Actualité sur les places de ports

Y a-t-il trop de places de port ?

La disponibilité et le nombre de places de port, en France, est un problème qui pollue le marché de la plaisance depuis de longues années. Et pourtant, le nombre de places de port est-il réellement insuffisant ?

On entend souvent dire que le marché de la plaisance, en France, est freiné par le nombre de places de port. Il est vrai que trouver une place de port, avant d’acheter un bateau, est une véritable épreuve du combattant. Epreuve qui restera, souvent, un échec. Les ports de plaisance ont donc mis en place des systèmes pour palier cette situation, notamment des listes d’attente. Cependant, le temps d’attente moyen est de 5 ans dans les ports de plaisance français. Ce délai pouvant être beaucoup plus long dans certaines régions comme le sud de la France ou la Bretagne.

Des solutions pour pallier au manque de place de port

Avant de continuer, oubliez tout de suite les fausses solutions d’”acheter le bateau avec la place de port” ou ” la sous-location”. Les gestionnaires de ports ne vont pas apprécier. Les mouillages associatifs sont soumis aux même règles. Les plaisanciers sont propriétaires du mouillage, pas de l’emplacement. Vous êtes sur le domaine maritime.

De leurs côtés, les ports de plaisance, qu’ils soient privés, communaux ou liés à des syndicats mixtes, ont tous essayé de trouver des alternatives. Les places de port à sec sont les plus fréquentes. Elles permettent de gagner de l’espace, en stockant les bateaux à terre. Les bateaux à moteurs pouvant être stockés sur des racks, les uns sur les autres. Pour les plaisanciers, cette solution représente un gain de coût, concernant la place de port, et un entretien facilité.

D’autres alternatives sont encore beaucoup plus innovantes. La Compagnie des Ports du Morbihan, par exemple, est allée très loin pour faire vivre son parc de places de port. En effet, elle propose différents contrats incluant la mobilité de votre bateau. Votre contrat peut prévoir que votre bateau soit à sec une partie de l’année, puis à flot dans un ou deux ports différents. Dans le même temps, ses contrats offrent aux plaisanciers titulaires, des nuitées dans des ports partenaires, lors de leurs escales en croisière. Il s’agit du Passeport Escale. L’idée est d’encourager les plaisanciers à utiliser leurs bateaux et d’anticiper leurs sorties. Le but étant de connaitre les places libérées et de les rendre disponibles pour d’autres plaisanciers. Une solution bénéfique pour tout le monde.

port de plaisance

Les plaisanciers changent leurs habitudes

Si le nombre de places de port est limité, qu’en est il des achats de bateaux?

Le marché de la plaisance a connu un gros trou d’air ces dernières années. Le nombre d’immatriculations de bateaux neufs a chuté de 50% depuis 2007, pour s’établir à près de 13.000 bateaux vendus. Ces chiffres concernent tout les types de bateaux, du voilier au bateau à moteur en passant par le semi-rigide et le dériveur de sport. Le marché de l’occasion, lui, reste stable, avec près de 60.000 transactions par an. Dans le même temps, on observe que le nombre de permis bateaux délivrés est en progression constante. On pourrait donc penser que l’embouteillage de bateau ne va pas s’arrêter et que les places de ports vont être de plus en plus difficiles à trouver.

Cependant, la dernière synthèse des chiffres de la plaisance, éditée par la direction des affaires maritimes (1) nous apprend beaucoup plus de choses. En effet, il apparaît que sur l’année 2018, près de 80% des nouvelles immatriculations concernent des bateaux à moteur. Dans le même temps, 60% des bateaux immatriculés mesurent moins de 6 mètres, et 80% moins de 7 mètres. Les chiffrent du marché de l’occasion sont plus ou moins les mêmes.

Il apparait donc que le marché du bateau de plaisance est constitué, et se concentre, de plus en plus, sur des bateaux à moteur de moins de 6 mètres. Ces bateaux sont, en général transportables et utilisés quelques semaines dans l’année. Nous mettrons de côté les quelques plaisanciers locaux qui naviguent plus souvent, les pécheurs plaisanciers et les régatiers qui se déplacent beaucoup.

Des ports de plaisance, pour quels bateaux et quelle utilisation ?

Nous voyons donc que de plus en plus de plaisanciers se tournent vers le petit bateau transportable. Si la question du coût est évidemment une des principales raisons de l’achat de ces bateaux, le côté transportable est forcément un motif d’achat. Et un bateau transportable a-t-il besoin d’une place de port, à flot et à l’année ? La réponse est bien évidemment non.

Dans le même temps, il apparait qu’une grande partie des acheteurs de bateaux sont des retraités. La pratique de ces plaisanciers est bien différente d’il y a 15 ou 20 ans. Et, avec tout le respect que je dois aux retraités, on peut penser que ces plaisanciers ne navigueront pas tous dans 20 ans. 20 ans, c’est un temps long pour l’homme. Mais 20 ans, est-ce un temps raisonnable pour un investissement ? La question doit se poser.

On peut légitiment penser que de plus en plus de places de ports vont se libérer dans les années à venir. Preuve en est, les listes d’attente, dans certains ports, commencent à se raccourcir.

Alors, est-il financièrement justifié d’investir des millions dans des infrastructures qui ne serviront plus dans quelques années ? Est-il nécessaire d’investir dans des travaux à impact écologique conséquent pour des structures dépassées et non rentables dans 10 ou 15 ans ?

La question se pose, aujourd’hui. Alors que des ports de plaisance sont encore en projet dans des bureaux d’études, voire sortent encore de terre, ne devrions nous pas nous concentrer sur la modernisation des infrastructures existantes ? Est il souhaitable de voir des pontons flotter en plein milieu de zones non urbaines, ou à l’écart des ports existants ?

Au risque de faire râler de nombreux futurs plaisanciers ou acteurs de la plaisance, il est urgent de repenser notre parc de places de port pour le rendre plus fluide. L’exemple de la Compagnie des Ports du Morbihan me semble une piste encourageante. Ne plus louer sa place de port mais s‘abonner à une mise à disposition, permettrait de faire la transition vers de futures années ou les places seront trop nombreuses.

Mers et bateaux  Ronan


10 millions d’euros par an à la SNSM

10 millions d’euros par an à la SNSM, grâce au permis plaisance

 

 

Les députés viennent de voter un amendement pour reverser l’intégralité de la fiscalité du permis plaisance à la SNSM. Celui-ci doit être validé en commission des Finances avant d’être mis en œuvre. Au total, il rapporterait environ 10 millions d’euros à la SNSM sans augmenter le prix du permis plaisance.

En effet, aujourd’hui, seule une partie de la fiscalité du permis est reversée à la SNSM, le reste va au fonctionnement général de l’Etat. Cela rapporterait donc 4,5 millions d’euros supplémentaires annuellement aux sauveteurs en mer. Proposé par le député Jimmy Pahun du Morbihan, “le présent amendement vise à affecter à la Société nationale des sauveteurs en mer (SNMS) le produit de la fiscalité du permis plaisance, qui représente environ dix millions d’euros par an.”

La commission des Finances devrait se prononcer sur cet amendement dans la semaine.

Publié par Edwige Jeannenot
Publié par Edwige Jeannenot
Web manager du pôle nautique, Edwige navigue généralement plus sur internet que sur des bateaux.


Bel essor !

La Rochelle : Neel Trimarans recrute près de 60 personnes

La Rochelle : Neel Trimarans recrute près de 60 personnes
Le chantier, qui dénombre à ce jour 120 salariés, passe aux deux huit. A l’équipe mobilisée de 7 heures à 15 h 30 va succéder une rotation de 15 h 30 à 23 heures

ARCHIVES XAVIER LEOTY

VIDEO – Deux nouveaux modèles tirent la production de l’entreprise nautique. La cadence passe aux deux huit. 57 postes sont à pourvoir.

Neel trimarans recrute. Le chantier nautique est l’une de ces pépites de la filière rochelaise qui, depuis sa création en 2009, surfe la vague porteuse du marché du multicoques. Il serait exagéré de dire que ces unités s’arrachent comme des petits pains, mais pour le moins, la croissance d’activités.

Philippe Baroux S-O


Enfin le départ !

La Rochelle : le départ de la Mini-Transat sera donné samedi

Publié le par SudOuest.fr La Rochelle.
La Rochelle : le départ de la Mini-Transat sera donné samedi
Départ de la Mini Transat 6.50 La Rochelle, pour relier Bahia. Cette photo ne nous rajeunit pas et date de 2009

Archives Xavier Léoty

Fin de l’attente pour les 87 marins de la 22e édition de la Mini-Transat. Les skippers s’élanceront aux alentours de 10h30 du bassin des Chalutiers.

Initialement prévu dimanche 22 septembre, le départ de la première étape (La Rochelle / Las Palmas de Gran Canaria) sera finalement donné ce samedi 5 octobre. Compte-tenu des horaires de marée samedi à La Rochelle, les Mini 6.50 quitteront le bassin des Chalutiers entre 7h30 et 9h30, pour un départ prévu à 10h30.

>> Vidéo. Mini-Transat : les ambitions des skippers de Charente-Maritime

Jean Saucet, directeur technique de la Mini-Transat, x’exprime en ces termes par communiqué :

« Les conditions vont s’améliorer dans le golfe de Gascogne. Il y a une ouverture dès samedi alors on y va ! La sortie du golfe ne sera pas de tout repos pour les concurrents mais les conditions de vent et de houle seront enfin raisonnables. »


Nouveau report

La Rochelle : la Mini-Transat ne partira pas ce week-end

Publié le . Mis à jour par Sudouest.fr.
La Rochelle : la Mini-Transat ne partira pas ce week-end
La Mini ne partira pas avant mercredi.

XAVIER LEOTY

Alors que la direction de course avait acté l’idée d’un départ soit samedi, soit dimanche, elle annonce ce vendredi que les 87 coureurs ne s’élanceront finalement pas avant mercredi.

Le départ de la 22e édition de la Mini-Transat La Boulangère ne pourra finalement pas être donné ce week-end, comme cela avait pourtant été annoncé ce jeudi. La fenêtre entrevue s’est refermée et la météo attendue les jours prochains dans le golfe de Gascogne ne permet plus de lancer l’imposante flotte de Mini 6.50 dans les conditions de sécurité requises.

Denis Hugues, directeur de course, explique les raisons de ce nouveau report :

« Nous avons convoqué les coureurs aujourd’hui car nous pensions vraiment qu’il y avait une possibilité de partir. Si une fenêtre se présentait, il fallait la saisir. Malheureusement, les conditions se sont dégradées dans la nuit et le front attendu mardi a repris beaucoup d’activité. On attend un vent de 30 nœuds, avec des rafales à 40 nœuds, et des vagues de 3,5 à 4 mètres. »

Christian Dumard, météorologue de la course, précise : « Ce front balaye l’ensemble du golfe de Gascogne et il n’y a pas de possibilité de le contourner par le sud, y compris en plaçant des waypoints (marques virtuelles).

Quand peut-on envisager une nouvelle fenêtre pour donner le coup d’envoi de cette 22e édition ? « Il paraît très compliqué de faire partir les bateaux avant mercredi, souligne Denis Hugues. Nous surveillons aussi d’assez près la trajectoire du cyclone Lorenzo, qui reste indécise. Certains modèles le voient impacter le golfe de Gascogne en fin de semaine prochaine, engendrant des vents de plus de 50 nœuds. » Wait and see.

Quoi qu’il en soit, l’escale à Las Palmas de Gran Canaria ainsi que la date de départ de la deuxième étape (le 2 novembre) ne sont pas remises en cause. Pour l’instant en tout cas…

Sud Ouest
 

Thon rouge labelisé pour le grand festin ? ? ?

Les palangriers de l’île d’Yeu (ici, le « Marial ») prennent grand soin à la qualité du thon rouge, valorisé sur des marchés de niche. (Photo : Jean-Marie Le Provost)

Les palangriers de l’île d’Yeu (ici, le « Marial ») prennent grand soin à la qualité du thon rouge, valorisé sur des marchés de niche. (Photo : Jean-Marie Le Provost)

L’écolabel Pêche durable accordé au thon rouge de l’île d’Yeu

Les deux palangriers au thon rouge de l’île d’Yeu viennent de décrocher l’écolabel public Pêche durable. L’organisation de producteurs (OP) Vendée a reçu le jeudi 26 septembre l’accréditation de Certipaq, juste à temps pour les dernières tonnes à pêcher avant la fin de saison.


Bilan positif

Vidéo. Grand Pavois de La Rochelle : un bon millésime 2019

Publié le par Philippe Baroux.
Vidéo. Grand Pavois de La Rochelle : un bon millésime 2019
La fréquentation du Grand Pavois est en baisse de 8 % en 2019, avec 76 000 visiteurs.

Xavier Léoty

Le bilan de la 47e édition du Grand Pavois de La Rochelle par le président du salon, Alain Pochon. Positif au niveau des affaires, avec un bémol pour l’affluence.

Alain Pochon, le président du Grand Pavois de La Rochelle a dressé le bilan du salon nautique au dernier jour de la 47e édition, ce lundi. Au niveau des affaires conclues par les chantiers nautiques, le bilan est positif.

« Les grands chantiers généralistes ont réalisé un meilleur chiffre d’affaires que l’an dernier. Dans les marchés de niches, ils ont aussi bien travaillé, et j’ai même rencontré des patrons qui m’ont dit qu’ils avaient « cartonné ». De bons contacts ont été pris par les vendeurs de multicoques, et ceux qui commercialisent des semi-rigides sont contents. »

Le problème du stationnement

Le président du Grand Pavois pourrait se contenter de ces notes positives. Il note toutefois une baisse de 8% de la fréquentation avec 76 000 visiteurs dénombrés cette année.

« La problématique, qui nourrit une grosse inquiétude, c’est le stationnement. Trop éloigné du salon, avec un parcours de navette qui nous a été imposé et met le salon à 40, 45 minutes. C’est beaucoup trop et c’est sur ce sujet que nous avons entendu le plus de mécontents. » Alain Pochon

Pour mémoire, jusqu’alors, un parking provisoire était à disposition à Bongraine, plus proche de l’exposition nautique. Mais cette année, c’est au Parc des expositions que les visiteurs ont été invités à stationner leurs véhicules.


Pour ne rien rater !

Grand Pavois de La Rochelle : tout ce qu’il faut savoir sur la 47e édition du salon nautique

Publié le par Philippe Baroux.
Grand Pavois de La Rochelle : tout ce qu’il faut savoir sur la 47e édition du salon nautique
Ce mardi matin, les derniers préparatifs de la grande fête nautique qui se poursuit jusqu’à lundi.

Xavier Léoty

Le célèbre salon nautique de La Rochelle ouvre ses portes ce mercredi. 800 exposants et 750 bateaux sont annoncés. Quelques temps forts à ne pas manquer.

Ils se jetteront dans le grand bain de la 47e édition dès ce mercredi matin. À partir de 10 heures, les premiers visiteurs se présenteront à l’une des deux entrées du Grand Pavois, le salon nautique de La Rochelle. Au port de plaisance, 800 exposants les attendent jusqu’au 23 septembre, pour une édition riche de ses temps forts dont nous présentons ici quelques repères.

>> Grand Pavois de La Rochelle : découvrez notre supplément

1. La première navigation de « Damien »

« Damien » ? Un mythe d’une dizaine de mètres de longueur. L’un des voiliers parmi les plus connus des années 70 dont la légende est venue jusqu’à nous, racontée par la plume de l’un de ses deux co-skippers, Gérard Janichon. Longtemps tombé dans l’oubli, « Damien » a été restauré. On le croyait perdu jusqu’à ce qu’il soit présenté, en ruines, au Grand Pavois 2012. Il est revenu depuis à chaque édition du salon, et le voici, remis à neuf, qui fera son entrée non sur remorque comme lors des huit précédentes éditions, mais à flot. Temps fort de ce mercredi d’ouverture, à 16 h 30.

"Damien" a été remis à l'eau le 17 juin dernier.
« Damien » a été remis à l’eau le 17 juin dernier.

Crédit photo : Xavier Léoty

2. Un parfum de Caraïbes

Sitôt entré dans le salon, le visiteur partira en voyage aux Antilles là où autrefois il cherchait ses marques sur le terre-plein, entre les exposants d’embarcations légères. L’archipel de la Guadeloupe, et tout particulièrement son île de Marie-Galante sont mis en avant sous un hall raccordé à l’entrée principale. L’occasion aussi pour Grand Pavois Organisation de faire la promotion de son Rallye des îles du soleil, transat ouverte aux plaisanciers.

3. Belles rencontres au ponton événement

Pas de Grand Pavois sans belles rencontres. Celle avec Francis Tolan promet d’être chargée d’émotion. Voici un plaisancier qui a décidé de partir en solitaire autour du monde. Seul ou presque. Car Navy, son chat, l’accompagnait. Le cancer dont souffrait Francis était aussi du voyage, contraignant le marin à plusieurs escales médicales. Mais il avait décidé d’embarquer, coûte que coûte, persuadé que sa rémission du cancer n’en serait que meilleure. Bien lui en a pris, il est guéri. Francis Tolan vient le dire et apporter son soutien à la Ligue 64 contre le cancer. Un message d’espoir.

4. Du plus petit au plus grand des navires exposés

750 bateaux présents au salon, dont 80 nouveautés, dans une large diversité de l’offre. Du plus petit, le « Pabouk », 2,6 mètres de longueur, au plus grand, l’Amel 60, monocoque de 19 mètres, la nouveauté du célèbre chantier de Périgny.

Sud Ouest

Pratique

47e Grand Pavois, du mercredi 18 au lundi 23 septembre. De 10 à 19 heures, bassin de plaisance des Minimes, La Rochelle. Plein tarif : 13 €. Tarif réduit : 8 €. Gratuit pour les moins de 12 ans.

Derniers préparatifs ce mardi matin avant l’ouverture du salon


L’export , les moteurs , l’occasion et l’emploi .

Les industries nautiques françaises passent le cap des 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Il aura fallu 10 ans à la filière industrielle pour dépasser le niveau de 4.9 milliards atteint en 2007-2008, avec toutefois une répartition de l’activité qui a fortement évolué.

Yves Lyon-Caen, président de la Fédération des Industries Nautiques

Yves Lyon-Caen, président de la Fédération des Industries Nautiques

Le 5 septembre, la Fédération des Industries Nautiques française organisait à Paris, au Pavillon de l’Eau, sa traditionnelle conférence de presse, l’occasion de présenter les chiffres de l’année 2018 et de donner un premier sentiment sur la saison 2019-2020 qui débute.

En 2018, le chiffre d’affaires de l’industrie et des services nautiques a atteint 5.09 milliards d’euros, en croissance de près de 5%.

« Il s’agit de la meilleure performance depuis la crise de 2008 » a déclaré Yves Lyon-Caen, pésident de la FIN sur ActuNautique. « Cette progression provient principalement des exportations dont le taux a atteint, en 2018, 76.4% de la production. Cette dynamique devrait également se confirmer pour l’année 2019. Incontestablement c’est une bonne nouvelle pour l’ensemble du secteur nautique, mais nous restons toutefois vigilants en raison des incertitudes qui pèsent sur le plan international ».

L’exportation, moteur de la croissance de la filière

Ce croissance de 5% a ainsi permis à la filière de passer de 4.8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 à 5.09 milliards, dépassant le chiffre d’affaires d’avant crise de 4.9 milliards.

Cette croissance est avant tout à mettre au crédit de l’export, passé de 74.9% en 2016 à 76.4% en 2018. La France représente 24% du chiffre des industries et services nautiques, l’Europe 38% et le reste du monde 38.4%.

En Europe, cette croissance est portée par l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Europe du Nord. La Suède vient d’ailleurs de boucler une saison record en termes de ventes. En Grande-Bretagne, le Brexit semble avoir gelé les ventes de bateaux neufs depuis janvier, les clients se montrant très attentistes, tandis que le marché de l’occasion est très dynamique, avec dans certains cas des manques de bateaux. Autres pays européens difficiles, la Russie et la Turquie.

En Amérique du Nord, la croissance est de mise mais une certaine prudence est de mise, la guerre commerciale ayant affecté des pans entiers du secteur, comme la construction de bateaux en aluminium, un gros secteur outre Atlantique.

11008 bateaux neufs immatriculés en 2018, contre 10651 en 2017 (+3.4%

Le chiffre d’affaires des industries et services nautiques est avant tout porté par les bateaux à moteur, avec  9224 immatriculations en 2018, contre 8880 en 2018, ces mêmes chiffres pour la voile étant de 1784 et 1771.

Le secteur de la voile affiche une évolution étale, le segment des multicoques y étant toutefois très dynamique, ce qui reflète une situation toujours difficile pour la voile monocoque.

56622 bateaux d’occasion immatriculés en 2018, contre 54692 en 2017 (+3.5%)

Le marché des bateaux d’occasion affiche une croissance de 3.5%, sur lequel la voile est un peu plus représentée que dans le domaine des bateaux neufs , sans doute en partie pour des question d’accessibilité de l’offre.

Les voiliers représentent ainsi 18.3% des bateaux d’occasion échangés, contre 16% des bateaux neufs vendus.

La prudence est de mise pour 2020

Dans un contexte géopolitique incertain, la prudence est de mise pour la saison 2019-2020 qui vient de débuter.

A cet égard, si les contacts en concession semblent être bons, les tendances observées sur les premiers salon européens notamment Cannes, Gênes, Barcelone, Southampton, Fort Lauderdale.. sera le meilleur élément pour anticiper l’évolution de la demande, dans un contexte où les constructeurs ont une fois de plus répondu présents en termes de nouveautés produits et d’innovations.

Le secteur nautique place l’emploi au cœur de sa stratégie

En 2018, les effectifs des industries et services nautiques ont augmenté de 3,6% pour atteindre les 42 930 salariés (emplois directs). Cette progression s’est poursuivie en 2019 et devrait encore se prolonger en 2020, selon une enquête de la Fédération des Industries Nautiques (FIN).  70% des entreprises interrogées souhaitent en effet recruter à court terme, pour trois motifs principaux :  l’augmentation de la production, les départs en retraite (notamment dans le secteur de la construction) et le lancement de nouvelles activités. « Depuis deux ans, la création d’emploi dans l’industrie nautique se poursuit au rythme annuel d’environ un millier de postes, dont plus de la moitié en contrats à durée indéterminée. Aujourd’hui, les entreprises font face à une insuffisance de ressources humaines et cherchent de nouveaux moyens pour attirer des candidats qualifiés », rappelle-t-on à la FIN.

Pour aider à satisfaire les besoins de recrutement, la FIN a ainsi lancé plusieurs chantiers :

  • La réforme de sa convention collective, notamment pour renforcer l’attractivité des métiers de la branche.
  • La réforme de ses formations pour être au plus près des attentes des entreprises et la création d’une formation initiale construction nautique.
  • L’adaptation des 12 CQP (certificats de qualification professionnelle) de la branche aux besoins des entreprises et une nouvelle dynamique autour des différents « Campus du nautisme ».

« Les études que nous menons actuellement dans les régions montrent que le secteur est porteur de 140 000 emplois directs et indirects. Réformer notre convention collective, moderniser nos formations, donner de l’attractivité à nos métiers et aussi, mieux faire savoir que des débouchés sont possibles au sein de nos entreprises, mobilisent notre énergie », conclut Yves Lyon-Caen, Président de la FIN.


Comment naviguer sans combustible fossile ? ? ?. Réponse au grand Pavois ! ! !

Le Grand Pavois 2019 sous le signe de l’électrique

Cette année, le Grand Pavois de La Rochelle, salon incontournable de l’automne sur la côte atlantique, ouvre ses portes du 18 au 23 septembre. Six jours d’exposition pour découvrir des centaines de marques internationales, de nombreuses nouveautés… Et pour cette 47e édition, le salon met le cap sur les énergies alternatives.

Leader sur le marché des moteurs électriques, Torqeedo propose aux adeptes, des solutions électriques pour bateaux de toutes tailles, à voile ou à moteur. ©Torqeedo

Un espace sera réservé aux exposants présentant des produits, concepts, services et innovations énergies alternatives. L’objectif est de présenter les nouvelles solutions qui seront demain sur le marché. Il se composera de 2 espaces, un à terre (dans le hall Services) et un à flot (ponton 1). Au niveau des animations, une parade de bateaux électriques sera organisée, ainsi qu’une table-ronde avec des intervenants majeurs du secteur le jeudi 19 septembre à 11h au Club VIP.

– LE QUAD 44, bi motorisation électrique

La jeune entreprise californienne Quad Marine va présenter la maquette du Quad 44, un catamaran innovant, propulsé par une motorisation électrique et équipé de panneaux solaires. Avec ses 13,40 mètres de long et 8,53 mètres de large, le Quad 44 présente un habitacle surélevé, reposant sur deux flotteurs effilés, et se destine aussi bien à la plaisance de loisirs qu’à la plaisance professionnelle. Il est muni d’une bi-motorisation électrique et de batteries pour naviguer avec une autonomie estimée de 50 milles nautiques en charge complète. La surface des panneaux solaires (25 m2) apporte un supplément d’énergie.

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Le Quad 44 est un catamaran innovant, propulsé par une motorisation électrique et équipé de panneaux solaires.© Quad Marine

– LE BAGOU 7.0, catamaran électrique

Inspiré des multicoques de course au large moderne, Bagou Boats propose une nouvelle façon d’envisager le bateau pour des randonnées côtières. Les coques à étraves inversées permettent de naviguer avec une puissance de moteur limitée offrant de nombreuses possibilités de motorisations pouvant être utilisés par tous avec, ou sans permis. Présentation en avant-première au Grand Pavois La Rochelle.

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Le Bagou 7.0 sera présenté en avant-première lors du Grand Pavois cette année.© Bagou Boats

– LE TOFINOU 9.7, l’élégance jusqu’à l’électrique

Le Tofinou 9.7 allie modernité et classicisme. Il reprend l’identité du Tofinou mais l’implication de l’architecte Michele Molino dans la conception du bateau a donné à sa carène une forme racée et moderne, dont la poupe très large annonce de belles performances du bateau. Il sait s’adapter à tout type d’usage, comme de temps. Le moteur de ce bateau est de fabrication Torqeedo inboard d’une puissance équivalente à 30cv.

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Le Tofinou 9.7 allie modernité et classicisme.© Latitude 46

– LE GARCIA EXPLORATION 45, propulsion hybride pour le grand voyage

Garcia Yachts est l’un des premiers chantiers à mettre en œuvre la technologie hybride sur un bateau d’exploration. Cette solution a été réfléchie et élaborée en partenariat avec l’un des leaders du moteur électrique marin, OceanVolt. La technologie –  qui combine un moteur électrique puissant, un parc de batteries Lithium très performant et un groupe électrogène – permet de proposer un bateau limitant significativement les émissions polluantes. Lorsque le bateau marche à la voile, les batteries sont chargées par hydro-génération ainsi que via des panneaux solaires et une éolienne. En marche au moteur, la propulsion électrique fonctionne sur batteries.

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Garcia Yachts est l’un des premiers chantiers à mettre en oeuvre la technologie hybride sur un bateau d’exploration.© Garcia Yachts

– LE ZENPRO 420 ET 580, 100% électrique

Ces semi-rigides Naviwatt de 4,20 et 5,80 mètres 100% électrique sont équipés de moteur Torqeedo. Ils sont, en effet, idéaux pour les professionnels avec leurs autonomies, leurs vitesses, leurs carènes 100% recyclable, sans oublier leurs côtés esthétiques. Près de 10 passagers peuvent y être accueillis selon les modèles.

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Les semi-rigides Naviwatt de 4,20 et 5,80 mètres 100% électrique sont équipés de moteur Torqeedo. © Naviwatt

– LE SIPABOARDS DRIVE, SUP électriques

Il s’agit de Sup électriques slovènes dotés de moteur électrique. La particularité de la planche SipaBoard est d’être auto-gonflable et auto-propulsée grâce à un moteur électrique intégré dans la planche. La télécommande située sur la pagaie permet de contrôler votre paddle en toute sécurité.

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Il s’agit de Sup électriques slovènes dotés de moteur électrique. © SipaBoard

– TORQEEDO, les moteurs électriques

Leader sur le marché des moteurs électriques, Torqeedo propose aux adeptes, des solutions électriques pour bateaux de toutes tailles, à voile ou à moteur. La société propose le sail-drive le plus puissant du marché et le premier ensemble de propulsion hybride du monde de production industrielle avec gestion de l’énergie électrique à bord.

OCEANVOLT, motorisations électriques

Système intégré de motorisation électrique pour bateaux de 10 à 80 pieds en ligne d’arbre et saildrive. Le système comprend la motorisation et la gestion de l’énergie. La particularité du système est de pouvoir créer sa propre énergie grâce à l’hydrogénation lorsqu’il est sous voile.

Le salon en bref :

– Grand Pavois La Rochelle 2019 : 47ème édition du salon (crée en 1973)

– Six jours d’exposition, du mercredi 18 au lundi 23 septembre 2019 de 10h à 19h

– 800 marques internationales, 700 bateaux exposés sur 100.000 m2 d’exposition

– Plus de 250 nouveautés présentées chaque année et 85.000 visiteurs attendus

Retrouvez-nous également au Grand Pavois sur notre stand !

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