BONNE ANNEE JEAN-LUC et à tous les concurents

VOIR TOUTES LES NEWS

Jour 185 : Istvan Kopar vient de franchir le cap Horn

Jean-Luc Van Den Heede a augmenté son avance sur Mark Slats
Uku Randmaa essaye d’échapper aux tempêtes de l’Atlantique Sud
Tapio Lehtinen toujours ralenti par une invasion de bernacles
Les examens médicaux d’Igor Zaretskiy vont déterminer s’il peut repartir en catégorie Chichester

Dateline 17:00 UTC 02. 01. 2019 – Les Sables d’Olonne

Istvan Kopar a doublé le cap Horn hier à 18 h 00 UTC, offrant au skipper americano / hongrois de 65 ans un parfait coup de boost pour la Nouvelle Année. Arriver jusqu’ici est un véritable triomphe face à l’adversité dans toutes ses formes depuis le départ des Sables d’Olonne le 1er juillet l’année dernière.

Puffin, le Tradewind 35 de Kopar a rencontré de récurrents problèmes de système de direction depuis le premier jour, qui l’avait amené un temps a envisager de jeter l’éponge aux îles du Cap Vert. Sa radio BLU ne fonctionne plus depuis presque aussi longtemps, l’empêchant de recueillir les prévisions météorologiques ou de communiquer avec les autres skippers. Ses réservoirs d’eau douce ont été contaminés et Kopar a dû fabriquer de nouveaux rouages pour remplacer ceux qui se brisaient dans le système de la colonne de direction.

Malgré toutes ces difficultés, Kopar est devenu le 4e des 17 concurrents à revenir dans l’Atlantique, accélérant à plus de 6 noeuds de moyenne et reprenant 58 milles sur le leader Jean-Luc Van Den Heede entre Noël et le Nouvel An.

Le Français, âgé de 73 ans, a franchi l’Équateur le 26 décembre et se trouve aujourd’hui à moins de 2 500 milles de l’arrivée. Il prédit avec confiance un retour aux Sables d’Olonne le 26 janvier.

Il est encore difficile d’estimer les chances que Jean-Luc et son Rustler 36 ont de franchir la ligne d’arrivée en vainqueurs. Son avance sur le Néerlandais Mark Slats, qui occupe actuellement la deuxième place, a connu des hauts et des bas au cours des 12 derniers jours. Elle est passée de 700 milles le 21 décembre à 1 100 milles après Noël pour atteindre les 900 milles aujourd’hui.

Le tracker du Rustler 36 de Slats Ohpen Maverick, a cessé d’émettre plus tôt hier, mais l’estimation de sa progression laisse penser qu’il traversera l’équateur plus tard aujourd’hui.

Tandis que Van Den Heede continue de préserver le gréement endommagé de Matmut, la navigation de Slats ne se déroule pas non plus sans difficulté. «La navigation intense au près au cours des 14 derniers jours a eu un impact énorme sur le bateau. Le support en acier de la paroi épaisse retenant la girouette au tableau arrière était presque déchirée par la tension. Ma réparation «grossière» utilisant du bois a duré de 16h00 à 03h00 et est maintenant plus solide que jamais. Heureusement, je n’ai pas dû arrêter de naviguer. ”

Il a également signalé que le collet en caoutchouc scellant le mât à l’endroit où il passe à travers le pont s’était fendu, mais il a réussi à arrêter les fuites en utilisant un tube de Sikkaflex.

Sur un plan personnel, Slats dit que les conditions humides sur le pont ont conduit à une retour des furoncles qu’il a vu se développer pour la première fois sur ses fesses lors de son record en solitaire à la suite de sa traversée de l’Atlantique fin 2017. “ Ces furoncles réapparaissent dès que mes fesses sont mouillées. C’est très douloureux et j’ai dû me vêtir entièrement du ciré prévu pour le Grand Sud pour me protéger sur le pont, alors qu’il fait 40° C !”

Slats peuvent désormais espérer une semaine de navigation facile dans les alizés de sud-est. Au dernier pointage, il naviguait à 6,5 nœuds contre 5,8 pour Matmut, mais il doit désormais faire 30 milles de plus par jour pour espérer battre Van Den Heede avant la ligne d’arrivée.

Aujourd’hui, l’attention se porte principalement sur Uku Randmaa, le marin estonien en troisième position dont le Rustler 36 One and All n’a pas réussi a échapper à la tempête qui se trouve maintenant à 1000 milles de la côte argentine. Le président de la course, Don McIntyre, a déclaré:

«Malheureusement, il ne peut pas s’échapper car les vents du nord à venir pourraient arrêter sa progression et ensuite le pousser dans le secteur le plus dangereux où il pourrait être piégé pendant environ 18 heures-24 heures. Les vents devraient souffler entre 60 et 75 nœuds avec une mer dangereuse de 6 à 8 m. Le système parcourt environ 800 milles et se déplace relativement rapidement. C’est un système très étendu ! « 

Le quartier général de la course surveillera attentivement la position d’Uku et restera disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour lui fournir des prévisions météorologiques et des conseils réguliers.

De son côté, le Finlandais Tapio Lehtinen conserve la 5ème place à mi-chemin de l’océan Pacifique Sud, victime de la croissance des bernacles sur son Gaia 36 Asteria. Les efforts déployés avant Noël, suspendu par une drisse de spinnaker sur le côté du bateau en utilisant un racloir au bout d’une perche pour nettoyer ces coquillages n’a pas fonctionné, et la présence continue de requins a empêché toute idée de plonger par-dessus bord pour racler la coque.

Aujourd’hui, Asteria ne faisait que 3,3 nœuds, après avoir perdu 760 milles supplémentaires sur le leader de la course au cours des 12 derniers jours.

Mais Tapio reste enthousiaste, profitant de la solitude et des oiseaux attirés par sa présence. Il a beaucoup de nourriture, d’eau, de livres et de musique et espère passer le cap Horn à la fin du mois de janvier. L’espoir est aussi qu’il puisse finir la course avant la remise des prix le 22 avril.

Sa course est maintenant contre le temps de référence établi par Sir Robin Knox-Johnston et son voilier Suhaili il y a 50 ans. Aujourd’hui, Asteria a 690 milles d’avance, mais il est probable que cette avance se réduise prochainement dans cette course virtuelle autour du monde.

Le skipper russe Igor Zaretskiy, de retour à Moscou après avoir laissé son Endurance 35 Esmeralda à Albany, dans l’ouest de l’Australie avant Noël, subira un bilan de santé demain qui déterminera s’il est capable de reprendre la course en catégorie Chichester avant le 14 janvier . S’il obtient le feu vert des médecins, il a l’intention de rentrer immédiatement en Australie, mais si une intervention chirurgicale est conseillée, il ne pourra plus reprendre ses activités avant le début de la saison de printemps de l’océan Austral, soit en novembre prochain. Tous les membres de la famille GGR lui envoient leurs meilleurs voeux.

La course est lancée pour récupérer Hanley Energy Endurance, le voilier abandonné de Gregor McGuckin.

Le skipper irlandais de la GGR Gregor McGuckin, a accepté une offre de l’américain Cody Cordwainer, capitaine de remorqueur opérant à Brooklyn Navy Yard, visant à sauver son voilier, situé à une centaine de kilomètres à l’ouest de Fremantle (Australie de l’Ouest). Dans un appel au soutien, Cody a posté sur Facebook :

«Nous ne ferons aucun profit sur cette entreprise. La distillerie a offert 1000 € en échange de son whisky, mais cela ne commencera même pas à couvrir toutes les dépenses.

Nous aurons besoin d’aide pour y arriver. Bien entendu, le financement est excellent mais nous avons également besoin de contacts à Perth en Australie. Nous aurons besoin d’un navire pour sauver son bateau et d’un endroit pour le mettre une fois secouru.

Pensez-vous pouvoir aider ? PM / DM pour plus de détails et allez sur Instagram et suivez nous à @whiskeyrescue «

pic
pic
pic
pic
pic

JOYEUSES FÊTES DE FIN D’ANNÉE !!!!

Le conseil d’administration et le secrétariat, vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d’années.

Nous vous informons que le secrétariat sera fermé du 29 décembre au 4 janvier inclus 2019.

Bien cordialement.

Le secrétariat

Stéphanie Tracas


Faut-il bruler des pneus pour être entendu dans ce pays ?

 

 

Le Conseil Portuaire du 18 décembre, qui s’annonçait routinier puisque l’augmentation des tarifs pour 2019 (1,25 %) avait déjà été voté par le Conseil d’Administration, nous a réservé quelques désagréables surprises :

Tout d’abord et sans information préalable, la ville et le « port » ont signé dans la précipitation un avenant n°1 à la convention du 12 novembre 2018.

Par cet avenant le port devra verser à la ville en 2018 un complément de redevance de 250 000 €.

Résumons (en k€) :

……………………………………………………………………………………………………..2017                      2018      Augmentation

Redevance d’occupation du domaine Public                                             1088                      1138

Complément avenant                                                                                                                     0250

Total                                                                                                                    1088                     1388                      28%

A ces sommes il convient d’ajouter la Convention de mise à disposition du Domaine Portuaire  pour 552 000 €.

Ne sont-ils pas gentils les plaisanciers ?

Pourquoi ceci ? Parce qu’en dépit de nos remarques et de nos mises en garde on continue d’augmenter les redevances d’amarrage de manière arbitraire et confortable sans anticiper les gains de productivité réalisables.

Notons aussi que les représentants élus du CLUPP n’ont pas la majorité au Conseil Portuaire, que les autres représentants sont liés d’intérêt à l’administration et que donc les avis du conseil portuaire ne reflètent pas l’opinion des clients du port.

Car ces bénéfices ne sont pas exceptionnels                                Réalisé 2017                       Budget 2018

Recettes d’escales                                                                                         474                               467

Forfait mensuels                                                                                            521                               527

Total                                                                                                                  995                             994

Il est donc normal que l’on ait dépassé l’objectif en 2018.

Conséquence : Le port aurait réalisé un bénéfice inhabituel conduisant mécaniquement à une imposition en rapport.

 

Taxe de séjour : En dépit du climat actuel et des promesses elle est passé en douceur pour l’instant :

Elle est insidieuse, forfaitaire, rampante et bien sur illogique et inique, elle est déjà prévue en augmentation pour les prochaines années.

 

…………………………………………………..Réalisé 2017       Budget 2018       budget 2019       Budget 2020

Taxe de séjour                                                 52                           83                           108                        133

Augmentation / 2017                                                                    60%                       102%                     156%

Et l’augmentation pour 2021 est déjà décidée ! Comme cela, certaines nuits vous pourrez la payer 3 fois. (Taxe d’habitation + Taxe de séjour forfait port + taxe de séjour réel escale)

La vie de certains de nos élus est décidément bien douce.

Nous organisons la riposte à cette absurdité.

Résultat : En 10 ans le montant des ventes de bateau neuf en France a baissé de 38 % (Le télégramme du 16 12 2018) c’est-à-dire qu’en 2028 il restera environ la moitié de la flotte à moins que le phénomène s’accélère.

Nos enfants n’auront pas à subir une longue liste d’attente s’ils ne vont pas naviguer ailleurs.

 

Les autres points importants du budget 2019 (Toutes les sommes en k€) :

Montant total 15 237 (+ 11 %)

 Recettes :

Recettes d’escale 531 (+ 14 %)

Forfaits mensuels 578 (+ 10 %) Ce sont les candidats en attente de contrat annuel.

Recettes annuelles 9270 (+ 1.8 %)

Vente de carburant 1 554 (+ 25 %)

Les grutages en légère hausse

A compter du 1° avril 2019 les douches seront gratuites pour les possesseurs de badge ou cartes.

Dépenses :

Dragages 2 515 (+109 %) Nous attaquons les zones polluées pour lesquelles les sédiments ne peuvent pas être rejetés en mer et doivent être valorisés. En 2019 nous traiterons la moitié des volumes concernés.

Assurances 143 (- 28 %) Relèvement de la franchise

Services extérieurs en hausse du fait de l’obtention de nouvelles certifications en remplacement des anciennes.

Salaires 2 221 (+ 3 %) + 3 postes

Taxes en fortes hausse (voire plus haut)


Economie Nautique 2018, évolution en 10 ans

 article du Télégramme

 

 

2008-2018. Dix ans après la crise de 2008, comment se porte le marché de la plaisance ? En quoi est-il différent de celui de 2008, quelles leçons peut-on tirer de la crise ? Revue de détail à l’occasion de l’ouverture du Nautic, Porte de Versailles, à Paris.

Des chiffres en trompe-l’œilC’est un fait. L’ensemble de la filière nautique a retrouvé un volume d’affaires équivalent à celui de 2008, à 4,8 milliards d’euros. L’occasion pour Yves Lyon-Caen, président de la Fédération des industries nautiques (FIN), de saluer les bons résultats des marques françaises à l’export (816 Me). C’est oublier un peu vite l’effondrement du marché intérieur qui ne représente plus qu’un bateau sur quatre. En l’espace de dix ans, les immatriculations de bateaux neufs ont été divisées par deux (12 585 unités), et le montant des ventes a baissé de 38 % (270 M€).

 

Le moteur démocratise le marché. Sur la même période, la part des bateaux à moteur a encore grignoté quelques points pour s’établir à 76 %. Autrement dit, trois bateaux neufs sur quatre sont à moteur. Le timonier ou le pêche-plaisance reste une valeur sûre, tandis que les coques open ont tendance à marquer le pas face aux semi-rigides. Performants et faciles d’usage, ces derniers séduisent surtout pour leur faible coût d’entretien, et l’absence de frais d’anneau. Un succès qui ne se dément pas, confirme Yves Therville (MB Marine) au Crouesty (56) : « Pour un bateau vendu, ce sont trois pneumatiques immatriculés ! ».

 

Le voilier pour les purs et durs. Entre 2007 et 2017, les ventes de voiliers neufs ont baissé de 46 %. Elles ont toutefois généré un volume de transaction de 160 millions d’euros sur le marché intérieur. Il faut y voir le résultat de la demande toujours soutenue des sociétés de location sur les grosses unités mais aussi un renouvellement accéléré par une clientèle de passionnés qui monte en gamme. « Le gros de nos ventes de voiliers se fait surtout sur des unités de 12 m au lieu de 9-10 m auparavant », indique Yann Fercot, responsable commercial chez Marine West (Port-la-Forêt, Lorient).

 

Une clientèle plus exigeante. « En dix ans, la clientèle est devenue beaucoup plus pointue, témoigne Marc Hennequin (Jet Marine). À la recherche d’une configuration précise plutôt qu’un prix, le client sait ce qu’il veut. À nous de répondre à ses exigences ». Pour Charlotte Marijon (Ocqueteau), le critère déterminant, c’est la nouveauté. « Les gens ont besoin de se dire qu’ils ont un bateau différent ».

Le boom de la location. « L’usage plutôt que la propriété ! ». C’est le credo des plateformes de location qui se rêvent en Airbnb de la plaisance. Inexistantes il y a dix ans, elles s’appellent Click and boat, Samboat ou Globesailor, et revendiquent déjà des dizaines de milliers de bateaux disponibles à la location. La « plaisance 2.0 » vise les 89 000 Français qui ont passé leur permis en 2016. Un enjeu qui n’a pas échappé à Bénéteau qui vient de mettre la main sur le Nantais Heycaptain, via sa filiale Band of boats.

 

Le marché de l’occasion dope l’entretien et l’équipement. Redoutant un phénomène « d’ubérisation » de la plaisance, nombre de professionnels se sont recentrés sur le marché de l’occasion, cinq fois plus lourd en volume (61 783 unités). Il suffit de constater l’ampleur prise par le Mille Sabords au Crouesty. À Arzon, Yves Therville (MB Marine) évoque d’ailleurs une édition 2018 « exceptionnelle ». De quoi doper l’activité entretien et réparation, mais aussi la vente d’équipements (accastillage, électronique, sécurité). Constat partagé sur la côte Nord, par Philippe Rouxel qui se félicite de l’émergence d’une nouvelle clientèle en provenance de Croatie, Pologne ou Roumanie, malgré une nuance de taille : « Le marché anglais s’est littéralement volatilisé depuis deux ans sous l’effet du Brexit ».

 

Un article de la rédaction du Télégramme

 


La Rochelle – la spéculation immobilière n’aura pas la peau du plateau nautique !

Les propriétaires de parcelles situées sur le plateau technique, qui souhaitaient ouvrir à l’habitat, cette zone indispensable aux industries nautiques, ont été déboutés en appel.

La Rochelle - la spéculation immobilière n'aura pas la peau du plateau nautique !

L’arrêt de la Cour d’Appel de Bordeaux sonne le glas d’une spéculation immobilière qui aurait pu avoir de sérieuses conséquences pour les professionnels rochelais des Industries Nautiques.

Le 15 novembre, la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux a débouté Marc Pinta et des propriétaires de parcelles situées sur le plateau nautique de La Rochelle (à proximité immédiate du Musée Maritime), qui ne visaient pas moins qu’à rendre constructibles à de l’habitat, une zone traditionnellement dévolue à la construction et à l’entretien de bateaux.

Cet appel faisait suite à une première décision de justice du Tribunal Administratif de Poitiers, rendue le 25 avril 2017, qui avait déjà débouté ces propriétaires qui attaquaient le Président de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle pour son refus de déclasser ces terrains du plateau nautique.

De fait, la Cour d’Appel de Bordeaux a notifié qu’il « appartient aux auteurs du plan local d’urbanisme de déterminer le parti d’aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan ».

Concernant le zonage du Plateau Nautique, l’Agglomération de La Rochelle n’a donc pas commis d’erreur  d’appréciation et le buzz médiatique des plaignants à l’encontre du président de l’Agglomération, Jean-François Fountaine, par ailleurs fondateur et propriétaire du chantier éponyme, aura été vain et bien médiocre.

Les juges ont par ailleurs souligné que les requérants n’apportaient aucun début de preuve d’une quelconque nuisance du plateau nautique, et fermement rejeté l’argument selon lequel les professionnels de la filière n’avaient qu’à déménager à La Pallice…

Décryptage – ce dossier démontre une fois de plus les méfaits de la spéculation immobilière et le rejet par une minorité, des activités industrielles et techniques. La gentrification de certaines zones urbaines et l’appât de l’argent facile peuvent plus que jamais se révéler être un frein à l’industrie…


JEAN-LUC VAN DEN HEEDE CAP HORN PASSE

12:00 UTC 23.11.2018 – Les Sables d’Olonne, FranceJean-Luc Van den Heede, navigateur français âgé de 73 ans et leader de la Golden Globe Race 2018 à bord de son Rustler 36 Matmut s’apprête à enrouler le cap Horn ce soir, à environ 20 h 00 UTC. Dix-sept marins solitaires sont partis des Sables d’Olonne le 1er juillet et 8 sont toujours en course. Ils ont déjà passé plus de 145 jours en mer et Jean-Luc a parcouru 20 000 milles, à la vitesse moyenne de 5,75 nœuds, soit 138 milles par jour. Ce chiffre est à comparer aux 4,02 nœuds de Sir Robin Knox-Johnston lors du Golden Globe originel organisé par le Sunday Times en 1968/69, lorsqu’il est devenu le premier homme a réaliser un tour du monde en solitaire sans escale. Le rival le plus proche de Van Den Heede est le Néerlandais Mark Slats qui navigue sur un autre Rustler 36 – Ohpen Maverick – à 1350 milles dans son sillage.ETA au HORN: 20 h 00 UTC le 23 novembre (21h00 heure française)Météo prévue: 35/45 nœuds de vent de nord-ouest et 6 mètres de houleLe vent de nord-ouest tombera à 25 nœuds et la houle diminuera à 3 mètres après le passage du cap Horn20 000 milles environ ont été parcourus jusqu’à présent et 7 000 restent à effectuer jusqu’à la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne

Il est en mer depuis 145 jours, à la vitesse moyenne de 5,75 nœuds, soit 138 milles par jour.

1350 milles d’avance sur Mark Slats.

Il a 86 jours d’avance sur le voilier Suhaili de Sir Robin Knox Johnston, vainqueur de la course originelle en 1968/9.

Il a 20 jours d’avance sur le temps réalisé par le Français Bernard Moitessier jusqu’au cap Horn, sur son voilier Joshua.

Le voilier Matmut de Jean-Luc Van Den Heede a été endommagé au niveau de son gréement lorsque le bateau a enfourné et s’est fait couché violemment il y a trois semaines. Le Français a effectué des réparations mais doit désormais ralentir chaque fois qu’il doit naviguer vent de face pour minimiser les chocs dans les vagues à cette allure. Cela va le ralentir lors de sa remontée de l’Atlantique vers l’arrivée aux Sables d’Olonne, ce qui va donner à Mark Slats l’opportunité de réduire son retard et peut-être même de prendre la tête de la course. La grande question est de savoir à quelle vitesse Slats va pouvoir remonter sur Jean-Luc ? Si le Néerlandais peut naviguer 20% plus vite, alors les deux marins pourraient se retrouver aux coudes à coudes au cours de la première ou de la deuxième semaine de février.

Pour accéder aux dernières informations sur l’approche et le passage du cap Horn de Jean-Luc, allez sur goldengloberace.com/livetracker/ ou visitez le site www.facebook.com/goldengloberace/

Ecouter Jean-Luc en direct

Lundi 26 novembre à 17h30 UTC (18h30, heure française), le quartier général de la GGR aux Sables d’Olonne sera ouvert aux médias et au public pour écouter Jean-Luc Van Den Heede en direct sur son téléphone satellite lors de son appel de sécurité hebdomadaire. Il reviendra alors sur sa course et son passage du cap Horn. Les participants auront la possibilité de poser des questions à Jean-Luc.

Cette communication exceptionnelle sera également partagée sur www.facebook.com/goldengloberace/


La filière nautique française désormais reconnue comme un acteur maritime de premier plan

La filière nautique française désormais reconnue comme un acteur maritime de premier plan

A l’occasion de la 3e Conférence annuelle du Nautisme et de la Plaisance qui se tenait le mardi 6 novembre à Paris, les quatre familles du nautisme (industrie et services, ports de plaisance, usagers et monde sportif) réunies au sein de la Confédération du Nautisme et de la Plaisance (CNP), ont réaffirmé leur unité et leur volonté de conduire collectivement des projets.

La filière nautique française désormais reconnue comme un acteur maritime de premier plan

En ouverture de cette conférence devenue en trois ans à peine un moment incontournable de la vie de la filière, Yves Lyon-Caen, président de la CNP a déclaré : « De notre diversité est née une vision et une force commune d’anticipation ».

Le Comité Nautisme et Plaisance, un cadre de travail innovant

A quelques jours du prochain comité Interministériel de la Mer (CIMER) présidé par le Premier ministre, Vincent Bouvier, Secrétaire Général de la Mer (SG Mer) a souligné que « le nautisme est désormais pleinement pris en compte dans la dynamique inter ministérielle » à travers le Comité Nautisme et Plaisance. Née il y a un an, cette formation innovante offre aux acteurs de la filière, aux administrations et aux régions littorales un espace de dialogue, de concertation et de travail et instaure « un lien de confiance entre les acteurs privés et publics »
pour reprendre les mots du SG Mer.

Fruit de ce travail, les vice-présidents de la CNP ont présenté les avancées obtenues concrètement et notamment :

  • la mise en place de la 1ère filière mondiale de déconstruction des bateaux au 1er trimestre 2019 ;
  • les travaux sur le poids économique de la filière nautique engagés dans plusieurs régions (Pays de Loire, Occitanie, Sud PACA…) qui mèneront en 2020 à la mise en place d’un observatoire permanent des retombées économiques du nautisme sur le littoral métropolitain ;
  • le travail sur une nouvelle organisation du sport associant les acteurs économiques et sociaux-éducatifs aboutissant à la mise en place d’une expérimentation en Région Bretagne ;
  • la prise en compte de l’importance du sujet des dragages pour les ports de plaisance, central pour leur équilibre économique ;
  • la volonté des usagers de développer une pêche de loisirs en mer durable et éco-responsable et de mettre en œuvre les axes de la charte d’engagements et d’objectifs signée en 2010.

Les enjeux environnementaux au cœur des préoccupations de le filière nautique pour 2019

Ports propres, navires à moindre impact, déconstruction, usages durables, réforme fiscale, éducation à l’eau… la feuille de route pour 2019 est dense.

La préservation du milieu est une nécessité pour un développement harmonieux de la filière nautique. La CNP appelle à favoriser l’essor d’une nouvelle « génération nautique » par une politique puissante de développement d’éducation à l’eau reposant sur un partenariat public privé.

L’évolution de la fiscalité de la plaisance (DAFN) annoncée par le Gouvernement devra répondre au développement durable de la filière. La CNP appelle à moderniser cette fiscalité pour qu’elle puisse participer à l’économie de la filière et qu’elle contribue pleinement à la transition durable.

Le potentiel des eaux intérieures et du nautisme ultra marin doit se développer. La CNP élargira ses travaux à ces « nouvelles frontières » qui renforcent la dynamique nautique française.

Mutation nécessaire des ports de plaisance, les élus locaux doivent se saisir de l’enjeu économique et social des infrastructures et participer activement à l’essor portuaire. La CNP appelle le gouvernement à sécuriser juridiquement les autorisations d’occupation temporaire (AOT) du domaine public maritime.

Afin de mieux préserver les ressources halieutiques, la CNP appelle les services de l’Etat à mettre en œuvre pour les espèces menacées la recommandation des associations et fédérations d’usagers d’une déclaration obligatoire et gratuite des pêcheurs de loisirs. La planification maritime, entrera en juin prochain dans une phase d’écriture des projets territoriaux. Au-delà des concepts, la CNP entend travailler au sein du Comité du nautisme et de la Plaisance à la mise en place d’une politique de moyens dédiés.


Professeur de courage

VOIR TOUTES LES NEWS

Jour 130: Jean-Luc Van Den Heede décide de continuer à concourir pour la GGR

Le Français va réparer son mât en mer.
Tapio Lehtinen fait un arrêt prolongé à la porte de Hobart pour réparer son gréement.

Dateline 15:00 UTC 08.11.2018 – Hobart, Tasmania

Jean-Luc Van Den Heede, le leader en course, aux prises avec un mât endommagé lors d’une tempête à 1 900 milles à l’ouest du Cap Horn, a décidé de poursuivre la course jusqu’aux Sables d’Olonne.

Au cours d’une conversation par téléphone satellite avec Don McIntyre, le Président de la course, tôt ce matin, le circumnavigateur en solitaire âgé de 73 ans qui continue de jouir d’une avance de 1 500 milles sur le deuxième, le Néerlandais Mark Slats, a déclaré qu’il a décidé de faire la meilleure réparation possible en mer et de continuer la course. Le Français a déclaré à McIntyre: « Le pire qui puisse arriver, serait que je perde mon mât et que j’ai mon gréement de fortune prêt à l’emploi. »

McIntyre a ajouté: «Pour le moment, sa seule autre option est de se détourner de 2000 milles de la route vers un port chilien et d’être relégué en catégorie Chichester pour avoir fait une escale pour effectuer les réparations.” Il pense que s’il parviendra à passer le cap Horn et à se diriger vers le nord dans l’Atlantique, où il y aura davantage de ports de replis plus proches, s’il avait encore des problèmes avec le gréement de son Rustler 36 Matmut.

Don a ajouté. “Cela nous donne une vraie course jusqu’à l’arrivée. Mark Slats (Ohpen Maverick) a environ 90 jours pour le rattraper et doit maintenant faire 1 nœud de plus que Jean-Luc sur la distance restante jusqu’aux Sables d’Olonne. Cela signifie que Mark est véritablement incité à battre Matmut en fonction de ses propres moyens, alors que Jean-Luc doit pousser le bateau aussi fort que possible dans les limites de son mât endommagé».

C’est une bien meilleure option pour le Néerlandais extrêmement compétitif que de gagner par défaut et que le résultat soit gâché comme pour Sir Robin Knox-Johnston injustement 50 ans auparavant avec les mots «mais il n’a gagné que parce que… (Dans le cas de RK-J Le Français Bernard Moitessier, qui avait 19 jours de retard sur l’Anglais au cap Horn, avait décidé de continuer son tour du monde pour sauver mon âme.)

Pénalité de temps

Van Den Heede a demandé une pénalité de temps à ajouter à son temps de course après avoir utilisé son téléphone satellite à deux reprises après que le mât ait été endommagé pour appeler sa femme. Les règles de la GGR ne permettent l’utilisation de téléphones comme mesure de sécurité que pour joindre la Direction Course. Toutes les autres communications doivent s’effectuer via HF, VHF ou réseau de radio-amateur, exactement comme lors de la première course du Golden Globe du Sunday Times de 1968/69.

Les organisateurs de la course annonceront leur décision demain, mais McIntyre a reconnu aujourd’hui que si Van Den Heede ne tirait aucun avantage matériel des deux appels, ils étaient soucieux d’imposer une pénalité de 18 heures, identique à celle infligée à l’Américain Istvan Kopar après s’être arrêté sur les îles du Cap-Vert pour réparer le mécanisme du régulateur d’allure de son voilier, Puffin.

Cliques ici voir le rapport de Don McIntyre sur la conversation téléphonique avec Jean-Luc Van Den Heede

Tapio Lehtinen fait un arrêt prolongé à la porte de Hobart pour réparer son gréement.

Le skipper finlandais Tapio Lehtinen a finalement atteint le point de dépose des films BoatShed Com à Hobart, à la 6e place, mardi après une lutte contre le sommeil de 54 heures, et contre des vents inconstants pour réussir à naviguer jusqu’au fin fond de la Tasmanie en remontant le fleuve Derwent à la voile. Son voiler Gaia 36 Asteria a subit une panne de moteur au début de la course et, le Finlandais n’a pas eu d’autre choix que d’attendre le vent.
«J’ai appris à manœuvrer mon voilier de 6 mètres sans moteur depuis 36 ans, mais ce bateau est un peu plus difficile à manoeuvrer, en particulier avec toutes les bernacles accrochées sur le gouvernail.» A-t-il expliqué lorsqu’il a finalement réussi à se mettre au mouillage.

« Les bernacles sur Asteria sont tout aussi envahissantes que sur le Rustler 36 One and All d’Uku Randmaa, qui occupe la troisième place, » a observé Don McIntyreTapio subit une énorme prolifération de ces crustacés qui doit lui coûter au moins 1 nœud en vitesse de progression. ”

À la différence de bernacles, Lehtinen a parlé avec générosité de ses expériences. « J’adore la mer. J’aime naviguer, cette course est fantastique et me donne une grande énergie. Il y a une grande camaraderie entre les marins et j’aime surtout la mer, la vie, les oiseaux et les vagues. ”

Il a dit qu’il avait vu très peu de pollution. «Le défi est de garder les océans tels qu’ils sont. Je n’ai vu aucun mal causé par l’homme dans l’océan Austral. « 

Parlant de son bateau qui a été largement rénové pour la course mais qui a été remis à l’eau très proche de la date du départ, il a ajouté : “Cela s’est avéré être une expérience de bricolage par soi même depuis le début et tout au long de la descente de L’atlantique. J’avais mes outils, mes colles et mes vis essayant chaque jour de résoudre les problèmes qui me coûtaient beaucoup de temps. Mais je suis assez content de son état maintenant. Ce serait bien d’avoir un moteur en état de marche, mais je me sens en sécurité à bord du bateau, ce qui est très important. Cette course est très compétitive, mais le concurrent le plus important est la mer et je pense que le bateau est maintenant apte au combat. »

Asteria et son skipper sont sortis indemnes de la tempête. «Parfois, les vents sont effrayants mais le bateau a été reconstruit comme un tank et je n’ai pas senti la tempête de l’intérieur. Mon Windpilot (système de régulation d’allure) fonctionne de manière très fiable et je n’ai donc pas du tout besoin de le barrer à la main. Je n’ai besoin d’être sur le pont que pour régler les voiles et le pilote. J’ai peut-être été l’un des plus chanceux de la flotte à éviter les pires tempêtes et je n’avais que la grand-voile au 4ème ris et le tourmentin de sorti une fois. ”

Après avoir passé la nuit au mouillage, Lehtinen a prolongé son séjour de 10 heures supplémentaires pour vérifier son gréement et régler un problème de drisse au sommet du mât. Il a finalement repris la route à 18h30 heure locale, après avoir passé 36 heures à la porte de Hobart.

Le prochain bateau GGR à arriver à la porte de Hobart devrait être l’Australien Mark Sinclair sur son Lello 34 Coconut. Il a prévu un ETA pour le 15 décembre.

Cliques ici pour visionner une interview complète de Tapio Lehtinen au cinéma à Hobart

Positions des skippers de la flotte GGR à 15:00 UTC 8.11.18 aujourd’hui (16:00 en France)

  1. Jean- Luc VDH (FRA)Rustler 36 Matmut
  2. Mark Slats (NED)Rustler 36 Ohpen Maverick
  3. Uku Randmaa (EST) Rustler 36 One and All
  4. Susie Goodall (GBR) Rustler 36 DHL Starlight
  5. Istvan Kopar (USA) Tradewind 35 Puffin
  6. Tapio Lehtinen (FIN) Gaia 36 Asteria
  7. Mark Sinclair (Aus) Lello 34 Coconut
  8. Igor Zaretskiy (RUS) Endurance 35 Esmeralda

RETIRED

  1. Ertan Beskardes (GBR) Rustler 36 Lazy Otter
  2. Kevin Farebrother (AUS) Tradewind 35 Sagarmatha
  3. Nabil Amra (PAL) Biscay 36 Liberty II
  4. Antoine Cousot (FRA) Biscay 36 Métier Intérim
  5. Philippe Péché (FRA) Rustler 36 PRB
  6. Are Wiig (NOR) OE 32 Olleanna
  7. Gregor McGuckin (IRE) Biscay 36 Hanley Energy Endurance
  8. Abhilash Tomy (IND) Suhaili replica Thuriya
  9. Francesco Cappelletti (ITA) Endurance 35 007
  10. Loïc Lepage (FRA) Nicholson 32 Laaland
pic
pic
pic
pic

VDH touché par la tempête à son tour

VOIR TOUTES LES NEWS

Jour 127 Istvan Kopar passe la porte de Hobart en toute sécurité

Tapio Lehtinen survit à la tempête et devrait être à Hobart demain
Susie Goodall reprend la course après s’être mise à l’abri de la tempête
Maintenant une course pour la 3ème place

Istvan Kopar, skipper américano-hongrois de la GGR qui navigue à bord du Tradewind 35 Puffin, a fait un compte-rendu glaçant de la récente tempête dans le Grand Sud. Elle a balayé la flotte alors que les concurrents de la mi-course tentaient d’atteindre ou de quitter la porte de passage, point de dépose imposée à Storm Bay, en Tasmanie.

« Je ne suis pas heureux dans mon bateau, je peux vous le dire! », s’est exclamé un Kopar épuisé, contraint de s’abriter près de la plage de South Port avant de poursuivre sa route autour du Cap Sud-Est de la Tasmanie. En essayant d’atteindre les côtes au plus fort de la tempête et de trouver un mouillage pendant la nuit, il a déclaré: «Brutal – Les quatre derniers jours m’ont mené à bout. J’aurais été beaucoup plus heureux au large ».

Il est arrivé au point de dépose à Hobart sans radio, radiogoniomètre ni montre précise. «Vous ne savez vraiment pas où vous êtes et ça soufflait au moins à 50 nœuds. En ce moment, je suis plus attiré par le jardinage que par la navigation hauturière. « 

POINT PRESSE: Jean-Luc Van Den Heede, le leader de la course, s’est fait coucher et son gréement est endommagé

À 15h00 UTC, le 5 NOV. Jean-Luc Van Den Heede a contacté le fondateur de la GGR, Don McIntyre, pour l’informer que son Rustler 36 Matmut avait été renversé à environ 150°, ce qui a endommagé l’axe transversal des plaques de connection qui retient les quatre bas haubans. Le mât n’est pas tombé, mais il n’est pas correctement tendu. L’axe a fendu sur 5 cm la section du mât et a relâché le gréement. Il est toujours dans la tempête avec une mer de 11 mètres et des vents de 65 noeuds. Les conditions devraient s’améliorer dans les prochaines heures.

Le Français des Sables d’Olonne, âgé de 74 ans, navigue maintenant au portant sans voilure jusqu’à ce que les conditions s’améliorent. Il effectuera ensuite une réparation qui lui permettra de remonter à la voile et de se rendre à Valparaiso, au Chili, où il effectuera une réparation permanente.

Jean-Luc n’a pas été blessé lors du retournement, et n’a demandé AUCUNE ASSISTANCE pour le moment. Il est confiant sur le fait qu’il peut se rendre à Valparaiso en toute sécurité. Cela signifie qu’il passera dans la catégorie Chichester une fois qu’il aura rejoint ce port pour effectuer les réparations.

Ce n’est pas une alerte de code orange pour la GGR et Jean-Luc maîtrise bien la situation. L’équipe GGR surveillera sa progression jusqu’au port d’escale.

 

 

Kopar a attribué le manque de préparation à son mauvais début de course. «Je me suis retrouvé à la dernière place avant que je puisse trouver un moyen de réparer mon régulateur d’allure, et je n’avais jamais sorti mon spinnaker avant le départ. Cette première fois, c’était effrayant !”

«Mon objectif principal est de sauver le gréement, de sauver le bateau et d’arriver au bout. Pour le moment, je me sens plus proche de la réussite de Joshua Slocum (premier à parcourir le monde en solo en 1895-1898) que de Robin Knox-Johnston (premier à effectuer une circumnavigation en solo sans escale et à remporter la Golden Globe Race du Sunday Times en 1968/69). Je ne peux même pas recevoir de signal horaire – Ce n’est pas bon. Tout est approximatif. »

La «malchance» de Kopar a commencé avec ‘obligation de se familiariser avec le système de régulateur d’allure dès le départ. Elle s’est prolongée avec une vague scélérate qui a noyé beaucoup d’électronique et de livres et a inondé la cabine principale de 300 litres d’eau. La goutte qui a fait déborder le vase a été un oiseau qui a tenté d’atterrir sur sa tête de mât, tordant l’un des bras de ses antennes de radio VHF et interrompant le signal.

Il n’a pas vérifié son réservoir d’eau douce avant le départ et dit maintenant : «Au Ghana, ils ont une eau plus propre que moi.» Il a également ajouté que l’intérieur de son bateau rempli de moisissures «n’est pas sain – pas bon du tout».

Ces situations pourraient-elles affecter ses mains? «Mes ongles se séparent de la chair. Les coupures ne me dérangent pas, mais l’état de mes ongles me fait peur. Ils sont noirs. Je ne sais pas si cela est dû à une infection fongique, à l’eau de boisson ou à un champignon à l’intérieur du bateau. « 

Il regrette d’avoir dû traverser l’Atlantique pour rejoindre le départ dans les temps, plutôt que de s’être concentré sur la connaissance de son bateau. Mais toujours souriant, il a ajouté plus positivement. « Maintenant, je suis sur le point de rattraper mon retard et j’aimerais rattraper Susie Goodall à la 4ème place – j’ai donné ma parole à sa mère avant le départ que je prendrais soin d’elle! » plaisante-t-il.

Il y a certes une course maintenant, pas pour la 4ème place, mais pour conquérir un podium jusqu’aux Sables d’Olonne. Kopar, Goodall et Tapio Lehtinen (6e) qui devrait arriver à Hobart demain (mardi), ont tous les yeux rivés sur l’Estonien Uku Randmaa et son combat pour maintenir le rythme de son voilier One and All.

4000 milles devant ce groupe, le leader de la course, Jean-Luc Van Den Heede, est actuellement confronté à ce qui est devenu l’un de ses plus gros tests à ce jour. Lors d’une conversation de deux minutes avec le QG de la course aux Sables d’Olonne, il a parlé de vents de 65 noeuds et de mers de 11 mètres. Mais au moins, il se trouve maintenant à moins de 1 900 milles du cap Horn, que le Français comptait boucler autour du 21 novembre.

Cela contraste avec les performances de l’Australien Mark Sinclair et du Russe Igor Zaretskiy, à plus d’un océan d’écart du Rustler 36 Matmut de Jean-Luc. Zaretskiy, qui a eu du mal à réparer un étai endommagé et a souffert de plaies aux mains, a enregistré une VMG moyenne de 2,3 noeuds au cours des deux derniers mois.

Sinclair profite clairement beaucoup plus de sa solitude, mais sa VMG moyenne sur la même période n’est que de 2,8 noeuds. La semaine dernière, il a pris le temps de retrouver et de photographier le voilier abandonné de Gregor McGuckin, Hanley Energy Endurance«Toujours à flot et émettant un signal AIS», a-t-il déclaré au QG de la course. Sinclair espère atteindre la porte de Hobart le samedi 8 décembre.

D’ici là, Van Den Heede et le Néerlandais Mark Slats (Ohpen Maverick), deuxième, devraient se diriger vers le nord de l’Atlantique.

Extrait de la dernière vacation radio de Jean-Luc :

05/11/18
Vu les mauvaises conditions météo le PC course du GGR a dû établir la communication à 2 reprises :

Première vacation

 » Bonjour à tous,

Je suis en pleine dépression, je subis un gros coup de vent avec des rafales nombreuses que j’estime à 50 nœuds et une mer très forte. Je pense que le paroxysme est passé. Pour l’instant je suis obligé de remonter nord est pour ne pas prendre les vagues de travers, si je prenais les vagues de travers, le bateau se serait couché plusieurs fois. J’ai un petit bout de toile à l’avant, je fais le gros dos. Je rappellerai peut-être cet après-midi quand ça se sera calmé un peu parce que je suis à l’intérieur du bateau et la communication ne passe pas très bien. »

Seconde vacation

« Je viens d’essuyer une très forte dépression qui vient de se terminer avec des vagues importantes, des creux de 6 à 7 mètres, malheureusement ce n’est pas fini. Demain j’en ai une autre qui suit et qui va lever une mer encore plus grosse à mon avis. Avec du sud et moi je dois descendre donc ce n’est pas du tout la bonne direction.Je cumule les mauvaises nouvelles cette semaine mais on va patienter. J’ai une avance assez confortable qui me permet de faire le gros dos pendant ces 2 jours et j’espère qu’après les vents d’ouest vont revenir et que je pourrai faire enfin route vers le Cap Horn. J’en suis à 2 semaines si tout va bien mais il faut que tout aille bien, que les vents soient dans la bonne direction ce qui n’est pas le cas. Pour l’instant je sauvegarde le bateau et le bonhomme, pour l’instant il n’y a rien de cassé et tout va bien. J’ai la trinquette toute seule en ce moment, un tout petit bout de trinquette et j’essaye de progresser le plus possible dans la bonne direction. J’espère que ce sera mieux la semaine prochaine, que je serai descendu un peu ce qui n’est pas le cas en ce moment.

Bonne semaine à tous ! »

Les messages quotidiens de ces derniers jours :

16 oct – Demain je passerai 180 degrés des longitudes et à celles du retour !

16 oct – Tvb ! Je ralentis volontairement pour laisser passer grosse dépression.

17 oct – C’est la prochaine dépression qui me fait ralentir pour qu’elle passe devant ! Tvb

18 oct – Matmut paré pour tempête. Très grosse houle. Fin dans 15heures !

18 oct – Le plus gros est passé mais il y a une mer grandiose creux 6/7m.

19 oct – Vent fort. Quand la mer s’apaisera je ferai de l’est. Patience ! Tvb

19 oct – Je remets Matmut en progression normale. Super…

20 oct – Je réduis un peu la vitesse pour l’adapter à la houle qui revient.

20 oct – On avance bien avec ce bon vent sw malgré la forte houle.

22 oct – Bon petit vent de travers et la mer qui se calme enfin !