Pas de saison  » morte  » à l’A.P.L.R.

Reprise des Ateliers d’hiver à l’Association des Plaisanciers de La Rochelle

Reprise des Ateliers d’hiver à l’Association des Plaisanciers de La Rochelle
janvier 2020

Pas d’hivernage du côté de l’Association des Plaisanciers de La Rochelle !

Avec comme objet de Défendre, Informer, Animer et Former, l’APLR propose depuis le début de l’année différentes formations comme la météo marine, le brevet aux premiers secours, des conférences sur la sécurité nautique, des ateliers à la préparation au certificat de radiotéléphoniste ou encore à l’utilisation des derniers logiciels de navigation jusqu’au 8 février.

Contact :

Association des plaisanciers de La Rochelle

Digue du Lazaret – Port des Minimes 17000 LA ROCHELLE

E-mail : aplr17.asso@


Düsseldorf ? ? ?

Düsseldorf : tout savoir sur le plus grand salon nautique d’Europe !

2 000 entreprises participantes, 17 halls au total, 220 000 m2 de surface d’exposition et de nombreuses avant-premières mondiales… Toutes les informations pratiques pour ne rien louper de cette 51e édition, du 18 au 26 janvier.

La 51e édition du Boot de Düsseldorf, plus grand salon nautique indoor en Europe, se tient du 18 au 26 janvier 2020 dans les 17 halls du Parc des expositions sur les rives du Rhin, à Düsseldorf en Allemagne. Le monde du nautisme se donne rendez-vous pendant 9 jours pour découvrir les nouveautés dans l’univers des voiliers, des bateaux à moteur, des équipements ou encore de la pêche ou du tourisme. Et cette année, l’organisation du salon a repensé le parcours de visite pour améliorer l’expérience visiteurs.

Nautisme Article
Le nouveau hall 1 accueillera les motor yachts entre 30 et 60 pieds environ, à la motorisation inboard. Seront présents les chantiers internationaux tels que Jeanneau, Bénéteau, Sealine, Greenline, Bavaria, ou encore Linssen…© Figaro Nautisme

Les motor yachts dans le nouveau hall 1

Le nouveau hall 1 accueillera les motor yachts entre 30 et 60 pieds environ, à la motorisation inboard. Seront présents les chantiers internationaux tels que Jeanneau, Bénéteau, Sealine, Greenline, Bavaria, ou encore Linssen… Une taille de bateaux à moteur (10-20 mètres) très appréciés des familles, qui allient confort et performance.

Le hall 3, pour les nouveaux plaisanciers

Le hall 3 regroupera les bateaux à moteur hors-bord pour les loisirs nautiques et à destination des plaisanciers débutants. Un espace « Start Boating » leur sera même dédié : des experts seront là pour délivrer de nombreux conseils, répondre aux questions des visiteurs, aider à la préparation d’une première navigation…

Hall 4 : bateaux de plaisance et tenders

Axopar, Nimbus ou Sessa présenteront leurs nouveautés, des bateaux à moteur de plus de 10 mètres. Bateaux de plaisance ou tenders pour yacht ? A vous de voir.

Nautisme Article
Axopar, Nimbus ou Sessa présenteront leurs nouveautés, des bateaux à moteur de plus de 10 mètres dans le hall 4.© Figaro Nautisme

Les superboats et les tenders de luxe dans les halls 5, 6 et 7

Le hall 5, dédié aux tenders, chase boats et shadow boats, accueillera désormais les « superboats ». Wally, Frauscher, De Antonio, Fjord, Van Dutch… toutes les nouveautés de ce segment seront réunies en un seul hall.

Le hall 6 reste dédié au secteur du luxe, avec de nombreux chantiers mais également des marinas comme Venise ou Porto Montenegro. Le hall 7a complète cet espace.

Les rendez-vous incontournables

Nautisme Article
Surfez sur la vague géante de THE WAVE dans le hall 8a !

Le hall 8a sera de nouveau consacré au monde de la glisse avec The Wave et le Beach World. C’est le rendez-vous des passionnés de surf, kitesurf, stand ud paddle… Les halls 9, 10 et 11 présenteront cette année encore les nouveautés en matière de semi-rigides, annexes, motorisation et équipements. Le hall 11 sera consacré à la plongée avec l’espace « Love Your Ocean ». Les halls 13 et 14 seront de nouveau le lieu de rendez-vous pour le tourisme nautique, avec le « Travel Word » mettant en avant les plus belles destinations. Hôtels, croisièristes, loueurs, agences de voyage… Tout pour planifier vos prochaines vacances. Enfin, les halls 15, 16 et 17 regrouperont les plus beaux voiliers du moment, les incontournables et les nouveautés, avec de nombreuses avant-premières mondiales et des exposants à la renommée internationale : le groupe Bénéteau, Hanse, CNB ou Nautor’s Swan.

Nautisme Article
Les bateaux à moteur, les équipementiers et les motoristes seront réunis dans les halls 9, 10 et 11.

A 5 h de Paris ou 3h de Lille en voiture, 1h15 en avion depuis Lyon

Le salon est ouvert tous les jours de 10h à 18h, du 18 au 26 janvier 2020. Il est possible d’acheter son billet d’entrée en ligne. Pour vous rendre à Düsseldorf, plusieurs moyens sont possibles : par avion (l’aéroport international de Düsseldorf se trouve à 3 km du centre d’exposition), en métro (lignes U78 et U79), en bus (ligne 722) ou en voiture depuis Paris (environ 5 heures) ou Lille (environ 3 heures) par exemple. Enfin, de nombreuses offres sont mises en place à l’occasion du salon par les hôtels, les compagnies aériennes et les compagnies de transports en commun.

Pour réserver et planifier votre séjour, rendez-vous sur le site du Boot ! Et pour obtenir le plan du salon, c’est par ici.

Nautisme Article
Les voiliers seront dans les halls 15 à 17. En tout, une douzaine de halls seront consacrés aux bateaux, voile et moteur.

Découvrez notre hors-série Collection 2020, avec les infos pratiques du salon, les nouveautés voile et moteur 2020… à lire en ligne ou au Boot, au stand de la Presse Internationale située à l’entrée du salon.


Escale à la Tremblade

La Tremblade (17) : le port en travaux pour dix-huit mois

La Tremblade (17) : le port en travaux pour dix-huit mois
Laurence Osta-Amigo, la maire de La Tremblade, sur le chantier du port

N. D.-P.

VIDEO – Ce réaménagement qui va complètement changé la physionomie de la ville verra son aboutissement à l’été 2021.

L’extension du port-chenal de l’Atelier à La Tremblade est lancée. Ce réaménagement qui va complètement changé la physionomie de la ville et voulue par son ancien maire, Jean-Pierre Tallieu, actuel président de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique Cara), verra son aboutissement à l’été 2021.

Dans le but d’accueillir un bassin à flot qui sera occupé par 120 plaisanciers, cette réhabilitation du site à vocation ostréicole a déjà été anticipée par la création d’une station de lagunage en 2010 et par les travaux de dévoiement des réseaux.

Un système d’écluse maintiendra l’eau à l’intérieur du bassin et une passerelle permettra le passage des piétons et des vélos.

Les différentes étapes de ce chantier à 10 millions d’euros financés par la Cara et le Département seront interrompues pendant la saison estivale et pendant la saison ostréicole de décembre.

Sud-Ouest  N. Daury-Pain


Choc avec le bateau-feu de Rochebonne

La Rochelle : il y a un siècle, coulait l’ »Afrique », le « Titanic » français

La Rochelle : il y a un siècle, coulait l’"Afrique", le « Titanic » français
Roland Mornet, à l’inauguration de la stèle aux Sables-d’Olonne, en 2006.

Archives « Sud Ouest »

Le 12 janvier 1920, le naufrage du paquebot « Afrique » sur le plateau de Rochebonne causait la mort de 568 personnes. La plus grande tragédie maritime française en temps de paix.

Les cérémonies et hommages se succéderont ce week-end, des Sables-d’Olonne à Bordeaux, en passant par La Rochelle (lire ci-dessous). Le XXIe siècle sera-t-il plus juste que le XXe avec le naufrage du paquebot « Afrique », très longtemps oublié en France ?

« Les faits se sont produits peu après la Grande guerre, en 1920. Il y avait eu tellement de morts que les gens ne voulaient plus entendre parler de drames. Ensuite, il a eu lieu en période électorale, avec une présidentielle remportée par Paul Deschanel contre Georges Clemenceau. Il n’y a pas eu non plus de passagers de “distinction” dans les victimes, pas d’hommes politiques de premier plan, pas d’artistes, de magnats… Enfin, le “Titanic” a fait de l’ombre à l’“Afrique”, et continue d’en faire. On parle même du “Titanic français” à son sujet », remarque Roland Mornet.

L’auteur de « La Tragédie du paquebot “Afrique” », que La Geste réédite en format poche (1), ancien marin originaire de la Chaume, aux Sables-d’Olonne et Rochelais d’adoption, participera aux cérémonies ce samedi en Vendée, où il fera le récit détaillé d’un naufrage qu’il connaît sur le bout des doigts. La preuve.

602 personnes à bord

« Le paquebot, immatriculé au Havre et propriété de la Compagnie des chargeurs réunis, appareille à Bordeaux le 9 janvier, pour son 58e voyage à destination des ports d’Afrique occidentale : Dakar, Conakry, Abidjan, Grand Bassam. C’est un navire qui a douze ans, sachant qu’il y a eu peu de constructions de paquebots durant la Première Guerre mondiale, sorti d’un chantier anglais réputé. Il a été très sollicité pendant la guerre, sa machine à vapeur et à charbon a été soumise à une navigation intensive. Il a toutefois été mis en arrêt technique pendant un mois à Bordeaux, il est en bon état. »

Il y a 192 tirailleurs sénégalais démobilisés, venus défendre la Mère patrie, comme on disait

« Son équipage est composé de 135 hommes, dont le commandant Antoine Le Dû, un officier d’expérience, apprécié, un rude Breton sachant commander. Il y a à bord 467 passagers, parmi lesquels 18 missionnaires de la congrégation du Saint-Esprit, dont l’évêque de Dakar Hyacinthe-Joseph Jalabert. Embarquent aussi des fonctionnaires, des commerçants de la bourgeoisie bordelaise, des forestiers, des militaires et leurs épouses. Elles sont 71 et emmènent avec elles 19 enfants en bas âge, car les aînés restent en France. Et puis il y a 192 tirailleurs sénégalais démobilisés, venus défendre la Mère patrie, comme on disait. Ils ont été retenus après l’Armistice dans des baraques inconfortables, dans le camp du Courneau, à La Teste-de-Buch, en Gironde. On sait qu’il avait combattu en Salonique, que 34 venaient de Dakar, 72 de Conakry, 86 de Grand Bassam. Ils étaient enregistrés non pas sous un nom mais sous un numéro… »

Mauvais temps

« Ce 9 janvier 1920, il ne fait pas très beau, avec un vent de force 7, mais les conditions ne sont pas très mauvaises non plus. Le commandant Le Dû a fait mouiller le navire au Verdon car il manquait une bouée dans l’estuaire de la Gironde. L’“Afrique” sort le 10 janvier au petit jour et franchit les passes de la Gironde sans encombre. Peu de temps après, le chef mécanicien appelle la passerelle pour signaler la présence d’eau dans la machine. Il demande au commandant de diminuer la vitesse, de prendre une allure plus favorable pour épauler la lame. À ce moment, personne ne pense que cette entrée d’eau peut être mortelle. Mais le mauvais temps s’aggrave. La voie d’eau, que les hommes cherchent en vain, aussi. Il est possible que des rivets aient sauté, car l’acier de la coque était plus cassant qu’aujourd’hui. Par ailleurs, d’un coup de roulis, la “crasse”, les déchets de combustion de la machine stockés dans les chaufferies, est tombée dans la cale. Le système de refroidissement, rudimentaire, est obturé et l’eau n’est plus évacuée. »

« Le commandant Le Dû décide de relâcher au port de la Pallice, mais une avarie de barre l’en empêche. Les hélices tournent à une vitesse insuffisante, le paquebot ne peut orienter sa route et dérive plein nord toute la journée du 11 janvier. Le commandant lance un message de SOS. Le “Ceylan” se déroute mais ne peut rien faire, le remorquage est exclu du fait des conditions de mer. Il prend même un coup de mer, l’eau passe dans les cheminées… Les deux remorqueurs rochefortais, “Cèdre” et “Victoire”, n’ont pas pu sortir et sont restés au mouillage dans les pertuis. »

« C’est un duel à mort »

« L’“Afrique” approche du plateau de Rochebonne, une ligne de crête à 23 milles (42 km) des Sables-d’Olonne. Il ne le touche pas mais, pire des malchances, il vient aborder vers minuit, le 12 janvier, le bateau-feu à gaz sans gardien long de 14,75 mètres, soit la largeur du paquebot. C’est un duel à mort, qui provoque la perte de l’“Afrique”. Sans ça, il aurait peut-être pu tenir jusqu’à aujourd’hui. Les baleinières sont mises à l’eau, beaucoup sont fracassées. Elles sont en nombre insuffisant et réservées aux Européens. Mais la plupart des passagers sont prostrés à cause du mal de mer. Les Africains ont pour eux des radeaux, même si certains arrivent à embarquer sur des baleinières. D’autres sautent dans l’eau. Vers 3 heures du matin, poussée par une vague, la dernière baleinière passe de peu au-dessus du paquebot, penchée sur tribord, avant d’arriver à se dégager. Même à bord des embarcations, des hommes meurent d’épuisement. Au petit jour, le “Ceylan” et d’autres bateaux arrivent sur les lieux, où il n’y a pratiquement que des cadavres et des restes de l’épave. Le naufrage fait 568 victimes. Des corps dérivent pendant des mois vers le nord jusqu’à l’île de Sein. Vingt-huit sont ramenés aux Sables-d’Olonne, dont le corps du commandant, identifié grâce à son alliance. Il y a 34 rescapés, dont un seul passager civil. Une baleinière arrive à Saint-Vincent-sur-Jard, devant la maison de Clemenceau, qui n’est pas là. »

(1) Les droits d’auteur sont reversés à la Fondation des orphelins apprentis d’Auteuil.

Une épave, cause du naufrage ?

Peu relaté dans la presse, le naufrage de l’« Afrique » fait toutefois débat dans l’Assemblée nationale les 18 et 19 mars 1920. Marcel Cachin, député et directeur de « L’Humanité », suggère d’en finir avec les compagnies maritimes. Quelques propositions émergent pour améliorer la sécurité en mer dans le golfe de Gascogne. Un remorqueur est rattaché à la Pallice, pour être enlevé ensuite… De leur côté, les familles de victimes portent plainte contre la Compagnie des chargeurs réunis. Une enquête est ouverte, les membres d’équipage rescapés sont interrogés, les rapports de mer et les échanges radio examinés. « Les choses ont été faites sérieusement, estime Roland Mornet. Mais la procédure va durer longtemps, douze ans. D’abord à Bordeaux, puis au Havre, où a eu lieu ce que j’appelle le jugement dernier, le 29 juin 1932. Les plaignants, mal conseillés, sont déboutés. Il n’y a pas grand-chose à reprocher à la compagnie, mais ils auraient pu attaquer l’État, responsable peut-être de n’avoir pas enlevé les épaves dans la Gironde. » Pour Roland Mornet, c’est peut-être là l’origine de la catastrophe. « Elle n’a jamais été officiellement établie, mais je mettrais ma main à couper que le paquebot a dû toucher l’épave d’un navire coulé pendant la guerre. Le “Lutetia”, en 1922, a vécu ce scénario, avec une voie d’eau au départ. Le commandant s’est souvenu de “l’Afrique” et a viré de bord pour accoster à Pauillac. Une grande estafilade a été découverte sous la coque. L’État ne l’a jamais admis. Il y a eu aussi beaucoup de rumeurs, disant qu’il y a eu une voie d’eau quand le bateau était à quai, que le commandant a été forcé de partir par la compagnie. Tout cela ne tient pas. »

Les familles de victimes réunies en Vendée

Plusieurs cérémonies et hommages auront lieu à l’occasion du centenaire de la tragédie de l’« Afrique ». À Bordeaux, une exposition réalisée par Karfa Sira Diallo, fondateur et directeur de l’association Mémoires et Partages, est consacrée jusqu’au 16 janvier 2020 au Musée Mer Marine au naufrage du paquebot : « Le Mémorial des tirailleurs naufragés ».

Le paquebot « Afrique » se péparait à son 58e voyage quand il a appareillé du Verdon, le 10 janvier 1920.
Le paquebot « Afrique » se péparait à son 58e voyage quand il a appareillé du Verdon, le 10 janvier 1920.

Crédit photo : archives F. Z

À La Rochelle, le collectif Ensemble, osons l’écologie organisera dimanche, à 11 heures, à la passerelle Nelson-Mandela une cérémonie en mémoire aux victimes de ce naufrage, « avec une pensée particulière pour les 192 tirailleurs sénégalais, qui venaient d’embarquer pour le retour au pays ».

Plusieurs événements auront lieu ce week-end aux Sables-d’Olonne, en Vendée, où cette catastrophe a longtemps marqué les mémoires des habitants et des pêcheurs de la Chaume, dont Roland Mornet lui-même. Il donnera aujourd’hui, à 16 heures, un exposé sur la tragédie de l’« Afrique » à la salle des fêtes de la Chaume, en présence d’une centaine de parents des victimes, dont une cinquantaine de la famille du commandant Le Dû.

Dimanche, à 9 h 45, une messe rendra hommage aux victimes en l’église de la Chaume, dont l’intérieur a été pavoisé pour l’occasion, en présence du prêtre de la Congrégation du Saint-Esprit, dont plusieurs missionnaires ont péri le 12 janvier 1920 dans l’Atlantique. Porte-drapeaux, Sablaises en tenue et chant marins accompagneront la cérémonie, qui se poursuivra, à 11 h 15, devant le Mémorial des péris en mer, où une stèle a été posée en 2006 en hommage aux 568 disparus du paquebot « Afrique ». Les prises de paroles, dont celle de Roland Mornet et du maire des Sables-d’Olonne Yannick Moreau, succéderont aux dépôts de gerbes.

Sud-Ouest  Frédéric Zabalza


Drame à Groix

Le voilier chavire : Une plaisancière décédée, une autre gravement blessée à Groix

Drame de la mer la nuit dernière, où le CROSS Etel a coordonné les secours sur le First 51 Reder Mor qui a démâté et chaviré à la Pointe des Chats, à Groix, alors que ce voilier en provenance du Portugal s’était initialement signalé à Belle-île, 23 milles plus au Sud. Hélas, il était trop tard pour une femme de 47 ans en arrêt cardio respiratoire dont le décès a été constaté vers 3 heures cette nuit. Une autre plaisancière de l’équipage du Reder Mor a été gravement blessée.

C’est Dragon 56 un hélicoptère de la sécurité civile comme celui-ci, qui a évacué la plaisancière blessée vers l’hôpital de Lorient. Pour une autre membre de l’équipage il était hélas déjà trop tard et son décès a été constaté vers 3h la nuit dernière
C’est Dragon 56 un hélicoptère de la sécurité civile comme celui-ci, qui a évacué la plaisancière blessée vers l’hôpital de Lorient. Pour une autre membre de l’équipage il était hélas déjà trop tard et son décès a été constaté vers 3h la nuit dernière | DR SÉCURITÉ CIVIL

Bruno MÉNARD. Publié le

Une femme est décédée et une autre a été gravement blessée dans un dramatique accident de voilier cette nuit à la pointe des Chats, au Sud de l’île de Groix, alors que le mauvais temps sévissait. Une enquête est ouverte pour préciser les circonstances de ce drame.

Le bateau, le First 51 Reder Mor, un voilier de plaisance de 15 mètres, revenait du Portugal. Il était en panne électrique et malmené par le mauvais temps (mer forte, vent force 5). Il semble que le bateau n’avait plus ni AIS, ni VHF et instruments et moyens de communication et que l’équipage de cinq personnes – deux femmes et trois hommes, de nationalité française – s’était signalé par téléphone en difficulté à Belle-île, où ils croyaient se trouver… Alors qu’ils étaient en réalité au Sud de l’île de Groix, 23 milles plus au Nord. C’est là que des témoins à terre ont aperçu des fusées de détresse. Le bateau aurait démâté et chaviré plusieurs fois.

Voici ce que dit le communiqué officiel du CROSS Etel ce vendredi matin :

« Le jeudi 09 janvier à 20h47, le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) Etel est alerté par les cinq membres d’équipage du voilier « Reder Mor », qui se trouvent en difficulté. L’équipage du voilier signale se trouver à proximité de la pointe de Kerdonis, à Belle-Île en Mer (56).

Le CROSS diffuse immédiatement un message MAYDAY RELAY et engage un dispositif de sauvetage composé : du canot tout temps 096 Belle Isle de la station SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) de Belle-Île en Mer, de l’hélicoptère Dragon 56 de la Sécurité Civile et d’un navire de pêche transitant dans le secteur de Belle-Île en Mer.

Selon le CROSS le voilier s’est signalé en difficulté à la pointe de Kerdonis, au Sud-Est de Belle-Ile, alors qu’il était en réalité 23 milles plus au Nord, à la pointe des Chats de l’île de Groix. | NVCHARTS-VOILES ET VOILIERS

Le voilier relocalisé : il n’était pas à Belle-île mais à Groix

Le communiqué poursuit : « Après que l’équipage a tiré ses fusées de détresse, des témoins signalent des fusées rouges dans le secteur de la pointe des chats de l’Île de Groix (56). Le voilier y est relocalisé à 22h12 par l’hélicoptère Dragon 56. Le CROSS engage alors la vedette de sauvetage de première classe 147 Notre Dame du calme de la station SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) de Groix. Les sauveteurs en mer de Groix parviennent à prendre en remorque le voilier et à le ramener à quai, à Port Tudy, le vendredi 10 janvier à 01h20.

Parmi les cinq membres d’équipages, une personne est alors en cours de réanimation. A 03h00, son décès est malheureusement constaté par un médecin du Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR).

Un autre membre d’équipage est blessé et est transporté par l’hélicoptère médicalisé Dragon 56 au Groupe Hospitalier Bretagne Sud, à Lorient, où il est pris en charge à 03h40.

Les sauveteurs en mer de Groix emmènent les trois autres membres d’équipages, tous choqués, à Lorient, où ils sont pris en charge au centre hospitalier à 03h40. »

Selon certaines sources, la destination du bateau était Le Bono, dans la rivière d’Auray, mais il n’y a pas de confirmation officielle de cette destination. Ce que l’on sait, c’est que le Reder Mor a traversé le golfe de Gascogne dans le coup de vent. La panne électrique pourrait éventuellement expliquer la difficulté à se positionner dans le mauvais temps et le fait que le bateau se soit signalé par téléphone au moment où l’équipage récupérait du réseau à l’approche des îles bretonnes. Mais à cette heure, ce ne sont que des suppositions.

Voiles et Voiliers



Rochebonne préservé !

Pour protéger le bar et les dauphins de Rochebonne, la pêche au chalut y est désormais interdite

Pour protéger le bar et les dauphins de Rochebonne, la pêche au chalut y est désormais interdite
Le « Sam Simon », de l’organisation Sea Sheperd a appareillé de La Rochelle pour le golfe de Gascogne, mardi dernier.

Augé Romuald

Au large de la Charente-Maritime et de la Vendée, la pêche au chalut est définitivement interdite depuis ce jeudi sur le plateau de Rochebonne. Elle y était autorisée depuis plus de quarante ans

C’est une avancée pour la protection des dauphins du golfe de Gascogne qui, chaque hiver, croisent la route des navires de pêche. Ce jeudi 26 décembre, la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine a fermé la pêche au chalut, et notamment le chalut pélagique sur le plateau de Rochebonne.

Les pélagiques, ce sont trente navires de Lorient (Morbihan) et La Turballe (Loire-Atlantique) qui, par paires, tirent leur filet pour pêcher principalement le bar et le merlu durant l’hiver. Rochebonne est une de leurs zones de travail privilégiées, un haut-fond situé au large de la Vendée et de la Charente-Maritime, à une cinquantaine de kilomètres de la côte, qui est classé pour partie en site Natura 2000.

Depuis 1978, la pêche au chalut pélagique y est ouverte tous les deux ans pendant 60 jours, en début d’année, et interdite le reste du temps. Un accord de pêche qui n’avait pas été remis en question depuis lors. Ce contexte, inchangé, a connu deux évolutions significatives qui ont conduit les services de l’Etat à s’emparer du dossier. D’abord, les fortes mortalités de petits cétacés constatées chaque hiver, et qui ont atteint un record entre janvier et avril dernier, avec 1 200 dauphins retrouvés échoués sur les côtes du Pays basque du sud Finistère.

Ph Baroux Sud-Ouest


Re-R M

Agglo de La Rochelle : Fora Marine placée en redressement judiciaire

Publié le par Philippe Baroux.
Agglo de La Rochelle : Fora Marine placée en redressement judiciaire 
Dans les locaux de la société rochelaise Fora Marine, fabricant des voiliers de la marque RM, à Périgny

Archives Dominique Jullian

Le fabricant des voiliers RM reçoit l’assistance d’un administrateur judiciaire. Un point d’étape sera réalisé le 22 janvier.

Mercredi 18 décembre, le tribunal de commerce de Bordeaux a placé en redressement judiciaire la société rochelaise Fora Marine, fabricant des voiliers de la marque RM, à Périgny. Elle bénéficie de l’assistance d’un administrateur judiciaire, en la personne de Vincent Mequinion.

L’entreprise bénéficie d’une période d’observation courant jusqu’au 18 juin, durant laquelle pourront être déposées des offres de reprise. Un premier point d’étape sera réalisé le 22 janvier.

Cinquante salariés travaillent dans cette unité de production, zone d’activités des Quatre Chevaliers. Une entreprise dont la société mère, la holding Aime Mer, a été placée sous procédure de sauvegarde le 11 septembre, comme nous le révélions il y a quelques jours. Aime Mer, dont le sort financier est lié à la santé de Fora Marine, laissait apparaître un résultat net négatif de 1,6 million d’euros fin 2017. Au 31 décembre 2018, les pertes s’élevaient à 2,6 millions.


Une de plus aux Sables !

Pourquoi La Rochelle a-t-elle perdu l’organisation de la Mini Transat ?

Pourquoi La Rochelle a-t-elle perdu l’organisation de la Mini Transat ?
Départ de la mini transat 6.50 La Rochelle / Bahia en 2009

Archives Xavier Léoty

A la surprise d’Antoine Grau, élu porteur de la candidature, répondent les explications du président de la classe Mini Sébastien Pebelier.

L’association Les Sables-d’Olonne Vendée course au large a remporté vendredi la majorité des suffrages du comité directeur de la classe Mini, vote lui confiant au départ du port olonnais les trois prochaines éditions de la Mini Transat (2021, 2023, 2025). Décision intervenue au détriment de Vannes – qui renonçait à sa candidature en cours de procédure -, mais surtout de La Rochelle, organisatrice des deux dernières éditions.

Un vendredi noir pour les porteurs de la candidature rochelaise du Comité rochelais pour la Mini Transat et de l’Agglomération, collectivité très investie sur le dossier.

« A notre très grande surprise, Les Sables ont été retenus, alors qu’ils avaient déjà dans leur escarcelle une autre très grosse épreuve du circuit Mini, Les Sables – Les Açores – Les Sables », résume le vice-président de la Communauté d’agglomération, Antoine Grau

Le maire de Lagord comprend mal pourquoi la classe Mini a écarté le dossier au motif que les garanties de Salvador de Bahia (Brésil), la ville d’arrivée que les Rochelais retenaient désormais, n’étaient pas formellement posées. Grand Pavois organisation, association rochelaise organisatrice de précédentes arrivées au Brésil, entretenait des « contacts nourris » avec les autorités brésiliennes, et cela ne laissait pour les Rochelais aucun doute quant à une issue favorable. Antoine Grau relève aussi que cette candidature proposait un plan B, avec une arrivée au Marin (Martinique), comme lors des éditions de 2016 et de 2018.

Oui mais, la classe Mini voulait de l’innovation sur le parcours de cette transatlantique, dit en substance son président Sébastien Pebelier. Le Marin n’était donc plus une option compétitive. Quant à la proposition d’arrivée au Brésil, pour intéressante qu’elle fut, le comité directeur de la classe aura jugé le risque d’un échec plus sévère que ne l’imaginait Antoine Grau.

« Dans un courrier joint au dossier de candidature rochelaise, Grand Pavois organisation disait, à propos de l’arrivée à Salvador de Bahia, qu’ils allaient faire leur possible, et étaient très confiants. Il parlait d’une réponse du Brésil devant arriver début 2021 »

Rien d’acquis en définitive. Et même si l’accueil du village départ dans le bassin des Chalutiers restait « le point fort » du dossier rochelais dont les deux organisations précédentes reçoivent les éloges du président de la classe Mini, l’écueil du final de la transat était une « faiblesse du dossier » à laquelle Sébastien Pebelier dit avoir sensibilisé La Rochelle. Pour autant, il souligne la bonne qualité des deux candidatures sablaise et rochelaise, « très similaires ».

La mobilisation de la ville d’arrivée retenue par le dossier vendéen (Saint-François, en Guadeloupe) aura aussi pesé dans la balance. « Depuis trois ans, ils nous parlaient de leur volonté d’être ville arrivée, au point même de demander comment remplir l’appel d’offres de candidature à l’organisation. »

Ph.Baroux  Sud-Ouest


Quand R M prend l’eau !

Agglomération de La Rochelle : tempête sur la marque RM

Agglomération de La Rochelle : tempête sur la marque RM
Olivier Gainon, président de Aime Mer, société holding de Fora Marine, cherche une sortie dans le gros temps

XAVIER LÉOTY

Aime Mer, société holding coiffant le chantier Fora Marine de Périgny, fabricant des voiliers RM, est dans le rouge. Fora Marine demande le redressement judiciaire.

Mercredi dernier, le RM 1180, nouveau venu dans la gamme du chantier Fora Marine de Périgny, recevait à Paris le titre de Voilier de l’année. La logique commanderait que le pavois soit hissé haut pour cette distinction décernée au Salon nautique, et très convoitée par les entreprises de la filière. Mais rien ne semble devoir tourner rond depuis que Fora marine a été vendue, voici bientôt trois ans, par celui qui en tenait la barre depuis 2002.

En fait de champagne coulant à flot, c’est plutôt la fumée d’une fusée de détresse qui se propage. Le panache enveloppe l’inquiétude de cinquante salariés torturés par l’avenir de l’entreprise, la crainte de ses fournisseurs en attente du règlement de leurs créances, et il couvre les appels au secours de la direction.

Jugement du 11 septembre

Par jugement en date du 11 septembre dernier, la holding financière (la SAS Aime Mer), qui coiffe le chantier Fora Marine, a été placée sous sauvegarde. Ses dettes s’en retrouvent figées et les créanciers Grosjean comme devant. Pour une période de six mois, le temps « de laisser une chance » à son PDG de « redresser la situation ». Cette procédure de sauvegarde a été déclenchée par le tribunal de commerce de Bordeaux, ville où est domicilié le siège de la holding.

Un éloignement de l’écosystème nautique rochelais salutaire pour agir dans la discrétion mais vite mis au jour par une longue traînée de rumeurs colportées de stand en stand tout au long de cette semaine, dans le creuset du Nautic de Paris. Où la promiscuité des exposants facilite la propagation. Il y était question de « grandes difficultés financières », de bruit de « reprise de l’entreprise », de « montants élevés de dettes ».

La société Aime Mer n’est pas en mesure de surmonter seule ses difficultés

Qu’en est-il en vérité ? Dix mois après la vente, la holding Aime Mer – dont le sort financier est lié à la santé de son unité productive Fora Marine –, amorçait déjà son déraillement. Le résultat net apparaissait en négatif à – 1,6 million d’euros fin 2017. En 2018, la descente se poursuivait. L’actionnaire majoritaire à l’achat lâchait la direction des affaires et Olivier Gainon, lui aussi présent pour l’achat du chantier en mars 2017, prenait la main. Sa tactique pour sauver ce qui pouvait encore l’être ? Retrouver des gains de productivité chez Fora Marine mais aussi engager la discussion avec les banques pour Aime Mer. Et pour cause, deux emprunts de 975 000 euros avaient été contractés (1) pour compléter des apports personnels en vue de l’achat de l’entreprise réalisé pour 3 millions. Le dirigeant recherchait la suspension des échéances bancaires, ce qu’il parvenait à obtenir partiellement.

Redressement judiciaire

Mais, les banques ne vont pas tarder à réclamer le remboursement des sommes dues. La société Aime Mer n’a encaissé aucun dividende compte tenu des pertes de Fora Marine et son résultat d’exploitation reste négatif. Les pertes enregistrées au 31 décembre 2018 s’élevaient à 2,6 millions. Toutefois, le passif (2,3 millions) de la holding est inférieur à l’actif (3,3 millions). Qu’en est-il un an plus tard ?

Aime Mer est dans des difficultés qu’elle « n’est pas en mesure de surmonter », résume le juge. « Ce que j’entends sur le salon, c’est tout et n’importe quoi, se défend le PDG, Olivier Gainon. L’idée était bien de discuter avec les banques. Mais comme elles n’étaient pas motivées, nous nous sommes mis dans une procédure qui gèle tout, la sauvegarde. » Ce que ne dit pas le dirigeant, c’est que ce vendredi, le tribunal de commerce de Bordeaux a reçu une demande d’ouverture de procédure de redressement judiciaire pour Fora Marine, la société d’exploitation d’Aime Mer. Dossier appelé en urgence et à huis clos mercredi prochain.

(1) Auprès de la Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique et du Crédit lyonnais.

Intéressé par la reprise, il se rétracte

Il s’apprêtait à déposer une offre de reprise de la société Aime Mer – et par voie de conséquence de Fora Marine – devant le tribunal de commerce de Bordeaux, mais il s’est finalement rétracté. Préférant conserver l’anonymat pour témoigner de son analyse, ce Rochelais estime « qu’il eut été illogique de mettre de l’argent dans l’affaire, un trop gros risque financier. Dans cette boîte, il faut repartir de zéro à tous les niveaux, il y a une production énorme à reprendre, une dette fournisseurs de plusieurs centaines de milliers d’euros. Tout mis bout à bout, il faut engager 1,5 million pour espérer gagner de l’argent deux ans plus tard. C’est un puits sans fond. » En l’état actuel, il s’est mis en retrait, mais ne « jette pas l’éponge » définitivement. « Selon l’avenir de la procédure en cours, s’il y a liquidation, je reviendrai peut-être sur ce dossier. »

Philippe Baroux  Sud-Ouest