Bonne nav !

La Préfecture maritime de l’Atlantique alerte sur les dangers de la mer

Avec le retour des beaux jours et la reprise des activités nautiques – mais aussi en raison des drames survenus ces dernières semaines sur la façade Atlantique -, la Préfécture Maritime de l’Atlantique met en garde contre la dangerosité de la mer et rappel quelques règles à respecter pour profiter en toute sécurité. Une vigilance et des conseils à appliquer partout sur le littoral…

La sécurité obligatoire pour les activités nautiques

Ces derniers jours, de nombreux évènements dramatiques de mer ont eu lieu sur toute la façade atlantique. En effet, depuis une semaine, les CROSS (Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage) de Corsen et d’Étel, responsables de la coordination des missions de recherche et de sauvetage en mer sur la façade Atlantique, ont lancé plusieurs opérations de secours : 15 hommes à la mer pour la zone couverte par le CROSS Etel dont le bilan se monte à 2 décès et 8 hypothermies et 5 hommes à la mer avec comme bilan 1 décès, 2 hypothermies et 1 blessé très grave pour le CROSS Corsen.

Avec le retour des beaux jours et notamment en prévision des ponts du mois de mai (et des vacances scolaires pour la zone atlantique nord) et face à la recrudescence de ces évènements, la préfecture maritime de l’Atlantique souhaite rappeler quelques règles. « Nombreux sont les accidents liés à une méconnaissance de l’environnement marin et à une expérience insuffisante », indique la préfecture.

Car même par beau temps, la mer présente toujours des dangers, notamment pendant les grandes marées, comme en ce moment, qui si le vent est soutenu, génèrent de fortes vagues. La préfecture conseille donc « d’éviter de s’approcher du bord de mer et des ouvrages exposés (digues, jetées portuaires, épis, fronts de mer), au risque d’être emporté par une vague ou de glisser à la mer. »

Même si le soleil est de retour et que cette météo est propice à la reprise des activités nautiques, n’oublions pas que c’est le tout début de la saison. « À titre d’exemple, avec une eau de mer en Bretagne dont la température est actuellement comprise entre 10 et 12 °C, le temps de survie moyen estimé se situe entre 30 et 60 minutes. »

En cas d’urgence, contactez le CROSS

Lorsqu’en mer, il y a urgence, chaque minute compte. En cas d’accident (que l’on soit victime ou témoin), il faut impérativement contacter que le CROSS :

  • Sur le littoral ou près des côtes, composez le 196 numéro national d’urgence dédié au sauvetage en mer. Ce numéro permet d’être directement en contact avec un CROSS (centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) et les professionnels du sauvetage en mer. L’appel est gratuit depuis un téléphone fixe ou portable.
  • En mer, le Canal 16 de la VHF est directement relié au CROSS

Avant de partir en mer ou pratiquer une activité nautique, la Préfecture maritime de l’Atlantique recommande aux « usagers de la mer et du littoral d’impérativement adopter un comportement responsable basé sur la prudence, la vigilance, le respect strict des consignes de sécurité en vigueur, la protection de l’environnement et la bonne connaissance du milieu marin dans lequel l’excès de confiance est un danger permanent. »

Voici une liste (non exhaustive) de conseils à respecter scrupuleusement :

  • S’informer sur les conditions météorologiques et les données liées à la marée (horaires, coefficient, force des courants dans la zone), même à faible distance des côtes ;
  • Disposer en permanence d’un moyen de communication : VHF ou téléphone portable dans une pochette étanche ;
  • Prévenir quelqu’un à terre de l’heure de son départ et de son heure estimée de retour (et penser à l’avertir en cas de changement de programme, afin d’éviter inquiétude et fausse alerte) ;
  • Équiper tous les membres d’équipage ou les passagers de gilets de sauvetage ou vêtements à flottabilité intégrée (VFI) dès la montée à bord et durant toute la navigation. L’expérience prouve que le gilet de sauvetage sauve la vie !

Un guide des loisirs nautiques en mer, sécurité et environnement est disponible en téléchargement sur le site de la préfecture et regorge de conseils pour « pratiquer la mer » en toute sécurité.


Un intrus à Aix ?

Paquebot de l’armement Ponant : une première escale remarquée à l’île d’Aix


Paquebot de l’armement Ponant : une première escale remarquée à l’île d’Aix
L’escale du paquebot de l’armement Ponant, près des feux d’alignement de l’île d’Aix

Jean-Christophe Sounalet

Pour la première fois, un paquebot de l’armement Ponant fait escale à l’île d’Aix, en Charente-Maritime. Le « Soléal » a pris son mouillage ce mercredi matin.

Près de 160 des 209 passagers du « Soléal » ont découvert l’île d’Aix ce mercredi. S’il est assez exceptionnel qu’un paquebot viennent mouiller l’ancre devant la perle de la Charente-Maritime, c’est aussi la première fois pour un navire de la flotte de l’armement Ponant, dont le siège est à Marseille.

La veille au soir, le navire de 142 mètres était à Pauillac, en Gironde, où un dîner gastronomique était organisé devant le château Latour, propriété de François Pinault depuis 1993. L’homme d’affaires est aussi le propriétaire de l’armement Ponant, via sa holding Artémis.

Ce mercredi en début de soirée, le navire qui était à l’ancre entre l’île et Fort Boyard appareillera pour Lorient, le but ultime de cette croisière à thème gastronomique et oenologique commencée le 11 avril à Lisbonne.

Le "Soléal" a jeté l'ancre ce mercredi entre l'île d'Aix et le fort Boyard
Le « Soléal » a jeté l’ancre ce mercredi entre l’île d’Aix et le fort Boyard

Crédit photo : Jean-Christophe Sounalet

Souvenirs d’enfance

Deux éléments pour expliquer cette première aixoise. Pour célébrer le trentième anniversaire de sa création, l’armement Ponant a prévu différentes escales dans des îles de l’ouest français, l’arrêt à Aix étant le premier de cette série qui mènera le « Soléal » jusqu’à l’île d’Ouessant. L’autre explication tient à la personne du commandant du navire, le Charentais-Maritime Patrick Marchesseau qui est originaire de l’île d’Aix et qui n’a pas eu grand mal à convaincre l’armateur de la beauté du site qu’il chérit. C’est d’ailleurs la première fois que cet officier marine marchande mouillait l’ancre avec un paquebot devant l’île de ses souvenirs d’enfance.

Il y a dix ans presque jour pour jour, Patrick Marchesseau, son équipage et les passagers du paquebot à voiles « Ponant », le navire historique de l’armement éponyme, revenaient indemne à Orly de la prise d’otages dans le golfe d’Aden dont ils avaient été victimes à bord du navire. Cette fin de semaine à Lorient, Patrick Marchesseau doit d’ailleurs revoir l’amiral aujourd’hui à la retraite qui, alors, avait commandé l’intervention des commandos de la marine à bord du paquebot.


Cap 325 !

Le Printemps Nautique du Crouesty s’apprête à ouvrir ses portes

Le week-end du 21 et 22 avril, le Port du Crouesty, à l’entrée du Golfe du Morbihan et de la baie de Quiberon, en Bretagne Sud, accueille le Printemps Nautique du Crouesty, un festival d’essais en mer et organisé par l’équipe du Mille Sabords.

 

Plus d’une centaine de bateaux seront présentés, de toutes tailles et à tous les prix. / Facebook Le Printemps Nautique du Crouesty

Le Printemps Nautique du Crouesty est l’occasion de découvrir les nouveautés des grandes marques du nautisme, à voile et à moteur, à flots. Plus d’une centaine de bateaux seront présentés, de toutes tailles et à tous les prix : semi-rigides, coques open, habitables, voiliers, day-boats ou encore de la voile légère. Le salon, organisé cette année le week-end du 21 et 22 avril, se présente comme un « festival d’essais en mer ». Et pour cause puisque la grande majorité des bateaux sera disponible à l’essai (86 exactement), au coeur du Golfe du Morbihan.

Un concept simpe : « essayez, comparez, achetez »

Cet événement nautique du début de saison permet aux concessionnaires de présenter leurs gammes ainsi que leurs nouveautés et pour les clients, c’est l’occasion de tester leur futur bateau ! Un concept simple : « essayez, comparez, achetez ». Pour les visiteurs amateurs de plaisance, c’est le moment de découvrir les dernières évolutions du secteur en testant les derniers équipements comme des outils de navigation électronique ou des accessoires de confort dernier cri.

86 bateaux proposés à l’essai durant deux jours

Cet événement nautique du début de saison permet aux concessionnaires de présenter leurs gammes ainsi que leurs nouveautés et pour les clients, c’est l’occasion de tester leur futur bateau ! / Le Printemps Nautique du Crouesty

Parmi les chantiers présents, Dufour proposera son 36 Performance à l’essai, chez Quicksilver ce sera trois modèles : 555 Open, 675 Open et 755 Open, Bénéteau sera présent avec une quinzaine de bateaux ou encore Jeanneau. N’oubliez pas de prendre rendez-vous pour profiter de ces essais en mer.


Le bateau nettoyeur

Manta : un quadrimaran révolutionnaire contre la pollution des océans

Le navigateur-aventurier Yvan Bourgnon et l’association The SeaCleaners dévoilent un navire révolutionnaire de 70 mètres de longueur à la pointe de l’innovation, collecteur de déchets plastiques en mer. Sorte de quadrimaran, le Manta sera capable de stocker plus de 250 tonnes de déchets dans ses coques avant de les rapatrier sur terre.

 

Plus haut que l’Arc de Triomphe, cet impressionnant quadrimaran va mesurer 70 mètres de long pour 49 mètres de large. / The SeaCleaners

Le projet révolutionnaire imaginé par le navigateur-aventurier franco-suisse Yvan Bourgnon rentre dans une nouvelle phase. Créée en 2016, l’association « The SeaCleaners » qu’il préside vise à lutter contre la pollution océanique au travers de la construction d’un navire inédit à la pointe de l’innovation. Son nom de baptême : le Manta. Après un an et demi d’études de faisabilité et de recherche de financements, Yvan Bourgnon vient de dévoiler la maquette de la version finale du navire, sorte de quadrimaran. Mesurant 70 mètres de long pour 49 mètres de large et 61 mètres de hauteur, le Manta « utilisera des outils à la pointe de la technologie afin de sortir les macro-déchets plastiques flottants avant qu’ils ne se dégradent et polluent irréversiblement la biodiversité marine » explique The SeaCleaners dans un communiqué. « Pour cela, une véritable usine sera embarquée à bord pour collecter, trier, compacter et stocker les déchets plastiques. Trois collecteurs seront installés entre les coques du navire sous la forme de tapis roulants pour remonter rapidement de grandes quantités de plastiques » ajoute l’association. Ainsi, le Manta sera capable de stocker plus de 250 tonnes de déchets dans ses coques avant de les rapatrier sur terre où ils seront pris en charge par des centres de recyclages adaptés…

Quatre moteurs électriques et 2 000m2 de panneaux solaires

Sur le pont du quadrimaran, 2000 m2 de panneaux solaires vont ainsi être installés et deux éoliennes verticales utiliseront la force du vent pour produire de l’électricité. / The SeaCleaners

Au-delà de sa mission de nettoyage des océans, le Manta est en lui-même un pari technologique sans précédent. La propulsion et l’autonomie énergétique du navire sont deux enjeux fondamentaux du projet. C’est dans une optique d’innovation toujours plus poussée que le Manta sera alimenté par plusieurs sources d’énergie renouvelable. Il sera propulsé par quatre gréements DynaRig et quatre moteurs électriques. Pour les alimenter, il embarquera plusieurs technologies combinées de production d’énergie renouvelable associées à un système de stockage énergétique optimisé. 2000 m2 de panneaux solaires vont ainsi être installés sur le pont du quadrimaran et deux éoliennes verticales utiliseront la force du vent pour produire de l’électricité. De quoi permettre au Manta d’être autonome dans ses phases de déplacement et de collecte et de pouvoir se déplacer sur toutes les zones de forte densité de pollution (estuaires, zones côtières…).

Sensibiliser les populations à la pollution plastique

Le Manta sera équipé de collecteurs entre les coques sous la forme de tapis roulants pour remonter rapidement de grandes quantités de plastiques venues des océans. / The SeaCleaners

Le Manta servira aussi de base au développement d’actions de sensibilisation à destination des populations les plus impactées par la pollution plastique. C’est d’ailleurs la dimension la plus essentielle de cette mission écologique. « Dans la même lignée, ce projet est destiné à devenir un levier de l’économie circulaire. Les plastiques collectés constitueront la base d’une dynamique d’économie locale et circulaire. Le Manta permettra d’initier ou de développer des initiatives de transformation des déchets en matière première et de dynamiser l’économie des pays où s’effectueront les collectes » explique The SeaCleaners. L’association poursuivra également un but scientifique d’observation et d’analyse car chaque collecte sera géolocalisée, quantifiée et qualifiée grâce à la mise en place d’un véritable laboratoire à bord du navire. Toutes les données seront ensuite publiées en Open Data afin d’en permettre l’accès à toute la communauté internationale. Un très beau projet en perspective…


Un nouveau mariage ? ? ?

Nautisme à La Rochelle : Dufour contrôlé par Fountaine-Pajot ?


Nautisme à La Rochelle : Dufour contrôlé par Fountaine-Pajot ?
Implantée à Aigrefeuille d’Aunis et La Rochelle, l’entreprise Fountaine-Pajot est en forte croissance depuis six ans

archives Pascal Couillaud

Les deux entreprises envisagent un rapprochement : Fountaine-Pajot serait majoritaire au sein de l’actionnariat de Dufour.

D’un côté le chantier nautique Fountaine-Pajot, qui depuis plus de quatre décennies s’est fait une spécialité de la construction de catamarans de croisière reconnus sur le marché nautique, une entreprise implantée à Aigrefeuille d’Aunis et La Rochelle, en forte croissance depuis six ans. De l’autre, le chantier nautique Dufour Yachts que Michel Dufour installait dans le paysage rochelais dans les années 60 et qui depuis lors n’a eu de cesse de tailler sa route dans la construction de monocoques. Et entre les deux, un rapprochement qui pourrait se concrétiser par une prise de participation majoritaire de Fountaine Pajot au sein de Dufour Yachts.

Dans un communiqué, les deux entreprises assurent que « l’impact attendu sur l’emploi serait favorable. Chaque société conserverait son identité et son management ». Elles indiquent aussi que ce mariage serait « rendu possible par le soutien de la caisse régionale du credit agricole Charente Maritime Deux Sèvres et de Unexo, le fonds d’investissement regional du Credit Agricole ». Une précision qui témoigne d’un dossier bien avancé. Autre signe d’un rapprochement sur le point d’être finalisé, la tenue d’une conférence de presse, mardi.

Un directeur général de groupe bancaire (Crédit agricole) et deux directions générales de chantiers nautiques –Jean-Guillaume Menès, Nicolas Gardiès et Salvatore Serio pour les nommer– ne convient pas les journalistes au lendemain de Pâques pour compter les œufs en chocolat tombés dans le jardin.

Des contacts connus

On sait que les directions des deux entrepises étaient en contact depuis plusieurs mois pour parler de l‘avenir. Hier, le monde économique maritime et le nautisme au sens large a donc appris la probable entrée majoritaire de Fountaine-Pajot au capital de Dufour Yachts.

Si le scénario se confirme mardi prochain, le rapprochement de Fountaine-Pajot avec Dufour Yachts, signifiera la construction d’une entité aux gammes de catamarans et de monocoques on ne peut plus complémentaires. Ce serait aussi la création d’un ensemble nautique qui viendrait écorner la préémincene du mastondonde Bénéteau, leader européen et mondial sur la filière nautique que les deux charentais-maritimes regroupés affronteraient avec plus d’aisance que séparemment.

Ce n’est que spéculation, mais il apparaît certain que les vents de la reprise nautique qui soufflent de manière établie depuis deux ans, et plus encore s’agissant des multicoques, la conforteraient. Du côté de Dufour Yachts, on peut imaginer qu’elle a aidé à améliorer la relance du chantier dont le PDG Salvatore Serio expliquait en 2015 qu’il avait investi 10 millions d’euros en trois ans dans de nouveaux outillages. Un chiffre qui aura certainement progressé depuis.

Du côté de Fountaine-Pajot où la croissance s’est accompagnée de très forts investissements récents pour augmenter la capacité de production, notamment sur le site d’Aigrefeuille, on ne saurait s’interdire de penser que la prise de participation en 2015 de Nextstage (à hauteur de 35% du capital de la Compagnie du catamaran, holding financière du chantier aigrefeuillais), a formé un appui positif dans des discussions sur un rapprochement.

Les clés du mariage

Dans un contexte de forte concurrence, la démarche fait sens à plus d’un titre. Fountaine qui réalise près de 80% de ses ventes à l’export est très présent sur le marché états-unien et plus largement au grand export. Dufour yachts écoule 25 % de ses unités en France et exporte principalement en Europe. Les réseaux de distribution des deux marques sont complémentaires. Leurs modèles aussi, sur des gammes de prix allant de 80 000 à 450 000 euros pour les monocoques et de 300 000 à 2,5 millions pour les catamarans.

Dufour Yachts, dont la situation financière était particulièrement délicate à la bascule des années 2010, annonce avoir redressé son niveau de rentabilité. Le chiffre d’affaires du dernier exercice clôturé en juillet 2017 est de 63,5 millions. L’entreprise emploie près de 500 personnes. Fountaine Pajot, ce sont 600 salariés et un chiffre d’affaires clôturé à 79 millions au 31 août dernier.

Ph.Baroux   Sud-Ouest


Les beaux jours …..vont arriver !…..Bref rappel !

Préparation du bateau, les points indispensables

catamaran au mouillage en préparation

L’arrivée des beaux jours annonce le retour des navigations, des petites et longues croisières et donc la préparation du bateau.

Avant de naviguer, il est indispensable de s’attarder sur la préparation du bateau. Que le programme soit de la croisière ou de la régate, la rigueur doit être la même. Que la navigation soit hauturière, côtière ou fluviale, partir avec un bateau en mauvais état est un vrai danger. Avant de naviguer, Il faut réarmer le bateau, le nettoyer, le préparer. Avant d’effectuer les modifications imaginées pendant l’hiver, Il est bon de faire un point sur l’état du bateau et de ses voiles, son gréement, son armement.

Par préparation, on entend biensure, la préparation de printemps ou la préparation à une longue croisière. Mais cela vaut aussi lors de l’achat d’un voilier d’occasion.

Préparation du bateau, c’est tout le temps

La préparation d’un bateau est une question de régularité et de rigueur. La préparation passe par l’hivernage du bateau aux petites réparations, en cours de saison jusqu’au réarmement du bateau, au printemps. Un entretien régulier permet d’éviter les grosses surprises, avant la remise à l’eau du bateau ou, pire, les accidents en mer. Bien entretenir son bateau est donc une question de sécurité plus de conservation de son bien. L’absence de contrôle technique ne doit pas enlever ce bon sens.

Vous trouverez, ci dessous, une liste des opérations de contrôles à effectuer, dans le cadre de la préparation du bateau, avant de reprendre la mer. Il est plus simple de s’intéresser au bateau avant de prendre la mer que d’être polluer par des incidents (même petits) pendant une navigation. Tous les points du bateau sont revus sous forme de liste. Gardez la soigneusement, elle sera fort utile.

Nettoyage

  • Faire un bon nettoyage de la carène, du pont, des hublots,… (attention aux produits utilisés).
  • Nettoyer et polir toutes les pièces inox.
  • Nettoyer l’intérieur du bateau, y compris les fonds de cale, le local moteur.
  • Vérifier la réserve de pièces de rechange et les outils. Remplacer les articles manquants.
  • Inspecter les lignes d’amarre.

Coque

  • Réparer les petits bobos de votre coque.
  • Remplacer les anodes de zinc ( sur la dérive et du même coup pour les voiliers , moteur et arbre d’hélice).
  • Vérifier l’arbre d’hélice, le joint et l’hélice, pour les moteurs IB.
  • Vérifier le safran et les pièces de fixation.
  • Refaire  l’antifouling.

Pont

  • Vérifier l’état des épontilles, des balcons et des filières.
  • Contrôlez l’état du cockpit.
  • Vérifierles amarres, la ligne de mouillage.
  • Vérifier les cadènes et les taquets.
  • Vérifier la présence de fuites sur le pont et les hublots fixes.
  • Vérifier et lubrifiez les poulies, les manilles,les winchs…

Cale

  • Contrôler et tester les vannes, vérifiez les colliers de serrage ( 2 colliers pour chaque vanne).
  • Vérifier le fonctionnement des pompes de cale en modes automatique et/ou manuel.

Système électrique et composants

  • Contrôler et recharger les batteries, vérifier les bornes.
  • Vérifier les régulateurs de tension et s’assurer d’avoir des fusibles de rechange.
  • Vérifier l’éclairage ( dont les feux de nav…). Avoir des ampoules de rechange à bord.
  • Vérifier le bon fonctionnement de tout le matériel électronique ( VHF, GPS,sondeur,…).

Moteur In-bord ( certaines opérations peuvent être faite avant l’hiver).

  • Faire la vidange d’huile et remplacer les filtres. Avoir des filtres de rechange à bord.
  • Vérifier et remplacer les filtres à carburant. Avoir des filtres de rechange à bord.
  • Vérifier et remplacer les anodes en zinc sur le moteur.
  • Vérifier le système de refroidissement et remplacer le liquide de refroidissement au besoin.
  • Vérifier la tension des courroies.
  • Vérifier le liquide de transmission.
  • Vérifier et, éventuellement, changer la turbine.
  • Vérifier et nettoyer la crépine d’admission d’eau.
  • Vérifier le ventilateur de cale.

Moteur hors-bord

  • Remplacer les bougies.
  • Vérifier si les câbles de raccordement sont usés.
  • Vérifier si l’hélice est ébréchée ou pliée.
  • Remplacer le lubrifiant.
  • Vérifier l’état de l’alimentation de carburant de la poire d’amorçage et du réservoir.
  • Lubrifier les pièces mobiles.
  • Inspectez les soufflets en caoutchouc à l’affût de craquelures, de points secs et/ou détériorés (regardez bien dans les replis) et remplacez-les en cas de problème.
  • Vérifiez la servodirection et les niveaux d’huile pour le réglage de puissance.
  • Remplacez les zincs usés.
  • Inspectez la gaine extérieure des câbles de commande. Des craquelures ou enflures révèlent la corrosion et signifient que le câble doit être remplacé.

Alimentation en eau

  • Purger le réservoir d’eau.
  • Vérifier le fonctionnement du système d’alimentation, de la pompe et l’absence de fuites

Voiles

  • Vérifier leur état général.
  • Vérifier les lattes, les oiellets.
  • Vérifier toutes les fixations.
  • Inspecter la ralingue.

Mât et gréement

  • Contrôler l’état du mât (corrosion, réas,…)et les barres de flèche.
  • Contrôler l’état des rivets et des ferrures.
  • Contrôler l’état du gréement, ses fixations, la tension, la présence de corrosion ou d’usure.
  • Contrôler les drisses et les écoutes, éventuellement les laver à la machine à laver.

Matériel de sécurité

  • Avertisseur sonore.
  • Vérifier les fusées de détresse et leur date de péremption.
  • Vérifier vos gilets de sauvetage/VFI (l’état, les dates des bonbonnes de gaz,…)
  • Vérifier les extincteurs.
  • Vérifier les cartes marines et les guides nautiques et les remplacer au besoin.
  • Vérifier votre trousse de premiers soins et remplacer les éléments manquants ou périmés.
  • Vérifier la présence de l’écope et l’état de fonctionnement de la pompe à main.

En checkant cette liste, vous ne devriez pas oublier grand chose. cette liste vos pour tout les types de voileirs, du catamaran en passant par le monocoque au trimaran. Et vous que faites vous dans le cadre de la préparation du bateau?


Sortie très très matinale………

Visite de la Criée à La Pallice

Ce matin 20 mars, 4h45 Catherine la niçoise nous accueille dans les frigos pour nous réchauffer !

Dehors on est congelé dans la brise d’Est, les pieds dans le reste de neige gelée.

Après avoir croisé quelques bacs de sars, bars et autres daurades… à peine sortis de l’eau, rapidement nous rejoignons la salle des « enchères à la criée » dans laquelle nous entendrions un papillon voler !

Les acheteurs concentrés sur leurs écrans ne perdent pas une miette des affichages successifs des lots mis en vente. Pas un cri, pas un mot… juste des clics fébriles !

On aurait aimé les voir s’écharper pour un beau bar,… mais non !

La frêle Catherine est chez elle parmi tous ces gros bras !

Un puits de science enthousiaste qui, sorti de la salle de marché, explique avec passion et moult détails pratiques et historiques les métiers, les pratiques, l’esprit marché, l’avenir et tutti quanti ..!

On ne s’en lasse pas, et les courageux plaisanciers levés avant le jour ne cessent de la questionner, entrainés par la verve et la curiosité.

Dans le bruit du ballet des manutentions frigorifiques, nous avons vu disparaitre les 2,5 tonnes de poissons mis en vente ce matin en quelques minutes.

Alors la visite se poursuit vers les ateliers des mareyeurs attenants aux frigos ; le balai des préparateurs couteau en main, nous invite à ne pas chahuter ces dépeceurs !

Çà ne rigole pas quand on vide, découpe et met en glace …

Un rapide passage sur le quai des expéditions nous confirme qu’on est mieux dans les frigos !

Alors, retour au bâtiment d’accueil pour un café/thé – croissant convivial avant de se quitter vers 7h15, quand le jour pointe son nez à l’horizon…. et dire qu’à 15h et des bananes, le printemps arrive !! qui l’eu cru !

Patrick Giré



A nos carènes !

Antifouling : une nouvelle réglementation pour 2018

Un antifouling est un revêtement qui doit à la fois préserver l’environnement et empêcher les algues et les coquillages d’adhérer à la carène du bateau et ce, sans nuire aux performances de glisse. Ne pas nuire aux performances des embarcations, c’est techniquement réalisable, ne pas détruire la faune et la flore c’est plus difficile… Une nouvelle réglementation est entrée en vigueur cette année, nous allons voir ce qu’elle impose.

 

Un voilier au sec à l’aire de carénage de la marina de Jersey / Albert Brel

Il faut être conscient qu’un produit non nocif à 100% ne peut pas détruire la totalité des 25 000 espèces (environ) qui colonisent les carènes de bateaux. Si l’on remonte quelques dizaines d’années en arrière, les fabricants de peintures pouvaient utiliser des produits nocifs (biocides) pratiquement sans contrôle, par exemple le TBT. A cette époque, les antifoulings étaient relativement efficaces sur nos carènes, sans doute moins pour la faune et la flore marines. Aujourd’hui, l’Europe impose des normes précises sur les biocides pour minimiser l’impact sur l’environnement marin. A titre indicatif, en 2006 une liste de 33 molécules biocides était autorisée et à partir de 2018, il n’y en a plus que dix. La réglementation va encore plus loin. Désormais, deux familles d’antifouling seront mises sur le marché avec des niveaux de toxicité différents pour les applicateurs professionnels et les particuliers. Une période transitoire de 6 mois est en vigueur jusqu’à fin juin 2018 pour écouler les stocks fabriqués selon l’ancienne réglementatio

A prévoir : dès le mois de mars, les aires de carénage sont encombrées / Albert Brel

Quelques rappels sur l’antifouling

Après une année à l’eau, un simple nettoyage réactive l’antifouling au cuivre. / Albert Brel

Deux éléments principaux entrent dans sa composition : les biocides et un liant. Les biocides sont les éléments actifs et ont pour rôle d’éviter les salissures tout en respectant au mieux l’environnement. Si la composition reste sensiblement la même chez tous les fabricants, il en existe plusieurs familles qui vont de la matrice dure à l’érodable. La matrice dure donne après application et séchage un film de peinture dur et poreux. Les biocides sont contenus dans le film et se libèrent au contact de l’eau pour empêcher les salissures. Cette libération contrôlée se fait tout au long de la saison jusqu’à ce que la majeure partie des biocides disparaisse, ne laissant sur la carène qu’un film dur. La matrice érodable ou autopolissante est un film qui devient partiellement soluble dès sa mise à l’eau. L’épaisseur de peinture diminue progressivement, renouvelant en permanence la matière active (biocides). Entre ces deux extrêmes, on trouve des nuances comme les semi-érodables, compromis entre les dures et les érodables ou encore les saisonniers qui ont une efficacité sur un temps donné.

L’antifouling peut être appliqué au rouleau ou au pinceau. / Albert Brel

Que choisir ?

Application de l’antifouling au pistolet. / Albert Brel

La matrice dure est recommandée sur les bateaux rapides, les bateaux moteur et pour tous ceux qui sont mouillés dans les ports à échouage ou à fort courant. L’inconvénient de ce produit est l’accumulation des couches. L’érodable offre une meilleure glisse et a l’avantage de présenter en fin de saison une faible épaisseur de peinture ce qui limite les travaux d’entretien. Il est recommandé sur les bateaux de régate et ceux qui naviguent dans des eaux peu chargées en particules abrasives comme en Méditerranée. Les fabricants le conseillent pour des bateaux dont la vitesse est inférieure à 25 nœuds. Les semi-érodables sont conseillés dans les zones où la salissure est faible. Restent les antifoulings saisonniers. Ils sont développés pour les bateaux qui ne restent à l’eau que pendant la saison estivale. En principe, tous les antifoulings sont miscibles entre eux à l’exception de ceux à base de Téflon. Pour les bateaux en alliage, il existe des antifoulings spéciaux. Que choisir parmi la multitude de produits proposés par les accastilleurs ? Hormis la nature de la matrice, le choix peut s’avérer difficile. Chaque marque avance des formulations commerciales telles que produits multi-saisons pour zones à très fortes salissures, à matrice hydro-active pour une protection exceptionnelle, etc. Un bon conseil : allez sur une aire de carénage, observez les salissures sur les coques et demandez au propriétaire ce qu’il utilise. D’une zone à l’autre, d’un port à un autre port, l’efficacité d’un antifouling peut être très différente. Quant aux produits à base de cuivre (particules de cuivre pur mélangées à une résine polyester hybride), ils sont plus onéreux mais l’antifouling n’est pas à refaire chaque année. En principe, il est garanti entre trois et cinq ans. Mais attention, la carène doit être parfaitement propre et il faut appliquer en premier un primaire époxy bi-composant. Ensuite, le produit est appliqué en une seule couche au rouleau ou au pistolet. Après séchage (comptez 12 heures), la carène doit être poncée pour activer l’antifouling.

Une sous-couche est nécessaire avant l’application d’un antifouling au cuivre. / Albert Brel

Application et réglementation

La réglementation nationale et européenne proscrit le carénage à l’échouage en dehors de toute installation prévue à cet effet. Une fois le carénage effectué, l’antifouling se passe au rouleau ou au pinceau. Le temps de séchage est rapide et le temps entre deux couches peut être court. C’est un point à vérifier avant d’acheter le produit lorsque l’on effectue l’application entre deux marées. Lorsque le bateau est sur une aire de carénage à sec, il faut également tenir compte du temps qu’il peut y rester avant la mise à l’eau sans nuire à l’efficacité de l’antifouling.

En plus de l’antifouling, il faut penser à changer les anodes. / Albert Brel

Tous chez Peter !

Peter Café Sport, un rallye original pour fêter le centenaire

Le Peter Café Sport est le bistrot où les marins du monde entier viennent se rassasier après leur longue navigation pour arriver aux Açores. Situé sur le port d’Horta, il fête en 2018 son centenaire. L’occasion d’organiser un rallye très original.

François-Xavier Ricardou Le

Un Café Sport incontournable

L’Ocean Cruising Club et le Peter Café Sport organisent un « Rallye Nautique destiné à célébrer le centenaire du Peter Café Sport. En effet cette institution des Açores a été créée en 1918.

Peter Café Sport

Le Café Peter Sport, c’est le rendez-vous des marins à Horta. Une institution dans laquelle on se retrouve, souvent sur la route de la transat retour, pour boire une bonne bière fraiche après de nombreux jours de mer. Décorée avec les pavillons du monde entier, offerts par les bateaux de passage, la salle n’est pas grande, mais vraiment chaleureuse. Un lieu incontournable pour les marins de tous les pays. Cette année 2018, ce café restaurant fêtera ses 100 ans et organise un rallye vraiment atypique pour l’occasion.

Peter Café Sport

Un rallye « à l’envers »

Cette navigation hauturière sera vraiment originale. En effet, les participants peuvent partir à n’importe quelle date, depuis n’importe quel port situé à plus de 500 milles de Horta. Un seul objectif : franchir la ligne d’arrivée à Horta l’après-midi du 18 juin sans n’avoir fait aucune escale.

Ce sera amusant de voir sur l’horizon apparaître ces voiles venues de tout horizon pour couper la ligne d’arrivée dans un même élan. Avec pour seul objectif : faire la fête.

Peter Café Sport

Des animations sont ensuite prévues à terre dans la semaine du 18 au 23 juin : fête de bienvenue, barbecue, sorties d’observation des baleines, visites guidées des îles de Faial et Pico, trek sur le volcan de Pico, descente en vélo du volcan de Faial et cérémonie de remise des prix suivie d’un dîner.

Vous pouvez prendre des renseignements sur ce rallye auprès du Peter Café sport ou par mail à AzoresRally2018[at]oceancruisingclub.org.

Bien évidemment , parmi les pavillons du monde entier qui ornent les murs,  flotte celui de l’A.P.L.R. ! (NDLR)