Quel bel exemple!……

Compagnie des Ports du Morbihan : une nouvelle façon de penser la plaisance

La Compagnie des ports du Morbihan est aujourd’hui le premier opérateur de ports de plaisance en France, avec 16 marinas sur le littoral du département. Elle est un outil structurant pour le département du Morbihan.

 

L’Île aux Moines / © Frédéric Hédelin

L’effet réseau développé dans les ports de la compagnie et dans ceux du réseau passeport escales donne une offre diversifiée aux plaisanciers et constitue un modèle économique nécessaire aux ports. A l’heure du tout numérique et des nouvelles formes de collaboration, La Compagnie des Ports du Morbihan et le réseau Passeport Escales sont également des acteurs importants de cette démarche.

« Le nautisme est enraciné dans la vie de nos territoires. Il est créateur de richesse et d’emplois, bien au-delà des retombées directes de ses propres activités. » Yves Lyon-Caen, Président de la Fédération des Industries Nautiques.

Une stratégie de coopération

Tournée vers l’avenir, La Compagnie des Ports du Morbihan est l’appui des collectivités locales concernant la réalisation de projets d’aménagement touristiques : équipements portuaires, locaux d’accueil, parkings… Aujourd’hui, les ports ne sont pas un simple lieu d’accueil pour les bateaux. Ils font partie du patrimoine économique et touristique du territoire. En développant les coopérations (professions, associations, collectivités, clubs, etc…) et en organisant de nombreux rendez-vous évènementiels, les ports sont devenus des lieux attractifs, porteurs d’image et de développement économique pour les communes. La Compagnie des Ports du Morbihan est au coeur d’un véritable maillage professionnel et touristique. De plus, de nombreux événements sportifs, conviviaux et économiques sont organisés chaque année. Ils sont devenus des manifestations majeures attendues : Semaine du Golfe du Morbihan, SPI Ouest France Destination Morbihan à La Trinité-sur-Mer, Mille Sabords au Crouesty…

60 millions d’euros d’investissement entre 2018 et 2021

La Compagnie des Ports du Morbihan investit et développe continuellement ses services techniques au service des plaisanciers : ports à terre, infrastructures portuaires, aménagement des locaux, facilitation des accès, développement des outils numériques de fonctionnement et de communication… En 2018, des projets d’investissement sont en cours de réalisation pour tous les ports gérés par la Compagnie pour un total de plus de 20 millions d’euros. De nombreuses études préalables préparent les investissements de demain pour réaliser des projets « sur mesure » avec les collectivités et les élus. Dans ce cadre, une restructuration complète des espaces à flot et à terre du port de la Trinité-sur-Mer est prévue et des travaux doivent être réalisés de 2019 à 2023 pour reconfigurer entièrement l’interface ville/port, les commerces, les lieux de stationnement, les bâtiments d’accueil et les terre-pleins techniques. Le réaménagement global de Port-Haliguen Quiberon, plus important chantier portuaire en France, a débuté à l’automne 2017 et s’est poursuivi en 2018 avec la réalisation d’épis déflecteurs, la création d’un bassin à flot et le début des dragages. La rénovation des équipements à flot de la darse de Castero (800 places) sera réalisée au printemps 2019.

Le réaménagement global de Port-Haliguen Quiberon a débuté à l’automne 2017 et s’est poursuivi en 2018 avec la réalisation d’épis déflecteurs, la création d’un bassin à flot… / © Frédéric Hédelin

En 2018, 1,1 M€ ont été affectés à la poursuite de l’aménagement des abords de la capitainerie au Port du Crouesty (2e tranche de travaux), 650 000 euros à la réalisation de la passerelle reliant les rives de Béganne et de Péaule au port de Folleux. Plus de 900 000 euros ont permis de réparer le môle à Port Navalo Arzon, au Port d’Hoëdic 15 000 m3 de sable ont été transférés pour faciliter la navigation dans cette magnifique zone (0,5 M€). D’autres investissements ont aussi été consacrés à d’importants travaux pour améliorer la qualité de tous les ports, notamment à Vannes (renouvellement de pontons), Houat (réparations de la cale et du môle)… Ces investissements portuaires et touristiques contribuent à mettre en valeur le patrimoine et les abords des ports.

D’autres investissements ont aussi été consacrés à d’importants travaux pour améliorer la qualité de tous les ports, notamment à Vannes (renouvellement de pontons). / © Frédéric Hédelin

Un outil numérique au service des plaisanciers : vers le nautisme 3.0

Tous les ports doivent adapter leurs équipements et leurs services aux attentes évolutives des clients, ceux d’aujourd’hui mais aussi de demain. Dans ce but, La Compagnie des Ports du Morbihan investit en matériel et mobilise ses ressources humaines pour répondre à ces attentes (optimisation du réseau Wifi dans les ports et fourniture d’un code personnalisé afin de permettre aux plaisanciers en escale de se connecter à internet, mise en place d’écrans avec affichage numérique qui permettent à tous de prendre connaissance des prévisions météorologiques, mais aussi d’informations maritimes, touristiques ou générales et des services proposés par les ports (prêt ou location de vélos, mise à disposition de chariots d’armement…).

Pour initier ces nouveaux projets, La Compagnie des Ports du Morbihan a, depuis 2015, créé un nouveau service LA CARTE PLAISANCE MORBIHAN. Cette carte, gratuite et accessible à tous, améliore l’accueil des plaisanciers en simplifiant leur vie au port (accès installations sanitaires, parkings, code Wifi personnalisé), récompense leur fidélité (cumul de « NAUTICS » donnant des possibilités de nuitées d’escale offertes) et propose des avantages financiers (réductions sur des produits des boutiques des ports ou de nos partenaires).

Passeport écluse

À ce jour, plus de 6 800 personnes, dont 2 700 clients extérieurs aux ports de la La Compagnie des Ports du Morbihan, bénéficient de cet accueil personnalisé et apprécient la qualité des prestations ainsi proposées. Cette carte s’enrichit en permanence puisque de nouvelles fonctionnalités peuvent être ajoutées. Elle permettra ainsi de proposer des objets connectés tels que des bornes fournissant eau et/ou électricité, des espaces de stockage gérés directement par leurs utilisateurs, des possibilités de réservation pour faciliter la plaisance, un mode de gestion adapté aux nouvelles attentes et pratiques.


Recyclage .

Vidéo. Nautisme : une filière écoresponsable pour recycler son vieux bateau


Vidéo. Nautisme : une filière écoresponsable pour recycler son vieux bateau
Guillaume Arnauld des Lions, pilote du dispositif pour l’Aper, et le créateur Raphaël Denis, devant la coque du trimaran « La Trinitaine » recyclée en mobilier de salon

C’est l’un des sujets majeurs du salon nautique de Paris, qui se tient jusqu’au 16 décembre. Au printemps, un réseau de déconstructeurs sera opérationnel.

Une lampe, une table, et un fauteuil de salon. C’est tout ce qu’il reste du trimaran La Trinitaine, vedette du circuit des multicoques à la fin des années 90. Courbes douce, lignes contemporaines, assise confortable, ce sont des meubles que l’on apprécie au premier regard, avant de comprendre qu’ils ont été créés dans les panneaux de sandwich mousse-carbone du grand voilier.

Ils sont signés Christophe Requier, alias Raphaël Denis. Installé à la Martinique, l’artiste débutait son parcours dans la construction des bateaux. Il s’intéresse aujourd’hui à leur fin de vie. La production est confidentielle, mais sa présentation au Nautic de Paris cette semaine, agencée en salon sur le stand de l’association pour une plaisance écoresponsable (Aper) attire l’attention sur la déconstruction des bateaux, sujet majeur de l’actualité nautique en 2019.

Rendez-vous au printemps

« Au deuxième trimestre, une filière opérationnelle et globale de déconstruction sera mise en place », annonce Guillaume Arnauld des Lions, le délégué général de l’Aper. L’enjeu : proposer une solution clé en main au plaisancier pour accrocher le cap du recyclage de son vieux bateau.Demain sera ainsi lancé l’appel d’offres pour installer un réseau côtier de déconstructeurs étiré sur l’ensemble du territoire et rayonnant à l’échelle de chaque département littoral. 25 à 30 spécialistes des déchets (trois ou quatre en Nouvelle-Aquitaine) qui se rapprocheront de tout plaisancier ayant au préalable rempli un formulaire de demande de déconstruction (1). Afin que celui-ci trouve une solution à moins de 150 kilomètres de son domicile.

Mais avant même que ce réseau éclose sur le terrain, dès le 1er janvier prochain, la responsabilité élargie du producteur sera activée. Elle consiste en l’obligation pour tout metteur en marché d’apporter la preuve qu’il gère la fin de vie de ses produits. « Deux solutions s’offrent à lui, précise Guillaume Arnauld des Lions. Soit il met en place une organisation individuelle de déconstruction. Soit il confie la gestion de cette obligation à un organisme qu’il financera à hauteur du volume de bateaux qu’il met sur le marché. » Dans tous les cas, le mécanisme financera partiellement l’Aper, l’éco-organisme que l’État devrait désigner pour organiser et animer la filière de déconstruction (2). Il en résulte la gratuité de la déconstruction pour tout propriétaire ou professionnel du nautisme désireux de se débarrasser d’un bateau. Seuls les frais de transport jusqu’au site de recyclage resteront à sa charge.

Des objectifs négociés

Des négociations avec l’État ont posé des objectifs de déconstruction. Ils se situent entre 20000 et 25000 bateaux pour les cinq prochaines années, et à coût moyen estimé à 600 euros l’unité. Les calculs n’ont pas été réalisés doigt au vent, mais sur la base de l’expérience que l’Aper a engrangée depuis sa création en 2009. L’éco-organisme lancé sur l’impulsion de la Fédération des industries nautiques est arrivé alors qu’il n’existait pas aucune obligation pour les metteurs en marché et que toute déconstruction était à 100 % à la charge des propriétaires. «

Mais la cueillette de 2500 bateaux réalisée en neuf ans nous a permis d’avoir une bonne vision du gisement », détaille le délégué général. Il est caractérisé par des petites unités, souvent de moins de 7 mètres de longueur, correspondant aux débuts de la plaisance, dans les années 60 à 70.

Plusieurs études menées par l’Aper et l’Agence de maîtrise de l’énergie ont aussi permis d’approcher la densité du parc potentiel. Des approches théoriques basées notamment sur le nombre d’immatriculations, les catégories et la durée de vie moyenne des bateaux ont livré une fourchette haute de 200 000 unités bonnes à détruire. Tandis que plusieurs sondages terrains extrapolés à l’ensemble du littoral et jusqu’à 5 kilomètres à l’intérieur des terres ont posé le seuil de 20000 bateaux. « Mais le nombre de bateaux situés dans les jardins des propriétaires nous échappe, aussi nous pensons que la vérité se situe probablement autour de 40000 à 50000 unités. »


Nautic 2018 – En 2019, Wichard fêtera ses 100 ans !

Le Nautic de Paris, qui ouvre ses portes samedi, Porte de Versailles, à Paris, sera l’occasion pour la société Wichard – bien française contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser – d’ouvrir l’année de son centenaire !

Nautic 2018 - En 2019, Wichard fêtera ses 100 ans !

Le 1er mai 2019, Wichard, leader de l’accastillage marin, fêtera en effet le 100e anniversaire de sa création dans le Massif Central, à Thiers, capitale de la coutellerie et de la forge.

Cet événement sera d’ailleurs l’occasion pour Wichard de mettre en avant ses avantages comparatifs issus d’une tradition industrielle séculaire, qui a su faire la différence et hisser l’entreprise au niveau international.

C’est en 1919 qu’Henri Wichard, descendant d’une lignée de maîtres de forge, crée son entreprise, tout d’abord spécialisée dans la fabrication de produits forgés tel que les ciseaux, les couteaux, les pièces de sous-traitance industrielle, en particulier pour les métiers à tisser ou pour Manufrance, fabricant renommé d’armes basé à Saint-Etienne.

A la fin des années 60, la plaisance se développe et sous l’impulsion de son directeur général, Mr Boisonnet, l’entreprise Wichard lance ses premières gammes de produits destinés à ce nouveau marché.

Ces produits sont conçus avec les grands navigateurs de l’époque comme Henri MoitessierEric TabarlyAlain Colas

S’en suit un développement produit qui sera marqué par des prix prestigieux comme le Dame Award consacrant le mousqueton double sécurité en 1998. A chaque fois l’entreprise se concentre sur le développement de produits de qualité apportant une sécurité maximale à l’utilisateur.

Le développement par la qualité produit

Cette stratégie permet à l’entreprise de pénétrer des marchés exigeants (médical, parachutisme…) où la sécurité et la qualité des produits sont les critères majeurs de différenciation.

Les années 90 sont marquées par le développement à l’international avec notamment l’ouverture de la filiale Wichard inc aux Etats-Unis et le développement du réseau de distribution. Pendant cette période, Wichard acquiert l’entreprise Maillard (St Malo) spécialisée dans l’injection plastique, qui développera les gammes de poulies Wichard.

Transformation de Wichard en équipementier nautique

A partir des années 2000 l’entreprise Wichard entame sa transformation pour devenir un groupe équipementier du nautisme. Ce développement passera par l’acquisition de marques et entreprises comme Profurl (enrouleurs de voiles), Sparcraft (mâts aluminium), Sparcraft Rigging (gréement), Facnor (enrouleurs de voiles) et plus récemment Lorima (mâts carbone).

Le Groupe Wichard en 2018

  • CA : 30 millions d’euros – dont 50% à l’export
  • 250 collaborateurs
  • Plusieurs centaines de produits sur l’ensemble de ces marques
  • 2 filiales : Wichard inc (USA), Wichard Pacific (Australie) – Réseaux de distribution internationale

Le nouveau Bloc Marine 2019 bientôt disponible !

Guide de référence indispensable des plaisanciers depuis 55 ans, le Bloc Marine 2019 et le Bloc Côtier (pour les navigations jusqu’à 6 milles d’un abri) sont déclinés cette année en versions Mer du Nord, Manche, Atlantique et Méditerranée.

Le nouveau Bloc Marine 2019 bientôt disponible !
Le nouveau Bloc Marine 2019 bientôt disponible !

Ils disposent de toutes les informations les plus récentes sur les ports de plaisance : plans d’accès, cartes, services, contacts, équipements… 

Les habitués du Bloc Marine retrouveront sur cette édition 2019 les dernières réglementations en vigueur, ainsi que les autres documents obligatoires à bord : livre des feux, annuaire des marées, journal de bord…

Le Bloc Marine 2019 disposera cette année encore d’un atlas géographique de 80 pages, pour bénéficier d’une vision d’ensemble des options d’escales ou de replis.

Pour un maximum de sécurité, la rubrique « Navigation » de chaque page de port a été repensée pour permettre une meilleure visibilité.

Le Bloc Marine 2019 présentera pour la 5ème année d’affilée un cahier spécial, qui sera cette année consacré à la motorisation et aux équipements annexes.

Le plaisancier disposera d’une présentation des technologies existantes du marché et d’un guide pour assurer l’entretien de son moteur.

Le Bloc Marine est disponible chez tous les shipchandlers et magasins d’accastillage. Il sera présenté en avant-première au Nautic de Paris, du 8 au 16 décembre, Hall 1, stand G5.


Vers un statut de marin simplifié pour les ports de plaisance

 

 

Ce brevet concernera l’exploitation des navires de moins de 12 mètres, de puissance maximale de 160 kW, pour une exploitation portuaire, zones de mouillage comprises

La direction des Affaires maritimes s’est penchée sur le casse-tête des navires de servitude portuaire, de conception plaisance à utilisation professionnelle.

« Jusqu’à présent, vous n’apparaissiez pas sur nos radars », a concédé Xavier Nicolas, chargé de mission plaisance, devant les membres des associations des ports de plaisance de l’Atlantique et de Bretagne, réunis en séminaire le mardi 20 novembre.

La définition d’un navire de service côtier, avec des procédures d’approbation simplifiées, a donc été étudiée.

Mais quid du personnel embarqué ? Ce sont des marins, selon la définition du code des transports, mais ils n’entrent pas dans le cadre très normé de la formation professionnelle ou du régime social dédié.

Trois mille permanents et jusqu’à 3 000 saisonniers par an sont concernés. « Soit une communauté suffisamment homogène pour justifier l’établissement d’un brevet dédié à l’exploitation des ports de plaisance », commente Xavier Nicolas.

Les Affaires maritimes ont ensuite cherché à réduire au maximum la durée de formation requise, établie dans l’état actuel des négociations à 35 heures et pouvant être ramenée à une seule journée de formation en présentiel (sécurité incendie et aide médicale en mer), les autres modules pouvant être validés à distance par un système de QCM en ligne.

« Nous discutons également avec les associations professionnelles pour prendre en compte la validation des acquis d’expérience pour les professionnels avec plus de cinq ans d’expérience », a annoncé Xavier Nicolas, qui précise que les agents portuaires sous statut public ne sont pas concernés par l’obligation de formation.

« Nous espérons finaliser ce brevet d’ici la fin de l’année pour publier un texte dans le courant du mois de janvier », a-t-il ajouté.

D’après UPPM revue de presse et Haude-Marie THOMAS


Patrick Schnepp, le fondateur du Musée Maritime de La Rochelle est décédé

Patrick Schnepp, en juin 2014. / © F3 Poitou-Charentes

Patrick Schnepp s’est éteint ce mardi en Charente-Maritime. Le fondateur du Musée Maritime de La Rochelle était une figure emblématique de la ville.

C’est dans les années 80, que Patrick Schnepp prend conscience de la nécessité de conserver la mémoire maritime de La Rochelle.
Précurseur de la valorisation de ce patrimoine, il sera un des premiers à sauvegarder des navires et à les faire classer monument historique.

En 1988, il créé le Musée maritime de la Rochelle qui sera localisé à bord de son navire amiral, le France 1, ultime frégate météorologique.

Sous sa casquette de docker, le directeur du Musée a su préserver, embellir et mettre en valeur les joyaux du patrimoine. L’aventure va durer 25 ans.
L’un des moments forts de sa carrière restera l’arrivée de Joshua à La Rochelle.

En 1993, Patrick Schnepp obtient que Joshua soit classé monument historique, Bernard Moitessier souhaite alors que le voilier mythique sorte du bassin du musée pour prendre à nouveau le vent et la mer.

Un hommage sera rendu à Patrick Schnepp, sur l’eau en début de semaine prochaine.


Portrait signé A. Halpern et P. Mauduit.


La nouvelle Cotinière

Île d’Oléron : travaux au port de la Cotinière, c’est parti !

Île d’Oléron : travaux au port de la Cotinière, c’est parti !
Simulation des futurs bassin, terre-plein et criée, du port modernisé de la Cotinière. Le chantier va commencer

Les travaux du port de pêche de l’île d’Oléron sont lancés cette semaine. Une réunion publique est prévue ce soir, suivie de l’installation des bureaux du chantier.

La réalisation d’un nouveau bassin de 4 hectares et d’un terre-plein d’une surface quasi équivalente sur lequel sera posée la nouvelle criée ; la démolition de l’ancienne halle à marée et l’allongement de la digue ouest de protection du port qui sera aussi rehaussée pour abriter l’extension ; enfin, le réaménagement de la dune en arrière de la chapelle. Du stade de projection longuement mûrie sur le « papier » ces dernières années, chacune de ces séquences de la modernisation du port de pêche de la Cotinière pénètre aujourd’hui le versant de la réalité physique. Le projet arrive sur le terrain.

C’est la raison pour laquelle le département de la Charente-Maritime et la commune de Saint-Pierre-d’Oléron organisent ce lundi en fin de journée (1) une réunion publique d’information.

Le terrassement, dès février

Une opération attendue qui va perturber les habitudes des Cotinards, c’est certain. Mais, soucieux d’en diminuer au maximum son incidence auprès des villageois et des usagers du port, élus et techniciens du groupement d’entreprises qui aura la charge de l’exécution des travaux sont convenus d’expliquer son déroulé. Laissant ouverte la porte du dialogue. Une réunion qui, dans l’esprit des promoteurs de l’opération, inaugure une série d’échanges avec le public, lesquels ponctueront l’avancement du chantier. « Un grand ouvrage tel que l’extension du port de La Cotinière, c’est d’abord une grande aventure humaine », témoignait il y a quelques mois dans ces mêmes colonnes Jean-Louis Bouquet. Celui qui pilotera l’exécution du chantier que conduit le groupement d’entreprise Ceteau-Céans pensait alors autant aux acteurs du chantier qu’à la population locale.

Jamais depuis le début des années soixante-dix et la mise en service de son bassin sud, le port de la Cotinière n’avait connu pareille évolution. « Le projet va démarrer », résume Jean-Louis Bouquet. Au lendemain de la réunion publique, cette semaine, les premiers modules qui hébergeront les bureaux du chantier seront posés à l’extrémité du parking sud du port. Un certain nombre de clôtures seront aussi élevées pour isoler les activités « chantier » des activités portuaires, la filière pêche continuant de dérouler ses ressorts en parallèle des travaux, cela va de soi.

Du côté de la Chapelle, en arrière de l’actuelle criée, le parking sera bouclé : des mètres carrés réservés pour le stockage des enrochements. Les premiers blocs sont destinés à l’extension et à l’élévation de l’actuelle digue ouest. Selon le calendrier du carrier, ces roches dures dont les plus volumineuses atteindront 6 tonnes, seront livrées la première quinzaine de décembre, ou au plus tard début janvier. Le fournisseur (les carrières vendéenne et deux-sévrienne de la société Kléber Moreau), se prépare à expédier un total de 100 000 tonnes d’enrochement pour l’ensemble des opérations. Un flux logistique qui sera alimenté jusqu’en octobre, novembre 2019.

Un projet, trois motivations

Une année 2019 où les grandes phases annoncées sont, outre la prolongation de la digue, le terrassement du bassin, et la préparation du terre-plein étiré derrière un quai de 200 mètres de longueur. C’est ici, au sud du port, que sera posée la nouvelle criée.

Le chantier de terrassement à proprement parler débutera en février prochain, après qu’auront été convoyés sur site les engins adaptés, pelles mécaniques, bulldozers, dumpers (grosses bennes de chantiers). Et c’est en 2020 que la criée sortira de terre.

Pour rappel, cette ambition portuaire est assise sur trois pivots. D’abord, la sécurité des marins. Selon les marées, les bassins actuels ne sont accessibles qu’entre deux et quatre heures par jour. Cela contraint les navires dans leurs mouvements, notamment lorsque les patrons de pêche doivent patienter au dehors en attendant le flot. Une manœuvre docile par temps calme, mais toujours redoutée quand la mer enfle. Dans une même logique, le canot de sauvetage est lui aussi soumis à la marée ; il ne peut se porter au-devant des marins en péril avec toute la souplesse souhaitable. D’une capacité de 60 à 70 bateaux, le nouveau bassin sera accessible à toute heure de la marée.

Les normes sanitaires sont la deuxième motivation. Construite il y a quatre décennies pour recevoir 2 000 tonnes de poisson par an, l’ancienne criée en écoule aujourd’hui, non sans difficulté près du triple.

Conséquence logique du tout, cette opération est l’occasion de revisiter la liaison entre le village et son port, de réinventer des perspectives qui à l’aune renforceront le poids de la Cotinière dans le développement touristique. La troisième force du projet.

Philippe Baroux  Sud-Ouest

 Ce que change le chantier du port de la Cotinière

Île d’Oléron : ce que change le chantier du port de la Cotinière
La digue, ici lors d’une tempête, sera allongée à partir de février 2019 à Saint-Pierre-d’Oléron.

photo archives xavier Léoty/« So »

C’est parti pour plus de deux ans de travaux pour agrandir le port de pêche de Saint-Pierre-d’Oléron. Les riverains se sont exprimés lundi soir.

150 habitants de la Cotinière (Saint-Pierre-d’Oléron) et des environs se sont massés hier soir dans l’ancienne criée du port de pêche pour assister à la réunion publique de présentation des travaux d’agrandissement du port. « Nous ne sommes pas là pour discuter du projet portuaire », a lancé en préambule Dominique Rabelle, conseillère départementale de l’île d’Oléron et présidente du conseil portuaire.

Sous la houlette de Jean-Luc Bouquet, directeur de projet, c’est donc le calendrier du chantier et surtout les impacts sur la vie quotidienne des habitants, pêcheurs et professionnels du secteur et commerçants qui ont été évoqués. Car les données de l’investissement de 64 millions d’euros sont connues (lire notre édition d’hier).

Concrètement, le 19 novembre marquera la fermeture du parking de la Chapelle ainsi que d’une partie de celui occupé par les forains l’été, face à la coopérative. L’approvisionnement des stocks des enrochements débutera ensuite sur ces emprises libérées, à partir de fin novembre – début décembre.

Cinq camions par heure

Le 18 février prochain verra ensuite le début de l’allongement de la digue actuelle, à l’ouest du site. De manière plus générale, « 2019 sera consacrée aux travaux de terrassement et de construction du nouveau quai », indique Jean-Luc Bouquet, ajoutant que 2020 sera synonyme « de finition du terrassement et d’édification de la nouvelle criée » (au sud). Via un cheminement piétonnier, son toit sera accessible au public. Une inspiration venue du Guilvinec (Finistère). En attendant, le ballet des poids lourds va entrer en action sur les deux secteurs du chantier. D’abord l’accès à la zone ouest (près de la chapelle) s’effectuera depuis la route située face à la gendarmerie de Saint-Pierre puis par la route des Chateliers et la rue du capitaine Leclerc. De 7 h 30 à 16 heures, de décembre à avril, 30 à 40 camions quotidiens viendront déverser sur l’ancien parking de la Chapelle et la plage attenante (fermée au public), les enrochements. « Soit cinq camions à l’heure », précise Jean-Luc Bouquet. Ils repartiront ensuite à vide par un autre itinéraire (via Maisonneuve).

La ronde des camions pour approvisionner le secteur Est débutera ensuite (via la route de Matha) et durera jusqu’au début du mois de juillet, il s’arrêtera en pleine saison touristique, pour reprendre fin août.

10 000 m2 pour les forains

« Nous avons fait le choix de ne faire circuler aucun camion par le port », appuie le maire de Saint-Pierre-d’Oléron, Christophe Sueur.

Reste que la restriction d’accès au parking mitoyen de la Chapelle (seulement une poignée de places provisoires) a valu une question : « comment se garer lors des enterrements ? »

Christophe Sueur a concédé qu’il faudrait « accepter de se garer plus loin ». Mais pour le reste, il a aussi affirmé que jusqu’ici le stationnement d’automobiles importunait le passage des poids lourds réfrigérants. Quant au parking de la Chapelle – qui n’en est pas un – il retrouvera sa vocation initiale à l’issue du chantier, début 2021 : « il sera ré-ennaturé et réensablé ». Un nouveau site de stationnement verra le jour à la place de la criée actuelle. Quant aux forains, ils pourront s’installer sur une propriété de 10 000 m² achetée par la Ville (qui servira aussi en partie à la coopérative maritime).

L’observation la plus surprenante est venue d’un habitant de Saint-Pierre-d’Oléron, dans le civil agent local des services vétérinaires local pour le compte de la DDPP (1), qui a pesté contre la nouvelle criée qui aurait « un siècle de retard ».

Une initiative qui n’a pas été du goût des intervenants. Dominique Rabelle a rappelé que l’individu s’était fait déjuger par son supérieur hiérarchique, en plus des services de la préfecture et des affaires maritimes. Le préfet et le président du Conseil départemental ont été prévenus dès hier soir.

David Briand  Sud-Ouest


Granulats : Résumé !

Estuaire de la Gironde : la lutte pour le sable

Estuaire de la Gironde : la lutte pour le sable
La perspective de voir des navires extraire 430 000 m³ de sable par an effraie les riverains de l’embouchure de l’estuaire.

PHOTO L.TH.

Sur les deux rives, la perspective d’une concession d’extraction de sable marin à l’embouchure inquiète. Le projet pourrait être définitivement enterré.

D’un œil bordelais, la lointaine embouchure de l’estuaire de la Gironde est souvent perçue comme un espace économique, rentabilisable. Ceux qui peuplent ses deux rives, eux, sont attachés à préserver cet environnement naturel rare, le plus grand estuaire d’Europe, encore « sauvage ». Une première fois, les habitants des deux rives ont fait front contre la construction d’un terminal méthanier. Depuis 2013, plane une nouvelle menace, celle de l’octroi à deux sociétés spécialisées d’une concession d’extraction de granulats marins à quelques encablures de La Palmyre et de la fragile Côte sauvage. Les sociétés DTM et Granulats Ouest souhaiteraient obtenir, pour trente ans, le droit d’extraire annuellement jusqu’à 430 000 m3 de sable marin, au ras d’une côte en recul. Un projet impopulaire, juridiquement complexe, mais qui semble aujourd’hui fortement compromis.

En 2013, déjà, le Smiddest adoptait une motion

Juillet 2013. Ayant vent de l’intention de deux sociétés de demander à pouvoir exploiter une concession d’extraction de sables marins à deux kilomètres à peine de La Palmyre, au banc dit du Mâtelier, le Syndicat mixte pour le développement durable de l’estuaire de la Gironde (Smiddest) adopte une motion s’opposant à ce projet. Déjà, les membres du comité syndical considèrent qu’une telle exploitation, « mettrait en péril la stabilité du trait de côte, diminuerait la protection des populations contre les houles venant du large et provoquerait des dommages irréversibles aux systèmes aquatiques ».

La commission d’enquête rend un avis… favorable

Le projet entre dans une phase concrète et officielle à l’automne 2014, avec l’ouverture d’une enquête publique, du 15 septembre au 17 octobre. Près de 300 personnes ou associations émettent un avis. Défavorable à la quasi-unanimité, moins une « voix », celle du Conseil municipal du Verdon, qu’on ne blâmera pas d’exprimer l’amertume de ne pas avoir bénéficié économiquement de l’implantation d’un terminal méthanier, source promise d’activité et d’emplois. En dépit de cette hostilité flagrante au projet, les trois commissaires-enquêteurs remettent à la préfète de Charente-Maritime un avis… favorable. Non sans émettre de nombreuses réserves et recommandations.

Le parc naturel dit « non », l’État contraint de suivre

L’enquête publique s’est déroulée avant que le Parc naturel marin (PNM) de l’estuaire de la Gironde et de la mer des pertuis ne soit officiellement créé. Toutefois, le conseil de gestion du PNM, dès sa création, rend, en janvier 2016, un avis défavorable au projet. Position suivie d’un second avis, à l’automne suivant. Toujours défavorable et jugé « conforme ». Traduction juridique : le ministre de l’Économie et des Finances est légalement tenu de suivre cet avis. Bruno Le Maire signe donc le 21 juillet 2017 un arrêté ministériel de refus.

L’arrêté ministériel de refus annulé par la justice

Les deux pétitionnaires ne s’avouent pas vaincus. Ils contestent l’arrêté ministériel de refus d’exploitation et obtiennent gain de cause. Le 21 juin dernier, le tribunal administratif de Poitiers annule ledit arrêté et somme dans le même temps l’État de réexaminer la demande des deux sociétés. Selon le rapporteur public, le conseil de gestion du Parc naturel marin n’a pas suffisamment étayé son avis défavorable. Schématiquement, la justice administrative semble considérer qu’il revient à ceux qui s’opposent à l’extraction de sable marin de prouver les effets négatifs d’une telle activité.

La population se mobilise, le Parc marin refuse encore

Le ministre de l’Économie et des Finances a finalement choisi de faire appel de la décision du tribunal administratif, tout en se pliant à l’exigence de ce dernier. Pour réexaminer la demande de DTM et Granulats Ouest, il sollicite un nouvel avis du PNM. Sans surprise, le conseil de gestion s’est opposé au projet, jeudi dernier. De manière plus franche encore qu’en 2016 et, surtout, en veillant, cette fois, à solidement argumenter son refus. Le samedi précédent, une douzaine d’associations avait réuni quelque 600 manifestants à La Palmyre pour montrer leur hostilité à ce projet d’extraction. L’amorce d’une réaction populaire, à l’heure où la messe est presque dite pour le projet.

Avant fin décembre, le ministre de l’Économie devra, en effet, prendre un nouvel arrêté. De refus, puisqu’il devra à nouveau s’aligner sur l’avis conforme, négatif, rendu par le Parc naturel marin.

Publié le par Ronan Chérel.  Sud-Ouest

 


NON ! !NON !! ET NON ! ! ! !

Estuaire de la Gironde : le parc marin vote contre le projet d’extraction de granulats

Estuaire de la Gironde : le parc marin vote contre le projet d’extraction de granulats
L’extraction de granulats est projetée au large de la Palmyre et de la baie de Bonne Anse.

ARCHIVES COMMUNE DES MATHES

Nouveau revers pour les porteurs du projet d’extraction de granulats marins au large de la Palmyre. Le conseil de gestion du Parc naturel marin a voté contre à une large majorité ce jeudi.

Contre : 40 voix. Pour : 4 voix. Abstentions : 5 voix. (le détail des votes n’était pas communiqué par la direction du parc mais l’on sait que les deux unions maritimes des ports de Bordeaux et de La Rochelle ont voté pour et que le Grand port maritime de La Rochelle s’est abstenu).

À une large majorité, le Conseil de gestion du Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des pertuis a émis un avis défavorable au projet d’extraction de granulats marins sur le banc du Mâtelier, au large de la Palmyre. Une décision sans surprise. Le conseil s’était déjà prononcé défavorablement le 5 décembre 2016, mais avec une majorité moins marquée à l’époque de 24 voix contre le projet et 11 voix pour.

Le « Non » l’emporte donc et cet avis étant conforme, il doit s’imposer à la prochaine décision que rendra le ministre de l’Économie, avant le 21 décembre prochain. Une libération pour les opposants au projet. Une décision conforme au vœu du président du parc Philippe Plisson.

Jusqu’à 430 000 m3 de granulats par an

Ce jeudi, après que les représentants des sociétés d’extraction pétitionnaires, Granulats de l’ouest et Dragages transports et travaux maritimes, eurent présenté leur dossier, les permanents du parc ont livré leur lecture technique sur le sujet, désignant l’impact environnemental du projet. Pour mémoire, il s’agirait d’accorder pour trente ans aux deux sociétés candidates un droit d’extraire jusqu’à 430 000 mètres cubes de granulats par an.

Conformément à la première décision du Conseil de gestion de 2016, le ministre avait signé en 2017 un arrêté refusant l’autorisation d’extraction. Règlement attaqué devant la justice. Le tribunal administratif de Poitiers annulait l’arrêté ministériel. L’État interjetait appel, un appel non suspensif. Ce qui explique pourquoi le ministre de l’Économie obtempère et réexamine la demande des candidats à l’extraction. On en est à ce niveau de la procédure et le parc marin est consulté sur ce versant.

Sud-Ouest: Philippe Baroux


Ca y est , c’est officiel ! !

JORF n°0256 du 6 novembre 2018
texte n° 1
Arrêté du 12 octobre 2018 autorisant la société Eoliennes en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) à exploiter une installation de production d’électricité
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Par arrêté du ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire, en date du 12 octobre 2018, la société Eoliennes en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN), dont le siège social est situé Immeuble « le Skyline », 22, mail Pablo Picasso, 44000 Nantes, est autorisée à exploiter une installation éolienne de production d’électricité en mer, d’une capacité de production de 496 MW, localisée sur le domaine public maritime au large des Iles d’Yeu et de Noirmoutier selon les coordonnées indiquées dans le tableau suivant dans le système géodésique WGS84.

 

A 2°36.7’W 46°53.3’N
B 2°32.1’W 46°56.9’N
C 2°24.7’W 46°50.9’N
D 2°29.7’W 46°48.5’N

 

Cette autorisation cesse, de droit, de produire effet si l’installation visée au présent arrêté n’est pas mise en service dans son intégralité le 1er juillet 2024.
Des délais supplémentaires peuvent être accordés dans les conditions prévues à l’article R. 311-10 du code de l’énergie.

Photo illustration.
Cette autorisation ne dispense pas son bénéficiaire d’obtenir les titres requis par d’autres législations.