Du nouveau chez Rhea

Le Rhea Trawler 34 arrive à point nommé

Le chantier rochelais sortira pour le Grand Pavois de La Rochelle, ce nouveau trawler de 10 mètres au style toujours classique mais offrant beaucoup de confort pour la croisière au long cours. Un bateau sécurisant et bien pensé décliné en version flybridge ou sedan. Un sérieux concurrent aux trawlers Bénéteau ?

La version fly du Rhea 34 trawler lors de ses premiers essais en mer.

Cette nouveauté est très attendue par les amoureux de la marque. Rhea Marine lancera officiellement au Grand Pavois de la Rochelle, fin septembre, son nouveau Trawler 34, dessiné par Yann Chabaud. Il complète ainsi la gamme du constructeur rochelais qui comprend déjà un 36, 43 et 47 pieds. Pour ce modèle, Rhea a choisi de le fabriquer directement dans ses ateliers de La Rochelle (17).

Une ligne classique reprenant le style Rhea

Reprenant l’ADN de la marque, le nouveau Trawler 34 affiche une ligne élégante, classique mais robuste. Orienté vers la croisière au long cours, ce bateau de 10,40 mètres de longueur hors-tout se veut sécurisant grâce à son tableau arrière fermé, ses larges passavants bien protégés par les hauts pavois et ses nombreuses mains courantes. Le constructeur français a également repris le principe des deux portes latérales de timonerie. Pratique pour les manoeuvres au port ou pour accéder à l’avant du bateau au mouillage. Bien vu également les portes de coupé qui permettent d’embarquer facilement…

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Prévu pour la croisière, le nouveau Rhea dispose de larges passavants et de hauts pavois. Sécurisant !

Une cabine propriétaire à l’avant avec de beaux volumes

A l’intérieur du Rhéa, le style se veut sobre et classique avec beaucoup de boiseries et des tons clairs. La porte vitrée du salon principal ainsi que la vitre de cuisine s’ouvrent complètement pour donner beaucoup d’espace et de convivialité lors des repas. Le Trawler 34 est prévu avec deux cabines dont celle du propriétaire placée à l’avant dans l’étrave tulipée du bateau incluant un lit double. La hauteur sous barrots est bonne, reste juste à prévoir un peu de décoration pour l’embellir. Enfin, une cabine sur tribord est au programme pour les invités. Elle peut s’intégrer à la cabine avant par un système de cloison escamotable.

Comme toujours chez Rhea, le caractère marin et baroudeur de la carène du trawler ne laisse aucun doute. Motorisé par deux moteurs Yanmar de 250 chevaux chacun, le Trawler 34 devrait atteindre les 24 noeuds en pointe, selon le chantier. Une version monomoteur Yanmar est également au catalogue pour 8 noeuds en croisière contre 18 noeuds en pointe. Le premier exemplaire présenté à La Rochelle du Rhea Trawler 34 est un flybrigde avant le lancement, dans son sillage, d’une version Sedan…

Fiche technique   

Longueur hors-tout : 10,40 m

Largeur : 3,98 m

Tirant d’eau : 0,70 m

Poids : 8 000 kg

Réservoir carburant : 2 x 440 l

Réservoir eau : 400 l

Motorisation : 2 x 250 / 1 x 370 ch

Constructeur : Rhéa Marine (17

T Darbois


A vos lignes !

L’Espace Pêche et Grand Pavois Fishing, du nouveau pour 2019

Pour sa 47e édition, le Grand Pavois de La Rochelle annonce des nouveautés du côté de l’Espace Pêche et Grand Pavois Fishing. On vous dit tout.

©Gilles Delacuvellerie

L’Espace Pêche, créé en 2008, est devenu un vrai lieu d’échanges et de découvertes entre les passionnés, les visiteurs, les marques accompagnées de leurs compétiteurs et pro-staffeurs, avec sa scène d’animations, son bassin de démonstration, son village pêche et ses exposants, sa galerie de bateaux de pêche, sa marina sans oublier l’un de ses principaux temps forts : son tournoi de pêche aux leurres au bar en No Kill uniquement réservé aux marques.

Un rendez-vous sur l’eau pour tester les nouveautés et favoriser la pêche No Kill

Depuis 2015, l’Espace Pêche & Grand Pavois Fishing offrent deux temps forts à flot. Le premier est la possibilité de tester les nouveautés bateaux, moteurs et équipements en mer pendant les six jours d’exposition. Rappelons aussi la possibilité de suivre des formations électroniques embarquées et de découvrir les nouveautés matériels (sécurité, électronique, équipements…) in situe avec la présence des plus grandes marques accompagnées de leurs pro-staffs.

Le deuxième est la possibilité offerte aux marques avec leurs pro-staffs de s’inscrire au Grand Pavois Fishing. La volonté ? Permettre aux marques – qu’elles soient de bateaux, de matériels, de moteurs, d’électronique – qui sponsorisent des guides de pêche ou des pro-staffeurs de participer et de s’inscrire à un événement qui réunit la fine fleur des pêcheurs aux leurres en mer. De fait, ce rendez-vous inscrit aujourd’hui dans le calendrier des grands rendez-vous de pêche en mer aux leurres et en No Kill est le moment idéal pour venir échanger sur les techniques employées, les leurres utilisés, la passion de la pêche avec des acteurs que l’on croise essentiellement sur les réseaux sociaux. Un vrai temps fort et de partage pour les passionnés, mais aussi pour les professionnels du nautisme d’échanger sur leur passion, leur vision de demain, la préservation de la ressource, la sécurité en mer…

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© Gilles Delacuvellerie

Première nouveauté 2019 : une base permanente d’essais pour les kayaks en mer

L’Espace Pêche & Grand Pavois Fishing proposera à terre et à flot un nouveau dispositif exclusivement réservé aux kayaks de pêche avec la possibilité d’exposer à terre les différents modèles et équipements spécifiques, la possibilité de présenter ses unités sur le bassin d’animations (avec dispositif sonore et diffusion Facebook) et surtout la possibilité de les essayer directement en mer, via une base à flot présente au cœur de la marina Grand Pavois Fishing. L’idée : proposer aux marques et aux visiteurs de découvrir l’offre aujourd’hui étendue de kayaks de pêche, les équipements disponibles (sécurité, accessoires, électronique…). Cette base à flot disposera également d’une tente commune où il sera possible de se changer pour les personnes souhaitant tester les kayaks. Rendez-vous à prendre auprès des marques exposantes et essais encadrés par ces dernières.

Deuxième nouveauté : deux jours de compétition au lieu de trois !

Afin de faciliter la venue des meilleurs pro-staffs et de permettre également aux marques d’optimiser les périodes d’échanges à terre, les essais en mer, les démonstrations et les formations en électronique, le Grand Pavois Fishing se déroulera sur deux jours de compétition, soit les samedi 21 et dimanche 22 septembre de 8h30 à 13h00.

Les mercredi, jeudi, vendredi, samedi après-midi, dimanche après-midi et lundi seront consacrés aux essais et permettront de présenter et de tester en situation les bateaux / moteurs / équipements utilisés par les pro-staffs lors de la compétition.

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Excellente idée ! ! !

Île de Ré : le banc du Bûcheron, un plateau de choix pour les plaisanciers

Île de Ré : le banc du Bûcheron, un plateau de choix pour les plaisanciers
Le banc du Bûcheron, seuil du Fier d’Ars, s’étire sur plus de 4 kilomètres.

Ph. B.

Arrêt au banc du Bûcheron, ou comment vivre une aventure « sauvage » avec une glacière bien garnie. Le bout du monde est à dix minutes en mer d’Ars-en-Ré.

Il est aux Rétais ce qu’Arguin évoque aux Arcachonnais. Un incontestable paysage de désir que tous rêvent de conquérir un jour, mais que peu d’élus rejoignent. Même si lors des marées de vives eaux de l’été, lorsque la mer recule au plus bas, le terme de cohue y pêche cependant un sens tout marin.

Car on se bouscule alors sur le banc du Bûcheron que la moindre petite embarcation à fond plat et faible tirant d’eau offre aux navigateurs confirmés, comme aux plaisanciers dont le permis côtier sent encore l’encre fraîche. Des aficionados de l’exotisme à portée d’étrave qui se reconnaissent en le nommant « Bûcheron », en toute sobriété, comme d’autres évoquent « la Patache », si simplement.

Plus de « banc de », ni de « plage de » dans une acception rétaise gourmande de ces raccourcis avec lesquels la tribu s’identifie. Paris en bord de mer, en être, ou pas, un parfum de sorbet de « La Martinière » en bouche. Voilààà quoi !

Sérieusement, être du « Bûcheron », c’est reconnaître un seuil sableux au Fier d’Ars ouvert sur l’immensité du pertuis Breton, face à la côte de Vendée. Le banc en serait la porte. Invisible à pleine mer et lorsque les coefficients de marées sont maigres, il s’ouvre en revanche à l’échouage deux heures avant la basse mer et jusqu’à deux heures après quand s’annonce le cycle des vives eaux – pour les spécialistes, dès que le coefficient de marée dépasse les 70, soit quinze jours ce mois de juillet.

Prononcer « biiitcher »

En arrivant du pertuis, cette langue de sable découvre alors à main droite, dès la présentation des trois premières bouées vertes balisant le chenal d’accès au Fier. En arrivant d’Ars, il n’y a qu’à suivre le chenal vers la sortie. Il bute sur cette blondeur vierge et interminablement étirée. Plus de 4 kilomètres de longueur et 900 mètres de largeur aux plus fortes marées, jusqu’à rejoindre la terre dans la courbure de l’anse du Fourneau. Impossible cependant de le conquérir à pied depuis la côte et jusqu’à son extrémité, un bras de mer le coupe en deux.

Jérémy Berny-Tarente, le parfait guide pour découvrir le pertuis Breton et son banc du Bûcheron
Jérémy Berny-Tarente, le parfait guide pour découvrir le pertuis Breton et son banc du Bûcheron

Crédit photo : Ph. B.

Mais pour en maîtriser l’abordage (le courant du Fier monte vite dans les tours), nombre de plaisanciers optent pour une séance de coaching auprès de Jérôme Berny-Tarente. Il y a deux écoles pour « beacher » (prononcer biiitcher, en rétais première langue) sur le Bûcheron, comprendre s’y échouer. Soit poser l’avant du bateau dans sa portion la plus pentue, hélice toujours en eau libre, prêt à repartir à tout instant ; ou alors se poser sur le haut du banc, coque bien à plat, et laisser tout le temps à la marée de vous remettre à flot. Jérôme, dirigeant de Bateau-école Poitou-Charentes, société flottaise délivrant 400 permis côtiers par an, s’adapte à la demande de chacun. Surtout lorsqu’il s’agit de préparer un client qui louera l’une de ses embarcations, ou de proposer une sortie personnalisée. Le Bûcheron, son père l’y a initié, et il le résume aujourd’hui d’une formule : « Comment veux-tu faire des clients mécontents ici ? »

Le vol du courlis dans le Fier, la bonne heure pour le resto de la Patache, la bonne fenêtre pour rentrer dans le port de Saint-Martin ou se perdre dans celui de Loix, Jérémy sait lire son trait de côte, et son calendrier des marées pour ne pas taper l’hélice sur le fond. Il est au pertuis ce que la haute montagne est au guide. Une assurance sécurité-bonheur.

En famille et entre amis

Le Bûcheron, un banc de sable à goûter en famille, le temps d’un pique-nique
Le Bûcheron, un banc de sable à goûter en famille, le temps d’un pique-nique

Crédit photo : Ph. B.

Et il est vrai que, question inspiration, le « Bûcheron », c’est du grand air. Olivier et sa tribu de vrais aventuriers sont venus de Nantes pour le respirer. Ils ont posé leur voilier, sur leur route des vacances maritimes. « Je voulais que les enfants voient ce qui se passe quand le voilier échoue », raconte l’ancien moniteur de voile UCPA converti ce matin-là en guide de pêche à pieds. Les coques abondent, il suffit de se baisser. À l’autre extrémité du banc, Ambre, « bientôt 5 ans le 30 juillet », en a garni un plein seau. La vedette Rhéa (autre joli symbole rétais) de Gilles et Marie, les grands-parents, a déposé l’intrépide Francilienne, en même temps que la table de pique-nique et les tabourets. Des abonnés de l’institution. Ambre bavarde, Marie écoute et sourit, Gilles pêche, et le temps passe… Marie évoque les 80 ans d’un ami et la centaine d’invités débarqués au Bûcheron pour souffler les bougies. Une tout autre logistique avec prestation de service « à domicile » d’une crêpière.

Toutes les folies sont permises sur le Bûcheron. Jacques, un Couardais propriétaire d’un petit zodiac y a même vu le piano et le concert d’un virtuose accompagné de sa cour toute de blanc vêtue. « Il nous a raconté ce moment pour nous appâter et le suivre », plaisante Claudine, une amie. Ce jour-là, la brise est un peu fraîche, ce n’est pas encore la bousculade du mois d’août. Jacques, Claudine, son époux, Patrick et Éliette, leurs amis stéphanois, tous novices du Bûcheron à une exception près, ont vite pris leurs marques, adoptant le banc dès lors qu’ils y avaient déposé leurs glacières. Une aventure au goût « sauvage ».

Des coques en abondance, et une partie de pêche à pied qui s’impose naturellement
Des coques en abondance, et une partie de pêche à pied qui s’impose naturellement

Crédit photo : Ph. B
Sud-ouest Philippe Baroux

Nouveau départ !

La Golden Globe Race 2022 partira de nouveau des Sables d’Olonne

Après 212 jours en mer, le skipper Français Jean-Luc Van Den Heede a franchi la ligne d’arrivée de la Golden Globe Race le 29 janvier dernier. Un véritable succès à travers le monde pour cette course hommage aux marins aventuriers de 1968, et qui reviendra en 2022.

Jean-Luc Van Den Heede, vainqueur de la Golden Globe Race 2018/19.

Suite au succès de la Golden Globe Race 2018, l’agglomération des Sables d’Olonne a voté à l’unanimité le retour de la course en 2022. L’option a même été posée pour 2026 et 2030 ! Le départ de la prochaine GGR aura donc lieu de 4 septembre 2022 aux Sables d’Olonne en Vendée. « Nous sommes vraiment enthousiastes à propos de cette relation durable. Le soutien apporté par l’agglomération des Sables d’Olonne lors de la course 2018/19 a été solide, professionnel et fondé sur la confiance, les bases idéales pour un engagement à long terme. » a déclaré Don McIntyre, fondateur de l’Australian Race et responsable de l’organisation de la Golden Globe Race.

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Le parcours de la prochaine GGR, toujours au départ des Sables d’Olonne.

Cette course rétro célébrant l’esprit pionnier de marins de légende tels que Sir Robin Knox-Johnston et Bernard Moitessier, s’intègre parfaitement au milieu du cycle de quatre ans du Vendée Globe, donnant au public des Sables et de Vendée, une incroyable course autour du monde, tous les deux ans. Et par rapport à 2018, le Village de la course sera encore plus grand, avec plus de divertissements pour le grand public. Le dispositif de communication sera également amélioré : « Les Français possèdent un grand sens de l’aventure, et ce grâce à des évènements tels que la Golden Globe et le Vendée Globe. Les médias sociaux diffusent cette passion comme une traînée de poudre, inspirant des millions d’autres personnes dans le monde à les suivre » ajoute Don McIntyre.

L’avis de course officiel sera publié le 4 septembre 2019, soit trois ans avant le départ. Des modifications aux règles établies vont être apportées : les participants auront désormais le droit de recevoir les cartes météorologiques directement à bord. Les entrées de la Classe Suhaili passe de 20 à 23 et de 10 à 7 pour la Classe Joshua.

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Toujours R M

Charente-Maritime : Fora Marine revient 
sur les écrans radars

Charente-Maritime : Fora Marine revient 
sur les écrans radars
Olivier Gainon est le nouveau PDG du chantier naval depuis un an.

ROMUALD AUGÉ

Le fabricant des voiliers RM aurait pu disparaître corps et biens. Après une grosse crise de management, Olivier Gainon a repris la barre. Il avance dans la réalisation de son projet.

« Il n’y aurait pas eu le carnet de commandes, la boîte serait morte depuis longtemps. » Olivier Gainon est depuis un an le nouveau PDG du chantier nautique Fora Marine, à Périgny. Ses paroles tranchées résument les deux années que vient de traverser le fabricant des célèbres voiliers RM. L’entreprise et ses 49 salariés sont-ils pour autant sortis de la tempête ? Il ne l’affirme pas. Mais il accepte d’informer sur l’état des lieux et la stratégie posée pour le sauvetage qui laisse imaginer que la confiance revient.

Évitant les précisions chiffrées, le dirigeant lâche cependant quelques indices qui disent d’où vient Fora Marine et où semble se diriger la PME. Après les résultats « très mauvais de 2017 » et « beaucoup moins négatifs de 2018 », le chantier naval pourrait retrouver, en 2019, « son point d’équilibre ». Qui aurait misé sur la chute libre du fleuron à la barre duquel Matin Lepoutre avait gagné de jolies parts de marché, de la PME à grande vitalité qui était parvenue à traverser la crise sans s’y abîmer ?

Car Fora Marine est bel et bien sortie des écrans radars après son rachat par Stéphane Sennac et un « pool » de plus petits actionnaires, au printemps 2017. « Une accumulation de facteurs » (lire par ailleurs), explique Olivier Gainon qui de second actionnaire détenteur de 15 % des parts sociales au moment du rachat s’est retrouvé majoritaire à 70 % l’an dernier.

L’acquéreur de Fora Marine, Stéphane Sennac, lui a alors transmis les clés en février 2018 avant de quitter discrètement l’entreprise, moralement atteint.

Les anciens du Medef

À cette époque, Olivier Gainon est encore pour quelques mois le directeur de cabinet du patron des patrons, Pierre Gattaz, le président du Medef, dont la fin de mandat est proche. Olivier Gainon se questionne : « Arrêter et vendre ce qui reste de Fora Marine ou essayer de poursuivre ? » Il poursuit. « J’aime bien les gens ici, l’entreprise est intéressante et cela vaut la peine d’y passer du temps. » Il y a de la sincérité dans la déclaration, mais on ne peut éluder la réflexion sur l’impact retentissant qu’aurait eu l’annonce du naufrage d’une entreprise partiellement détenue par Pierre Gattaz (toujours actionnaire minoritaire aujourd’hui) et son ancien directeur de cabinet…

Toujours est-il qu’Olivier Gainon reste dans l’affaire et se retrousse les manches. Il reprend patiemment ce que son furtif prédécesseur a détricoté. Cela commence par le recrutement d’un chef de production après deux occupants du poste testés en deux ans suivi de celui d’une nouvelle responsable Relations humaines, la précédente n’était pas parvenue à travailler en confiance avec Stéphane Sennac. Autre choix : six mois durant l’an dernier, un outil informatique de modélisation du plan de production a aussi été testé. « Il nous permet de mieux évaluer l’impact des plus grosses unités sur notre plan de production », résume le dirigeant dont les propos renvoient aux retards qui ont été préjudiciables durant l’exercice 2017. « Volontairement en 2018, pour recaler nos fonctionnements, nous avons abaissé la production de 45 à 38 unités », ajoute-t-il en précisant que des défaillances sur la qualité des bateaux produits étaient pointées.

Le changement, c’est maintenant ? « On essaie d’être transparent, participatif, d’intégrer les gars. » Car l’hémorragie a aussi touché l’atelier, à une période où les voisins du nautisme recrutaient à tours de bras. L’équipe est devenue l’investissement prioritaire, avec la mise en place de « référents dans la plupart des métiers, pour remonter sur la qualité ». Le magasin de pièces détachées n’est plus non plus un « open bar » où l’on se sert avant de remettre en vente sur le site Internet Le Bon coin.

Un modèle pour l’export

Ces bases reconsolidées, le pari a été tenté de reprendre un projet de nouveau modèle lancé par Stéphane Sennac et qui avait été mis en sommeil au creux de la vague. Ainsi naissait, il y a un mois, le RM 1 180 « qui doit illustrer notre positionnement vers le bateau “premium” ». Un navire voulu bien fini pour se lancer sur les marchés européens de l’export où Fora Marine reste un nain. Des lignes plus agressives, un choix radical dans l’ameublement, mais toujours le souci de la finition. « Pour aller à l’export, il fallait être sûr du “process” de fabrication, pour ne pas devoir envoyer le service après-vente finir le bateau à l’autre bout de l’Europe. »

Le modèle affirme aussi des choix de personnalisation possibles en lien avec des fabricants français, pour ses habillages intérieurs notamment. Olivier Gainon veut croire au “premium” « made in France » pour relancer l’entreprise. Dix-sept unités ont déjà été vendues sur plans, mais laissons du temps à son projet d’entreprise avant d’affirmer qu’il est viable.

Le millefeuille des problèmes

« Nous sommes arrivés avec une logique de rachat d’une entreprise en croissance. La réalité n’était pas celle-là. Fora Marine était bien en croissance, la marque est super et les bateaux sont bien. Mais l’entreprise rencontre des difficultés liées à sa croissance. Elle est à un palier. Un nouveau directeur de production a été recruté un an avant. Mais il se heurte à une production simple à comprendre, mais difficile à gérer. En décembre 2016, il y a aussi eu le déménagement de l’entreprise. Il a perturbé la production et alourdi les charges. Et puis arrive le nouveau modèle, le 1 370, le plus gros bateau de la gamme. Mis en production, il engorge le “process”, bloque la chaîne. Au final, le planning explose et nous sommes incapables d’honorer, en temps et en heure, certaines livraisons. Pour tenter d’honorer les délais, on recrute des intérimaires, mais on perd sur la qualité. C’est aussi l’époque où le responsable du service après-vente part à la retraite », explique Olivier Gainon.

S-O   Philippe Baroux



Prudence météo

Orages en mer : mieux les comprendre pour les affronter

A l’approche de l’été, les situations orageuses se multiplient sur nos littoraux, même si la mer n’est pas la zone la plus exposée à ces phénomènes météorologiques violents. L’orage est un événement potentiellement dangereux, qu’il convient de comprendre afin de mieux se préparer à l’affronter. Explications à l’usage du plaisancier.

S’il est rapide de plier sa serviette de plage lorsque le tonnerre se met à gronder, la situation devient plus inquiétante lorsqu’on se fait surprendre à quelques encablures de la côte. Rappelons tout d’abord que les orages préfèrent éclater dans l’intérieur des terres : les côtes dominées par un arrière-pays montagneux sont plus menacées (Riviera niçoise, golfe de Gênes, côte Cantabrique…). Mais elles ne sont pas les seules à être vulnérables : en Europe il existe des zones réputées pour leurs gros orages, comme le Golfe de Gascogne, la Mer Tyrrhénienne et la Corse par exemple. Sur nos côtes françaises, on se méfiera donc du Pays Basque, de la Côte d’Azur et de la Corse. En moyenne, on note 38 jours d’orages par an à Ajaccio, 33 à Nice et Biarritz, 18 au Cap Ferret, 14 à Sète, 10 à Boulogne sur Mer et 5 au Cap de la Hague comme à l’Ile d’Ouessant.

Que faire ?

Les orages survenant de nuit sont souvent les plus dangereux pour les navigateurs, car il est difficile d’estimer une manœuvre de repli. Généralement, la zone où crépitent les éclairs vous indique le cœur du foyer orageux et sa progression, mais parfois, cela flashe de partout. Vous pouvez estimer la distance de l’orage en comptant le temps entre la vision de l’éclair et le bruit du coup de tonnerre, sachant qu’une seconde équivaut à 300 mètres (5 secondes = 1 mille). Si vous n’avez plus le choix, laissez passer l’orage en prenant les précautions d’usage : se munir de son gilet ou harnais de sauvetage, affaler la grand voile et garder un minimum de toile sur le génois pour conserver un peu de vitesse, et rester éloigné des parties métalliques du bateau. Éteignez aussi votre matériel électronique de bord. Quant à l’équipage resté à l’intérieur, il doit s’asseoir sur les fonds, la cabine constitue une bonne protection. Si vous avez une coque bois ou en matière synthétique, vous pouvez fixer une chaîne au pied de mât ou au haubanage, l’autre extrémité plongeant dans l’eau, cela jouera le rôle d’un paratonnerre.

Autre danger de l’orage, les rafales de vent. Ce n’est pas systématique, certains orages apportant une pluie torrentielle et des éclairs dantesques sans un souffle d’air (notamment dans les zones tropicales). Mais souvent, juste à l’avant de l’orage, la masse d’air poussée par le front génère une ligne de grain, c’est-à-dire un « front de rafales » qui peut brusquement atteindre 40 à 50 nœuds, levant une mer courte et hachée. On se croit alors en pleine tempête, mais cette « baston » ne dure généralement pas plus de 20 à 30 minutes, c’est alors la pluie qui viendra mettre fin à votre calvaire. Ces phénomènes sont également très redoutés sur les grands lacs, en particulier le Léman, qu’il ne faut pas sous-estimer.

(Figaronautisme )


Ca s’est passé à St-Denis-d’Oléron

La plaisance charentaise- maritime réunie au port

L’UNAN-CM (Union nationale des associations de navigateurs de Charente-Maritime), qui fédère 26 associations issues de 21 ports de plaisance de Charente-Maritime, a tenu son conseil d’administration le 28 juin. Elle représente les plaisanciers auprès des partenaires institutionnels départementaux comme le Conseil départemental et le Parc naturel marin Estuaire-Gironde et Pertuis Charentais. Elle participe notamment aux différentes Commissions nautiques locales organisées par la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer), le Comité départemental de la pêche de loisir ou le conseil maritime de la façade Sud-Atlantique.

Projets et groupes de travail

Il ressort de la rencontre que ses préoccupations actuelles portent sur le « devenir inquiétant de la pêche de loisir qui concerne plusieurs millions de pratiquants et la population du littoral français », mais aussi la liberté de navigation et de mouillage notamment dans les zones remarquables. Au programme également : la gestion des ports de plaisance, la fiscalité de plus en plus lourde et la réglementation française en matière de sécurité. Le président de la FNPAM (Fédération nationale des associations de plaisanciers de l’Atlantique et de Méditerranée), Alain Garcia, a fait le point sur les sujets et groupes de travail nationaux. La plaisance a connu, en France, quarante ans d’engouement qui ont permis de développer une industrie nautique de premier ordre. Le secteur exporte dans le monde entier. Les ports de plaisance représentent une attractivité touristique importante.

Cependant, la France piétine depuis quelques années et se voit concurrencée en matière de plaisance par l’Espagne, l’Italie, les pays nordiques ou encore l’Irlande pour la pêche. « Ces pays rattrapent leur retard en équipements portuaires grâce à de beaux bassins de navigation et moins de contraintes », a résumé Alain Garcia.

La présence de très nombreux plaisanciers dans la salle témoignait de leur grande mobilisation sur ces sujets.

Sud-Ouest  Corine Pelletier


Comme autrefois !

Ocean Globe Race 2023 : le retour de la Whitbread !

L’esprit de course autour du monde de la Whitbread revient suite à l’annonce de l’Ocean Globe Race 2023, une course à l’ancienne qui partira d’Europe le 10 septembre 2023 et qui célèbrera les 50 ans de la Whitbread, évènement majeur dans l’aventure de la navigation à la voile.

Un Swan 48 typique conçu par Frers ferait une entrée appropriée dans la course Ocean Globe. ©59-North.com

Alors que le nautisme est dominé aujourd’hui par des navigateurs professionnels, des bateaux à foils et des budgets impressionnants, cette course à l’ancienne remet au goût du jour les courses d’antan, celles des navigateurs ordinaires et des propriétaires avides d’aventure dans les traces de Tabarly, Blake, van Rietschoten, Blyth, Knox-Johnston et bien sûr du Mexicain Ramon Carlin, vainqueur en 1973, avec son Swan 65 Sayula II, de la première Whitbread, un défi mondial très populaire.

Après la Golden Globe Race…

Créée et organisée par l’Australien Don McIntyre sur le modèle de la Golden Globe Race 2018 qui a remporté un grand succès, l’Ocean Globe Race (OGR) de 2023 empruntera le même itinéraire autour du monde que celui des Clippers, tout comme la Whitbread en 1973. La course suit la route des 4 étapes classiques d’Europe en Afrique et vers l’Australasie, puis retour par un port d’Amérique du Sud : 27 000 milles nautiques en sept mois en passant sous les trois grands Caps avec le Cap Horn en prime pour la plupart des navigateurs.

Le parcours final sera publié à la fin de 2020, avec l’avis de course final. Des villes du Royaume-Uni, d’Europe, d’Afrique du Sud, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, d’Argentine, d’Uruguay et du Brésil sont invitées à soumissionner pour accueillir les escales.

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Promenade en traîneau dans l’océan Austral à bord du yacht Flyer, gagnant de 1981/2, de Conny van Rietschoten.© Julian Fuller / PPL

Une navigation à l’ancienne

Tout aussi “rétro” que la GGR 2018, ce nouveau défi est très attendu, avec des bateaux aussi fiables que ceux de la première Whitbread et avec une technologie limitée à celle qui existait du temps des pionniers en 1973. Cela signifie pas d’objets high tech, d’ordinateurs, de système satellite (téléphones et GPS inclus) ni de téléphones mobiles. Navigation limitée aux tracés du sextant sur des cartes imprimées, communications par radios SSB et VHF et musique sur magnéto-cassettes.

Des bateaux construits avant 1988

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Mexican Swan de Ramon Carlin 65 Sayula II, lauréat de la première course de Whitbread en 1973.© PPL Meda

Les bateaux avec matériaux contenant des fibres de verre doivent être “agréés” . Ils doivent être construits avant 1988, de longueur hors-tout de 47 pieds (14.32m) à 66 pieds (20.11m), partagés en deux Classes : ADVENTURE (47′-56′ : 14,32-17,06m) & SAYULA (56′-66′ :17,07-20.11m). S’y ajoutent les participations initiales des trois premières éditions de la Whitbread (1973/4, 1977/8 and 1981/2) avec les bateaux d’entraînement ‘Class surveyed’ qui mesurent jusqu’à 68′ (20,73m), soit une troisième Classe FLYER.

Les bateaux Nautor Swan dont les caractéristiques d’âge et de longueur correspondent sont autorisés, et les modèles similaires qui ont fait leurs preuves seront étudiés sur inscription. La flotte est limitée à 30 bateaux et la Course sera soumise au Règlement International de Prévention des Collisions et Abordages en mer.

Le concept de course

Le fondateur de la Course Don McIntyre remarque : “Pour la première fois en 30 ans, des marins ordinaires et des propriétaires de bateaux auront la possibilité de vivre une Course autour du monde avec un budget raisonnable, une sécurité et un plaisir assurés. Pas besoin d’être un grand sportif ni d’avoir une grosse équipe derrière. Et pour les budgets, le prix d’une campagne ne coûtera pas plus qu’un demi-foil sur un IMOCA 60”.

Les meilleurs pratiques de sauvetage et les dispositifs de sécurité reconnus par les agences maritimes du monde entier ont été adoptés pour la Course et il y a des standards minimum requis pour les membres d’équipage et leur nombre dans chaque Classe. Chaque équipage doit compter au moins une femme et un jeune âgé de moins de 24 ans au départ de la Course.

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Don McIntyre, fondateur de l’Ocean Globe Race.

McIntyre continue en précisant que l’expérience de la Golden Globe Race en 2018 a montré un grand intérêt pour l’aventure authentique d’un tour du monde à la voile et a été un superbe tremplin pour le lancement de l’Ocean Globe Race. “La GGR a eu un grand succès pour les concurrents et a attiré une foule de fans passionnés dans le monde entier. La Course a atteint nos espérances avec pourtant un budget très limité. Nous avons appris beaucoup sur ce qui marche et pourquoi, et avons désormais en main une formule qui fait la différence avec bien d’autres événements.

L’ Ocean Globe Race 2023 se déroulera sous le patronage du Royal Nomuka Yacht Club au Royaume de Tonga et est garantie par McIntyre Adventure Ltd.

Par Figaronautisme.com

 


Quel essor ?

Fountaine-Pajot annonce une croissance de 27% de son activité catamarans sur le 1er semestre

Le chantier Fountaine-Pajot, numéro deux mondial du marché des multicoques et numéro deux mondial du marché de la voile, affiche en outre une croissance de 81.4% sur cette même période (allant du 1er septembre 2018 au 28 février 2019), du fait de l’intégration de Dufour Yachts intervenue le 1er mai 208.

Fountaine-Pajot annonce une croissance de 27% de son activité catamarans sur le 1er semestre
Fountaine-Pajot annonce une croissance de 27% de son activité catamarans sur le 1er semestre

Le constructeur rochelais a construit cette croissance sur le succès de sa politique de lancement de nouveautés, qui comprend cette année des modèles tels que les catamarans FP Astréa 42, FP Alégria 67 et FP MY40, et les monocoques Dufour 390 et  Dufour 430. 

La croissance sur l’exercice 2018/2019 permet de dégager un excédent brut d’exploitation de 8,2 millions d’euros. Le résultat d’exploitation s’élève à 2,8 millions d’euros (-81.7%), marqué par une bonne saison 2018. Le résultat net (part du groupe) s’établit à 1,7 millions d’euros (-83.2%).

Ce premier semestre a été marqué par la poursuite du second volet du plan Ocean 40 au sein de Fountaine-Pajot et du plan d’amélioration interne Nova pour Dufour Yachts.

Le groupe affiche au 28 février 2019 un cash-flow d’exploitation positif à 5,7 millions d’euros, et une variation du besoin en fonds de roulement favorable à 11,2 millions d’euros.

Les investissements du premier semestre 2018-2019 de 6 millions d’euros, ont initialement porté sur les travaux de construction d’une nouvelle usine de 6200 m², entièrement dédiée à des fabrications numériques et qui sera mise en service ce mois-ci, et sur le développement de nouveaux modèles, un nouveau voilier de 45 pieds, un nouveau Motor Yacht de 40 pieds, ainsi qu’une plus grande unité.

15% de croissance sur l’année

Fountaine-Pajot anticipe une nouvelle année de croissance des ventes de 15 % sur l’exercice en cours (clôture le 31 août 2019).

Le constructeur a également annoncé poursuivre l’amélioration de son process et de son plan de recrutement (100 nouveaux recrutements sur l’exercice en cours).

Fountaine-Pajot annonce une croissance de 27% de son activité catamarans sur le 1er semestre