Actualité sur les places de ports

Y a-t-il trop de places de port ?

La disponibilité et le nombre de places de port, en France, est un problème qui pollue le marché de la plaisance depuis de longues années. Et pourtant, le nombre de places de port est-il réellement insuffisant ?

On entend souvent dire que le marché de la plaisance, en France, est freiné par le nombre de places de port. Il est vrai que trouver une place de port, avant d’acheter un bateau, est une véritable épreuve du combattant. Epreuve qui restera, souvent, un échec. Les ports de plaisance ont donc mis en place des systèmes pour palier cette situation, notamment des listes d’attente. Cependant, le temps d’attente moyen est de 5 ans dans les ports de plaisance français. Ce délai pouvant être beaucoup plus long dans certaines régions comme le sud de la France ou la Bretagne.

Des solutions pour pallier au manque de place de port

Avant de continuer, oubliez tout de suite les fausses solutions d’”acheter le bateau avec la place de port” ou ” la sous-location”. Les gestionnaires de ports ne vont pas apprécier. Les mouillages associatifs sont soumis aux même règles. Les plaisanciers sont propriétaires du mouillage, pas de l’emplacement. Vous êtes sur le domaine maritime.

De leurs côtés, les ports de plaisance, qu’ils soient privés, communaux ou liés à des syndicats mixtes, ont tous essayé de trouver des alternatives. Les places de port à sec sont les plus fréquentes. Elles permettent de gagner de l’espace, en stockant les bateaux à terre. Les bateaux à moteurs pouvant être stockés sur des racks, les uns sur les autres. Pour les plaisanciers, cette solution représente un gain de coût, concernant la place de port, et un entretien facilité.

D’autres alternatives sont encore beaucoup plus innovantes. La Compagnie des Ports du Morbihan, par exemple, est allée très loin pour faire vivre son parc de places de port. En effet, elle propose différents contrats incluant la mobilité de votre bateau. Votre contrat peut prévoir que votre bateau soit à sec une partie de l’année, puis à flot dans un ou deux ports différents. Dans le même temps, ses contrats offrent aux plaisanciers titulaires, des nuitées dans des ports partenaires, lors de leurs escales en croisière. Il s’agit du Passeport Escale. L’idée est d’encourager les plaisanciers à utiliser leurs bateaux et d’anticiper leurs sorties. Le but étant de connaitre les places libérées et de les rendre disponibles pour d’autres plaisanciers. Une solution bénéfique pour tout le monde.

port de plaisance

Les plaisanciers changent leurs habitudes

Si le nombre de places de port est limité, qu’en est il des achats de bateaux?

Le marché de la plaisance a connu un gros trou d’air ces dernières années. Le nombre d’immatriculations de bateaux neufs a chuté de 50% depuis 2007, pour s’établir à près de 13.000 bateaux vendus. Ces chiffres concernent tout les types de bateaux, du voilier au bateau à moteur en passant par le semi-rigide et le dériveur de sport. Le marché de l’occasion, lui, reste stable, avec près de 60.000 transactions par an. Dans le même temps, on observe que le nombre de permis bateaux délivrés est en progression constante. On pourrait donc penser que l’embouteillage de bateau ne va pas s’arrêter et que les places de ports vont être de plus en plus difficiles à trouver.

Cependant, la dernière synthèse des chiffres de la plaisance, éditée par la direction des affaires maritimes (1) nous apprend beaucoup plus de choses. En effet, il apparaît que sur l’année 2018, près de 80% des nouvelles immatriculations concernent des bateaux à moteur. Dans le même temps, 60% des bateaux immatriculés mesurent moins de 6 mètres, et 80% moins de 7 mètres. Les chiffrent du marché de l’occasion sont plus ou moins les mêmes.

Il apparait donc que le marché du bateau de plaisance est constitué, et se concentre, de plus en plus, sur des bateaux à moteur de moins de 6 mètres. Ces bateaux sont, en général transportables et utilisés quelques semaines dans l’année. Nous mettrons de côté les quelques plaisanciers locaux qui naviguent plus souvent, les pécheurs plaisanciers et les régatiers qui se déplacent beaucoup.

Des ports de plaisance, pour quels bateaux et quelle utilisation ?

Nous voyons donc que de plus en plus de plaisanciers se tournent vers le petit bateau transportable. Si la question du coût est évidemment une des principales raisons de l’achat de ces bateaux, le côté transportable est forcément un motif d’achat. Et un bateau transportable a-t-il besoin d’une place de port, à flot et à l’année ? La réponse est bien évidemment non.

Dans le même temps, il apparait qu’une grande partie des acheteurs de bateaux sont des retraités. La pratique de ces plaisanciers est bien différente d’il y a 15 ou 20 ans. Et, avec tout le respect que je dois aux retraités, on peut penser que ces plaisanciers ne navigueront pas tous dans 20 ans. 20 ans, c’est un temps long pour l’homme. Mais 20 ans, est-ce un temps raisonnable pour un investissement ? La question doit se poser.

On peut légitiment penser que de plus en plus de places de ports vont se libérer dans les années à venir. Preuve en est, les listes d’attente, dans certains ports, commencent à se raccourcir.

Alors, est-il financièrement justifié d’investir des millions dans des infrastructures qui ne serviront plus dans quelques années ? Est-il nécessaire d’investir dans des travaux à impact écologique conséquent pour des structures dépassées et non rentables dans 10 ou 15 ans ?

La question se pose, aujourd’hui. Alors que des ports de plaisance sont encore en projet dans des bureaux d’études, voire sortent encore de terre, ne devrions nous pas nous concentrer sur la modernisation des infrastructures existantes ? Est il souhaitable de voir des pontons flotter en plein milieu de zones non urbaines, ou à l’écart des ports existants ?

Au risque de faire râler de nombreux futurs plaisanciers ou acteurs de la plaisance, il est urgent de repenser notre parc de places de port pour le rendre plus fluide. L’exemple de la Compagnie des Ports du Morbihan me semble une piste encourageante. Ne plus louer sa place de port mais s‘abonner à une mise à disposition, permettrait de faire la transition vers de futures années ou les places seront trop nombreuses.

Mers et bateaux  Ronan


10 millions d’euros par an à la SNSM

10 millions d’euros par an à la SNSM, grâce au permis plaisance

 

 

Les députés viennent de voter un amendement pour reverser l’intégralité de la fiscalité du permis plaisance à la SNSM. Celui-ci doit être validé en commission des Finances avant d’être mis en œuvre. Au total, il rapporterait environ 10 millions d’euros à la SNSM sans augmenter le prix du permis plaisance.

En effet, aujourd’hui, seule une partie de la fiscalité du permis est reversée à la SNSM, le reste va au fonctionnement général de l’Etat. Cela rapporterait donc 4,5 millions d’euros supplémentaires annuellement aux sauveteurs en mer. Proposé par le député Jimmy Pahun du Morbihan, “le présent amendement vise à affecter à la Société nationale des sauveteurs en mer (SNMS) le produit de la fiscalité du permis plaisance, qui représente environ dix millions d’euros par an.”

La commission des Finances devrait se prononcer sur cet amendement dans la semaine.

Publié par Edwige Jeannenot
Publié par Edwige Jeannenot
Web manager du pôle nautique, Edwige navigue généralement plus sur internet que sur des bateaux.


Bilan positif

Vidéo. Grand Pavois de La Rochelle : un bon millésime 2019

Publié le par Philippe Baroux.
Vidéo. Grand Pavois de La Rochelle : un bon millésime 2019
La fréquentation du Grand Pavois est en baisse de 8 % en 2019, avec 76 000 visiteurs.

Xavier Léoty

Le bilan de la 47e édition du Grand Pavois de La Rochelle par le président du salon, Alain Pochon. Positif au niveau des affaires, avec un bémol pour l’affluence.

Alain Pochon, le président du Grand Pavois de La Rochelle a dressé le bilan du salon nautique au dernier jour de la 47e édition, ce lundi. Au niveau des affaires conclues par les chantiers nautiques, le bilan est positif.

« Les grands chantiers généralistes ont réalisé un meilleur chiffre d’affaires que l’an dernier. Dans les marchés de niches, ils ont aussi bien travaillé, et j’ai même rencontré des patrons qui m’ont dit qu’ils avaient « cartonné ». De bons contacts ont été pris par les vendeurs de multicoques, et ceux qui commercialisent des semi-rigides sont contents. »

Le problème du stationnement

Le président du Grand Pavois pourrait se contenter de ces notes positives. Il note toutefois une baisse de 8% de la fréquentation avec 76 000 visiteurs dénombrés cette année.

« La problématique, qui nourrit une grosse inquiétude, c’est le stationnement. Trop éloigné du salon, avec un parcours de navette qui nous a été imposé et met le salon à 40, 45 minutes. C’est beaucoup trop et c’est sur ce sujet que nous avons entendu le plus de mécontents. » Alain Pochon

Pour mémoire, jusqu’alors, un parking provisoire était à disposition à Bongraine, plus proche de l’exposition nautique. Mais cette année, c’est au Parc des expositions que les visiteurs ont été invités à stationner leurs véhicules.


L’export , les moteurs , l’occasion et l’emploi .

Les industries nautiques françaises passent le cap des 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Il aura fallu 10 ans à la filière industrielle pour dépasser le niveau de 4.9 milliards atteint en 2007-2008, avec toutefois une répartition de l’activité qui a fortement évolué.

Yves Lyon-Caen, président de la Fédération des Industries Nautiques

Yves Lyon-Caen, président de la Fédération des Industries Nautiques

Le 5 septembre, la Fédération des Industries Nautiques française organisait à Paris, au Pavillon de l’Eau, sa traditionnelle conférence de presse, l’occasion de présenter les chiffres de l’année 2018 et de donner un premier sentiment sur la saison 2019-2020 qui débute.

En 2018, le chiffre d’affaires de l’industrie et des services nautiques a atteint 5.09 milliards d’euros, en croissance de près de 5%.

« Il s’agit de la meilleure performance depuis la crise de 2008 » a déclaré Yves Lyon-Caen, pésident de la FIN sur ActuNautique. « Cette progression provient principalement des exportations dont le taux a atteint, en 2018, 76.4% de la production. Cette dynamique devrait également se confirmer pour l’année 2019. Incontestablement c’est une bonne nouvelle pour l’ensemble du secteur nautique, mais nous restons toutefois vigilants en raison des incertitudes qui pèsent sur le plan international ».

L’exportation, moteur de la croissance de la filière

Ce croissance de 5% a ainsi permis à la filière de passer de 4.8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 à 5.09 milliards, dépassant le chiffre d’affaires d’avant crise de 4.9 milliards.

Cette croissance est avant tout à mettre au crédit de l’export, passé de 74.9% en 2016 à 76.4% en 2018. La France représente 24% du chiffre des industries et services nautiques, l’Europe 38% et le reste du monde 38.4%.

En Europe, cette croissance est portée par l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Europe du Nord. La Suède vient d’ailleurs de boucler une saison record en termes de ventes. En Grande-Bretagne, le Brexit semble avoir gelé les ventes de bateaux neufs depuis janvier, les clients se montrant très attentistes, tandis que le marché de l’occasion est très dynamique, avec dans certains cas des manques de bateaux. Autres pays européens difficiles, la Russie et la Turquie.

En Amérique du Nord, la croissance est de mise mais une certaine prudence est de mise, la guerre commerciale ayant affecté des pans entiers du secteur, comme la construction de bateaux en aluminium, un gros secteur outre Atlantique.

11008 bateaux neufs immatriculés en 2018, contre 10651 en 2017 (+3.4%

Le chiffre d’affaires des industries et services nautiques est avant tout porté par les bateaux à moteur, avec  9224 immatriculations en 2018, contre 8880 en 2018, ces mêmes chiffres pour la voile étant de 1784 et 1771.

Le secteur de la voile affiche une évolution étale, le segment des multicoques y étant toutefois très dynamique, ce qui reflète une situation toujours difficile pour la voile monocoque.

56622 bateaux d’occasion immatriculés en 2018, contre 54692 en 2017 (+3.5%)

Le marché des bateaux d’occasion affiche une croissance de 3.5%, sur lequel la voile est un peu plus représentée que dans le domaine des bateaux neufs , sans doute en partie pour des question d’accessibilité de l’offre.

Les voiliers représentent ainsi 18.3% des bateaux d’occasion échangés, contre 16% des bateaux neufs vendus.

La prudence est de mise pour 2020

Dans un contexte géopolitique incertain, la prudence est de mise pour la saison 2019-2020 qui vient de débuter.

A cet égard, si les contacts en concession semblent être bons, les tendances observées sur les premiers salon européens notamment Cannes, Gênes, Barcelone, Southampton, Fort Lauderdale.. sera le meilleur élément pour anticiper l’évolution de la demande, dans un contexte où les constructeurs ont une fois de plus répondu présents en termes de nouveautés produits et d’innovations.

Le secteur nautique place l’emploi au cœur de sa stratégie

En 2018, les effectifs des industries et services nautiques ont augmenté de 3,6% pour atteindre les 42 930 salariés (emplois directs). Cette progression s’est poursuivie en 2019 et devrait encore se prolonger en 2020, selon une enquête de la Fédération des Industries Nautiques (FIN).  70% des entreprises interrogées souhaitent en effet recruter à court terme, pour trois motifs principaux :  l’augmentation de la production, les départs en retraite (notamment dans le secteur de la construction) et le lancement de nouvelles activités. « Depuis deux ans, la création d’emploi dans l’industrie nautique se poursuit au rythme annuel d’environ un millier de postes, dont plus de la moitié en contrats à durée indéterminée. Aujourd’hui, les entreprises font face à une insuffisance de ressources humaines et cherchent de nouveaux moyens pour attirer des candidats qualifiés », rappelle-t-on à la FIN.

Pour aider à satisfaire les besoins de recrutement, la FIN a ainsi lancé plusieurs chantiers :

  • La réforme de sa convention collective, notamment pour renforcer l’attractivité des métiers de la branche.
  • La réforme de ses formations pour être au plus près des attentes des entreprises et la création d’une formation initiale construction nautique.
  • L’adaptation des 12 CQP (certificats de qualification professionnelle) de la branche aux besoins des entreprises et une nouvelle dynamique autour des différents « Campus du nautisme ».

« Les études que nous menons actuellement dans les régions montrent que le secteur est porteur de 140 000 emplois directs et indirects. Réformer notre convention collective, moderniser nos formations, donner de l’attractivité à nos métiers et aussi, mieux faire savoir que des débouchés sont possibles au sein de nos entreprises, mobilisent notre énergie », conclut Yves Lyon-Caen, Président de la FIN.


Comment naviguer sans combustible fossile ? ? ?. Réponse au grand Pavois ! ! !

Le Grand Pavois 2019 sous le signe de l’électrique

Cette année, le Grand Pavois de La Rochelle, salon incontournable de l’automne sur la côte atlantique, ouvre ses portes du 18 au 23 septembre. Six jours d’exposition pour découvrir des centaines de marques internationales, de nombreuses nouveautés… Et pour cette 47e édition, le salon met le cap sur les énergies alternatives.

Leader sur le marché des moteurs électriques, Torqeedo propose aux adeptes, des solutions électriques pour bateaux de toutes tailles, à voile ou à moteur. ©Torqeedo

Un espace sera réservé aux exposants présentant des produits, concepts, services et innovations énergies alternatives. L’objectif est de présenter les nouvelles solutions qui seront demain sur le marché. Il se composera de 2 espaces, un à terre (dans le hall Services) et un à flot (ponton 1). Au niveau des animations, une parade de bateaux électriques sera organisée, ainsi qu’une table-ronde avec des intervenants majeurs du secteur le jeudi 19 septembre à 11h au Club VIP.

– LE QUAD 44, bi motorisation électrique

La jeune entreprise californienne Quad Marine va présenter la maquette du Quad 44, un catamaran innovant, propulsé par une motorisation électrique et équipé de panneaux solaires. Avec ses 13,40 mètres de long et 8,53 mètres de large, le Quad 44 présente un habitacle surélevé, reposant sur deux flotteurs effilés, et se destine aussi bien à la plaisance de loisirs qu’à la plaisance professionnelle. Il est muni d’une bi-motorisation électrique et de batteries pour naviguer avec une autonomie estimée de 50 milles nautiques en charge complète. La surface des panneaux solaires (25 m2) apporte un supplément d’énergie.

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Le Quad 44 est un catamaran innovant, propulsé par une motorisation électrique et équipé de panneaux solaires.© Quad Marine

– LE BAGOU 7.0, catamaran électrique

Inspiré des multicoques de course au large moderne, Bagou Boats propose une nouvelle façon d’envisager le bateau pour des randonnées côtières. Les coques à étraves inversées permettent de naviguer avec une puissance de moteur limitée offrant de nombreuses possibilités de motorisations pouvant être utilisés par tous avec, ou sans permis. Présentation en avant-première au Grand Pavois La Rochelle.

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Le Bagou 7.0 sera présenté en avant-première lors du Grand Pavois cette année.© Bagou Boats

– LE TOFINOU 9.7, l’élégance jusqu’à l’électrique

Le Tofinou 9.7 allie modernité et classicisme. Il reprend l’identité du Tofinou mais l’implication de l’architecte Michele Molino dans la conception du bateau a donné à sa carène une forme racée et moderne, dont la poupe très large annonce de belles performances du bateau. Il sait s’adapter à tout type d’usage, comme de temps. Le moteur de ce bateau est de fabrication Torqeedo inboard d’une puissance équivalente à 30cv.

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Le Tofinou 9.7 allie modernité et classicisme.© Latitude 46

– LE GARCIA EXPLORATION 45, propulsion hybride pour le grand voyage

Garcia Yachts est l’un des premiers chantiers à mettre en œuvre la technologie hybride sur un bateau d’exploration. Cette solution a été réfléchie et élaborée en partenariat avec l’un des leaders du moteur électrique marin, OceanVolt. La technologie –  qui combine un moteur électrique puissant, un parc de batteries Lithium très performant et un groupe électrogène – permet de proposer un bateau limitant significativement les émissions polluantes. Lorsque le bateau marche à la voile, les batteries sont chargées par hydro-génération ainsi que via des panneaux solaires et une éolienne. En marche au moteur, la propulsion électrique fonctionne sur batteries.

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Garcia Yachts est l’un des premiers chantiers à mettre en oeuvre la technologie hybride sur un bateau d’exploration.© Garcia Yachts

– LE ZENPRO 420 ET 580, 100% électrique

Ces semi-rigides Naviwatt de 4,20 et 5,80 mètres 100% électrique sont équipés de moteur Torqeedo. Ils sont, en effet, idéaux pour les professionnels avec leurs autonomies, leurs vitesses, leurs carènes 100% recyclable, sans oublier leurs côtés esthétiques. Près de 10 passagers peuvent y être accueillis selon les modèles.

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Les semi-rigides Naviwatt de 4,20 et 5,80 mètres 100% électrique sont équipés de moteur Torqeedo. © Naviwatt

– LE SIPABOARDS DRIVE, SUP électriques

Il s’agit de Sup électriques slovènes dotés de moteur électrique. La particularité de la planche SipaBoard est d’être auto-gonflable et auto-propulsée grâce à un moteur électrique intégré dans la planche. La télécommande située sur la pagaie permet de contrôler votre paddle en toute sécurité.

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Il s’agit de Sup électriques slovènes dotés de moteur électrique. © SipaBoard

– TORQEEDO, les moteurs électriques

Leader sur le marché des moteurs électriques, Torqeedo propose aux adeptes, des solutions électriques pour bateaux de toutes tailles, à voile ou à moteur. La société propose le sail-drive le plus puissant du marché et le premier ensemble de propulsion hybride du monde de production industrielle avec gestion de l’énergie électrique à bord.

OCEANVOLT, motorisations électriques

Système intégré de motorisation électrique pour bateaux de 10 à 80 pieds en ligne d’arbre et saildrive. Le système comprend la motorisation et la gestion de l’énergie. La particularité du système est de pouvoir créer sa propre énergie grâce à l’hydrogénation lorsqu’il est sous voile.

Le salon en bref :

– Grand Pavois La Rochelle 2019 : 47ème édition du salon (crée en 1973)

– Six jours d’exposition, du mercredi 18 au lundi 23 septembre 2019 de 10h à 19h

– 800 marques internationales, 700 bateaux exposés sur 100.000 m2 d’exposition

– Plus de 250 nouveautés présentées chaque année et 85.000 visiteurs attendus

Retrouvez-nous également au Grand Pavois sur notre stand !

Figaronautisme


Du nouveau chez Rhea

Le Rhea Trawler 34 arrive à point nommé

Le chantier rochelais sortira pour le Grand Pavois de La Rochelle, ce nouveau trawler de 10 mètres au style toujours classique mais offrant beaucoup de confort pour la croisière au long cours. Un bateau sécurisant et bien pensé décliné en version flybridge ou sedan. Un sérieux concurrent aux trawlers Bénéteau ?

La version fly du Rhea 34 trawler lors de ses premiers essais en mer.

Cette nouveauté est très attendue par les amoureux de la marque. Rhea Marine lancera officiellement au Grand Pavois de la Rochelle, fin septembre, son nouveau Trawler 34, dessiné par Yann Chabaud. Il complète ainsi la gamme du constructeur rochelais qui comprend déjà un 36, 43 et 47 pieds. Pour ce modèle, Rhea a choisi de le fabriquer directement dans ses ateliers de La Rochelle (17).

Une ligne classique reprenant le style Rhea

Reprenant l’ADN de la marque, le nouveau Trawler 34 affiche une ligne élégante, classique mais robuste. Orienté vers la croisière au long cours, ce bateau de 10,40 mètres de longueur hors-tout se veut sécurisant grâce à son tableau arrière fermé, ses larges passavants bien protégés par les hauts pavois et ses nombreuses mains courantes. Le constructeur français a également repris le principe des deux portes latérales de timonerie. Pratique pour les manoeuvres au port ou pour accéder à l’avant du bateau au mouillage. Bien vu également les portes de coupé qui permettent d’embarquer facilement…

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Prévu pour la croisière, le nouveau Rhea dispose de larges passavants et de hauts pavois. Sécurisant !

Une cabine propriétaire à l’avant avec de beaux volumes

A l’intérieur du Rhéa, le style se veut sobre et classique avec beaucoup de boiseries et des tons clairs. La porte vitrée du salon principal ainsi que la vitre de cuisine s’ouvrent complètement pour donner beaucoup d’espace et de convivialité lors des repas. Le Trawler 34 est prévu avec deux cabines dont celle du propriétaire placée à l’avant dans l’étrave tulipée du bateau incluant un lit double. La hauteur sous barrots est bonne, reste juste à prévoir un peu de décoration pour l’embellir. Enfin, une cabine sur tribord est au programme pour les invités. Elle peut s’intégrer à la cabine avant par un système de cloison escamotable.

Comme toujours chez Rhea, le caractère marin et baroudeur de la carène du trawler ne laisse aucun doute. Motorisé par deux moteurs Yanmar de 250 chevaux chacun, le Trawler 34 devrait atteindre les 24 noeuds en pointe, selon le chantier. Une version monomoteur Yanmar est également au catalogue pour 8 noeuds en croisière contre 18 noeuds en pointe. Le premier exemplaire présenté à La Rochelle du Rhea Trawler 34 est un flybrigde avant le lancement, dans son sillage, d’une version Sedan…

Fiche technique   

Longueur hors-tout : 10,40 m

Largeur : 3,98 m

Tirant d’eau : 0,70 m

Poids : 8 000 kg

Réservoir carburant : 2 x 440 l

Réservoir eau : 400 l

Motorisation : 2 x 250 / 1 x 370 ch

Constructeur : Rhéa Marine (17

T Darbois


A vos lignes !

L’Espace Pêche et Grand Pavois Fishing, du nouveau pour 2019

Pour sa 47e édition, le Grand Pavois de La Rochelle annonce des nouveautés du côté de l’Espace Pêche et Grand Pavois Fishing. On vous dit tout.

©Gilles Delacuvellerie

L’Espace Pêche, créé en 2008, est devenu un vrai lieu d’échanges et de découvertes entre les passionnés, les visiteurs, les marques accompagnées de leurs compétiteurs et pro-staffeurs, avec sa scène d’animations, son bassin de démonstration, son village pêche et ses exposants, sa galerie de bateaux de pêche, sa marina sans oublier l’un de ses principaux temps forts : son tournoi de pêche aux leurres au bar en No Kill uniquement réservé aux marques.

Un rendez-vous sur l’eau pour tester les nouveautés et favoriser la pêche No Kill

Depuis 2015, l’Espace Pêche & Grand Pavois Fishing offrent deux temps forts à flot. Le premier est la possibilité de tester les nouveautés bateaux, moteurs et équipements en mer pendant les six jours d’exposition. Rappelons aussi la possibilité de suivre des formations électroniques embarquées et de découvrir les nouveautés matériels (sécurité, électronique, équipements…) in situe avec la présence des plus grandes marques accompagnées de leurs pro-staffs.

Le deuxième est la possibilité offerte aux marques avec leurs pro-staffs de s’inscrire au Grand Pavois Fishing. La volonté ? Permettre aux marques – qu’elles soient de bateaux, de matériels, de moteurs, d’électronique – qui sponsorisent des guides de pêche ou des pro-staffeurs de participer et de s’inscrire à un événement qui réunit la fine fleur des pêcheurs aux leurres en mer. De fait, ce rendez-vous inscrit aujourd’hui dans le calendrier des grands rendez-vous de pêche en mer aux leurres et en No Kill est le moment idéal pour venir échanger sur les techniques employées, les leurres utilisés, la passion de la pêche avec des acteurs que l’on croise essentiellement sur les réseaux sociaux. Un vrai temps fort et de partage pour les passionnés, mais aussi pour les professionnels du nautisme d’échanger sur leur passion, leur vision de demain, la préservation de la ressource, la sécurité en mer…

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© Gilles Delacuvellerie

Première nouveauté 2019 : une base permanente d’essais pour les kayaks en mer

L’Espace Pêche & Grand Pavois Fishing proposera à terre et à flot un nouveau dispositif exclusivement réservé aux kayaks de pêche avec la possibilité d’exposer à terre les différents modèles et équipements spécifiques, la possibilité de présenter ses unités sur le bassin d’animations (avec dispositif sonore et diffusion Facebook) et surtout la possibilité de les essayer directement en mer, via une base à flot présente au cœur de la marina Grand Pavois Fishing. L’idée : proposer aux marques et aux visiteurs de découvrir l’offre aujourd’hui étendue de kayaks de pêche, les équipements disponibles (sécurité, accessoires, électronique…). Cette base à flot disposera également d’une tente commune où il sera possible de se changer pour les personnes souhaitant tester les kayaks. Rendez-vous à prendre auprès des marques exposantes et essais encadrés par ces dernières.

Deuxième nouveauté : deux jours de compétition au lieu de trois !

Afin de faciliter la venue des meilleurs pro-staffs et de permettre également aux marques d’optimiser les périodes d’échanges à terre, les essais en mer, les démonstrations et les formations en électronique, le Grand Pavois Fishing se déroulera sur deux jours de compétition, soit les samedi 21 et dimanche 22 septembre de 8h30 à 13h00.

Les mercredi, jeudi, vendredi, samedi après-midi, dimanche après-midi et lundi seront consacrés aux essais et permettront de présenter et de tester en situation les bateaux / moteurs / équipements utilisés par les pro-staffs lors de la compétition.

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Excellente idée ! ! !

Île de Ré : le banc du Bûcheron, un plateau de choix pour les plaisanciers

Île de Ré : le banc du Bûcheron, un plateau de choix pour les plaisanciers
Le banc du Bûcheron, seuil du Fier d’Ars, s’étire sur plus de 4 kilomètres.

Ph. B.

Arrêt au banc du Bûcheron, ou comment vivre une aventure « sauvage » avec une glacière bien garnie. Le bout du monde est à dix minutes en mer d’Ars-en-Ré.

Il est aux Rétais ce qu’Arguin évoque aux Arcachonnais. Un incontestable paysage de désir que tous rêvent de conquérir un jour, mais que peu d’élus rejoignent. Même si lors des marées de vives eaux de l’été, lorsque la mer recule au plus bas, le terme de cohue y pêche cependant un sens tout marin.

Car on se bouscule alors sur le banc du Bûcheron que la moindre petite embarcation à fond plat et faible tirant d’eau offre aux navigateurs confirmés, comme aux plaisanciers dont le permis côtier sent encore l’encre fraîche. Des aficionados de l’exotisme à portée d’étrave qui se reconnaissent en le nommant « Bûcheron », en toute sobriété, comme d’autres évoquent « la Patache », si simplement.

Plus de « banc de », ni de « plage de » dans une acception rétaise gourmande de ces raccourcis avec lesquels la tribu s’identifie. Paris en bord de mer, en être, ou pas, un parfum de sorbet de « La Martinière » en bouche. Voilààà quoi !

Sérieusement, être du « Bûcheron », c’est reconnaître un seuil sableux au Fier d’Ars ouvert sur l’immensité du pertuis Breton, face à la côte de Vendée. Le banc en serait la porte. Invisible à pleine mer et lorsque les coefficients de marées sont maigres, il s’ouvre en revanche à l’échouage deux heures avant la basse mer et jusqu’à deux heures après quand s’annonce le cycle des vives eaux – pour les spécialistes, dès que le coefficient de marée dépasse les 70, soit quinze jours ce mois de juillet.

Prononcer « biiitcher »

En arrivant du pertuis, cette langue de sable découvre alors à main droite, dès la présentation des trois premières bouées vertes balisant le chenal d’accès au Fier. En arrivant d’Ars, il n’y a qu’à suivre le chenal vers la sortie. Il bute sur cette blondeur vierge et interminablement étirée. Plus de 4 kilomètres de longueur et 900 mètres de largeur aux plus fortes marées, jusqu’à rejoindre la terre dans la courbure de l’anse du Fourneau. Impossible cependant de le conquérir à pied depuis la côte et jusqu’à son extrémité, un bras de mer le coupe en deux.

Jérémy Berny-Tarente, le parfait guide pour découvrir le pertuis Breton et son banc du Bûcheron
Jérémy Berny-Tarente, le parfait guide pour découvrir le pertuis Breton et son banc du Bûcheron

Crédit photo : Ph. B.

Mais pour en maîtriser l’abordage (le courant du Fier monte vite dans les tours), nombre de plaisanciers optent pour une séance de coaching auprès de Jérôme Berny-Tarente. Il y a deux écoles pour « beacher » (prononcer biiitcher, en rétais première langue) sur le Bûcheron, comprendre s’y échouer. Soit poser l’avant du bateau dans sa portion la plus pentue, hélice toujours en eau libre, prêt à repartir à tout instant ; ou alors se poser sur le haut du banc, coque bien à plat, et laisser tout le temps à la marée de vous remettre à flot. Jérôme, dirigeant de Bateau-école Poitou-Charentes, société flottaise délivrant 400 permis côtiers par an, s’adapte à la demande de chacun. Surtout lorsqu’il s’agit de préparer un client qui louera l’une de ses embarcations, ou de proposer une sortie personnalisée. Le Bûcheron, son père l’y a initié, et il le résume aujourd’hui d’une formule : « Comment veux-tu faire des clients mécontents ici ? »

Le vol du courlis dans le Fier, la bonne heure pour le resto de la Patache, la bonne fenêtre pour rentrer dans le port de Saint-Martin ou se perdre dans celui de Loix, Jérémy sait lire son trait de côte, et son calendrier des marées pour ne pas taper l’hélice sur le fond. Il est au pertuis ce que la haute montagne est au guide. Une assurance sécurité-bonheur.

En famille et entre amis

Le Bûcheron, un banc de sable à goûter en famille, le temps d’un pique-nique
Le Bûcheron, un banc de sable à goûter en famille, le temps d’un pique-nique

Crédit photo : Ph. B.

Et il est vrai que, question inspiration, le « Bûcheron », c’est du grand air. Olivier et sa tribu de vrais aventuriers sont venus de Nantes pour le respirer. Ils ont posé leur voilier, sur leur route des vacances maritimes. « Je voulais que les enfants voient ce qui se passe quand le voilier échoue », raconte l’ancien moniteur de voile UCPA converti ce matin-là en guide de pêche à pieds. Les coques abondent, il suffit de se baisser. À l’autre extrémité du banc, Ambre, « bientôt 5 ans le 30 juillet », en a garni un plein seau. La vedette Rhéa (autre joli symbole rétais) de Gilles et Marie, les grands-parents, a déposé l’intrépide Francilienne, en même temps que la table de pique-nique et les tabourets. Des abonnés de l’institution. Ambre bavarde, Marie écoute et sourit, Gilles pêche, et le temps passe… Marie évoque les 80 ans d’un ami et la centaine d’invités débarqués au Bûcheron pour souffler les bougies. Une tout autre logistique avec prestation de service « à domicile » d’une crêpière.

Toutes les folies sont permises sur le Bûcheron. Jacques, un Couardais propriétaire d’un petit zodiac y a même vu le piano et le concert d’un virtuose accompagné de sa cour toute de blanc vêtue. « Il nous a raconté ce moment pour nous appâter et le suivre », plaisante Claudine, une amie. Ce jour-là, la brise est un peu fraîche, ce n’est pas encore la bousculade du mois d’août. Jacques, Claudine, son époux, Patrick et Éliette, leurs amis stéphanois, tous novices du Bûcheron à une exception près, ont vite pris leurs marques, adoptant le banc dès lors qu’ils y avaient déposé leurs glacières. Une aventure au goût « sauvage ».

Des coques en abondance, et une partie de pêche à pied qui s’impose naturellement
Des coques en abondance, et une partie de pêche à pied qui s’impose naturellement

Crédit photo : Ph. B
Sud-ouest Philippe Baroux


Prudence météo

Orages en mer : mieux les comprendre pour les affronter

A l’approche de l’été, les situations orageuses se multiplient sur nos littoraux, même si la mer n’est pas la zone la plus exposée à ces phénomènes météorologiques violents. L’orage est un événement potentiellement dangereux, qu’il convient de comprendre afin de mieux se préparer à l’affronter. Explications à l’usage du plaisancier.

S’il est rapide de plier sa serviette de plage lorsque le tonnerre se met à gronder, la situation devient plus inquiétante lorsqu’on se fait surprendre à quelques encablures de la côte. Rappelons tout d’abord que les orages préfèrent éclater dans l’intérieur des terres : les côtes dominées par un arrière-pays montagneux sont plus menacées (Riviera niçoise, golfe de Gênes, côte Cantabrique…). Mais elles ne sont pas les seules à être vulnérables : en Europe il existe des zones réputées pour leurs gros orages, comme le Golfe de Gascogne, la Mer Tyrrhénienne et la Corse par exemple. Sur nos côtes françaises, on se méfiera donc du Pays Basque, de la Côte d’Azur et de la Corse. En moyenne, on note 38 jours d’orages par an à Ajaccio, 33 à Nice et Biarritz, 18 au Cap Ferret, 14 à Sète, 10 à Boulogne sur Mer et 5 au Cap de la Hague comme à l’Ile d’Ouessant.

Que faire ?

Les orages survenant de nuit sont souvent les plus dangereux pour les navigateurs, car il est difficile d’estimer une manœuvre de repli. Généralement, la zone où crépitent les éclairs vous indique le cœur du foyer orageux et sa progression, mais parfois, cela flashe de partout. Vous pouvez estimer la distance de l’orage en comptant le temps entre la vision de l’éclair et le bruit du coup de tonnerre, sachant qu’une seconde équivaut à 300 mètres (5 secondes = 1 mille). Si vous n’avez plus le choix, laissez passer l’orage en prenant les précautions d’usage : se munir de son gilet ou harnais de sauvetage, affaler la grand voile et garder un minimum de toile sur le génois pour conserver un peu de vitesse, et rester éloigné des parties métalliques du bateau. Éteignez aussi votre matériel électronique de bord. Quant à l’équipage resté à l’intérieur, il doit s’asseoir sur les fonds, la cabine constitue une bonne protection. Si vous avez une coque bois ou en matière synthétique, vous pouvez fixer une chaîne au pied de mât ou au haubanage, l’autre extrémité plongeant dans l’eau, cela jouera le rôle d’un paratonnerre.

Autre danger de l’orage, les rafales de vent. Ce n’est pas systématique, certains orages apportant une pluie torrentielle et des éclairs dantesques sans un souffle d’air (notamment dans les zones tropicales). Mais souvent, juste à l’avant de l’orage, la masse d’air poussée par le front génère une ligne de grain, c’est-à-dire un « front de rafales » qui peut brusquement atteindre 40 à 50 nœuds, levant une mer courte et hachée. On se croit alors en pleine tempête, mais cette « baston » ne dure généralement pas plus de 20 à 30 minutes, c’est alors la pluie qui viendra mettre fin à votre calvaire. Ces phénomènes sont également très redoutés sur les grands lacs, en particulier le Léman, qu’il ne faut pas sous-estimer.

(Figaronautisme )