Mer), qui coiffe le chantier Fora Marine, a été placée sous sauvegarde. Ses dettes s’en retrouvent figées et les créanciers Grosjean comme devant. Pour une période de six mois, le temps « de laisser une chance » à son PDG de « redresser la situation ». Cette procédure de sauvegarde a été déclenchée par le tribunal de commerce de Bordeaux, ville où est domicilié le siège de la holding.

Un éloignement de l’écosystème nautique rochelais salutaire pour agir dans la discrétion mais vite mis au jour par une longue traînée de rumeurs colportées de stand en stand tout au long de cette semaine, dans le creuset du Nautic de Paris. Où la promiscuité des exposants facilite la propagation. Il y était question de « grandes difficultés financières », de bruit de « reprise de l’entreprise », de « montants élevés de dettes ».

La société Aime Mer n’est pas en mesure de surmonter seule ses difficultés

Qu’en est-il en vérité ? Dix mois après la vente, la holding Aime Mer – dont le sort financier est lié à la santé de son unité productive Fora Marine –, amorçait déjà son déraillement. Le résultat net apparaissait en négatif à – 1,6 million d’euros fin 2017. En 2018, la descente se poursuivait. L’actionnaire majoritaire à l’achat lâchait la direction des affaires et Olivier Gainon, lui aussi présent pour l’achat du chantier en mars 2017, prenait la main. Sa tactique pour sauver ce qui pouvait encore l’être ? Retrouver des gains de productivité chez Fora Marine mais aussi engager la discussion avec les banques pour Aime Mer. Et pour cause, deux emprunts de 975 000 euros avaient été contractés (1) pour compléter des apports personnels en vue de l’achat de l’entreprise réalisé pour 3 millions. Le dirigeant recherchait la suspension des échéances bancaires, ce qu’il parvenait à obtenir partiellement.

Redressement judiciaire

Mais, les banques ne vont pas tarder à réclamer le remboursement des sommes dues. La société Aime Mer n’a encaissé aucun dividende compte tenu des pertes de Fora Marine et son résultat d’exploitation reste négatif. Les pertes enregistrées au 31 décembre 2018 s’élevaient à 2,6 millions. Toutefois, le passif (2,3 millions) de la holding est inférieur à l’actif (3,3 millions). Qu’en est-il un an plus tard ?

Aime Mer est dans des difficultés qu’elle « n’est pas en mesure de surmonter », résume le juge. « Ce que j’entends sur le salon, c’est tout et n’importe quoi, se défend le PDG, Olivier Gainon. L’idée était bien de discuter avec les banques. Mais comme elles n’étaient pas motivées, nous nous sommes mis dans une procédure qui gèle tout, la sauvegarde. » Ce que ne dit pas le dirigeant, c’est que ce vendredi, le tribunal de commerce de Bordeaux a reçu une demande d’ouverture de procédure de redressement judiciaire pour Fora Marine, la société d’exploitation d’Aime Mer. Dossier appelé en urgence et à huis clos mercredi prochain.

(1) Auprès de la Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique et du Crédit lyonnais.

Intéressé par la reprise, il se rétracte

Il s’apprêtait à déposer une offre de reprise de la société Aime Mer – et par voie de conséquence de Fora Marine – devant le tribunal de commerce de Bordeaux, mais il s’est finalement rétracté. Préférant conserver l’anonymat pour témoigner de son analyse, ce Rochelais estime « qu’il eut été illogique de mettre de l’argent dans l’affaire, un trop gros risque financier. Dans cette boîte, il faut repartir de zéro à tous les niveaux, il y a une production énorme à reprendre, une dette fournisseurs de plusieurs centaines de milliers d’euros. Tout mis bout à bout, il faut engager 1,5 million pour espérer gagner de l’argent deux ans plus tard. C’est un puits sans fond. » En l’état actuel, il s’est mis en retrait, mais ne « jette pas l’éponge » définitivement. « Selon l’avenir de la procédure en cours, s’il y a liquidation, je reviendrai peut-être sur ce dossier. »

Philippe Baroux  Sud-Ouest


Elle va nous manquer !

Une tourelle maçonnée de huit mètres pulvérisée par la tempête Atiyah à Lanildut, dans le Finistère

« Le Lieu » a disparu ! Cette tourelle bâbord d’entrée dans le port de Lanildut a été totalement détruite, balayée par les rafales à 60 nœuds (110 km/h) et les énormes vagues de la tempête Atiyah qui s’est abattue sur le Nord de la Bretagne, dans la nuit de dimanche à lundi. La balise n’a pas résisté malgré ses huit mètres de haut, ses tonnes de ciment et son solide enrochement dans le chenal du Four ! Voiles et Voiliers a interrogé des acteurs locaux…

La tourelle « Le lieu » servait régulièrement de repère aussi aux concurrents du Tour du Finistère à la voile.
La tourelle « Le lieu » servait régulièrement de repère aussi aux concurrents du Tour du Finistère à la voile. | ELLE A ÉTÉ TOTALEMENT DÉTRUITE PAR LA TEMPÊTE ATIYAH. PASCAL ALEMANY / TOUR DU FINISTÈRE À LA VOILE

« La tempête a été vraiment forte ici, dans la nuit de dimanche à lundi. Des vagues énormes, avec des vents à plus de 110 kilomètres heure. La balise n’a pas résisté à cette tempête. Lundi matin, il n’y avait plus rien. Emportée ! » explique Laura Picart, adjointe au maître du port de Lanildut.

Le Lieu a disparu, un AVURNAV a été émis

Surprise pour tous, en effet, lundi matin sur le port de Lanildut, l’un des rares abris sûrs de cette pointe Nord-Ouest du Finistère donnant sur le chenal du Four, face à l’île d’Ouessant : « Le Lieu » a disparu. Le coup de vent avec des rafales à 118 km/h enregistrées par Météo Consult, et les vagues de près de 5 mètres de haut, ont arraché la lourde balise de son promontoire rocheux.

Cette balise était l’un des rares amers vraiment visibles pour rentrer chez nous, face à une côte bien déchirée. Elle va beaucoup manquer

« Les Affaires maritimes ont été aussitôt alertées, ajoute-t-elle. Un AVURNAV a été émis. Pour l’instant, comme une forte houle persiste, aucun système provisoire de remplacement n’a pu être installé. Les Phares et balises ont aussi été alertées, pour qu’ils prennent le dossier en main. »

« Cette balise était l’un des rares amers vraiment visibles pour rentrer chez nous, en venant du large et face à une côte bien déchirée. Elle va beaucoup manquer aux visiteurs mais aussi à nous. C’était notre repère de base », précise Matthieu Heilmann, directeur du principal chantier naval du port, le Chantier du Crapaud, du nom d’un autre rocher local.

« Lanildut est un port merveilleux mais c’est vrai un peu dur d’accès, ajoute-t-il. Même pour nous, les gens d’ici, et malgré le GPS, « Le Lieu », c’était notre repère, notre sécurité. Si les phares et Balises se contentent de mettre une perche avec du rouge par-dessus, ça ne va pas le faire ! »

Sur un alignement au 79° en la laissant sur bâbord, la tourelle « Le lieu » permettait l’entrée dans Lanildut. | PILOTE CÔTIER / VOILES ET VOILIERS

« Pourtant la balise n’était pas un fétu de paille mais une structure en béton de plusieurs tonnes et de plus de huit mètres de haut, fixée directement sur la roche », a expliqué de son côté Raymond Mellaza, le maire de ce port goémonier de Bretagne Nord entretenant aussi 440 mouillages pour les bateaux de plaisance, dont 20 pour les visiteurs.

Une structure en béton de plusieurs tonnes et de plus de huit mètres de haut, fixée directement sur la roche

« La balise n’était pas là au hasard mais à cause de la dangerosité du lieu, précise le maire. Les roches sont hautes et affleurantes de la surface de l’eau à mi-marée donc on ne les aperçoit pas. Il y a un accident quasiment tous les ans. »


Restons branché !

Electronique marine : tour d’horizon des nouveautés 2020

Si l’électronique marine et la nouvelle instrumentation semblent avoir fait le tour des évolutions possibles, c’est loin d’être le cas… Le cru 2020 nous apporte son lot de vraies nouveautés souvent innovantes comme le radar à détection rapide, l’accostage facile, les systèmes d’aide à la navigation… Tour d’horizon.

ECHOMAP UHD de Garmin est une nouvelle gamme de combinés GPS dotés d’un écran tactile avec une assistance clavier.

B&G et Simrad : nouveau radar à détection rapide

Nautisme Article
B&G et Simrad proposent le HALO20+ dont la rotation de l’antenne à 60 tr/mn permet de détecter en temps réel des cibles proches (1,5 milles) et lointaines jusqu’à 36 milles.

Pour répondre aux besoins de détections rapides des objets à courtes distances, B&G et Simrad proposent le HALO20+ dont la rotation de l’antenne à 60 tr/mn permet de détecter en temps réel des cibles proches (1,5 milles) et lointaines jusqu’à 36 milles. Le HALO20, également proposé, est une version simplifiée du HALO20+ avec une portée maximum de 24 milles. Ces deux modèles disposent d’une antenne compacte (20 pouces) pour un poids de 5 kg, de la fonction MARPA. Prix HALO20+ 2939 euros, HALO20 2339 euros.

B&G : capteur vent de précision

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Le WS 700 est monté sur un espar qui l’élève de 0,80 m à 1,80 m au-dessus des perturbations du plan de voilure et fournit ainsi des données angle et vitesse du vent d’une grande précision.

Pour répondre aux besoins des bateaux de course et des grands yachts de croisière, B&G a conçu un capteur vent de précision, le WS 700. Ce dernier est monté sur un espar qui l’élève de 0,80 m à 1,80 m au-dessus des perturbations du plan de voilure et fournit ainsi des données angle et vitesse du vent d’une grande précision (+/- 0,5° pour la direction et +/-0,2° pour la vitesse). Pour une plus grande stabilité, la forme de la girouette a été optimisée, en effet, girouette et anémomètre forment un seul bloc moulé. Prix 2448 euros.

Simrad : traceur de carte intuitif

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Ce traceur Cruise est conçu pour une navigation aisée, facilitée par une interface simple et un écran visible en plein soleil.

Ce traceur Cruise est conçu pour une navigation aisée, facilitée par une interface simple et un écran visible en plein soleil. L’interface utilisateur est contrôlé par un clavier et par un sélecteur rotatif pour la navigation dans les menus. Elle fournit les informations essentielles : vitesse, profondeur, position GPS, route, niveau de batterie et informations de température. Les utilisateurs peuvent également choisir parmi une large gamme d’options de cartographie, notamment C-MAP et Navionics, qui comprennent des fonctionnalités avancées telles que Easy Routing de C-MAP. La sonde incluse permet au sondeur CHIRP d’assurer un suivi automatique de la profondeur et ne nécessite pas de réglage précis ou de pré-programmation, par l’utilisateur. Du fait de son étanchéité IPX7, ce traceur peut être installé sur un pneumatique ou une coque ouverte. Il est proposé avec des écrans de 5, 7 et 9 pouces au prix de base de 488 euros, 617 euros et 802 euros.

MAXSEA service : TZ CLOUD

La nouvelle version TZ iBoat, disponible gratuitement sur l’App Store, marque le début d’une nouvelle ère avec le service TZ Cloud. La synchronisation en temps réel entre l’application, le logiciel PC TZ, la NavNet TZtouch2 et la plateforme en ligne est la concrétisation de l’alliance Furuno/Time Zéro. Plus besoin d’exporter les marques, photos, routes et zones, elles sont sauvegardées et sécurisées automatiquement dans TZ Cloud.

Ocean Signal : émetteur/récepteur AIS

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Cet appareil est muni de 99 canaux d’acquisition et de 33 canaux de tracking ce qui lui permet d’assurer que les transmissions AIS contiennent toutes les informations.

Le dernier AIS Ocean Signal proposé par Furuno est un émetteur/récepteur classe B. Cet appareil est muni de 99 canaux d’acquisition et de 33 canaux de tracking ce qui lui permet d’assurer que les transmissions AIS contiennent toutes les informations. Grâce à ses interfaces NMEA (2000 et 0183), à la sortie USB et au le Wi-Fi, ces informations peuvent être partagées avec les instruments de navigation, un PC et une tablette. Prix 767 euros.

ACR : balise de localisation

Le concepteur de cette nouvelle balise personnelle ResQlink 400, proposée par Furuno, a suivi les recommandations du Survivor Club en séparant les boutons de test et d’activation pour faciliter le déclenchement en cas d’urgence. Pour son utilisation, elle ne requière aucun abonnement. Ses principales fonctions sont l’envoi de la position GPS, le positionnement et le guidage radio pour les recherches sur la fréquence 121.5 MHz. De plus, un feu stroboscopique intégré et un feu infrarouge facilitent les sauvetages nocturnes. Prix 390 euros.

Digital Yacht : GPS compatible Galileo

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Le GPS160 est un capteur travaillant sur les systèmes GPS, Galileo et Glonass offrant ainsi une fiabilité et une grande précision de positionnement (1 m).

Le GPS160 est un capteur travaillant sur les systèmes GPS, Galileo et Glonass offrant ainsi une fiabilité et une grande précision de positionnement (1 m). Les données peuvent être réglées pour un affichage plus fluide sur les traceurs de cartes. L’appareil peut être programmé par l’utilisateur pour s’adapter aux appareils auxquels il est interfacé : taux de mise à jour, phase NMEA (0183 et 2000), USB (PC, Mac et Linux), homme à la mer. Des versions SeaTalk & Wi-Fi sont également disponibles. Prix 285 euros.

Raymarine : DockSense, l’accostage facile

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Le DockSense Alert de chez Raymarine est un système dit d’accostage intelligent. Il détecte sans angle mort et affiche en temps réel tous les obstacles autour du bateau.

Le DockSense Alert de chez Raymarine est un système dit d’accostage intelligent. Il est conçu à partir de la technologie FLIR de traitement d’image. Il détecte sans angle mort et affiche en temps réel tous les obstacles autour du bateau sur un écran Raymarine Axiom. Il est conçu pour tout type de bateau et selon son importance, il est constitué d’une à cinq caméras de vision stéréoscopique. Il fournit également des alarmes sonores et visuelles qui permettent d’être alerté en temps réel des effets du vent, du courant et de la poussée de l’hélice.

Oscar : système d’aide à la navigation

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L’intelligence artificielle intégrée dans le système OSCAR repose sur un processus d’auto apprentissage appelé Deep Learning et s’appuie sur un réseau de neurones artificiels s’inspirant du cerveau humain.

OSCAR, importé par Navicom, est le premier système d’aide à la navigation basé sur la vision et l’intelligence artificielle. Il augmente la vigilance et apporte une sécurité accrue de jour comme de nuit. Il détecte les objets flottants qu’ils soient identifiables ou non (OFNI) afin de réduire les risques de collision. Petit, léger et économe en énergie, il s’installe sur tous types de navires de plaisance ou professionnels. L’intelligence artificielle intégrée dans le système OSCAR repose sur un processus d’auto apprentissage appelé Deep Learning et s’appuie sur un réseau de neurones artificiels s’inspirant du cerveau humain. Il est constitué de deux éléments : une unité de vision qui se place en tête de mât et une de calcul à l’intérieur du bateau. L’application OSCAR est disponible sur Google Play et App Store. Elle permet à l’utilisateur de visualiser l’environnement du bateau à partir d’images couleurs et thermiques et propose une fonction OSCAR MAP qui synthétise cet environnement pour permettre d’éviter les collisions.

Furuno : écran multifonction TZT2

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Une page d’accueil avec des graphiques et des icônes personnalisables en fonction des instruments connectés, permet d’accéder rapidement à la ou les fonctions désirées (écran partagé).

Le nouvel écran TZTouch2 a été développé à partir de la NavNet TZtouch. Il dispose en standard d’un sondeur intégré (technologie RezBoost). Cet écran multifonction a été développé pour que son utilisation soit la plus facile possible. Il dispose d’une interface utilisateur graphique optimisée que ce soit pour la pêche, la navigation ou le radar. Une page d’accueil avec des graphiques et des icônes personnalisables en fonction des instruments connectés, permet d’accéder rapidement à la ou les fonctions désirées (écran partagé).

Garmin : série ECHOMAP UHD

ECHOMAP UHD est une nouvelle gamme de combinés GPS dotés d’un écran tactile avec une assistance clavier. Les fonctions principales sont le sondeur à balayage Ultra-Haute Définition de Garmin ainsi que la cartographie BlueChart g3 Vision avec les données Navionics intégrées. Chaque modèle ECHOMAP UHD 7“ et 9“ est compatible avec les sondes Panoptix à vue ultra-détaillée, en temps réel, y compris le Système LiveScope. Grâce à la prise en charge du réseau NMEA 2000, les appareils peuvent être reliés aux autres instrumentations. Ils proposent également des capacités de partage pour permettre aux utilisateurs d’échanger avec d’autres unités ECHOMAP UHD, ECHOMAP Plus ou ECHOMAP Ultra, des données sondeur, des waypoints, des itinéraires et des cartes supplémentaires.

Garmin : montre MARQ Captain

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Pendant que l’heure s’affiche sur l’écran couleur, trois sous cadrans personnalisables indiquent la vitesse du vent en temps réel, la température, la météo ou les informations marée.

La montre MARQ Captain est un modèle dédié au nautisme. Pour les navigateurs et les régatiers, elle est un équipier de choix embarquant les dernières fonctionnalités qui pourront faire toute la différence lors d’une régate, à l’instar de la ligne de départ virtuelle, du temps restant avant le départ et de l’assistance virement de bord. Pendant que l’heure s’affiche sur l’écran couleur, trois sous cadrans personnalisables indiquent la vitesse du vent en temps réel, la température, la météo ou les informations marée sur le port de rattachement, permettant au navigateur de décider de la stratégie à suivre. Prix 1850 euros.

NKE : capteur anémo-girouette

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La perche en aluminium permet de positionner le capteur à 70 cm au-dessus de la tête du mât.

Très réactif et ultra léger, le nouveau capteur aluwind HR délivre des informations toujours plus précises : mieux que le degré en mesure d’angle et de l’ordre de 1% pour la linéarité de mesure de vitesse. Il offre une lecture de l’angle de vent sur 360° et démarre à des vitesses inférieures à 2 nœuds. La perche en aluminium permet de positionner le capteur à 70 cm au-dessus de la tête du mât. La pâle époxy offre une grande légèreté et une excellente résistance aux vibrations. Avec un mouvement d’inertie très faible, ce capteur est l’outil idéal du régatier qui souhaite saisir les variations de la direction du vent en instantané. Il se raccorde au bus TOPLINE par le biais d’un câble Avionic (25 m ou 35 m).

Albert Brel  Figaro Nautisme  7 / 12 / 2019


Nouvelle association de Ports de Plaisance !

Nautisme – vers la création d’une Union Nationale des Ports de Plaisance français

Deux associations régionales représentant 140 ports de plaisance de la côte ouest, ont décidé d’aller plus loin, en se lançant dans une dynamique nationale, au travers de l’Union Nationale des Ports de Plaisance ou UNPP. Une annonce qui met en avant un schisme, entre Méditerranée (FFPP) et Atlantique (UNPP) dans les ports de plaisance français.

Nautisme - vers la création d'une Union Nationale des Ports de Plaisance français

L’Association des Ports de Plaisance de l’Atlantique (APPA) et l’Association des Ports de Plaisance de Bretagne (APPB) tissent des liens étroits depuis de nombreuses années. Fortes de ces partages d’expérience et de leur représentativité, portée par 140 ports de plaisance, leurs conseils d’administration ont décidé hier de s’engager dans une nouvelle dynamique de dimension nationale.

Les deux Associations régionales défendent déjà les intérêts des ports de plaisance au sein de deux instances nationales devenues incontournables :

  • La Confédération du Nautisme et de la Plaisance (CNP) regroupant les représentants des loisirs nautiques, des usagers, des industries nautiques et des ports de plaisance,
  • Le Comité Nautisme et Plaisance, structure interministérielle de travail, co-présidée par le Secrétaire Général à la Mer et le Président de la CNP.

Ces deux associations souhaitent désormais aller plus loin, et appellent les autres organisations régionales à rejoindre ce mouvement.

Leur ambition est « de structurer un lieu d’échanges inter-régions et inter-ports et réunir une
équipe de Délégués généraux de toutes les unions régionales qui désirent travailler de manière
transversale et agile ».

Cette coordination décentralisée doit pouvoir s’appuyer sur les expériences et les savoir-faire régionaux, en limitant les coûts de structure ou de siège et en répondant directement aux attentes de tous les ports de plaisance.

« Nous sommes aujourd’hui écoutés car nous connaissons, grâce aux nombreux échanges créés avec
les élus, gestionnaires et personnels de ports adhérents, les sujets qui les préoccupent. C’est pourquoi
nous estimons qu’il est temps de créer une nouvelle structuration, tournée vers l’avenir de nos ports. Une organisation de dimension nationale, mieux connectée aux réalités du terrain, portant la parole de l’ensemble de nos ports, petits ou grands, à gestion privée ou publique, sur pontons ou corps-morts, avec ou sans escales… » annonce Michaël Quernez, Président de l’APPB.

« Ce regroupement de nos associations s’inscrit dans une logique d’ouverture et de dialogue constructif avec les autres associations régionales avec lesquelles nous partageons les mêmes valeurs et échangeons d’ores et déjà régulièrement autour des mêmes objectifs » complète Bertrand Moquay, Président de l’APPA.

Les deux Présidents entendent, au-delà de valoriser les ports de plaisance comme acteurs du développement économique, poursuivre plusieurs objectifs :

  • Affirmer une position d’interlocuteur des pouvoirs publics,
  • Promouvoir la pratique de la plaisance, favoriser l’innovation et penser le port de demain,
  • S’adapter aux nouveaux usages et aux futures générations afin de pérenniser l’existence des ports dans le paysage littoral et fluvial,
  • S’inscrire dans une démarche de développement durable en maîtrisant le management environnemental des services et infrastructures,
  • Créer du lien, de la cohésion et une continuité des territoires,
  • Faire entendre la voix des unions régionales en proposant un retour concret des activités et problématiques des ports de plaisance,
  • Porter des actions collectives et fédérer tous les acteurs,
  • Travailler dans une logique de promotion d’une filière « nautisme et plaisance » aux côtés des autres acteurs de la Confédération du Nautisme,
  • Assurer une veille et une représentation hors des frontières françaises.

« Nous souhaitons nous exprimer d’une seule voix sur les questions nationales à travers cette nouvelle
Union Nationale des Ports de Plaisance. Ouverte à tous, l’UNPP sera formalisée au 1er trimestre 2020
et prendra sa place comme un acteur majeur des grands débats de la communauté maritime et force
de proposition auprès des instances nationales ».

5 décembre 2019 ActuNautique


Notre Président aux assises.

Emmanuel Macron a pris la parole à l'ouverture des Assises de l'économie de la mer à Montpellier, le 3 décembre 2019.
Emmanuel Macron a pris la parole à l’ouverture des Assises de l’économie de la mer à Montpellier, le 3 décembre 2019. (Crédits : Pauline Compan)
Le Président de la République Emmanuel Macron s’est rendu aux 15e Assises de l’économie de la mer, qui se tiennent les 3 et 4 décembre au Corum de Montpellier. Devant les professionnels de l’économie bleue, il a affirmé de grandes ambitions maritimes pour la France et son soutien à la filière. La ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, et sa consœur Annick Girardin, ministre des Outre-mer, ont assuré le service après-vente des engagements annoncés.

« Le XXe siècle était continental, mais le XXIe siècle sera maritime et la France doit s’assumer comme puissance maritime sur les mers et océans, des espaces cruciaux pour les équilibres mondiaux de demain », martèle Emmanuel Macron devant un public de professionnels de la filière dédiée à la croissance bleue (91 Mds€ de valeur de production et 355 000 emplois).

Pour asseoir ce leadership, le Président de la République veut s’appuyer sur une politique de protection des écosystèmes et sur ses ambitions pour les infrastructures maritimes de demain.

La France, 2e espace maritime mondial grâce à l’outre-mer

Avec 11 millions de km2 d’espaces marins, la France (grâce à ses territoires d’outre-mer) représente le deuxième espace maritime mondial. C’est un atout sur lequel l’exécutif compte capitaliser.

« 24 % des aires marines sont déjà protégées, contre 1 % il y a dix ans, affirme Emmanuel Macron. Je veux monter à 30 % d’ici 2022. Deux tiers des zones coralliennes françaises sont également protégés, mais nous devrons en couvrir la totalité dès 2022. »

« Dans son discours, le Président a vanté une France-monde, qui rayonne sur toutes les mers grâce à ses territoires, renchéri Annick Girardin, ministre des Outre-mer. Ces territoires renferment 80 % de la biodiversité française et ils sont à l’avant-poste des objectifs de développement durable de 2030. C’est pour cela que j’ai signé un nouveau fonds de R&D de 5,5 M€, dédié en grande partie aux projets de développement maritime durable. Les outre-mer peuvent développer un modèle de vie insulaire durable face au changement climatique, que nous pourrons ensuite exporter. »

Affirmer le leadership français dans la protection des océans

Pour mieux maintenir et protéger les écosystèmes, le Président de la République, qui croit « en une voie possible entre écologie et maintien des activités économiques humaines », annonce également le lancement d’un programme de recherche « Océan et climat », piloté par le CNRS et l’Ifremer.

« La préservation durable des océans est un objectif prioritaire des Nations-Unies sur 2021-2030 et la France sera au rendez-vous, assure-t-il. Je souhaite aussi des accords sur la protection des cétacés, la haute mer, mais également sur le partage et le stockage des données récoltées en mer pour imposer des études d’impact. »

« Si la France est une puissance maritime, elle est donc en première ligne sur les problèmes liés au changement climatique, poursuit la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne. L’océan est au cœur des sujets climat et biodiversité, c’est donc un aspect clef de la lutte, comme le souligne d’ailleurs bien le dernier rapport du GIEC. »

L’éolien en mer : 7 projets en développement

L’océan est aussi au cœur d’enjeux énergétiques. Sept projets d’éolien en mer sont en cours de développement et l’État annonce l’attribution de 1 GW de puissance supplémentaire chaque année jusqu’en 2025, soit un à deux projets éoliens. Le premier parc offshore, lancé près de Saint-Nazaire, devrait d’ailleurs entrer en service en 2022.

« Avec 20 000 km de côtes, nous avons un énorme potentiel et beaucoup d’ambitions pour la filière, c’est la fin de plusieurs années d’embourbements administratifs », assure Emmanuel Macron.

Défense : être présent sur les aires maritimes

« Pour tirer profit des promesses de l’économie maritime, nous devons être physiquement présents en mer, c’est là que se jouent les échanges mondiaux et les enjeux géopolitiques de demain », poursuit le président de la République.

Une ambition qui se retrouve dans l’annonce d’une nouvelle commande pour moderniser les capacités navales des armées : six nouveaux patrouilleurs destinés aux Outre-mer.

« La France se dote ainsi d’une capacité inégalée pour assurer son rôle de puissance maritime d’équilibre », conclut-il.


On compte sur nous…..!

La Rochelle : une webcam pour compter les bateaux dans le chenal

La Rochelle : une webcam pour compter les bateaux dans le chenal
Survol de la pointe de Gatseau, au sud d’Oléron, pour un comptage d’embarcations, en août

Michel Bernard / La Rochelle université / Agence française pour la biodiversité

La caméra est testée pour le comptage par l’université de La Rochelle, en partenariat avec le Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des pertuis.

Depuis octobre, sur la toiture d’un bâtiment du port de plaisance de La Rochelle, une webcam enregistre les mouvements des bateaux naviguant dans le chenal d’accès. Quoi de plus commun aujourd’hui direz-vous, qu’une caméra braquée sur un décor pour en restituer les pulsations en temps réel sur Internet ? Les plus beaux panoramas se révèlent sur la toile, les tempêtes s’y déchaînent, les niveaux d’enneigement s’y confirment…

Rien de tel aux Minimes. La webcam à la vocation scientifique de répondre à l’objectif que le Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des pertuis et l’université de La Rochelle poursuivent. Depuis trois ans, le partenariat noué entre les deux institutions publiques vise à préciser les pratiques de loisirs nautiques. On parle de comptages, de cartes, d’identification, de caractérisation d’une réalité à l’expression particulièrement dense en Charente-Maritime, du travail de fourmi des informaticiens du laboratoire L3I et des géographes du laboratoire littoral, environnement et sociétés. Les uns et les autres recherchent actuellement le bon outil et la bonne méthode pour dénombrer. Mieux connaître le littoral et les pertuis, les pratiques qui s’y développent, pour mieux protéger aussi ces espaces fragiles. Des survols aériens ont aussi été opérés, notamment au-dessus des secteurs de mouillage de bateaux dans l’île d’Oléron.

Sud-Ouest Ph.Baroux


Rappel ! ! !… C’est presque l’hiver ……. Prudence ! ! !

Charente-Maritime : un plaisancier en détresse hélitreuillé au large de Cordouan

Charente-Maritime : un plaisancier en détresse hélitreuillé au large de Cordouan
Un plongeur est descendu sur le voilier pour mener à bien l’opération d’hélitreuillage du plaisancier.

L’hélicoptère de la Sécurité civile est intervenu ce mardi pour secourir un plaisancier de 57 ans dont le voilier a démâté au sud-ouest du phare de Cordouan.

Un plaisancier de 57 ans, en provenance de Bordeaux et faisant route vers les Sables-d’Olonne, a lancé un appel de détresse ce mardi, vers 8h30, au sud-ouest du phare de Cordouan. Face à des déferlantes de 5 mètres, son voilier (11 mètres) a démâté et s’est retourné trois fois. Seul à bord, le plaisancier n’a pas été blessé.

Le Cross Etel, centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage basé dans le Morbihan, a dépêché sur zone l’hélicoptère Dragon 17 de la Sécurité civile basée à La Rochelle ainsi que la vedette de la SNSM (société nationale de sauvetage en mer) du Verdon-sur-Mer (Gironde).

A 9 heures, Dragon 17 avait le voilier en vue (le propriétaire avait aussi signalé sa position en tirant deux fusées de détresse). Après avoir descendu un plongeur, l’opération d’hélitreuillage a pu démarrer. La vedette de la SNSM était également sur zone

Sud-Ouest Eric Chauveau

 


Ce qui est dit…………est dit.!

Dernière minute – l’Etat décide de brider la filière de déconstruction des bateaux de plaisance

Lors des débats sur le budget 2020 qui avaient lieu hier soir au Sénat, le gouvernement n’a pas tenu les engagements pris dans le cadre du Cimer, le comité interministériel de la mer de 2017, relatifs au financement de la filière de déconstruction des bateaux de plaisance. Conséquence directe : 700 bateaux de moins seront déconstruits en 2020 par rapport au prévisionnel.

Dernière minute - l'Etat décide de brider la filière de déconstruction des bateaux de plaisance

La filière de déconstruction des bateaux de plaisance bénéficie d’un système de financement inédit, prévu par la loi sur la transition énergétique de 2015, reposant de façon équilibrée, sur une éco-contribution prélevée auprès des producteurs et importateurs de bateaux et sur l’affectation d’une partie de la taxe acquittée par les plaisanciers, le droit annuel de francisation et de navigation (DAFN).

Cette répartition originale a été prévue afin de prendre en charge la déconstruction de l’important gisement historique de bateaux, pour lesquels les metteurs sur le marché n’existent plus, compte-tenu de la durée de vie très longue des bateaux.

Lors des débats sur le budget 2020 hier soir au Sénat, le gouvernement n’a pas tenu les engagements pris dans le cadre du comité interministériel de la mer (CIMER) de 2017, pour le financement de la filière de déconstruction des bateaux de plaisance.

Les annonces du Premier ministre lors des assises de l’économie de la mer au Havre en décembre 2017 étaient pourtant claires : « Nous devons rendre effective d’ici un an la responsabilité élargie du producteur. Nous devons le faire, en tenant compte du stock très important de navires en attente de déconstruction. Le Gouvernement sera au rendez-vous pour y affecter les crédits nécessaires, ce que le CIMER de Brest a permis d’acter ».

C’est sur la base de ces engagements que tout le budget et la montée en puissance de l’APER, l’éco-organisme dédié à la déconstruction des bateaux de plaisance avaient été bâtis afin de déconstruire 20 à 25000 bateaux en 5 ans, soit de 4000 à 5000 bateaux par an.

Pourtant hier soir, ce rendez-vous a été manqué. Le gouvernement s’est en effet opposé à un amendement du sénateur Michel Vaspart (Côtes d’Armor) qui visait à affecter 3% du DAFN à la filière de déconstruction pour 2020, 4% pour 2021 et 5% pour 2022, conformément aux engagements pris par le gouvernement lors du CIMER 2017.

« Cette décision a pour conséquence concrète de baisser de 700 le nombre de bateaux déconstruits pour l’année prochaine. Par ailleurs, aucun financement n’est aujourd’hui inscrit pour 2021 et 2022, ce qui met en péril l’équilibre de cette filière unique au monde. Ce désengagement de l’Etat est un très mauvais signal à quelques jours du prochain conseil interministériel de la mer et ce, alors que l’eco organisme APER a enregistré plus 1000 demandes de déconstruction en 4 mois » dénonce-t-on du côté de la FIN, la Fédération des Industries Nautiques.

Le Conseil d’administration de l’APER se réunira en conséquence au salon nautique de Paris début décembre pour étudier l’évolution à donner à la filière dans ce contexte.


Nouvelle escale entre Les Sables et Saint-Gilles .

Port Brétignolles : ce projet de port de plaisance qui fait débat depuis 18 ans en Vendée

Alors que le conflit autour du port de plaisance de Brétignolles-sur-Mer (Vendée) s’amplifie, retour sur les grandes lignes du projet.

Le projet prévoit la création de près de 1000 anneaux
Le projet prévoit la création de près de 1000 anneaux (©Communauté de communes du pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie)

Une zad s’est installée sur la commune de Brétignolles-sur-Mer lundi 7 octobre 2019 pour s’opposer à la construction d’un port de plaisance. En réaction, une pétition a été lancée sur Internet. Une manifestation « #balancetazad » avait été envisagée par les élus de la communauté de communes du Pays-de-Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Sa tenue a finalement été reportée « pour ne pas prendre le risque d’affrontements. »

Ces tensions sont le prolongement des débats qui animent la commune et le littoral de Vendée depuis 18 ans. Rappel des grandes lignes du projet.

Un serpent de mer

Le projet de port de plaisance est le sujet qui crée débats et polémiques dans la commune de Brétignolles-sur-Mer depuis des années.

La pénurie d’anneaux de plaisance, l’accroissement de la population dans le département de la  Vendée et la recherche d’un outil de développement économique sont les motivations les plus souvent abordées par les initiateurs du projet.

Christophe Chabot, maire de Brétignolles-sur-Mer et président de la communauté de communes du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, a rappelé jeudi 10 octobre que l’idée était à l’étude depuis 2001. Elle a pour ambition de contribuer « à une vaste programme qui remettait en cause tous les codes des trente dernières années ». L’idée était notamment de chercher des leviers de croissance économique et d’augmenter la population à l’année sans recourir à une urbanisation galopante.

Le projet de port est né comme une alternative à l’urbanisation.

Retoqué en 2011

Le projet avait fait l’objet d’un avis défavorable de la préfecture de Vendée en 2011.

Pas de quoi faire abandonner l’idée à Christophe Chabot qui a initié un nouveau projet dont la maîtrise d’ouvrage relève cette fois de la compétence de la communauté de communes du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Le projet prévoit 915 anneaux sur le site de la Normandelière.

Feu vert donné en juillet 2019

Christophe Chabot a promis à plusieurs reprises que le projet, estimé à 30 millions d’euros, n’affecterait pas la fiscalité locale et ne s’accompagnerait pas d’un programme immobilier. Les défenseurs du port estiment qu’il permettrait la création d’une centaine d’emplois.

Une nouvelle enquête publique a eu lieu durant l’été 2018. Les porteurs du projet ont, à moult reprises, mis en avant les leçons retenues, notamment en matière environnementale. Lorsque le préfet a donné son feu vert au projet en juillet 2019, Christophe Chabot a de nouveau mis l’accent sur l’aspect écologique du projet et indiqué qu’il irait au-delà des mesures compensatoires. Il évoque un port à « impact environnemental positif ».

Vidéo. La présentation du projet en vidéo par le Pays de Saint-Gilles : 

Les anti-port toujours mobilisés

Pas de quoi convaincre les opposants au port, mobilisés depuis la première heure. Le feu vert donné par le préfet en juillet dernier avait suscité un tollé dans leurs rangs. Ces derniers dénoncent notamment un programme « d’un autre âge », qui entraîne la destruction d’une zone humide de 14 hectares et les atteintes portées à l’estran et à la dune.

Une première manifestation avait été organisée sur le site de la Normandelière au cours du mois d’août.

Naissance d’une Zad et nouvelle manifestation

Une autre manifestation, le 6 octobre 2019, avait attiré 2 500 personnes alors que venait de débuter le chantier de mise en œuvre des mesures compensatoires. C’est le lendemain de cette mobilisation que la Zad de la dune a commencé à s’installer. Celle-ci semble diviser autant la population du littoral que le projet de port

Les opposants au projet, notamment les associations Demain Brétignolles et La Vigie, ont de leur côté déposé plusieurs recours dont l’un contre le plan local d’urbanisme de la commune qui permet la création du port dont la construction proprement dite était espérée par les porteurs de projet au mois de janvier 2020.

L’association La Vigie a annoncé qu’elle déposerait ce 15 octobre une demande en référé afin de suspendre les travaux sur le site.

Lire aussi : VIDEO : Une quinzaine de Zadistes installent un campement à proximité du chantier du port Brétignolles

Les pancartes entourent le campement qui a été installé dans la matinée du 8 octobre.
Les pancartes entourent le campement qui a été installé dans la matinée du 8 octobre. (©Journal des Sables)


C’est fini .

En liquidation judiciaire, le chantier Ocqueteau cesse ses activités

 
Christian Monier au volant de l'Ocqueteau Abaco 650

C’est une triste nouvelle qui tombe en cette mi-novembre ;  le chantier Ocqueteau a été placé en liquidation judiciaire sans maintien d’activité. Une décision du tribunal de commerce de La Rochelle. Ce sont ainsi 38 salariés qui se retrouvent sur le carreau et un coup dur pour Christian Monier et sa femme, qui avaient misé gros lors de la reprise du chantier en 2013.

Les repreneurs éventuels ne se sont pas vraiment bousculés au portillon depuis la mise en redressement judiciaire il y a 2 mois, d’autant que la structure juridique un peu particulière de l’entreprise ne rendait pas la reprise facile.

La fin d’une histoire

Rappelons que la société oléronaise  avait été fondée en 1948 par Guy Ocqueteau,  charpentier de marine de son état. Passé un temps sous le giron de Jeanneau, Ocqueteau avait retrouvé son indépendance en 1996. Le chantier s’est rapidement taillé un nom dans le paysage nautique français avec ses timoniers abordables et populaires. Christian Monier a su moderniser l’image de la marque en rajeunissant les gammes Abaco et Ostrea mais malheureusement cela n’aura pas suffi.

Partenaire indéfectible de nos comparatifs moteurs et de nos essais de bateaux dans le sud de la France, Christian Monier n’aura pas ménagé ses efforts pour faire connaître ses bateaux. Nous lui souhaitons ainsi qu’a l’ensemble des salariés des vents plus favorables pour la suite.