A vos C.V.

Des emplois à pourvoir immédiatement, présentés lors du Grand Pavois de La Rochelle

Le salon nautique du Grand Pavois, qui ouvre ses portes mercredi, jusqu’à lundi soir, se dote d’un espace emploi, sur lequel des postes immédiatement disponibles sont proposés.

Des emplois à pourvoir immédiatement, présentés lors du Grand Pavois de La Rochelle

La filière nautique française recrute, et quoi de mieux qu’un salon tel Le Grand Pavois, pour mettre en relation candidats et employeurs ?

Partant de ce postulat, les organisateurs du salon rochelais, troisième salon nautique français avec près de 90 000 visiteurs attendus, ont décidé d’ouvrir cette année un espace emploi, situé dans le Hall des Services.

Imaginé en collaboration avec des constructeurs de bateaux de plaisance, des chantiers d’entretien et de refit et des professionnels de la filière, cet espace permet aux professionnels de recenser et faire connaître leurs besoins, et aux candidats de consulter les offres afin de rentrer en relation avec les recruteurs.

A noter que dans le cadre de cette démarche, un billet d’entrée sur le salon à un tarif réduit à 7 euros sera disponible pour les demandeurs d’emploi, sur présentation d’un justificatif.


Père Jaouen …suite…


Un nouveau Bel Espoir va naître dans les chantiers Piriou

Le père Michel Jaouen serait sûrement bien fier d’eux : le voilier symbole Bel Espoir ( trois mâts goêlette ) va renaître grâce au travail de tout ceux qui perpétuent son héritage au sein de l’AJD, les Amis de Jeudi Dimanche. Pendant plus de 70 ans, le père Jaouen, jésuite et ouessantin, a « fait prendre l’air » à bord de ses bateaux à tout un tas de jeunes confrontés aux difficultés de la vie. L’histoire a commencé dans les années 50, dans un foyer qui recueillait ceux qui sortaient de la prison de Fresnes.


Prenons date !

Grand Pavois 2018 : rendez-vous à La Rochelle !

Six jours d’exposition, du mercredi 26 septembre au lundi 1er octobre 2018 de 10h à 19h, pour découvrir 800 marques internationales et 750 bateaux exposés sur 100 000 m2 d’exposition. Le Grand Pavois, c’est aussi des centaines de nouveautés et 80 000 visiteurs attendus. Pour cette 46e édition, Madagascar sera le pays invité d’honneur.

 

Figaro Nautisme vous invite au Grand Pavois ! Demandez vos invitations et venez nous rendre visite sur le stand I-01. / JM. Rieupeyrout

Le salon nautique Grand Pavois de la Rochelle se déroulera du mercredi 26 septembre au lundi 1er octobre, de 10h à 19h chaque jour. Les visiteurs pourront découvrir des centaines de nouveautés, et arpenter les pontons, au milieu de 300 unités au flot.

Cette année, Madagascar est le pays invité d’honneur. Un hall de 750 m2 sera entièrement consacré à la présentation de atouts touristiques, culturels, nautiques et gastronomiques de l’île. « C’est un vrai honneur et une vraie joie pour nous, Grand Pavois La Rochelle, d’accueillir Madagascar en tant que pays invité d’honneur 2018 déclare Alain Pochon, Président de Grand Pavois Organisation. Nous sommes persuadés que Madagascar va éveiller la curiosité de nos 85.000 visiteurs et nous savons déjà que le hall qui leur sera réservé va être un des lieux incontournables de notre édition 2018. Nous pensons également aux nombreux professionnels du nautisme, toutes activités confondues, qui devraient être fortement intéressés par ce pays qui éveille un intérêt croissant et qui propose déjà de nombreuses activités tournées vers le nautisme !». Madagascar est notamment réputée pour la pratique de la voile, de la plongée ou encore du kite surf.

Plus de 250 nouveautés seront présentées lors de cette édition aussi bien du côté des bateaux (multicoques ou moteurs) que des équipements. / JM. Rieupeyrout

Du côté des nouveautés de l’année, vous retrouverez le nouveau Pilot Saloon 42 de Wauquiez, l’Ofcet 32 SC, l’Hanse 348, le Cap Camarat 9.0 CC de Jeanneau ou encore l’Astréa 42 de Fountaine Pajot. Au total, ce sont plus de 250 nouveautés qui seront présentées lors de cette édition (bateaux, équipements…).

Cette année encore, le salon proposera plusieurs espaces thématiques :

– la Plage (Village Glisse et Voile Légère) : voile légère, windsurf, kite surf, wakeboard, stand up paddle… ce sont plus de 1500 essais, baptêmes et démonstrations qui seront réalisés dans l’enceinte du salon et sur la plage des Minimes.

– l’espace Pêche & Grand Pavois Fishing : bassin de démonstration, marina, village pêche, espace de vente et tournoi de pêche aux leurres en no kill réunissant pros et amateurs.

– un espace Multicoques avec un espace spécialement dédié aux catamarans et trimarans de course/croisière.

Et cette année, le Grand Pavois rend hommage à Eric Tabarly, à l’occasion des 20 ans de sa disparition. Les visiteurs pourront découvrir Pen Duick III, participer aux séances de dédicaces « Tabarly, de mémoire » avec la présence de Vincent Guigueno, l’auteur, ou encore assister à la projection du film « Tabarly, Coureurs d’Océans ».

Cette année encore, le salon proposera plusieurs espaces thématiques dont la Plage (Village Glisse et Voile Légère) : voile légère, windsurf, kite surf, wakeboard, stand up paddle… / Gilles Delacuvellerie

La mariée met les voiles …….

Vendée : à Noirmoutier, elle défile avec une robe de mariée en voile de bateau !

A l’occasion d’une journée de réduction des déchets samedi 15 septembre à Noirmoutier (Vendée), une mannequin a défilé avec une robe de mariée faite en voile de bateau.

La robe de mariée a nécessité 371 heures de travail.
La robe de mariée a nécessité 371 heures de travail. (©Courrier vendéen.)

Une robe de mariée a été présentée au village des 3R, sur le site de la déchetterie de la Guérinière à Noirmoutier (Vendée), samedi 15 septembre.

Une robe remarquable : elle a été confectionnée avec les anciennes voiles du Martroger, un ancien bateau du quartier maritime. Sa création avait débuté en 2006 lors de l’organisation de la fête noirmoutrine Les folies du château.

371 heures de coupe !

Après 371 heures de coupe, d’assemblage, de modification, de crochetage, de piqûre et d’essayage, le chef-d’œuvre a pu être finalisé grâce aux P’tites Mains de Grain de Sel. Cette robe avait été présentée au Salon du Bourget, au Grand Palais, à Paris en 2006, grâce à l’association Voiles et Voilages.

514 visiteurs ont participé au village des 3R ce samedi. La communauté de communes souhaite, à travers ce genre de manifestation, « faire prendre conscience au public qu’une démarche doit être engagée afin de faire évoluer les modes de consommation ».


Neptune prendrait l’eau ? ? ?

l’Île d’Yeu : Neptune FM a besoin de vous pour assurer son avenir

Pour anticiper les conséquences de la baisse continue des aides de l’État, la radio de l’Île d’Yeu a choisi de faire appel à la générosité du public. Explications.

Interview du chanteur Michael Jones avant son concert au Festival « Viens dans mon île ».
Interview du chanteur Michael Jones avant son concert au Festival « Viens dans mon île ». (©Le Courrier Vendéen. )

Suite à la promulgation en 1982 de la loi autorisant les radios indépendantes à émettre « à faible puissance et sans publicité », des milliers de radios libres avaient fait leur apparition sur la bande FM. Depuis cette époque, certaines sont devenues des radios commerciales, mais la plupart ont disparu.

La radio comme lien social

Neptune FM fait partie des rares radios associatives, qui réussissent à se maintenir grâce à au dynamisme de ses deux salariés et de sa vingtaine de bénévoles. Elle est également soutenue depuis ses débuts par les différentes municipalités qui se sont succédé et lui ont toujours laissé les coudées franches.

La programmation musicale de Neptune FM et ses émissions sont variées, entre informations locales et régionales, musique, chansons, jeux, débats de société, chroniques de bien-être… Elle retransmet également des bulletins d’information de Radio France Internationale à horaires réguliers. Grâce à ses équipements modernes, elle émet 24 heures sur 24 sur la fréquence 91,9 MHz et peut aussi être écoutée en direct sur internet (sur www.neptunefm.com) ou en podcast.

La nouvelle antenne installée l’année passée a considérablement amélioré sa qualité d’émission et lui permet désormais d’être captée de Noirmoutier au Nord des Sables d’Olonne en passant par Bouin et Challans. 

Compenser la baisse des aides de l’Etat

Avec la baisse continue des aides de l’État, qui constituent l’essentiel des ressources des radios associatives, la situation de Neptune FM risque de se compliquer. Jacqueline Turbé, la présidente de l’association, qui a toutefois pris les devants, veut quand même rassurer :

Pour l’instant il n’y a pas encore de raison de s’inquiéter. Pour diversifier nos ressources, nous réalisons déjà des prestations payantes, messages d’intérêt général, publicités… Mais nous savons que leur potentiel de développement est limité en raison de notre insularité. C’est pourquoi, nous avons décidé de faire appel au public.

Comment soutenir Neptune FM ?

Il suffit d’envoyer un chèque (montant libre) à l’association en indiquant les coordonnées du donateur ou d’effectuer un règlement ponctuel ou récurrent sur internet, en passant par le module « helloasso » qui est disponible sur le site de la radio (lien : http://www.neptunefm.com/page/faites-un-don-11).
Neptune FM étant reconnue association d’intérêt général : il est donc possible de bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 66 % du montant total du ou des versements, dans la limite de 20 % du revenu imposable du foyer.

 


Fin du suspense…………à Rochefort ……………

Le chantier Bavaria Yachts repris par le fonds allemand Capital Management Partners (CMP)

Après un été d’attente, c’est finalement le fonds d’investissement allemand CMP qui reprend le chantier allemand Bavaria Yachtbau, tombé en faillite en avril dernier.

Le chantier Bavaria Yachts repris par le fonds allemand Capital Management Partners (CMP)

Le suspense de la reprise du chantier allemand Bavaria Yachts aura duré tout l’été – la reprise était initialement attendue courant juillet – puis constitué l’un des sujets les plus discutés du Yachting Festival de Cannes, premier salon de la saison nautique 2018-2018, qui ferme ses portes dimanche.

Selon nos informations, c’est finalement le fonds d’investissement Capital Management Partners qui reprend le chantier Bavaria Yachts, tombé en faillite en avril dernier, et sa filiale française Bavaria Catamarans (ex-Nautitech), sise à Rochefort, et qui a pour sa part continué son exploitation normalement, n’ayant pas été placée en redressement comme sa société mère.

Le choix d’une vente globale du groupe, monocoques ET multicoques, à un même repreneur

Le périmètre racheté par CMP comprend tant l’entité juridique allemande Bavaria Yachts, spécialisée dans la construction de voiliers et bateaux à moteur monocoques et sise dans le land de Bavière, qui emploie 550 salariés sur son site géant de Giebelstadt, que l’entité française Bavaria Catamarans, ex-Nautitech, qui emploie 250 personnes à Rochefort.

Durant l’été, le mandataire judiciaire Tobias Brinkmann a plusieurs fois changé son fusil d’épaule, entre une vente globale et une vente de chacune des deux entités séparément, mais il apparaît un final que la complémentarité des deux pôles du groupe a constitué une plus pour le repreneur.

CMP : un spécialiste du retournement d’entreprises industrielles du mittelstand

Basée à Berlin, créé en 2000 et dirigé par Kai H. Brandes, Capital Management Partners est spécialisée dans le rachat d’ETI allemandes en difficulté, et dans leur retournement.

Le portefeuille de CMP comprend actuellement des structures comme Pressmetal et UKM (automobile), Doll (remorques spéciales), ROI (croisières fluvailes) et AZ Elektro (électro-mécanique).

La société connaît donc bien le milieu industriel, et cette connaissance sera à n’en pas douter indispensable pour relancer l’entité allemande, sachant que bien prendre en considération les spécificité des industries nautiques sera un gage de succès, d’autant plus que CMP est d’ores et déjà confronté à deux situations fondamentalement différentes, entre Bavaria Giebelstadt en difficulté structurelle, et Bavaria Catamarans à l’équilibre, sur le marché florissant des multicoques.

Quelles pistes pour renforcer les chances de succès de la reprise ?

Si les repreneurs n’ont pas encore dévoilé leur plan de marche, il semblerait sans doute judicieux de séparer juridiquement les entités françaises et allemandes, en évitant tout lien de subordination entre elles, tant leur situation d’exploitation et de marché sont différentes, tout en optimisant une mutualisation des bonnes pratiques (conditions d’achat, ingénieurie…).

De fait, sur un marché dynamique, Nautitech semble avoir surtout besoin de visibilité et d’un nouveau modèle à sa gamme pour compléter ses très réussis 40 et 46, et à terme d’une extension de capacité de production qui pourrait passer par un déménagement sur Rochefort pour poursuivre son beau développement, quand Bavaria doit désormais recruter les compétences parties depuis avril, vendre et produire ce qui est au catalogue (en particulier ses réussis C45, C50, R40 et R55), afin de générer du cash, indispensable à la pérennité d’un site industriel géant employant 550 personnes, avant de réimaginer un plan produit, notamment dans le gros moteur hors-bord.

Cette autonomisation des deux structures pourrait se matérialiser par l’arrêt de la marque Bavaria Catamarans au profit de la dénomination historique du chantier français Nautitech, et par un retour de Bavaria sur son positionnement originel qui fit son succès.

Alors qu’une nouvelle ère débute pour Bavaria, on ne peut qu’espérer qu’elle soit florissante, tant pour la filière nautique que pour les familles que fait vivre le chantier.


C’est reparti !……

L’industrie nautique française sort enfin de la crise

Chaque année, la Fédération des Industries Nautiques (FIN), dresse un bilan du secteur du nautisme en France. Et les résultats pour la saison 2016/2017 sont plus que positifs !

 

Avec un chiffre d’affaires de 4,8 milliards d’euros et 41 456 salariés, l’industrie nautique française renoue désormais avec son niveau de 2007/2008. / Pixabay

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mercredi 5 septembre, la Fédération des Industries Nautiques a dévoilé, et commenté, les chiffres clés de la saison 2016/2017 de la filière nautique, ainsi que les tendances de la saison qui s’achève.

L’industrie nautique française a retrouvé l’an passé son meilleur niveau d’avant crise

Avec un chiffre d’affaires de 4,8 milliards d’euros et 41 456 salariés, elle renoue désormais avec son niveau de 2007/2008. Cette croissance a été construite par un développement remarquable sur les marchés internationaux. « En dix ans, la production Française exportée est passée de 62 à 75% du total de la production réalisée. Ce gain a permis de retrouver le niveau d’emplois d’il y a 10 ans. Notre industrie performe tout particulièrement dans le secteur de la voile, véritable marqueur du savoir-faire national » a déclaré Yves Lyon-Caen, Président de la FIN.

Les grands chiffres de la saison 2016/2017 :

5 468 entreprises

30 catégories d’entreprises (ports, constructeurs, équipementiers, loueurs, prestataires de services…)

41 456 salariés

pour 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires total

52 989 unités produites (dont 3 449 voiliers et 11 190 bateaux à moteur) représentant un chiffre d’affaires de 1,09 milliards d’euros dont 75% vendus à l’export

Du côté des aménagements, il y a plus de 400 ports de plaisance en France, pour 252 000 places de ports, et près de 40 ports à sec pour plus de 11 000 places.

C’est la région Grand Ouest, à savoir Normandie, Bretagne, Pays-de-La-Loire et Centre, qui génère le plus gros chiffre d’affaires en France, à hauteur de 34%, soit 1,65 milliards d’euros. La région Méditerranée (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne – Rhône-Alpes, Occitanie et Corse) suit de près avec 33,80% du CA, puis l’Atlantique Sud (Nouvelle-Aquitaine) avec 18,49%, la région Nord-Est ((Hauts-de-France, Ile-de-France, Grand Est et Bourgogne Franche-Comté) qui génère 12,90% du CA et enfin les Antilles avec 0,8%.

Une reprise du marché français à confirmer, des marchés européens et nord-américains en croissance

Le marché Français reste encore fragile. 2018 s’affiche en demi-teinte, après la croissance de +9% en 2017. Cette année pourrait enregistrer une légère croissance de +1%. « La reprise reste donc à confirmer et mérite encore beaucoup d’attention de la part des milieux économiques et politiques pour que l’activité et la pratique nautiques se renforcent » rappelle la FIN.

Les marchés internationaux restent bien orientés, avec un marché européen robuste et un marché nord-américain qui poursuit sa croissance, soutenant ainsi le développement de l’industrie française.

La plaisance, un secteur qui continue de séduire

En 2016, 89 101 permis plaisance ont été délivrés (+0,04%), après une croissance de 1,5% en 2015. Cette stabilisation confirme l’attrait des activités nautiques auprès des français. 80% de ces permis sont des permis option côtière. Près d’un tiers des permis délivrés le sont en régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Paris-Île de-France.

Du côté des acheteurs de bateaux neufs, ce sont majoritairement des sociétés de leasing à 16,5% et les retraités, à 15,40%. Suivent ensuite les cadres d’entreprise à 9,80%. Pour l’achat de bateaux d’occasion, les retraités sont en tête avec 17,90% des achats en 2016/2017. Malgré cela, aujourd’hui, les acheteurs de bateaux, neufs et occasions, sont de toutes catégories socioprofessionnelles : plus d’un nouveau propriétaire sur deux est, en effet, issu de CSP intermédiaires (techniciens, contremaîtres, ouvriers, employés, professions intermédiaires…) ou retraité.

Les prochains salons nautiques français, Yachting Festival de Cannes, Grand Pavois et le Nautic de Paris (gérés par la FIN), devraient venir confirmer ces résultats positifs.


Un bar pour tous ! ! !

Normandie : la pêche du bar de nouveau autorisée pour les amateurs ?

Normandie : la pêche du bar de nouveau autorisée pour les amateurs ?

Les quotas de pêche récréative du bar vont être assouplis par le Conseil Européen le lundi  1er octobre 2018.

Les pêcheurs de loisir de Normandie vont pouvoir, sauf retournement improbable, de nouveau pêcher un bar par personne et par jour à partir du lundi 1er octobre 2018.

L’annonce sonne comme un soulagement pour les pêcheurs amateurs de la Manche et du Calvados. Après des mois de grogne dont le point d’orgue fut le samedi 7 avril 2018 deux manifestations à Cherbourg et Saint-Lô (Manche), ils vont enfin avoir gain de cause. Le Conseil européen devrait, sauf retournement de dernière minute, autoriser de nouveau la pêche récréative du bar au nord du 48e parallèle à partir du lundi 1er octobre 2018.

Interdiction de pêche début 2018

Pour rappel, en 2017, les pêcheurs de loisir avaient le droit de pêcher un bar par jour et par pêcheur du 1er juillet au 31 décembre. Mais fin 2017, après des études scientifiques qui s’inquiétaient de l’état des stocks de bar, la pêche fut interdite à toute fin récréative au nord du 48e parallèle, soit au nord de l’Île de Sein. La mobilisation des pêcheurs mais aussi des élus locaux fut forte et le Conseil européen s’était engagé à refaire une étude des stocks pour possiblement relâcher la pression sur les pêcheurs si les nouveaux résultats le permettaient.

Le texte dévoilé ce mardi 4 septembre 2018 mentionne en effet une amélioration des stocks. « Grâce aux mesures garantissant la reconstitution du stock, la biomasse devrait augmenter en 2018, précise le texte. L’avis du CIEM (Conseil international pour l’exploration de la mer) indique également une baisse de la mortalité due à la pêche récréative. » Conséquence quasi-immédiate, la commission considère qu' »il y a lieu de modifier le règlement en conséquence« . Le quota d’un bar par pêcheur et par jour va donc être rétabli pour la période entre le 1er octobre et le 31 décembre 2018.

Remerciements aux élus locaux

« C’est une grande satisfaction, c’est l’aboutissement d’un gros travail de notre fédération nationale, se félicite le président du Comité de la pêche de loisir de la Manche Jean Lepigouchet. Je ne vous dis pas le nombre de courriers et de rencontres qui ont eu lieu ! Il faut également remercier le travail des députés, en particulier ceux de la Manche et Sonia Krimi tout particulièrement. Elle a été le fer de lance de la mobilisation des élus avec la création d’un groupe pêche de loisir à l’Assemblée Nationale. Ce groupe a interpellé le commissaire européen chargé de la pêche pour lui dire que les données sur lesquelles s’était basée la commission en décembre 2017 étaient largement surévaluées. » Jean Lepigouchet et ses confrères des fédérations de pêche se tournent maintenant vers 2019, année pour laquelle ils espèrent pouvoir obtenir un système de quotas annuels ou mensuels.


Sortie au Chateau d’Oléron

Charente-Maritime : la nouvelle vie des cabanes ostréicoles

Charente-Maritime : la nouvelle vie des cabanes ostréicoles
Des cabanes du chenal de la route d’Ors et de l’avenue du Port ont été repeintes de couleurs explosives

Mairie du Château-d’Oléron

Au Château-d’Oléron, les cabanes ostréicoles abandonnées sont rénovées et repeintes de couleurs éclatantes pour accueillir des artisans.

Sur le port du Château-d’Oléron, c’est un festival : rouge et violet côtoient vert, jaune et orange. Côte à côte, une trentaine de cabanes ostréicoles repeintes de couleurs vives forment comme deux bandes arc-en-ciel entre lesquelles déambulent les passants. Les locataires ne sont pas des ostréiculteurs, mais des artistes et artisans sélectionnés pour leur travail. Près d’un tiers d’entre eux travaille à l’année sur le site, qui obtient en 2017 le label Ville et métiers d’arts.

« Je suis depuis toujours très attaché à la production des huîtres oléronnaises », lance Michel Parent d’une voix posée. Le maire du Château-d’Oléron est fils d’ostréiculteur et l’a été lui-même pendant un temps. C’est lui qui donne la première impulsion au projet : « Je voulais absolument éviter que la situation du bassin d’Arcachon se répète ici : les cabanes y sont toutes, ou presque, entièrement privatisées. »

Remédier à l’abandon

« Dans les années 1970, chaque ostréiculteur avait ses couleurs »

Avec les changements de l’activité ostréicole, les cabanes du Château-d’Oléron deviennent obsolètes. Désertées, elles tombent en ruines. Pour préserver ce bout de patrimoine et éviter qu’il ne tombe dans les mains de plusieurs particuliers, Michel Parent décide de mettre en place une double règle. D’abord, trouver pour chaque lot un repreneur professionnel. Ensuite, rendre obligatoire la cession des cabanes à la commune, moyennant une petite indemnité. Quant à savoir que faire des cabanes, l’idée vient il y a une petite vingtaine d’années.

Dans les années 1950, les cabanes sont encore fonctionnelles…
Dans les années 1950, les cabanes sont encore fonctionnelles…

Crédit photo : DR
... les ostréiculteurs y stockent équipement et matériel
… les ostréiculteurs y stockent équipement et matériel

Crédit photo : DR

Bernard et Anne-Marie Mattens, un couple d’artistes, demandent au maire de leur mettre à disposition une cabane délabrée : ils désirent y installer leur atelier. La chose est vite réglée et c’est ainsi que voit le jour la première cabane d’artiste, encore debout aujourd’hui. À l’arrivée d’un nouveau créateur, la commune paie les matériaux nécessaires à la rénovation et le raccordement à EDF. C’est néanmoins l’artiste lui-même qui réalise les travaux. Il règle en outre un loyer annuel de 750 euros.

Pour ce qui est des vives couleurs, elles sont là encore un clin d’œil au passé des cabanes : « Dans les années 1970, chaque ostréiculteur avait ses couleurs, explique Michel Parent. Il les peignait sur son bateau et sur ses paniers d’huîtres. Comme cela, les cinq ou six courtiers qui faisaient la collecte auprès des 3 000 producteurs pouvaient s’y retrouver ! » Dans sa cabane jaune aux volets orange, Anne-Marie Mattens accueille les passants curieux. Une main dans la poche, l’autre montrant les œuvres, elle déambule d’un air tranquille et répond aux quelques questions qu’on lui pose. L’artisane confectionne, entre autres, les cadres des aquarelles de son conjoint Bernard, affichées aux quatre coins de la pièce.

Des expositions temporaires sont organisées dans certaines cabanes
Des expositions temporaires sont organisées dans certaines cabanes

Crédit photo : C. M.

Premiers arrivés

Cela fait près de vingt ans que le couple s’est installé là : « Pour nous, ça reste le plus bel endroit de l’île, lance Anne-Marie jovialement. C’est un petit coin de paradis et une bouffée d’inspiration dès le matin. » À sa création, leur atelier détonnait avec les environs. Mais après quelques années, ils sont rejoints par d’autres artistes, qui prennent possession d’autres cabanes. « Au fur et à mesure, le lieu s’est étoffé. D’une sorte de bazar, il est devenu quelque chose de cohérent. »

Cohérent et attractif. L’avenue du Port et le chenal d’Ors sont désormais des pôles touristiques de l’île d’Oléron et les artisans se bousculent désormais au portillon des cabanes pour y exposer.

Critères de sélection

Dans la cabane En attendant Alixe, où Jean-Michel Petit, qui travaille le verre et les métaux, a installé son atelier
Dans la cabane En attendant Alixe, où Jean-Michel Petit, qui travaille le verre et les métaux, a installé son atelier

Crédit photo : César Marchal

Tisserand, ferronnier, aquarelliste ou encore céramiste… Les cabanes hébergent toutes sortes d’artisans créateurs. Mais ceux qui bénéficient de ce privilège doivent répondre à quelques exigences, mises au point par la mairie et l’association Couleurs cabanes.

D’abord, il faut que le projet de l’artisan colle à l’image municipale, qui souhaite dynamiser le territoire oléronnais toute l’année durant. Les candidats présentent ensuite leur candidature à l’association, ainsi qu’au maire et à sa première adjointe. Ce jury ainsi formé valide ou non leurs projets. Une fois installé, l’artisan est toutefois tenu de respecter une charte : il doit ouvrir son atelier au moins 180 jours dans l’année. Et si d’aventure il était pris à commercialiser des choses qu’il n’a pas produites, son contrat d’un an ne serait pas renouvelé.

César Marchal


Prenons date

Grand Pavois 2018 : des bateaux à flot… mais pas que

Du 26 septembre au 1er octobre 2018 aura lieu la 46e édition du Grand Pavois de La Rochelle, au port des Minimes. C’est un des rendez-vous incontournables de l’automne avec plus de 300 bateaux exposés à flot mais aussi de nombreuses animations pendant les six jours de salon.

 

Plus de 300 bateaux seront exposés à flot cette année au Grand Pavois de La Rochelle. Mais ce salon, ce ne sont pas que des bateaux… De nombreux évènements rythmeront la semaine ! / JM. Rieupeyrout

Aymeric Chappelier, parrain du salon et une forte relation avec Madagascar

Avec Madagascar, pays invité d’honneur 2018, le Grand Pavois La Rochelle souhaitait valoriser la destination, avec un parrain en relation directe avec celle-ci. Aussi, le Grand Pavois La Rochelle a choisi de mettre en avant un skipper, Aymeric Chappellier et futur participant à la Route du Rhum, et le Team Aïna 151 dont il porte le message sur son monocoque Class40. Un trio skipper/bateau/association présent au salon. « Aïna » signifie « la vie, le souffle de vie » en malgache. Depuis 2005, Aïna, Enfance et Avenir intervient à Madagascar auprès des enfants et des jeunes mères mineures sans ressources. Grâce aux dons, parrainages et subventions, l’association met en place des structures adaptées aux besoins des enfants, à améliorer leur vie quotidienne et à les aider dans leur scolarisation.

Team Aïna 151 sera exposé lors du Grand Pavois. Aymeric Chappelllier est le parrain de cette édition. / Team Aïna 151

Le Class40 sera exposé à flot sur le Ponton 2. L’occasion pour les visiteurs de découvrir ce nouveau bateau, dessiné par l’architecte Samuel Manuard, à la pointe de la performance avec quatre évolutions majeures : le gréement, les ballasts, les appendices, ainsi qu’un travail sur le centrage des poids.

Le Grand Pavois rend hommage à Eric Tabarly

A l’occasion des 20 ans de la disparition d’Eric Tabarly, les visiteurs pourront admirer le Pen Duick III qui sera amarré au pied de l’espace VIP. / Association Eric Tabarly

Le Grand Pavois La Rochelle rendra hommage à Eric Tabarly, à l’occasion des 20 ans de sa disparition. A cette occasion, les visiteurs du salon pourront :

– Découvrir Pen Duick III et rencontrer les membres de l’Association Eric Tabarly.

Pen Duick III est le voilier d’Éric Tabarly le plus récompensé en courses. C’est une goélette de 17,45 mètres, construite au chantier La Perrière, entièrement en aluminium. L’année de son lancement, en 1967, Pen Duick III est fait champion du RORC en gagnant toutes les courses auquel il participe grâce notamment à sa surface de voile sous spi (320m2) qui lui procurait une puissance inégalée à l’époque… Depuis lors, il continue de naviguer sur toutes les mers du globe en équipage ou en solitaire, de la Transat Anglaise au Vendée Globe en passant par la Whitbread, la Route du Rhum ou encore Lorient-Les Bermudes-Lorient. En 2000, Pen Duick III rejoint le Club Croisière Pen Duick d’Arnaud Dhallenne. Propriété de Jacqueline et Marie Tabarly, il est confié depuis 2009 à l’Association Éric Tabarly qui l’entretient et le fait naviguer et qui lui a redonnée en 2010 son gréement de goélette avec wishbone.

Sur le salon Grand Pavois la Rochelle, Pen Duick III sera amarré au pied de l’espace VIP.

– Participer aux séances de dédicaces « Tabarly, de mémoire » avec la présence de Vincent Guigueno. Dans ce livre, Jean Guichard, évoque sa relation privilégiée avec le navigateur et livre ses souvenirs. Préfacé par Jacqueline Tabarly, cet album est très richement illustré des photographies de Jean Guichard – portraits, manœuvres, événements publics et privés -, dont la plupart sont inédites, ainsi que de documents issus de la collection de la famille Tabarly. Les textes de Vincent Guigueno apportent les éléments de contexte permettant au lecteur de se replonger dans l’effervescence de la course au large qui a marqué les années 1980.

– Assister à la projection du film « Tabarly, Coureurs d’Océans ». Le samedi 29 et dimanche 30 septembre à 19h, les visiteurs pourront découvrir le magnifique film « Tabarly, coureurs d’Océans » de Laurent Cadoret et Dominique Pipat au Musée Maritime de La Rochelle.

L’environnement et la protection des océans à l’honneur

Le salon accueillera de nouveau la société Waterver autour d’un projet sur le Biocomposite Bambou avec le bateau « Khong Sao » (« pas de problème » en vietnamien). C’est un bateau de rivière (du Delta du Mékong) utilisé pour la petite pêche, le transport de quelques passagers et la récolte de plantes aquatiques pour le bétail. Ce projet consiste à mettre au point un nouveau matériau composite sous forme de planche à base de bambou et de rendre possible l’accès à des bateaux sûrs et durables aux populations défavorisées. Cela permet également la revalorisation des savoir-faire des charpentiers de marine traditionnels et le développement d’une production locale.

Autre type de bateau, autre objectif : le zéro déchet. Partis en novembre 2016 du Morbihan, Igor, Joaquim, Brendan et Robin, quatre copains d’enfance, sont de retour après 2 ans de voyage autour du monde sur leur Gin Fizz de 1977, Ekolibri. Autonome en énergie, équipé d’un potager d’intérieur et d’un poulailler avec deux poules, le bateau a été rénové et adapté pour cette aventure avant le départ. Via une web-série sur « Comment vivre zéro déchet » et des reportages sur des initiatives de Développement Durable autour du monde, l’idée du projet est de sensibiliser à la problématique des déchets, aux enjeux du développement durable et au concept de l’économie circulaire.

Le bateau d’Anne Quéméré pour son expédition Arctic Solar By Icade / Icade

Anne Quéméré animera également une conférence suite à son retour de l’Arctique pour son projet « Arctic Solar By Icade ».

Le Grand Pavois en quelques chiffres :

– Grand Pavois La Rochelle 2018 : 46ème édition du salon (crée en 1973),

– Six jours d’exposition, du mercredi 26 septembre au lundi 1er octobre 2018 de 10h à 19h,

– 800 marques internationales, 750 bateaux exposés sur 100.000 m2 d’exposition,

– Plus de 250 nouveautés présentées chaque année et 85.000 visiteurs attendus,

– Pays invité d’honneur 2018 : Madagascar