Pour préparer nos prochaines croisières……….

Baie de Quiberon, quand la mer épouse les terres.

baie de Quiberon

La Baie de Quiberon est considérée comme une des plus belles baie du monde. Située  en Bretagne sud, elle est un plan d’eau idéal pour naviguer en voilier.

La Baie de Quiberon, dans le Morbihan, est un plan d’eau magique pour des vacances en Bretagne Sud. La Baie de Quiberon est abritée de la houle par la presqu’île de Quiberon, et sa côte sauvage, à l’ouest. Elle s’ouvre sur les îles de Houat, Houedic et Belle île. La baie est réputée pour son climat paisible, ses nombreuses plages, le Golfe du Morbihan et ses marinas célèbres, comme la Mecque de la voile : La Trinité Sur mer. Les opportunités de croisières à faire, au départ de ce port, Du Crouesty ou de Vannes, sont nombreuses.

Arriver dans la baie.

cartographie maritime Baie de Quiberon

L’arrivée dans la baie de Quiberon se fait toute seule en arrivant du sud-est, de l’île de Noirmoutier ou Pornic. Vous arriverez directement par le nord de Hoedic ou par le sud, en passant par le passage des Soeurs, de journée, entre l’île d’Hoedic et sa voisine, Houat. Vous pourrez vous arrêter faire escale et mouiller aux abords de l’ile, ou alors sur le continent, au Crouesty.

En arrivant de l’ouest, de Groix ou Lorient, il faut passer par le chenal de la Teignouse, près du phare du même nom. Ce chenal est sujet à un fort courant qui accompagne la marée. Vous serez impressionné. En fait c’est le passage des flots venant et allant dans le Golfe du Morbihan. Il est aussi possible de passer entre les îles d’Houat et Houedic, en venant de Belle ile. Le passage est plus long pour rejoindre le continent mais l’endroit est magnifique et, pour les pêcheurs, poissonneux.

Locmariaquer
bty

Le Golfe du Morbihan.

Le Golfe du Morbihan, la « petite mer », a donné son nom au département (Morbihan signifie petite mer en breton). Cette mer intérieure est à découvrir absolument en voilier. Composée de nombreuses îles accessibles, le Golfe permet de naviguer dans des eaux protégées, par tous les temps. Seuls les vents d’est assez forts peuvent être traitres. La zone est, effectivement, bien protégée des vents dominants. Vous naviguerez entre calmes derrière les îles et petits courants d’airs entre ces dernières. Il faudra, cependant, se méfier de la houle lors de ces forts vents d’est.

Locmariaquer

Des courants puissants

Les courants sont très puissants. Inutile de penser naviguer contre ces derniers, cela ne passera pas. Une navigation dans le golfe du Morbihan impose d’avoir les horaires des marées avec soi et de naviguer avec elles. C’est notamment le cas à l’entrée du Golfe et sur toute la zone allant vers la partie est direction Vannes et Séné.

Il sera plus facile de passer contre le courant en allant vers Auray et le petit port de Saint Goustan. Rappelez vous, enfin, que le courant ne vous enverra jamais vers une roche ou la côte, hormis vers Port Navalo. Par exemple, les fameux gréements de pêche de Séné affalaient en entrant dans le Golfe et se laissait porter par le courant pour rentrer. Vous pouvez facilement attendre la marée, pour entrer dans le Golfe, dans la marina du Port du Crouesty.

Entre mer, ajoncs et campagne

saint Goustana
Saint Goustan Auray

Les lieux à voir : Ile d’Arz, Ile au Moines, La rivière d’Auray en allant vers les ports du Bono et de Saint Goustan. Vannes et sa citée médiévale. Faites une escale à Locmariaquer, un grand site de la préhistoire, et visiter son port plein de charme et ses tumulus, ces menhirs de granit. Découvrez l’ile aux Moines, l’ile d’Arz,… Allez vous enfoncer dans la partie est du golfe, inaccessible aux grands tirants d’eau. Et surtout, poser vos yeux partout pour admirer les dolmens et menhirs recouverts à marée haute. Une période magique pour visiter le Golfe du Morbihan, en voilier, est de naviguer pendant la Semaine Du Golfe, entre les vieux gérements.

vieux gréement pendant la Semaine du Golfe

Naviguer dans la Baie de Quiberon.

Naviguer dans la baie de Quiberon ne comporte pas de dangers majeurs. La zone est bien protégée et la seule précaution à prendre est de bien passer au sud des « buissons » pour sortir du Golfe, à destination de la Trinité sur mer. Cette zone, au nord de la petite île de Meaban (une réserve d’oiseaux) est pleine de roches.

Un haut lieu de la plaisance et la régate

3 grandes marinas permettent d’accueillir les voileux par tout temps et toute marée : Le Crouesty et son ambiance estivale, la Trinité sur Mer et son histoire de la voile sportive et ses multicoques. Ce port est souvent appelé la Mecque de la Voile. Il est le port d’attache de marins comme Thomas Coville, Francis Joyon et tant d’autres qui ont marqué la voile comme Eric tabarly.

régates voiliers

Enfin, Port Haliguen, au nord est de la Presqu’ile de Quiberon est l’autre grand port de plaisance, le plus proche de belle Île. D’autres petits ports vous permettront d’accoster, de mettre à l’eau facilement comme Port Navalo et Locmariaquer, aux portes du Golfe. Dans le Golfe, les cales et petits ports sont très nombreux, en plus de Vannes. Vous y trouverez Auray, Arradon, Baden,…Pour résumer, vous n’aurez que l’embarras du choix.

Houat.

Houat est la deuxième île de la baie, par sa taille (3,3km sur 1,5km). Elle est occupée par une grosse centaine d’habitants en permanence. 3 zones de mouillages principales pourront vous accueillir. Le port, bien protégé de la houle et des vents. En été, il est vite complet. Deux zones de mouillages sont à visiter absolument. La baie et la grande plage de Treac’h ar Goured, et son sable fin, ses eaux transparentes est le mouillage le plus recherché. Cette plage est magnifique, et très visitée en été…. Elle offre un cadre idéal pour passer la journée au mouillage. Si vous devez passer une nuit, préférez la plus petite plage de Beg Salus. Ce secteur est beaucoup mieux abritée des brises côtière de nord est qui se réveilleront la nuit, en été, et qui peuvent être assez violentes. À l’extrémité ouest, l’île d’Houat est prolongée par une chaussée granitique, la chaussée du Beniguet, qui s’étire vers la presqu’île de Quiberon dont elle est séparée par le passage de la Teignouse.

Hoedic.

Hoedic
Photo:
DURAND Nicolas

Hoedic est la plus petite des iles habitées de la Baie de Quiberon (en dehors des iles du Golfe du Morbihan). Elle s’étend sur 800 m de large et 2 500 de long. A l’éxtremité Est de la baie, à 8 milles à l’est de Belle-Île et à 3 milles au sud-est de Houat.

Hoëdic est un plateau peu élevé, son altitude maximale  est de 22 mètres.  La côte est une alternance de criques sableuses et de pointes rocheuses de hauteur variable.  C’est sans doute l’ile la plus originale et la plus sympathique de la baie. Si arriver à Hoedic ne pose pas de problème, y mouiller sera plus compliqué. Propriétaire de petit voilier, il est conseillé d’éviter le port, puisque vous le pouvez. En effet, en été, celui ci subit les brises côtières et il est très fréquent que, sur les 3 tonnes, les bateaux tapent et qu’il y a de la casse. En petit voilier ou dériveur, pouvant passer partout, allez cherchez le port de La Croix au sud, qui sera mieux abrité. Sinon, au nord, vous pouvez mouiller près du port, à l’ouest de ce dernier, en allant chercher une petite plage.

Belle ile.

Belle Ile est la plus grande île de la Baie de Quiberon. Elle s’étend sur 85km². Habité par 5000 habitants l’hiver, l’ile se réveille pendant la période estivale et accueille un nombre important de touristes par an. Le port du Palais est le principal port de l’ile. Situé au nord de l’ile, des écluses permettent de rester une semaine bien tranquillement au fond du port. Dans l’avant port, des tonnes permettent de s’amarrer et le débarquement se fera en annexe. Enfin, la dernière possibilité est de s’amarrer le long de la citadelle Vauban qui est à sec à marée basse. Le port du palais grouille l’été avec ses commerces, son marché, l’arrivée des ferries déchargeant leur flot de touriste.

Le palais
Le Palais

Sauzon, la rebelle

Sauzon

Pour les navigateurs recherchant le calme, le Port de Sauzon est un petit port très agréable et typique des ports de pêche breton. Ici, pas de catway, que des bouées. Et pour nos petits voiliers, la possibilité de se mettre au fond de cette petite hanse et d’échouer. Il en est de même pour le port de Locmaria.

La Pointe des Poulains

Enfin, les voileux hostiles aux ports et au monde trouveront de nombreux mouillages au nord de belle Île, le mouillage de Sterven, de Kerel et bien d’autres vous laisseront de magnifiques souvenirs.

Pour conclure, la baie de Quiberon permet de naviguer dans des endroits calmes et protégés et le secteurs permet de naviguer de très longues périodes en découvrant à chaque fois de nouveaux mouillages.


Vers l’instauration d’un permis bateau pour les voiliers ?

Le gouvernement vient de répondre à la question d’une députée LREM qui s’inquiétait de la formation des plaisanciers navigant à bord de voiliers.

Vers l'instauration d'un permis bateau pour les voiliers ?

Annaïg Le Meur, députée LREM de la première circonscription du Finistère a posé une question au gouvernement quant à la nécessité de mettre en place un permis bateau pour les voiliers, à l’instar de ce qui existe déjà pour les bateaux à moteur.

Dans un contexte ou les Français expriment leur grande insatisfaction à l’égard du toujours plus de taxes, de lois, de réglementations et de contrôles, la question posée par Annaïg Le Meur n’a pas fini de faire parler – et râler – sur les pontons !!

L’élue LREM s’inquiète en effet de la formation des adeptes de la voile et des voiliers.

Dans sa question posée au gouvernement, Annaïg Le Meur s’interroge sur le pertinence de la création d’un permis voile, dans un contexte ou l’inexpérience des plaisanciers mettrait en danger les sauveteurs, arguant du fait qu’en 2016, 1830 plaisanciers navigant à bord de voiliers avaient été secourus par la SNSM !

Pour l’élue, la création d’un permis voilier permettrait d’inculquer un minimum de connaissances aux plaisanciers, afin de réduire le nombre d’interventions.

En bref, et pour résumer : bretelles, ceinture, parachute et airbag. Punir la collectivité du fait de l’insouciance de certains. Un réflexe très Français…

Le gouvernement s’oppose à l’idée d’un permis voilier

Dans sa réponse d’hier, le gouvernement s’oppose à cette idée, précisant qu’il n’estime pas nécessaire de développer un tel permis, la complexité de la pratique de la voile nécessitant une démarche de formation volontaire – que l’on enseigne dans les écoles de voile – ce qui n’est pas le cas du motonautisme, plus simple à appréhender.

ActuNautique vous propose de découvrir la réponse du gouvernement in-extenso :

« Les dispositions relatives à l’actuel permis de conduire les bateaux de plaisance à moteur ont été instaurées par le décret n° 2007-1167 du 2 août 2007. Elles reprennent les décisions du Comité interministériel de la mer du 16 février 2004 quant à la simplification administrative de la procédure du passage du permis, la modernisation des programmes et l’agrément des établissements de formation. Environ 90 000 permis sont délivrés chaque année suite à un examen pratique et théorique. La dispense du permis de conduire les bateaux de plaisance pour les voiliers, qui a repris les réglementations antérieures, s’explique par des raisons spécifiques. En effet, à la différence du motonautisme, l’aptitude à piloter un navire à voile exige un apprentissage long et technique. Le néophyte en voile doit de par la spécificité de la pratique s’engager de lui-même dans une voie de formation. Cette dernière est dispensée par les écoles de voile au nombre d’un millier. Le nombre de « passeports voile » a dépassé les 300 000 en 2018. Le but du permis pour les navires à moteur, outre la connaissance des règles générales de navigation, est d’avant tout alerter le plaisancier sur les dangers qu’il pourrait méconnaître du fait de la simplicité apparente de manœuvre de son embarcation ainsi que de la vitesse de cette dernière et de ses conséquences possibles pour les autres usagers du plan d’eau. Le problème posé par le nombre de demandes d’assistance de la part de pilotes de voiliers, et, d’une manière plus générale, par l’ensemble des pratiquants des loisirs nautiques n’est pas sous estimé, mais, dans l’immédiat, les réflexions du gouvernement portent davantage sur la modernisation de l’examen du permis plaisance et de son organisation, plutôt que sur son extension à d’autres types de navigation. La création en 2018 d’un observatoire de l’accidentologie des loisirs nautiques (SNOSAN) va permettre de disposer de données et de chiffres plus précis sur le nombre d’interventions et leur cause. »


Du nouveau au Bout Blanc

Port des Minimes à La Rochelle : un pôle de services et d’animation

Port des Minimes à La Rochelle : un pôle de services et d’animation
Le chantier est en cours au niveau de l’accès à la digue du Bout Blanc.

photo pierre meunié

À l’entrée de la digue du Bout Blanc s’élève un bâtiment pensé pour répondre au dédoublement de l’épicentre de la vie portuaire. Un pivot pour attirer aussi au-delà du port.

Il y avait un restaurant (petit), des sanitaires (modestes), un local (étroit) longtemps confié aux sauveteurs en mer pour finalement être réaffecté au restaurant qui en avait fait une réserve. Ça, c’était hier. Place désormais au nouveau pôle de services et d’animation. À l’entrée de la digue du Bout Blanc s’engageait au lendemain de la dernière édition du Grand pavois un chantier visant à répondre à une attente. Elle s’est fait jour lorsque le port des Minimes a été agrandi, dit en substance la régie du port. Il était alors observé que son épicentre positionné autour de la capitainerie s’était dédoublé vers le nord et le nouveau bassin. Des installations aux abords desquelles stationnent un millier de bateaux.

Demain, il y aura donc un restaurant, des sanitaires, une laverie automatique et une épicerie. Mais dans une version de plus grand format, rehaussée par le trait de l’architecte rochelais Alain Gry.

De l’existant il est fait table rase, pour reconstruire après démolition. « À la demande du Conseil d’administration de la Régie du port de plaisance, nous avons eu un peu d’ambition architecturale, pour que ce bâtiment soit le signal fort d’un lieu de vie », résume le directeur de la régie, Bertrand Moquay. « L’idée est qu’il ne soit pas un lieu exclusif pour les plaisanciers, mais attractif au-delà du périmètre du port », renchérit son président Christian Marbach.

Le cadre est ainsi posé. Dans ce projet d’1,4 million (autofinancé par la régie à l’aide d’un emprunt de 800 000 euros ), il a d’abord fallu s’affranchir des contraintes de submersion marine. L’immeuble est rehaussé de 80 centimètres. Pour autant, « l’État dans sa grande sagesse, ironise Christian Marbach, nous a empêchés d’installer des bureaux, au prétexte que la densité serait trop forte et que cela constituerait un risque en cas de submersion. »

Le chapitre est aujourd’hui refermé, mais l’équipe portuaire souligne que 100 mètres carrés de bureaux ont été gommés du plan, remplacés par une terrasse. Intégrée dans le lot du restaurant, il y a fort à parier -à condition que la qualité de la table soit au rendez-vous -, qu’elle sera à la belle saison une bonne raison de se rendre aux Minimes. A l’heure du déjeuner d’entreprise, mais aussi pour prolonger le beau moment d’un coucher de soleil.

Dynamiser la zone d’activités

On se plaît à imaginer et à rêver, mais la patience s’invite sur le chantier. Le bâtiment ne sera livré qu’en juillet prochain. Il sera alors temps pour les lauréats des appels d’offres lancés pour l’occuper (1) engager les travaux nécessaires avant la mise en exploitation, la régie livrant les locaux à l’état brut.

Dynamiser le secteur est une attente forte des entreprises de la zone d’activités des Minimes toute proche. Elle s’exprimait fortement au sein de l’association des professionnels du nautisme, au temps où elle était encore active. Outre la construction de ce bâtiment, des démarches sont ainsi engagées par la régie dans cette perspective. Une réunion se tenait la semaine dernière avec les services de l’urbanisme et de la voirie de la Ville pour envisager deux points que résume Christian Marbach : « améliorer la sécurité » d’un site totalisant plus de 5 000 manutentions de bateaux par an, et « améliorer l’aspect commercial ».

Dans le cadre de la convention qui la lie à la Ville sur ce périmètre, la Régie se voit confier l’obligation de gestion de la zone d’activités. « Avant, nous n’avions pas la liberté de le faire », souligne son président qui dit bien clairement que, quelque forme que prenne la dynamisation, le plan local d’urbanisme fait obligation de rester dans une vocation nautique.

Rien n’est fixé dans le détail. « Aujourd’hui, on voit une direction, résume Bertrand Moquay, mais avec les acteurs privés, publiques, il faut définir une ambition. » Les premières réalisations pourraient être effectives dès cette année.

S.O.

Philippe Baroux



Litige chez Nautitech

Rochefort : litige sur le prix de Nautitech, l’ancien actionnaire réclame 775 000 €

Rochefort : litige sur le prix de Nautitech, l’ancien actionnaire réclame 775 000 €
Les nouveaux actionnaires de CMP soutiennent avoir acquis le chantier rochefortais en toute légalité.

XAVIER LÉOTY

L’ancien actionnaire de Nautitech dit ne pas avoir reçu le règlement complet de la vente en 2014. Bruno Voisard réclame 775 000 €.

Le fonds d’investissement allemand Capital Management Partners (CMP) est-il le propriétaire de Bavaria Catamarans, ex-chantier Nautitech SA à Rochefort, qu’il dit être ?

La question ressurgit en ce moment, alors qu’au salon de Düsseldorf en Allemagne, le plus gros rassemblement nautique européen, CMP communique fort sur la remise en avant de l’ancien nom de l’entreprise : Nautitech. Une opération d’image qui s’inscrit dans la stratégie commerciale que CMP met en œuvre depuis qu’il a repris le périmètre de Bavaria (ex-Nautitech inclus) qui était en redressement judiciaire.

Le sujet de la propriété des actions de Nautitech émerge aussi tel un écueil en raison des déclarations actuelles du fondateur et ancien propriétaire de Nautitech, Bruno Voisard. Lesquelles révèlent un imbroglio judiciaire où chacun tire à lui les arguments de la bonne foi, et qui viendra devant l’arbitrage du tribunal de commerce de Paris, le 28 mars.

Délai pas respecté

Le point de départ se résume facilement : un « impayé » revendiqué par Bruno Voisard. Nous sommes en juillet 2014, et l’ancien actionnaire majoritaire vend Nautitech SA à Bavaria Holdings. La transaction s’élevait à 4 165 000 €. Une partie payable comptant, le solde (1 550 000 €) payable ultérieurement. C’est sur cette partie restante que porte le litige. Bruno Voisard dit que le compte n’y est toujours pas quatre ans plus tard, et fait valoir une dette de 775 000 €.

Un délai avait été fixé au 31 juillet 2017 pour son règlement. Mais Bavaria Holdings ne l’a pas respecté. Le 16 mars dernier, Bruno Voisard attaquait devant le tribunal de commerce de La Rochelle qui lui reconnaissait le bénéfice d’un nantissement des titres de Nautitech. En vertu de quoi, Bruno Voisard disposait dès lors d’un levier pour le règlement du solde, les titres constituant le socle d’une société.

Mais rien n’est simple dans cette affaire. À l’occasion de cette audience, l’ancien propriétaire apprenait aussi que Bavaria Holdings avait transféré les titres à Skipper Topco, société de droit luxembourgeois au capital de laquelle se trouvent deux entreprises immatriculées aux Caïmans et une troisième au Luxembourg. Skipper Topco qui sera déclarée en faillite à son tour quatre mois plus tard…

Ce qu’il va aussi apprendre, c’est que l’intégralité des actions du capital social de Nautitech a été transférée à Bavaria Yachtbau, la branche de la holding Bavaria qui fabrique les monocoques. Résumons : les titres chez Skipper Topco qui a dévissé ; et les actions chez Bavaria Yachtbau qui, à son tour, va boire le bouillon. C’est la mise en redressement judiciaire intervenue au printemps dernier, et à l’issue de laquelle CMP a lancé l’opération sauvetage de Bavaria Yachtbau.

Bruno Voisard ne lâche rien. Il introduit une deuxième action judiciaire dite « paulienne ». Cette fois devant le tribunal de commerce de Paris dans le ressort duquel avait été signée la vente initiale de Nautitech, en 2014. Au travers de cette procédure qui viendra à l’audience de mars, Bruno Voisard ne poursuit qu’un but : « Obtenir l’annulation du transfert des actions de Nautitech à Bavaria Yachtbau et des titres à Skipper Topco. » Pour faire valoir que, Bavaria Holding ayant aussi été liquidée, les titres de Nautitech lui reviennent, puisqu’il est bénéficiaire d’un nantissement.

Hervé Blanché attentif

Depuis le salon allemand, CMP, le nouvel actionnaire, a commencé à se défendre, publiant un communiqué dimanche soir. Il y fait valoir que Bavaria Yachtbau est « la société mère de Bavaria Catamarans » (ex-Nautitech). Et que tous les droits et privilèges se rapportant à l’intégralité des actions de Bavaria Catamarans ont été acquis « en toute légalité ».

À Rochefort, le président de l’Agglomération Hervé Blanché suit de près le sujet. En qualité d’avocat, et de premier magistrat de Rochefort. D’autant plus attentif qu’à l’automne dernier il assurait CMP du soutien de l’Agglomération pour son projet de création d’une nouvelle usine aux abords immédiats du port de commerce. Le contentieux ne remet pas en cause l’investissement du service économique de l’Agglomération rochefortaise sur le sujet, assure son président qui ajoute : « En tant qu’élu, je ne prends pas partie dans cette affaire. Je connais Bruno Voisard et il est légitime qu’il veuille être payé de l’investissement qu’il a donné pour Nautitech. Mais c’est un problème à régler entre l’ancien actionnaire et l’actionnaire actuel qui doit considérer s’il doit quelque chose ou pas. En tant qu’avocat, je dis que c’est un dossier compliqué où se mêle une procédure collective, peut-être une procédure de droit allemand que je ne connais pas trop. Ce n’est pas simple. »


Un nouveau Maître CoQ à la Rochelle

Nouvel IMOCA à foils pour Yannick Bestaven

 

Cap sur le Vendée Globe 2020 ! Yannick Bestaven, le skipper Maître CoQ, vient d’acquérir un nouvel Imoca 60 pieds équipé de foils. Ex-Safran II de Roland Jourdain, l’équipe voile Maître CoQ se donne, avec ce nouveau monocoque, toutes les chances de réussite sur les prochaines grandes courses. Un investissement majeur qui répond en tout point au partenariat scellé entre le skipper et la marque inspirée qui fête, en 2019, ses 50 ans. L’objectif premier pour le tandem est de se qualifier pour le prochain Vendée Globe.

Ce monocoque 60 pieds, Ex-Safran II de Roland Jourdain, a été dessiné par le cabinet d’architecture VPLP et Guillaume Verdier et mis à l’eau en mars 2015. Initialement construit pour le skipper Morgan Lagravière et sa participation au Vendée Globe 2016, cette bête de course a déjà un beau palmarès. Conçu sur les mêmes plans de carène que le vainqueur du dernier Vendée Globe, Maître CoQ IV est aussi doté de foils. Ils permettent de soulever la coque aux allures portantes afin de réduire la traînée et ainsi augmenter la vitesse. « Ce foiler est fiable et a déjà été éprouvé dans de belles courses par le passé ! Il assure ainsi la continuité du projet voile. Nos objectifs sont revus à la hausse, dans l’esprit de performance et d’innovation qui lie l’entreprise Maître CoQ à la voile depuis 2012 », explique Christophe Guyony, Directeur général de Maître CoQ.

Maître CoQ IV sortira du chantier KAIROS à Concarneau le lundi 21 janvier. Revêtu des couleurs anniversaire des 50 ans de Maître CoQ, sa mise à l’eau se fera le mardi 22 janvier. Une série d’essais est ensuite prévue pour mettre au point le bateau, avant un convoyage vers Cascaïs (sud Portugal). Un entraînement intensif y sera mené par Roland Jourdain, ami de longue date de Yannick Bestaven. Durant ces trois prochains mois, le skipper Rochelais va devoir s’adapter très vite au pilotage de ce foiler afin de faire corps avec la machine.

Vendée Globe : le Rochelais Bestaven bien armé pour 2020

Vendée Globe : le Rochelais Bestaven bien armé pour 2020
Yannick Bestaven, ici lors de la dernière Route du Rhum, a réalisé un super coup avec l’achat de « Safran II »

Le skipper Yannick Bestaven a rachèté « Safran II », un monocoque à foils, moderne et performant qui portera les couleurs de Maître Coq.

Pour un retour dans la catégorie Imoca, c’est un retour ! Le Rochelais Yannick Bestaven se place parmi les skippers les mieux armés pour le prochain Vendée Globe (départ en novembre 2020) avec le rachat, officialisé ce vendredi matin, de « Safran I », le voilier mis à l’eau en 2015 pour Morgan Lagravière et le Vendée 2016. Choisi par le sponsor Maître Coq il y a un an, le Rochelais ajoute un magnifique destrier à un blason réputé sur le Vendée, tour du monde en solitaire et sans escale (avec Jérémie Beyou, 3e du dernier tour du monde.)

De quoi réviser ses ambitions sportives à la hausse : Bestaven vend son précédent Imoca, lancé en 2006 pour prendre la barre de ce foiler de la première génération, un plan VPLP/Verdier semblable au Banque Populaire vainqueur du dernier Vendée Globe avec Armel Le Cléac’h. Un super coup car les bateaux de cette qualité sont rares, et les skippers qui les cherchent nombreux.

Safran au départ du dernier Vendée Globe, en 2016
Safran au départ du dernier Vendée Globe, en 2016

Crédit photo : Laurent Theillet

Le nouveau « Maître Coq » sera mis à l’eau le 22 janvier prochain au terme de son chantier d’hiver à Concarneau. Un événement qui marquant pour l’entreprise qui fête en 2019 son cinquantenaire. Bestaven, dans l’interview qu’il nous a accordée, explique que sa priorité est désormais de naviguer pour apprendre à connaître et fiabiliser un bateau qui a un potentiel mais peu de courses et de résultats : Lagravière avait abandonné dans le dernier Vendée Globe après 12 jours de course (gouvernail cassé après une collision avec un objet flottant), abandonné la Transat Jacques-Vabre 2015. Mais il a terminé 3e de la Jacques-Vabre 2017, remporté le Record SNSM 2015 et le Grand Prix Guyader 2017.

Avec ses monocoques précédents, Yannick Bestaven s’était fait remarquer en terminant 5e de la Jacques-Vabre 2015, en compagnie de Kito de Pavant, sur un voilier ancien devant des bateaux bien plus modernes. Il était encore 6e de la dernière route du Rhum quand il a dû abandonner suite à deux avaries consécutives. Il a tout désormais pour renouer avec succès sa carrière en Imoca, dix ans après un cruel abandon au premier jour du Vendée Globe et une bifurcation vers la Class40, alors qu’il lançait son entreprise de fabrication d’hydrogénérateurs.

 

Yannick Bestaven a vendu l'ancien Maître Coq, un Imoca mis à l'eau en 2006
Yannick Bestaven a vendu l’ancien Maître Coq, un Imoca mis à l’eau en 2006

Crédit photo : AFP

Tout poisson doit désormais revenir au port !

Charente-Maritime : les nouvelles règles de pêche passent mal

Charente-Maritime : les nouvelles règles de pêche passent mal
À La Cotinière, les armements de pêche n’ont pas encore pris en compte l’obligation de débarquer les rejets.

Xavier LÉOTY

L’Europe interdit désormais aux marins de rejeter en mer le poisson indésirable.

Depuis le 1er janvier dernier, la réglementation européenne des pêches interdit aux marins de rejeter en mer les espèces soumises à quotas. Pour les espèces hors quotas, pas de changement, les rejets pourront perdurer.

Dans les eaux du golfe de Gascogne par exemple, la baudroie qui ne fera pas la maille, le lieu jaune quand il remontera abîmé, le chinchard et le maquereau lorsqu’ils ne seront pas prioritairement ciblés par les navires de pêche à la recherche d’espèces plus nobles, garniront les bacs à bord et reviendront au port.

C’est un changement fondamental dans la façon d’appréhender la pêche. Jusqu’alors, après tri sur le pont, les équipages rejetaient en mer l’ivraie. Laissant à la nature le soin de la recycler, ou lui offrant la possibilité de survivre. Incompréhensible pour les mouvements écologistes qui ont alimenté un débat passionné sur le sujet, qui débordait le cadre technique initial de l’interdiction de ces rejets – qui était d’obtenir une évaluation plus précise de la ressource en ajoutant le volume de poisson autrefois rejeté à celui des quantités débarquées.

Interdits à la consommation

Dans la filière, ce texte, dont les premiers effets se sont fait sentir depuis 2015 et dont l’application est désormais généralisée, est mal digéré. Les pêcheurs ne manquent d’ailleurs pas de relever que ce n’est pas parce que la théorie commande de ramener au port ces protéines que davantage d’estomacs s’en trouveront rassasiés. Ainsi soulignent-ils que la même norme européenne interdit de destiner ces rejets à la consommation humaine, même après transformation. Reste donc, pour voie de valorisation, l’équarrissage et les engrais. Encore faudrait-il qu’une filière d’élimination soit constituée, et que les apports soient suffisants pour intéresser l’industrie…

Sur le carreau de la criée du port de La Cotinière, en Charente-Maritime, le sujet essuie les critiques, ou au minimum les doutes des producteurs. Cédric Deffes, qui vient d’investir dans un vieux chalutier d’une douzaine de mètres de 1957, rénové il y a quatre ans, en résume l’enjeu économique.

« J’ai cent bacs à bord. Si j’en garnis la moitié avec des poissons sans valeur que je suis obligé de ramener au port, c’est moitié moins de place pour de la sole, du bar, de l’encornet, de la langoustine qui me rapportent davantage. Alors je fais quoi, j’écourte de moitié ma marée ? »

« J’écoute, je lis, et quelle est la finalité ? Ils sauront exactement ce qu’on ramène du fond », exprime, avec le sentiment d’être rattrapé par un flicage bureaucratique dérangeant, Franck Méteau, le président de l’Organisation de producteurs du port oléronnais et patron du « Pulsar ». « Aujourd’hui, j’ai pêché 180 kilos de bars. Mais j’ai rejeté dix pièces à l’eau parce qu’elles étaient trop petites. » Dans les bureaux du port, la mesure est aussi décrite comme une usine à gaz. Au mieux, elle est incomprise et nul ne semble pour l’heure se soucier de la respecter. Il est d’autres priorités. Comme trouver des matelots à embarquer par exemple.

« Nous sommes prêts à faire tout ce qu’il faut, mais quoi ? », résume le directeur de l’Organisation de producteurs cotinarde. Éric Renaud dit aussi sa crainte que les rejets n’altèrent l’équilibre économique des armements, car ils sont compris dans les quotas. Or, tout quota atteint signifie l’arrêt du droit de pêcher l’espèce concernée.

Gestion floue des exceptions

L’obligation de débarquer les rejets lui paraît « assez irréaliste ». Il préfère mettre en balance les efforts engagés par les pêcheurs et valoriser leur approche pour trier sur le fond plutôt que sur le pont, améliorer la sélectivité des engins de pêche pour laisser échapper les juvéniles et par voie de conséquence réduire ces rejets. « Il faut voir d’où nous sommes partis. Lorsque je suis arrivé ici, on travaillait avec de la maille de 55 mm. Vingt ans plus tard, on est à 80 mm », précise l’Oléronnais.

« On n’atteindra jamais le zéro rejet, certains coups de chaluts peuvent être constitués d’espèces non valorisables », explique pour sa part Julien Lamothe. Directeur de l’organisation de producteurs From Sud-Ouest, le Rochelais pose cependant sur la norme un regard plus positif et assumé. Il communique auprès de sa centaine d’adhérents (des navires basés de la Vendée au Pays basque) sur l’intérêt à déclarer les rejets. Il explique en quoi ils constituent une garantie pour les professionnels

Les producteurs qui l’auront fait assureront leurs droits de pêche futurs, cela peut même être une sorte de bonification ultérieure ».

L’inquiétude du représentant des producteurs porte plutôt sur la gestion des exceptions, ces espèces sous quotas pour lesquelles des pourcentages de rejets en mer sont autorisés. Et il déplore que la réglementation mise en place ne tienne pas compte de la diversité de la flottille européenne.

S-O  Philippe Baroux

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Grand nettoyage

La Rochelle : les sédiments pollués 
du bassin des Chalutiers seront dragués

La Rochelle : les sédiments pollués 
du bassin des Chalutiers seront dragués
La pêche industrielle rochelaise est la source de la pollution des sédiments qui vont être dragués dans le bassin des Chalutiers

Archives Jean Gaillard / « Sud Ouest »

Le 21 janvier débutera le dragage des sédiments pollués. Ils seront valorisés à terre, au centre de traitement ouvert fin 2018 au Grand Port maritime.

Des molécules d’hydrocarbures polyaromatiques, des métaux lourds tel que le cuivre et le plomb, bref un parfait cocktail polluant. On le trouve dans les sédiments qui tapissent le fond du bassin des Chalutiers. Une couche épaissie au fil des décennies et dont la Régie du port de plaisance prépare le dragage.

Draguer la vase. On sait faire en Charente-Maritime. Une élinde est immergée avant aspiration. L’épais liquide noirâtre récolté est ensuite relargué en mer ; au niveau du phare du Bout du monde dans le cas des bassins des Minimes. La manœuvre vaut pour les sédiments bien notés au plan environnemental. Pour les mauvais élèves hors normes, c’est à terre qu’ils doivent être traités. Autrement plus coûteux.

Jusqu’à 3 mètres pollués

Pour la régie du port de plaisance, il était donc urgent… d’attendre. Mais, avec la mise en service en novembre dernier du centre de valorisation à terre des sédiments au Grand Port maritime de La Rochelle, une fenêtre toute proche s’est ouverte pour recycler les vases les plus polluées. La proximité du site autorise un coût plus acceptable, comme l’explique Bertrand Moquay, le directeur de la régie du port de plaisance : « Nous allons draguer pour 100 € par mètre cube. C’est un coût certain, mais il est deux fois moins élevé que toute autre solution de traitement à terre. »

Pour l’équipe du port de plaisance, draguer le bassin des Chalutiers est un projet d’envergure sur lequel elle commençait à travailler en 2011. Il a d’abord fallu cartographier le fonds du site pour que, le moment venu, l’élinde s’immerge à bonne profondeur. « En certains points, au pied du quai Louis-Prunier (NDLR, en bordure de l’ancien encan), la hauteur de sédiments atteint 2,5 à 3 mètres », précise le directeur de la régie.

Le chantier qui s’ouvrira le 21 janvier ne posera pas de problème d’exploitation, les mouvements des navires en entrée et sortie de bassin ne seront pas perturbés. Tandis qu’au fil de l’avancement de la drague, les unités de plaisance seront déplacées de place en place, et les pontons démontés puis remontés. C’est au niveau de la collection des bateaux du Musée maritime que le dossier se corsera (lire par ailleurs). Il s’agira alors de les déplacer.

Quoi qu’il en soit, la régie en finira avec cette pollution historique qui ne fait pas bon ménage avec la certification environnementale qu’affiche le port de plaisance. Une pollution héritée du passé industriel de la pêche rochelaise et de ses chalutiers qui débarquaient leur production dans ce bassin où s’effectuaient aussi des carénages qui, s’ils protégeaient les coques, larguaient alors des résidus de peintures chargées de plomb et autres métaux lourds particulièrement nocifs pour le milieu marin.

28 000 mètres cubes

La partie sud du bassin est la plus touchée. À l’inverse du nord (dragué en 2010 avant de recevoir les quelques grands voiliers de la Velux) et du pied de quai proche de l’élévateur de 150 tonnes, où se déroulent les opérations de mise à l’eau (dragué au début des années 2000, nous dit Bertrand Moquay, à une époque où les normes étaient moins restrictives qu’aujourd’hui).

Le volume total à extraire du bassin des Chalutiers est estimé à 20 000 mètres cubes. C’est six à huit fois moins qu’une campagne de dragage des bassins des Minimes, et deux fois moins que le curage du havre d’échouage dans le Vieux Port. S’y ajoutent 8 000 autres mètres cubes isolés. Il s’agit de poches localisées aux Minimes, au pied de l’élévateur à bateaux de la zone d’activités et dans l’angle du bassin du Marillac, au niveau de l’exutoire du réseau pluvial du lac de la Sole. Se déversent ici les eaux de ruissellement de la voirie, et celles qui, autrefois, provenaient du plateau de carénage.

En 2014, la régie du port de plaisance avait déjà financé 800 000 euros de travaux de mises aux normes de son aire de carénage pour remédier aux déversements polluants.

Les deux opérations du bassin des Chalutiers et des poches des Minimes se chiffrent à 2,8 millions que la régie du port de plaisance finance sur ses fonds propres.

Les scaphandriers ont commencé lundi à préparer les opérations de dragage
Les scaphandriers ont commencé lundi à préparer les opérations de dragage

Crédit photo : Jean-Christophe Sounalet

Un dragage en deux séquences

Lundi dernier, l’équipe de la société Le Scaphandre a commencé la préparation du chantier de dragage, lequel se déroulera du 21 janvier au 28 février. Durant cette séquence, la partie nord du bassin sera travaillée, jusqu’au niveau de la passerelle piétonne. Une seconde phase est prévue fin 2019, début 2020. Il s’agira alors de draguer la partie sud du bassin, aux abords du Musée maritime, avec la problématique que posera alors le déplacement des navires de sa collection.

Pour l’heure, le dragage se déroulera de 7 à 19 heures du lundi au jeudi, et de 7 à 13 heures le vendredi. Six à sept camions embarqueront la vase dans des bennes étanches pour la transporter au centre de valorisation, au Grand Port maritime, à raison de six à sept rotations quotidiennes pour chaque poids lourd.

Publié le par Philippe Baroux


Ca a chauffé à Marseille ! !

Marseille : une vingtaine de bateaux touchés par un incendie

 

© Brigade des Marins Pompiers de Marseille

Une vingtaine de bateaux amarrés dans le petit port des Goudes à Marseille ont été touchés par un violent incendie samedi soir. Peu après 23 heures, les marins-pompiers de Marseille ont été appelés pour un feu d’embarcations dans le port des Goudes, au Sud de la ville, à l’entrée du parc national des Calanques.

Une vingtaine d’engins et 70 marins-pompiers ont lutté contre le feu qui s’est propagé à une vingtaine de bateaux, jusqu’à 2 heures du matin.

« Un marin-pompier est tombé à l’eau en luttant contre le sinistre, il a réussi à sortir de l’eau rapidement sans être blessé« , ont précisé les marins-pompiers dans un communiqué.

Dimanche matin, l’origine de l’incendie était encore indéterminée selon la préfecture de police de Marseille. Un premier bateau aurait pris feu, se serait détaché et serait venu se heurter aux autres bateaux au mouillage, selon la police.

Dans un communiqué, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a estimé que « le pire a pu être évité, les habitations et les restaurants ont pu être épargnés« , et a assuré que la mairie et la métropole mettront « tout en oeuvre pour effacer les scènes de désolation laissées par cet incendie« .

80 mètres de barrière anti-pollution ont été installés dans le port afin d’éviter tout risque de propagation d’hydrocarbures en mer.