Renforçons nos amarres !……

Un dimanche très agité sur le littoral

 

En mer comme à terre, cette fin de week-end est marqué par  une tempête entre dimanche et lundi.

 

Cabo Blanco / DR

Dimanche, une nouvelle et forte dégradation concerne les côtes de la Manche, le golfe de Gênes, la Corse et dans une moindre mesure le golfe de Gascogne. Celle-ci est liée au passage rapide d’une dépression très creuse et de sa perturbation associée qui traverse la France. En bord de Manche, le vent souffle jusqu’à 120 km/h. En méditerranée seul le golfe du Lion est temporairement en marge de ces dégradations. Profitez-en, même si le temps est plutôt gris et parfois humide.

Attention lundi, un risque de tempête est prévu sur le golfe de Gascogne, la Manche et un coup de vent de sud en Méditerranée. Dans ce contexte, les vagues dépasseront les 7m sur sud Gascogne et 4m en Méditerranée.


Comment s’amarrer à couple

bateaux a couple

Dans certains ports, lorsque ce dernier est plein, il est parfois nécessaire de s’amarrer à couple. Précautions et techniques.

S’amarrer à couple est souvent indispensable dans certains ports, dés le printemps. Mais cela peut aussi être le cas dans certains petits ports de pêche. Cela peut être le cas en bout de ponton, mais aussi sur deux bouées, par exemple. Les habitués des ports du palais, à belle Ile ou Groix, le savent très bien. En plus de s’amarrer en fonction de la marée, Il est très fréquent que, dés le deuxième moitié de l’après midi, le port soit plein. dans ce cas, les voiliers soient obligés de serrer les coudes pour se trouver une place. Et s’amarrer à couple est donc obligatoire.

La technique n’est pas périlleuse mais demande de la rigueur. Et c’est souvent ce qu’il manque dans les faits, de la rigueur. En effet, passer une bonne nuit sans avoir les amarres qui grincent, donnent des accoups ou tirent sur les taquets est a la portée de tous. Il faut, pour cela, que chaque équipage prenne le temps de bien amarrer son bateau, mais pense aussi à l’ensemble de la « cordée ».

Les bases de l’amarrage

S’amarrer à couple passe déjà par amarrer son bateau au bateau voisin. Il est indispensable de pouvoir se débrouillervoilier a couple seul. En effet, l’équipage voisin sera peut etre absent ou en plein sommeil. Dans tous les cas, la bienséance veut qu’on ne demande rien. De l’autre cas, cette même bienséance veut qu’on donne un coup de main à l’arrivant. Bref, tous le monde est bien élevé.

L’amarrage du bateau se prépare avant d’arriver au port, afin de tout anticiper. Ensuite éviter d’amarrer votre bateau à couple d’un plus petit. Cela pourrait désquilibrer toute la ligne de bateaux.

L’idée est de s’amarrer comme sur un quai. Vous utilisez deux gardes et deux traversières, dans l’idéal. Mais parfois, c’est plus facile à dire qu’à faire. Taquets trop petits, plus assez d’amarres, ou pas assez longues,…

S’amarrer au quai ou aux bouées

Quand le bateau est bien amarré au bateau voisin, il est indispensable de bien regarder les amarres des voisins. En effet, si chacun se contente de s’amarrer au bateau voisin, il va y avoir un souci. C’est ainsi que vous aurez une colonne de bateau, trop souple, qui se baladera au gré du vent ou des courants, tenue, seulement à sa base. C’est pour cela qu’il est impératif que plusieurs bateaux s’amarrent au quai ou aux bouées. Cela permet de consolider la base et éviter aux derniers bateaux d’entrainer les autres.

Dans le même temps, les amarres et les taquets d’un bateau sont prévus pour supporter une certaine pression. Vous imaginez bien que celle-ci n’est plus la même entre un bateau et quatre ou cinq.

Enfin, après avoir passer la nuit, avant de partir, pensez à bien amarrer entre eux les bateaux restant sur place et à bien reprendre les gardes allant jusqu’au quai.


Port à sec à La Rochelle

Places de port disponibles à La Rochelle en juin 2018

Places de port disponibles à La Rochelle en juin 2018mds

L’ouverture en juin 2018 d’un port à sec apportera à terme plus de 800 nouvelles places de bateaux sur La Rochelle.

La prestation proposée par Dockside Services comprendra le stockage à l’année, les mises à l’eau illimitées et de nombreux autres services.

Situé en plein coeur du port de pêche à Chef-de-baie, un nouveau pôle nautique avec des commerces et un projet de musée sur l’histoire de la pêche locale sera créé renouant ainsi avec les rochelais et les touristes depuis le départ des chalutiers du centre ville il y a 30 ans.

Il ne vous reste plus qu’à embarquer !

https://www.navigueralarochelle.com/dockside-services/md+V


Energie à bord : nouveautés 2018

Avec l’arrivée des véhicules électriques (de la trottinette à la voiture), on s’attendait à voir déferler dans le secteur de la plaisance les batteries au Lithium… Mais non ! Les fabricants restent timides sur ce marché. A l’inverse, les concepteurs de moyens de recharges et de contrôles ont pris de l’avance et proposent sur leurs nouveaux produits des courbes de charge qui répondent à ces nouvelles technologies.
Cet hydrogénérateur Watt & Sea se monte sous le bateau / DR
Des nouveaux modèles de chargeurs de batterie chez Vetus
Les nouveaux modèles de chargeurs Vetus (gamme de 15 à 80 ampères) répondent à une courbe de charge en 4 phases. Ces phases permettent une recharge optimum et, lorsque les batteries sont à pleine charge, il passe en mode floating afin de maintenir un courant égal à la consommation demandée ou à l’autodécharge. Au bout de 12 jours, le chargeur met en œuvre l’étape de reconditionnement final. A ce stade, il repasse à l’étape boost (courant maximum) pendant 85 minutes pour s’assurer que la batterie est parfaitement chargée et ensuite en floating.
Seatronic et son gestionnaire de batteries
Ce gestionnaire permet de suivre l’état de charge des batteries de service (précision 1%) tout en indiquant la tension de la batterie moteur. Les principales données sont la capacité du parc service en Ah et %, la tension, le courant de charge ainsi que la consommation. Des alarmes visuelles et sonores (paramétrables) permettent d’être averti en cas d’anomalies.
Petzl : des lampes frontales
Pour ces nouveaux produits BINDI et DUO S, Petzl a mis en avant la légèreté, la puissance et l’étanchéité (IPX7). La BINDI ne pèse que 35 g et diffuse un éclairage de 200 lumens en trois modes (proximité, déplacement et vision lointaine) ainsi qu’un de lumière rouge. L’alimentation se fait par une batterie rechargeable de 680 mAh (prise USB). Prix 50 E.
La DUO S est très puissante (1100 lumens), possède 5 modes d’éclairage et un mode boost avec une distance maximum de 200 m. Son poids de 370 g est en partie dû à la batterie de 3200 mA rechargeable sur le secteur. Prix 420 E (importées par Navicom).
Watt & Sea : un hydrogénérateur sous la coque
L’efficacité de l’hydrogénérateur en navigation n’est plus à démontrer. Mais pour beaucoup, le montage sur tableau arrière posait problème du point de vue pratique et esthétique. Afin de résoudre ce problème, Watt & Sea propose un nouveau modèle de 600 watts se fixant directement sous la coque. Discret, il se met en marche par un simple interrupteur et est donné pour une puissance de 600 watts pouvant délivrer 120 watts (10 ampères) à 5 nœuds.
Un répartiteur de charge chez Mastervolt
Le Charge Mate Pro est un répartiteur de charge électronique qui permet de recharger deux parcs de batteries à partir d’une même source. Il est protégé contre les courants inverses, il répartit la charge et isole les parcs batteries entre eux lors de l’utilisation. La tension d’entrée peut être comprise entre 9 à 12 volts, la tension et la technologie des batteries sont détectées automatiquement (12 ou 24 volts). Deux modèles sont proposés en 40 et 90 ampères.
Cristec : des chargeurs nouvelle génération
Deux gammes de chargeurs sont proposées la HPower et YPower. La HPower a été développée pour un usage dans des conditions environnementales sévères. Pour répondre aux nouvelles générations de batteries, ils sont compatibles avec toutes les technologies y compris les modèles Lithium Ion. En option, les chargeurs avec BUS-CAN possèdent une carte relais et un afficheur tactile intégrés. La gamme YPower est proposée avec les options intégrées d’usine : carte relais ou carte BUS-CAN. La carte BUS-CAN permet de communiquer avec un système de monitoring ou avec tout autre périphérique fonctionnant avec ce mode de communication (prix à partir de 349 euros).

Nicolas accélère………..

 

Nicolas Hulot détaille son plan d’action pour les EMR

Ce n’est pas dans l’intitulé de son ministère mais Nicolas Hulot l’a précisé lors de son discours aux Assises de la mer du Havre hier, « j’ai la responsabilité de la mer partagée avec Stéphane Travert (ministre de l’agriculture et des pêches NDLR), qui lui s’occupe des poissons. Moi je m’occupe de tout l’environnement autour ».

Dans son discours, le premier tenu devant la communauté maritime, le ministre de la Transition écologique et solidaire a détaillé le cadre de son action à venir et notamment en ce qui concerne les énergies marines renouvelables.

Un « permis enveloppe » pour les futurs appels d’offres EMR

« Le développement des énergies marines renouvelables est un atout majeur tant pour la transition énergétique que pour le développement des emplois locaux qui lui sont liés ». Rappelant l’objectif français de 40% d’énergie renouvelable dans le mix global d’ici 2030, il a néanmoins pointé les difficultés dans leur implantation, notamment celles des premiers parcs éoliens offshore qui peinent à voir le jour. « Je ne vois pas comment tenir mon objectif si, entre le moment où l’on fait un appel d’offres et la pose du premier mât il se passe 10 à 15 ans. Et qu’au moment où le mât peut enfin être posé, la technologie est dépassée et qu’il faut donc repartir à zéro ».

Pour remédier aux délais actuels, le ministre propose donc une nouvelle méthodologie avec la mise en place, pour les futurs candidats aux appels d’offres d’un « permis enveloppe ». L’Etat devrait désormais prendre en charge les études d’impact et l’enquête en amont. « Cela devrait permettre d’accélérer les phases suivantes », notamment celle de la concertation. Il également annoncé la prise en charge des raccordement par RTE.

« Un appel d’offres de grande taille par an »

En ce qui concerne le calendrier, Hulot a confirmé le lancement de nouveaux appels d’offres, « après Dunkerque et Oléron pour l’éolien posé, nous continuerons avec les projets d’éolien flottant en Bretagne Nord et Sud, ainsi qu’en Méditerranée ». Il a également rappelé le soutien de l’Etat aux projets hydroliens et d’énergie thermique des mers. « Notre but est de faire entrer les énergies marines renouvelables dans une procédure normalisée. Et de faire un appel d’offres de grande taille par an ».


Et si notre téléphone flottait ?

La marque française Crosscall spécialisée dans la technologie mobile outdoor propose le nouveau Shark-X3, un téléphone flottant destiné aux amateurs de sports nautiques et professionnels évoluant en milieu marin. Une bonne affaire ?
Le nouveau mobile Crosscall remonte automatiquement à la surface en cas de chute dans l eau. Bien vu ! / Crosscall
Lancé cet automne, le nouveau téléphone mobile Crosscall Shark-X3 est un produit totalement étanche aux corps solides (poussière, sable…) et liquides (eau douce, chlorée, salée…). Il est certifié IP68 et supporte une immersion à deux mètres de profondeur pendant une heure. De plus, grâce au concept « Air Capsule », le téléphone flotte en remontant automatiquement à la surface en cas de chute inopinée dans la mer. Ce concept développé par la marque française consiste à emprisonner une bulle d’air entre l’écran et le verre permettant ainsi la flottabilité du mobile.
Une fonction SOS avec un SMS d’alerte pré-enregistré en cas de chute à l’eau
Pour le repérer facilement, Crosscall a également développé la technologie baptisée Keep Alive.  « Lorsque le Shark tombe à l’eau, des capteurs embarqués réagissent immédiatement, le téléphone se met à clignoter et à émettre successivement des signaux lumineux et sonores. Afin d’augmenter la sécurité de son utilisateur, cette technologie dispose également d’une fonction SOS qui envoie un SMS d’alerte pré-enregistré à des contacts pré-sélectionnés » précise le fabriquant français. Ce système unique est complété par un puissant sifflet de 100 db directement intégré dans la coque du téléphone, permettant ainsi de donner l’alerte ou de signaler sa présence en cas de chute à l’eau.
Un puissant système d’éclairage et de grosses touches
Si le design de prime abord n’est pas aussi soigné que celui d’un Iphone et les fonctions de navigation limitées par rapport à un smartphone actuel, le Shark-X3 affiche un gros clavier adapté à une utilisation aquatique via de larges touches qui facilitent la numérotation avec des doigts mouillés ou des gants par exemple. En prime, un rétro-éclairage du clavier permet une utilisation optimale dans la pénombre ou la nuit. Et pour les marins au long cours, le système d’éclairage du mobile a fait l’objet d’une attention toute particulière. Le Shark-X3 double une puissante lampe torche et une LED rouge adaptée à la vision nocturne pour ne pas perdre l’accoutumance à l’obscurité en lisant une carte marine par exemple. Côté fonctionnalités, notez aussi la présence d’un appareil photo/video de 5 MegaPixels avec flash, sans oublier un système de partage de connexion pour la 3G+. Dernier détail, son prix, inférieur à 100 euros (99,99 € prix conseillé), fait du Crosscall Shark-X3 (dont nous reparlerons bientôt à l’occasion d’un test) un excellent mobile d’appoint pour une sortie en mer ou la pratique d’une activité nautique à risque !/

Quelle annexe choisir ?

Sur un bateau de croisière, l’annexe est un équipement indispensable. Cela va du modèle simple que l’on manœuvre avec des avirons, à l’embarcation plus sophistiquée de type semi-rigide équipée d’un moteur. Nos conseils et les erreurs à ne pas commettre pour choisir le bon modèle en fonction de son mode de navigation ou de son budget.

 

L’annexe peut être équipée avec : un plancher, des lattes, un fond gonflable ou rigide. / Yamaha

C’est une des premières questions à se poser. En équipage réduit, pour deux ou quatre personnes, un modèle de 2,80 m est bien adapté. Une unité de 3,20 m offre plus de confort mais il est plus encombrant et plus lourd. En dessous (entre 1,80 m et 2,40 m) tout devient plus compliqué et lorsque l’on est quatre à bord, il faut bien souvent faire deux voyages pour le débarquement. La longueur est un critère mais il faut prendre en compte la surface utile à l’intérieur de l’annexe. La longueur donnée par les constructeurs est une longueur hors-tout alors que la longueur effective dépend de l’emplacement du tableau arrière. Quant à la largeur, elle est liée au diamètre des boudins. Avec un gros diamètre, on est moins exposé aux embruns mais à largeur hors-tout égale, la surface intérieure est plus petite.

Le choix du fond : plancher rigide ou gonflable ?

L’annexe peut être équipée d’un plancher, de lattes, d’un fond gonflable ou rigide. Pour une annexe, le plancher bois ou alliage est peu utilisé. Les lattes que l’on rencontre sur les petits modèles permettent d’obtenir des annexes légères, peu encombrantes, rapides à mettre œuvre et faciles à manœuvrer à l’aviron. Les inconvénients sont un aéro-dynamisme et une souplesse mal adaptés lorsque l’on utilise un moteur hors-bord. Le fond gonflable haute pression (aérotec) est un bon compromis ; sa structure est constituée d’un sandwich dans lequel est emprisonné une multitude de fils polyester verticaux. Une fois gonflé, il devient rigide. Il a beaucoup d’avantages, tels qu’un bon comportement en mer et un faible encombrement une fois plié. Quant au fond rigide, c’est l’idéal pour une utilisation intensive. Reste le rangement, là les bossoirs ou le portique sont tout indiqués. Sur les bateaux qui ont une plage avant dégagée, on peut envisager l’installation à condition de bien la sangler au plus près du pied de mât.

Les différents matériaux : PV ou Hypalon ?

Le choix se porte sur le PVC (chlorure de polyvinyle) ou l’Hypalon®. Si on trouve beaucoup de modèles en PVC, cela est lié à la fabrication des embarcations. Ces dernières sont conçues à la chaîne sur des machines qui découpent la toile et la collent sous haute fréquence. Les PVC utilisés par les grandes marques sont de qualité et la fabrication des annexes ne peut être faite que sur des machines adaptées. L’Hypalon® est un caoutchouc synthétique mais c’est plus cher. La mise en œuvre se fait manuellement par collage à froid. Il a pour avantage d’être peu sensible aux UV et dans une certaine mesure aux hydrocarbures. Mais sur ce dernier point si le PVC a tendance à durcir et à se déplastifier, l’Hypalon® a tendance à gonfler. Pour une utilisation intensive telle que la plongée ou pour un grand voyage où les mouillages forains seront nombreux, l’Hypalon® se justifie. Dans la majorité des cas, le PVC est un choix raisonnable présentant un bon rapport qualité/prix.

5 points à vérifier :

– La présence sur le coté de bandes antiragage.

– Les poignées et les anneaux de remorquage sont également des points à regarder. Ils doivent être solides et bien placés.

– Un banc (rigide ou gonflable) qui peut être proposé en option.

  • La présence d’un renfort sur le tableau arrière si vous êtes amené à la motoriser.
  •  Après l’achat, penser à l’inscription « AXE suivi du nom du bateau »

Tous à Bordeaux

La capacité du port de plaisance de Bordeaux devrait doubler en 2018

Les travaux pour la modernisation du port de plaisance de Bordeaux, aux Bassins à Flot, ont démarré. La capacité du port de plaisance devrait doubler à l’issue des travaux.

La capacité du port de plaisance de Bordeaux devrait doubler en 2018
La capacité du port de plaisance de Bordeaux devrait doubler en 2018

Le chantier de 3 millions d’euros, qui a commencé cette semaine, devrait se terminer en juin 2018.

La capacité du port de plaisance sera multipliée par deux et atteindra les 268 places, pour des bateaux allant jusqu’à 15 mètres de long. Des dimensions qui s’expliquent par le fait que la taille moyenne des bateaux de plaisance qui accostent à Bordeaux est en général plus grande que la celle de la côte Atlantique (11 mètres). Neuf pontons seront construits au total, contre deux seulement aujourd’hui.

Nouveaux services et coûts supplémentaires

« Nous allons également apporter de nouveaux services, correspondant à ce qu’est un port de plaisance moderne », explique Philippe Rénier, directeur travaux et environnement du port. « Il y aura ainsi des bases de vidange des eaux grises, de la distribution en eau et électricité pour les bateaux, du wi fi et une zone de grutage. » L’accès aux bateaux se fera par des portillons sécurisés, par lesquels « seules les personnes autorisées pourront passer. »

Conséquence directe de ces travaux de réaménagement, les coûts doubleront. A titre d’exemple, la location à l’année pour un bateau de 10,50 mètres de long coûtera 1800 euros, contre 700 aujourd’hui.

« Nous nous sommes adaptés à la moyenne des prix constatés dans les autres ports de plaisance, car nous sommes actuellement six à sept fois moins cher », tempère Christophe Masson, le président de Bordeaux Port Atlantique.

Un fonctionnement plus encadré

L’électricité et l’eau seront facturées en fonction de la consommation de chaque bateau. Les réservations pourront être effectuées à distance, et un badge d’accès sera délivré à l’arrivée au port.

« Nous autoriserons les bateaux habités, mais des quotas seront délivrés », annonce Philippe Rénier. « Et les activités commerciales, comme les salles de cours ou les sièges sociaux d’entreprises, seront réglementées. » Le grand port de Bordeaux assure qu’il y a à ce jour « une très forte demande » des plaisanciers pour s’installer à Bordeaux, « car c’est un port de centre-ville, et un port d’hivernage ».

« Il sera désormais possible d’ouvrir les écluses à chaque marée, selon la demande des plaisanciers », explique Christophe Masson, « alors que nous ne les ouvrions que deux fois par semaine auparavant. ».


A nos calculettes ! ! ! !

 La Régie du port de plaisance revoit la grille des tarifs

La Rochelle : la Régie du port de plaisance revoit la grille des tarifs
Plus de 4 600 bateaux ont un contrat d’hébergement avec le port de plaisance. Cela représente un chiffre d’affaires annuel de 10 millions d’euros.

Archives pascal couillaud

Les nouveaux tarifs seront effectifs au 1er janvier 2018. Les plaisanciers seront désormais facturés à la surface d’occupation à flot.

À partir du 1er janvier 2018, les discussions risquent d’être animées sur les pontons des Minimes. Mais elles devraient être moins vives que celles qui avaient émaillé les conseils portuaires de juillet, puis de septembre 2016. À deux reprises, les projets tarifaires d’hébergement présentés par la régie du port avaient en effet été retoqués.

Président du conseil d’administration de la Régie du port de plaisance (1), Christian Marbach est plus serein aujourd’hui, même s’il pronostique, avec plusieurs semaines d’anticipation, une montée des doléances. « Certains vont payer plus, d’autres moins… Les critiques sont inévitables, prévient-il. Mais nous avons trouvé un accord et il me parait juste. Il fallait, de toute façon, que l’on modifie notre approche tarifaire. Elle était inéquitable, pas toujours cohérente et trop disparate ».

L’heure est à la pédagogie

Pour faire simple, les tarifs d’hébergement étaient jusqu’alors calculés en fonction de la longueur des bateaux. Au bout du compte, l’addition était proportionnellement injuste puisque la largeur des bateaux en augmentation constante n’était pas prise en compte. « Au fil des années, le monde du nautisme a beaucoup évolué et aujourd’hui, les bateaux sont beaucoup plus larges. Calculer les tarifs sur une emprise linéaire devenait donc absurde. »

On l’a compris, la nouvelle grille tarifaire prendra en compte la surface occupée à flot (lire encadré). « Nous avons travaillé, de mai 2016 jusqu’à fin septembre 2017, pour rendre une copie plus transparente et, surtout, plus équitable. Ce que nous proposons est une révolution », poursuit Christian Marbach. L’heure est désormais à la pédagogie pour la Régie du port, sachant que la nouvelle politique tarifaire allégera certaines additions mais en augmentera d’autres.

Tarifs lissés sur cinq ans

Concrètement et vue de la terre ferme, le changement n’est pas spectaculaire pour le porte-monnaie, surtout que les augmentations et les baisses seront lissées sur cinq ans pour amortir le « choc ». « Même s’il y a une multitude de cas, j’évalue la moyenne des plus-values et des moins-values à 30 euros par an par plaisancier », indique Alain Garcia, président de l’Association des plaisanciers de La Rochelle (APLR).

Quant à Christian Marbach, il s’empresse d’enchaîner sur le volet financier global de l’opération. « Entre ceux qui vont payer un peu plus et ceux qui vont payer un peu moins, le port fera le même chiffre d’affaires en 2018 qu’en 2017 : soit environ 10 millions d’euros. La commission des finances nous a juste demandé de construire notre budget 2018 sur la base d’une augmentation de 0,75 % de l’ensemble des tarifs portuaires ».

(1) Le port de plaisance appartient au domaine public maritime. Mais c’est la Ville qui a délégation pour exploiter sa surface.

Les tarifs

LE CALCUL DE LA SUPERFICIE C’est en multipliant la longueur et la largeur du bateau que l’on obtient la surface à flot du bateau.

BATEAUX DE MOINS DE 10 M² Leurs propriétaires devront payer un forfait minimum de 950 euros TTC.

BATEAUX DE PLUS DE 10 M² Le prix est calculé en additionnant un fixe de 400 euros TTC , à la superficie multiplié par 72, 224 euros TTC.

« C’est cohérent »

En septembre 2016 (lire ci-dessus), Alain Garcia, président de l’Association des plaisanciers rochelais (APLR), s’était clairement opposé aux deux premiers projets de nouvelles tarifications, présentés par la Régie du port de plaisance. Il avait notamment déploré – mais il n’était pas le seul – que la charge « soit proportionnellement plus lourde pour les petits bateaux ».

  • Vers une « équité parfaite »

Il est aujourd’hui rassuré même s’il sait, à l’image de Christian Marbach, que « ça va sans doute un peu râler au début. Sur les pontons, tout le monde va se parler, comparer… Certains ne vont pas toujours comprendre pourquoi ils vont payer plus cher alors que leur voisin déboursera moins. Mais, à part deux ou trois propriétaires qui vont payer environ 70 euros de plus par an, les augmentations sont vraiment très raisonnables ».

Oubliée donc son opposition de l’an passé. « Cette nouvelle grille de prix est cohérente et adaptée aux évolutions du nautisme. Une fois que les rattrapages tarifaires seront soldés (NDLR, en 2022), on sera alors sur une équité parfaite ».


Mais que faire de cette salade ? ? ?

Algues vertes à la Flotte (17) : la commune prend un avocat

Algues vertes à la Flotte (17) : la commune prend un avocat
Faute de ramassage, les algues vertes aujourd’hui pourrissent sur le site.

photo jocelyne bargain

Dans ce dossier, le conseil municipal a décidé de s’adjoindre les services du cabinet d’avocats de Corinne Lepage.

Les algues vertes ont occupé une bonne partie des débats du conseil municipal de jeudi. En préambule, le maire Léon Gendre pose la problématique : « C’est un dossier que je traîne depuis 2011, la courantologie et les vents dominants de nord-ouest poussent les algues en mer au large du pertuis vers notre baie naturelle, réceptacle des algues vertes ». L’édile poursuit, avec un ton grave : « Les algues restent y pourrir, elles ne repartent pas à la prochaine marée. Elles dégagent de l’hydrogène sulfuré au bout de 48 heures. Le maire doit alors immédiatement fermer la plage, poser des clôtures… Cela fait partie de ses obligations pour la protection de la population. » En effet, faute d’avoir une plateforme de réception des algues vertes, le premier magistrat peut être obligé d’interdire l’accès à la plage, voire faire fermer les restaurants du front de mer à cause des émanations.

Pour ne pas en arriver à ses extrémités dommageables pour l’économie locale et touristique, certaines terres agricoles réceptionnaient jusqu’alors cet apport d’algues. Mais cette année, l’agriculteur n’en a pas voulu car, dans les algues, il y a des galets qui endommagent sa machine à planter les pommes de terre. Le maire, Léon Gendre a donc décidé de les faire entreposer sur un terrain dont la commune est propriétaire, au lieu dit Les Pibles.

Effets dommageables

Reprenant le déroulé des événements de septembre, le maire confie : « Les plaintes contre X de Ré Nature environnement et de Nature environnement 17 ainsi que la conférence de presse organisée sur le lieu de stockage temporaire des ulves marines ont eu un effet dommageable pour la commune et d’interrompre la mission de l’AEMA (Association des étangs et des marais d’Ars-en-Ré) de retrait des algues dès la mi-septembre. De plus, la Coved, à qui le transport des algues vers son site de compostage était confié, a mis un terme à ses rotations le 13 septembre. » Le terrain d’entreposage temporaire devait être remis en état à la suite de ces enlèvements. Mais, aujourd’hui, la situation est bloquée et les algues vertes déposées pourrissent à quelques mètres de quatre restaurants de la plage de la Clavette.

Patrick Salez, conseiller municipal, précise : « Il y a trois ans, nous préparions un plan de gestion des espaces naturels et agricoles avec le Département, l’ONF et les associations qui portent plaintes aujourd’hui. Ces dernières avaient dénoncé ce plan en disant que l’agriculture allait se développer sur des parcelles sèches et sableuses, et que ces parcelles allaient disparaître. Ce que Pierre Le Gall (Ré Nature Environnement) reproche dans la plainte, c’est qu’il y a environ 200 m² de pelouse sèche qui ont été creusés sur lesquelles on a déposé puis enfoui les algues vertes. »

Alerte vaine

Ces algues sont issues de l’agriculture céréalière, et « la commune n’est en rien responsable de cette arrivée massive », précise Léon Gendre. Depuis quatre ans, la municipalité alerte « sur cette situation particulière dont elle est victime », ajoute le maire, rappelant qu’il avait alerté, en son temps, ses collègues de Communauté de communes sur la mise en place d’un plan d’élimination des algues vertes sur l’ensemble du territoire rétais. Un appel resté vain selon lui. Cet état de fait transmis au préfet a eu pour effet immédiat de transmettre le dossier à la Dreal (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement).

Afin de se prémunir contre les prolongements judiciaires, le cabinet d’avocats Hugo-Lepage a été désigné pour apporter son expertise et une note juridique sur ce dossier. Le cabinet représentera donc la commune. Léon Gendre s’appuyant sur l’expérience de Corinne Lepage qui a eu à défendre les Bretons lors de l’Amoco Cadiz.