Les règles de barre et de route – Le RIPAM et les privilèges

Les règles de barre et de route (1/2) – Le RIPAM et les privilèges

Nautisme et Plaisance – Les abordages figurent parmi les risques majeurs de la navigation. L’ensemble des règles dites “de privilèges” (priorités) est regroupé dans le RIPAM (Règlement International pour Prévenir les Abordages en Mer, COLREG en anglais).

Les règles de barre et de route (1/2) - Le RIPAM et les privilèges

En théorie, le RIPAM fait partie de l’équipement de sécurité

Etudions-en les grandes lignes dans le domaine de la plaisance.

En mer, les règles sont fixées en fonction des types, situations, usages, directions et propulsions des navires. Le principe fondateur consiste à donner un privilège aux navires les moins facilement manœuvrant, afin que les plus manœuvrant profitent de leur manœuvrabilité pour éviter les accidents.

De chaque situation découle ou non un privilège, c’est à dire une priorité en langage terrien.

Les règles de barre et de route (1/2) - Le RIPAM et les privilèges

Veillons un peu

Il y a risque d’abordage si le relèvement d’un navire en route ne change pas mais si sa taille augmente !

Afin de limiter les risques d’abordage, le RIPAM impose une veille (surveillance), visuelle et auditive permanente à bord de tout navire en marche.

Les règles de barre et de route (1/2) - Le RIPAM et les privilèges

Les privilèges existent toujours !

Une première distinction s’opère entre les situations des navires. Dans la liste suivante, la force du privilège décroît de haut en bas :

  • Un navire non maître de sa manœuvre (avarie), extrêmement privilégié ;
  • Un navire à capacité de manœuvre restreinte (mise à l’eau de plongeurs ou scaphandriers, dragues…), très fortement privilégié ;
  • Un bateau handicapé par son tirant d’eau (paquebot en rade), fortement privilégié ;
  • Un navire en action de pêche (chalutage), fortement privilégié ;
  • Un voilier, privilège, privilégié ;
  • Un bateau à moteur, non privilégié.

Les navires les moins manoeuvrants sont privilégiés sur tous les autres.

Ainsi, en cas de route de collision, les navires non-maîtres de leur manœuvre (navires en avarie), les navires a manœuvrabilité réduire (drague en service), les voiliers sont privilégiés face aux bateaux à moteur.

Un bateau à moteur devra s’écarter d’une route de collision impliquant toutes les autres catégorie de situation de navires.

Un voilier à la voile devra s’écarter face à un navire en action de pêche.

Les navires de travail (pêcheurs, cargos, pilotes…), les voiliers, les planches à voile sont privilégiés sur les embarcations à moteur de plaisance. Attention, par voilier, j’entends des voiliers sous voiles uniquement. En effet, un voilier au moteur perd son privilège.

A suivre : les manœuvres d’évitement de collision.

Les règles de barre et de route (1/2) - Le RIPAM et les privilèges

Les règles de barre et de route (2/2) – Les manœuvres d’évitement de collision

Nautisme et Plaisance – Selon que l’on navigue à la voile ou au moteur, les règles de barre en cas de croisement diffèrent. Encore faut-il savoir distinguer sa gauche de sa droite !

Les règles de barre et de route (2/2) - Les manœuvres d’évitement de collision

Les règles de barre entre navires à moteur

  • Sens d’échappée lors d’une route de collision de faceQuand deux bateaux à moteur naviguent sur une route de collision face à face, ils doivent chacun éviter par tribord laissant l’autre navire sur bâbord (gauche).

    Les deux bateaux manœuvrent

Les règles de barre et de route (2/2) - Les manœuvres d’évitement de collision
  • Sens d’échappée lors d’un croisementQuand deux bateaux à moteur naviguent sur une route de croisement, celui apercevant l’autre sur sa droite doit le laisser passer. L’usage veut aussi que celui qui laisse passer, croise derrière l’autre. C’est la priorité à droite !

    Le rouge manœuvre.

Les règles de barre et de route (2/2) - Les manœuvres d’évitement de collision

Les règles de barre entre navires à voiles

Pour les voiliers, les règles de barres tiennent compte du bord sous lequel les bateaux reçoivent le vent.

  • Le voilier navigant “Tribord amure” (le vent lui venant de son tribord) sera prioritaire sur celui navigant bâbord amure.C’est le bateau le recevant de bâbord qui devra manœuvrer.

    C’est B qui manœuvre

Les règles de barre et de route (2/2) - Les manœuvres d’évitement de collision
  • Quand les deux voiliers reçoivent le vent du même côté, sur le même bord, c’est le bateau sous le vent qui est prioritaire (se trouver « sous le vent » d’un navire signifie recevoir le vent après le premier navire.Se trouver “au vent” signifie recevoir le vent le premier). En effet, le bateau situé sous le vent peut se trouver déventé par le premier et disposer ainsi de possibilités de manœuvres plus réduites lui offrant le privilège.

    C’est le bateau vert, situé au vent, qui manœuvre

Le bateau vert doit s'écarter.

Le bateau vert doit s’écarter.

  • Si un voilier recevant le vent de bâbord vient à suivre une route de collision avec un second pour lequel il est impossible de déterminer de loin l’amure sous laquelle il navigue, le premier voilier devra s’écarter.Le bateau rattrapant

    Dans le cas d’un navire en rattrapant un autre, c’est toujours le “rattrapant” qui doit manœuvrer. Se considère comme rattrapant tout navire faisant route sur l’arrière d’un autre selon une route de moins 22,5°.

    Si le rattrapant n’est pas certain de gagner du terrain sur l’autre, il doit tout de même manœuvrer.

Les règles de barre et de route (2/2) - Les manœuvres d’évitement de collision

La bonne manœuvre pour éviter la collision

Une bonne manœuvre d’évitement doit être franche, c’est-à-dire suffisamment marquée pour être visuellement comprise par le navire privilégié et effectuée avec anticipation…

Il faut opérer, si possible, un changement de direction franc, 20-30° afin que la nouvelle route soit clairement identifiable comme une route d’évitement.

Par anticipation, on entend que la manœuvre du navire évitant et la réaction du navire évité se produisent doivent pouvoir se dérouler tout en restant en sécurité.

Le bon sens prime toujours

Si, par malchance, à l’approche d’une collision, un navire non privilégié ne manœuvrait pas, le navire privilégié doit, de manière obligatoire, tout de même manœuvrer pour éviter l’accident.

Les règles de barre et de route (2/2) - Les manœuvres d’évitement de collision

Règles de barre par visibilité réduite

En cas de visibilité réduite, il n’y a plus de privilèges. Chacun devra prendre des mesures appropriées pour éviter une situation dangereuse.

En présence d’un autre navire sur route d’abordage, plusieurs précautions s’imposent :

  • On évite de virer à gauche.
  • On évite d’effectuer une manœuvre plaçant notre embarcation en travers de la route d’un autre bateau en marche.
  • On évite se croiser par l’avant. Si on localise un navire par son travers avant, et sauf nécessité urgente immédiate, mieux vaut stopper le bateau et laisser l’autre manœuvrer.

Quelle que soit la situation, il faut toujours agir de manière à disposer de temps pour réagir et anticiper largement les changements de cap.

Mieux vaut prévenir que guérir


Les recettes de l’été: Poule aux oeufs d’or grillée

Nombre de clients du port, principalement ceux des bassins des Tamaris et du Bout Blanc, ont eu la désagréable surprise de retrouver ce lundi 15 juillet leurs ponts de bateau, les housses, les capotes, les pontons et le plan d’eau alentours, jonchés de débris à demi calcinés provenant des tirs du feu d’artifice tiré par la ville à l’occasion de la fête nationale.

Compte tenu du sens du vent ce jour là, le port n’aurait-il pas pu s’opposer à cette manifestation ? (Sachez que des communes des alentours ont renoncé ce soir-là à leurs feux d’artifice pour cause de vents contraires)

Au-delà du caractère irresponsable de ces tirs nous pouvons nous intéresser aux conséquences matérielles de ces préjudices :

Nous ne connaissons pas le degré d’ incandescence de ces débris à leur arrivée sur nos bateaux mais le risque d’incendie ou de brûlure est patent. Les tissus sont parfois incrustés d’infimes débris métalliques qui ont dû provoquer de micro brûlures et les dégâts aux tissus ne se feront peut-être sentir que dans le temps.

  • Nous demandons de réserver les droits des clients qui ne découvrirons que plus tard les conséquences des sinistres et de les en informer.
  • La première conséquence de ces dégâts est la nécessité de nettoyer les bateaux ce qui induit une compensation financière (proportionnelle à la surface facturée ?).
  • Enfin les pollutions engendrées par de tels tirs sont connues :

« Lorsqu’elles retombent sur le sol, les poussières vont polluer l’environnement. Le propergol (un agent de propulsion) et les colorants non brûlés contaminent les sols et les plans d’eau. Le cuivre, par exemple, est  susceptible d’entraîner des taux élevés de dioxine et des problèmes de peaux ; le phosphore entraîne une eutrophisation des plans d’eau , il faut enfin compter avec la pollution « visible » : les résidus de carton et de papier qui jonchent le sol après le tir et qui ne sont pas toujours ramassés. »

Les plaisanciers du port ne veulent pas être les doubles victimes de ces errements et demandent à ce qu’il soit procédé à des analyses chimiques de l’eau et des sédiments, en particulier du bassin des Tamaris.

Ils demandent également que les courriers du port aux « responsables » de ces tirs formulent d’expresses réserves quant aux conséquences des pollutions engendrées, en appliquant pour une fois le principe du pollueur payeur.

Déclarez les préjudices subits ou vos réserves auprès de l’administration du port sur le registre de réclamation! Faites nous part de vos démarches.


Parlons sécurité

Sortir/Entrer aux MINIMES en évitant de passer entre le remorqueur et le cargo:

Vous avez accès aux mouvements prévus des navires de fort tonnage par le site des pilotes du port:

lrpilots.com

Dans le bandeau du haut: Tableau des mouvements

avec les petits boutons en haut à droite décochez les navires attendus et les navires au port, il ne vous reste que les entrées sorties.

Magique!

Trouver facilement les AVURNAV concernant votre navigation:

Vous rendre sur

https://www.premar-atlantique.gouv.fr

Bandeau du haut: infos nautiques

Dans le menu: Avis Urgents Aux Navigateurs

Et vous avez accès à une carte interactive qui vous permet de choisir les avis concernant votre zone de navigation.

Magique!

Cette carte est également accessible par le site du port, mais le reste du site de la préfecture maritime est très instructif en particulier les communiqués qui évitent de se faire raconter des sornettes par certains journalistes ou autres affabulateurs.

 

Il faut instaurer un permis voile, c’est le SNOSAN qui le prouve.

Je cite:

Qu’est-ce que le SNOSAN ?

« Le Système National d’Observation de la Sécurité des Activités Nautiques (SNOSAN) est un observatoire interministériel qui répond à la volonté de mieux connaître les caractéristiques des accidents relatifs à la plaisance et aux activités nautiques récréatives et sportives en eaux françaises.

Il est né de la conclusion d’un protocole d’accord interministériel le 2 juillet 2015 associant :

  • Le Ministère chargé de la mer ;
  • Le Ministère chargé des sports ;
  • Le Ministère de l’Intérieur ;
  • L’École Nationale de Voile et des Sports Nautiques (ENVSN) ;
  • La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM).

Rappelons que le sauvetage en mer a été déclaré « Grande cause nationale » en 2017.

Le SNOSAN s’appuie sur les données provenant:

  • de l’ensemble des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) métropolitains et ultramarins;
  • des opérations SNSM pour lesquelles les CROSS n’ont pas été avisés. A terme, il pourra s’appuyer sur les données issues des SDIS. »

SDIS= service départemental d’incendie et de secours

Autrement dit le SNOSAN étudie exclusivement l’accidentologie de l’usage de loisir de la mer, cela peut paraître limitatif mais ce site est très riche et très puissant en dépit de quelques petites imperfections.

Site snosan.fr

Bandeau du haut: Accidentologie en direct:

A la date de parution de l’article on peut lire:

Plaisance à voile 1042

Plaisance à moteur 1237  Pas de chance pour les tenants du permis voile.

Promenez vous dans cette page, c’est instructif de savoir que la moitié des interventions ont pour origine des « avaries du système de propulsion »

Parlons de choses sérieuses et allons voire l’onglet cartographie.

Ce ne sont que des données CROSS mais nous avons tendance à les prendre au sérieux!

D’abord changeons la date départ pour avoir une année glissante

On zoome à fond pour avoir une donnée planétaire: 12626 interventions des CROSS Français dans le monde (A la date de parution de l’article)

Après on peut jouer sur les filtres à gauche, par exemple

on ne garde que plaisance et loisir 7554

on ne garde que les gens qui naviguent au delà de 2 miles 1675

on ne garde que la voile seule 828 soit 6,6 % des interventions CROSS

La dedans vous pouvez aussi supprimer les fausses alertes et les personnes tirées d’affaire elles même ( ça c’est plus difficile) et il ne restera plus grand chose.

Entraînez vous à manipuler ces filtres, nous en reparlerons l’hiver prochain.

APLR JJ Coudray – Tous droits réservés


Division 240 Modifications 2019

Règlementation de la plaisance : une nouvelle division 240

Par Figaronautisme.com
Mardi 21 mai 2019 à 12h20

Le ministère de la Transition écologique et solidaire, chargé de la mer, vient de publier au Journal officiel un arrêté ministériel relatif à la fameuse division 240. Une nouvelle division 240 qui précise le matériel d’armement et de sécurité applicable pour la navigation de plaisance et les loisirs nautiques entre en vigueur le 1er juin prochain. Quelques changements à noter pour la location d’un bateau, le kite surf et le port des gilets de sauvetage.

©Figaro Nautisme

Le ministère de la Transition écologique et solidaire, chargé de la mer, a publié au Journal officiel du 12 mai 2019 un arrêté ministériel relatif à la fameuse division 240. Une nouvelle division 240 qui précise le matériel d’armement et de sécurité applicable pour la navigation de plaisance et les loisirs nautiques entre en vigueur le 1er juin prochain. Elle prend en compte l’émergence de nouvelles pratiques et de nouveaux engins et vise à clarifier la compréhension des textes et donc à faciliter leur application.

Quatre points méritent une attention particulière :

– Clarification du matériel embarqué de lutte contre l’incendie requis. Cette information était difficilement accessible dans l’ancienne règlementation.

– Exigence d’un registre de vérification spéciale pour tous les navires de plaisance proposés à la location. Quel que soit son statut, le propriétaire d’un navire de plaisance mis en location doit réaliser une vérification technique de son navire, à minima une fois par an. Il doit consigner ses vérifications dans le registre prévu à la division 240. Vous trouverez d’ailleurs ce registre dans le Bloc Marine, pour les professionnels et les particuliers.

– Obligation de marquage des ailes de kite surf (afin de faciliter les éventuelles opérations de recherche et de sauvetage lorsque du matériel est retrouvé en mer) ;

– Pour une navigation entre 2 et 6 milles, la possibilité soit d’embarquer un gilet de sauvetage de 100 newton par personne, soit de porter de manière effective un gilet de 50 newton. Il s’agit d’une incitation au port effectif du gilet sans le rendre obligatoire.

Dans un souci de stabilité de la norme, cette division 240 (dont la dernière mise à jour date de 2014) n’entraîne pas de modification du matériel de sécurité actuellement requis à bord des navires de plaisance et auquel les plaisanciers sont maintenant habitués. Cette division 240 s’appuie toujours sur un principe de responsabilisation des plaisanciers et un statut de chef de bord qui reste inchangé.

Pour consulter la nouvelle division 240 dans son intégralité, cliquez ici.

À nouvelles pratiques, nouvelle « division 240 » ! Le ministère de la Transition écologique et solidaire, chargé de la mer, vient en effet de publier au Journal officiel du 12 mai 2019 une révision de la fameuse « division 240 » qui, rappelons-le concerne la sécurité des loisirs nautiques et navires de plaisance de moins de 24 mètres. Cette nouvelle version sera applicable dès le 1er juin 2019.

La dernière révision de la « division 240 » remonte au 2 décembre 2014, mais l’émergence de nouvelles pratiques telles que la location de bateaux entre particuliers et de nouvelles activités comme le jet électrique et le kite surf a incité la commission centrale de sécurité à travailler sur une mise à jour de cette fameuse « division 240 ». Elle a également profité de cette révision pour clarifier certains textes et effectuer quelques recommandations « qui n’ont pas force d’obligation », tout en continuant à s’appuyer sur le principe de responsabilisation du chef de bord et sans changer la liste du matériel de sécurité.

Pour ce qui est des nouvelles pratiques…

En ce qui concerne l’adaptation de la « division 240 » à de nouvelles pratiques, et notamment à la location entre particuliers, il sera désormais exigé d’avoir à bord un registre de vérification spéciale pour tous les bateaux de plaisance proposés à la location. Le loueur, qu’il soit professionnel ou non, devra réaliser un état des lieux technique du bateau prouvant le bon entretien du navire et le suivi du matériel de sécurité. Cet état des lieux, à minima annuel, devra êre tenu à la disposition du locataire. Il engage la responsabilité du loueur, quel que soit son statut, sur l’état du navire et son entretien.

Du côté des Véhicules Nautiques à Moteur (VNM) électriques, qui juridiquement n’étaient pas considérés comme des VNM classiques mais comme des navires et pouvaient donc se voir appliquer des dispositions de sécurité inadaptées, ils bénéficient désormais des mêmes règles de sécurité que les VNM thermiques. Enfin, les kite surf doivent à partir du 1er juin 2019 avoir un marquage sur leur aile (numéro de portable par exemple) afin de faciliter les opérations de recherche et de sauvetage en cas de perte de matériel.

Des mesures de clarification

Difficilement accessible dans l’ancienne réglementation, le matériel mobile de lutte contre l’incendie bénéficie désormais d’une description précise qui renvoie le plaisancier à son manuel d’utilisateur pour les navires marqués CE et à la réglementation nationale pour les bateaux plus anciens. Dans le cas où le plaisancier n’a plus son manuel de propriétaire, c’est la réglementation nationale qui s’applique au bateau.

Des mesures de recommandation

Ces mesures concernent le port du gilet de sauvetage pour une navigation entre 2 et 6 milles de la côte. Désormais, le gilet de 100 Newtons, obligatoire par personne, peut être remplacé par un modèle plus petit de 50 Newtons à condition que celui-ci soit porté au lieu d’être stocké. Cette mesure est destinée à inciter les gens au port du gilet sans le rendre obligatoire.

Enfin, en navigation en solitaire, le port du gilet de sauvetage, associé à une VHF est recommandé.

Retrouvez les détails de la nouvelle « division 240 » en cliquant ici.


295ÈME JOUR : JEAN-LUC VAN DEN HEEDE SACRÉ VAINQUEUR DE LA GOLDEN GLOBE RACE 2018

VOIR TOUTES LES NEWS

295ème jour : Jean-Luc Van Den Heede sacré vainqueur de la Golden Globe Race 2018

Discours de Don le jour de la remise des prix

Des milliers de personnes rassemblées à la Cérémonie de Remise des prix aux Sables d’Olonne

Sir Robin Knox-Johnston publie un rapport sur les démâtages des voiliers en course

Les concurrents de la GGR 2022

Dateline: 23/04/2019, Les Sables d’Olonne

Discours de Don le jour de la remise des prix:

Aujourd’hui est un jour historique et un jour de fête non seulement ici dans la belle Ville des Sables d’Olonne, mais également à Falmouth en Angleterre et dans le monde entier ! La famille internationale GGR se joint à nous en direct sur Facebook et c’est un plaisir de vous voir tous ici présents à cette cérémonie ! Merci d’être là !!

Notre grand ami, Sir Robin Knox Johnston, est devenu il y a 50 ans à cette date, une source d’inspiration. SUHAILI est devenu un champion, et le monde semblait être devenu plus petit. Sir Robin a été le premier marin à accomplir un tour du monde en solitaire et sans escale. Ensuite, l’homme est allé sur la lune et le monde a commencé à changer. La vie elle-même a changé à grande vitesse et la technologie a pris le contrôle !

La Golden Globe Race est probablement le challenge mental le plus lent, le plus long, le plus dur et le plus solitaire de la planète ! Existe-t-il pareil challenge ? Les restrictions imposées par la GGR, l’isolement dans de petites embarcations contre les grands océans, et les variations imprévisibles du climat, sont extrêmes ! Qui pourrait rêver de le réaliser seul ? Pourquoi quelqu’un en rêverait-il ? Et pourquoi Les Sables d’Olonne le soutiendrait-il ?

La réponse n’est pas simple, mais pour moi, elle est claire. Dans la vie, il y a des choses que nous pouvons contrôler et d’autres que nous ne pouvons pas. Les enfants du monde entier connaissent la liberté. Chaque jour est pour eux une aventure née d’une imagination débordante qui crée de beaux rêves. Les Sables d’Olonne rêvent d’un avenir meilleur à travers une belle histoire romantique avec les océans et une véritable aventure humaine. Chaque participant de la Golden Globe Race 2018 est un rêveur porté par l’aventure à son état pur sur les océans. Le même état d’esprit qui a envoyé Sir Robin Knox Johnston autour du monde et le premier homme sur la lune il y a 50 ans, est bien vivant aux Sables et c’est l’essence même de l’histoire de la GGR ! .

Il y a 295 jours, nous avons dit au revoir à 18 marins qui partaient pour cette aventure épique. Nous pensions savoir ce qu’ils allaient faire. Nous n’en avions pas idée. Maintenant nous savons. C’était tout simplement incroyable ! La GGR se dénote du monde de la Voile et nos marins sont uniques ! Félicitations à vous tous. BRAVO!!!!

Ma définition de l’aventure est TOUTE ACTIVITÉ AYANT UN RÉSULTAT INCONNU.
Tapio navigue toujours et sera bientôt là ! Igor repartira plus tard en fin d’année, et Jean-Luc n’est plus seulement le vieil homme de la mer avec un rêve ! Il est enfin le vainqueur de la GGR !! Quel héros il est, comme tous les concurrents présents ici aujourd’hui ! Jane et moi vous saluons tous pour ce que vous avez accompli et pour avoir soutenu l’aventure GGR. À ma petite équipe de Direction et à tous nos partenaires qui ont rejoint ce rêve GGR et à la famille GGR qui nous suit maintenant, MERCI du fond du cœur.

Des milliers de personnes rassemblées à la Cérémonie de Remise des prix aux Sables d’Olonne

50 ans jour pour jour après le retour de Sir Robin Knox-Johnston à Falmouth au Royaume-Uni, après 312 jour passés en mer lorsqu’il devint le premier navigateur en solitaire à accomplir le tour du Globe sans escale ni assistance, c’était au tour de Jean-Luc Van den Heede d’être couronné vainqueur de la deuxième édition de la Golden Globe Race aux Sables d’Olonne

Presque tous les concurrents de Jean-Luc Van den Heede, étaient revenus aux Sables pour applaudir son exploit : Boucler son tour du monde avec 100 jours d’avance sur le record de Sir Robin, à bord de son Rustler Matmut.

Le 5ème finaliste de la course, le Finlandais Tapio Lehtinen est encore à plus de 2000 milles de l’arrivée, mais il était présent par liaison satellite téléphonique et sa voix a résonné parmi la foule qui s’était pressée sur le parvis des Atlantes face à la mer.. Il a plaisanté en disant « Je rentabilise mes frais d’inscription à la course en profitant de chaque instant “.

Sir Robin a aussi pris part aux festivités en direct Live de Falmouth pour féliciter les skippers, mentionnant que leur initiative a inspiré beaucoup de monde à relever le défi de cette aventure et de bien d’autres

Prix et classements

VAINQUEUR DE LA GGR 2018 Jean-Luc VDH (FRA) Matmut 211D 23H 12M

Trophée permanent des vainqueurs de la GGR, Maquette Trophée du Suhaili, une Montre RALF TECH, et le prix symbolique de £5000 offfert par BOATSHED.COM

2ème : Mark Slats (NL) Ohpen Maverick 216D 00H 18M
Maquette Trophée du Suhaili

3ème : Uku Randmaa (EST) One and All 254D 18H 40M
Maquette Trophée du Suhaili et Trophée du 1er Corinthien (sans sponsor)

4th : Istvan Kopar (USA/HUN) 264D 01H 38M

Trophée Astrolabe du dernier finaliste avant la Cérémonie de remise des prix, fabriqué par l’Association Méridienne

Susie Goodall (GBR): Trophée Kay Kottee, Trophée de la 1ère Femme de la GGR 2018

Tapio Lehtinen (FIN): Trophée McIntyre du Meilleur Esprit d’Aventure de la GGR

2022 GGR

20 navigateurs de 10 nationalités différentes ont déjà signé pour la prochaine Golden Globe Race dont le départ sera donné le 4 septembre 2022 et nombreux sont ceux qui ont déjà manifesté leur intérêt.

Participants 2022 à ce jour :

  1. John Clarke (47) GBR – Nicholson 32 MKX
  2. Ian Herbert Jones (49) GBR – Tradewind 35
  3. Guy Waites (52) GBR
  4. Ertan Beskardes (57) GBR – Rustler 36
  5. Simon Curwen (60) GBR – Biscay 36
  6. Robin Davie (67) GBR – Rustler 36
  7. Confidenial GBR
  8. Arnaud Gaist (47) FRA Barbican 33 MKII (long keel version)
  9. Confidential FRA
  10. Guy deBoer (63) USA
  11. Doug Dean JOHNSON (53) USA – Rustler 36
  12. Matthew Wright (49) AUS
  13. Michael Date (57) AUS Aries 32
  14. Confidenial AUS
  15. Michael Guggenberger (41) AUT – Endurance 35
  16. Gaurav Shinde (32) CAN
  17. Pat Lawless (62) IRE Saga 36
  18. Guido Cantini (50) ITA Vancouver 34
  19. Confidenial NZL – Rustler 36
  20. Confidenial NOR

Total: 10 pays, 7 British, 3 Australian, 2 France, 2 American, 1 Austria, 1 Canada, 1 Irish, 1 Italy, 1 New Zealand, 1 Norway. Déjà 12 Bateaux engagés

rapport sur les leçons tirées de la navigation dans des conditions extrêmes sur des petits bateaux
Sir Robin Knox-Johnston a aussi publié un long rapport sur les leçons tirées de la navigation dans des conditions extrêmes sur des petits bateaux, incluant les 5 démâtages qui ont eu lieu pendant la GGR 2018.

Clicquez ici pour télécharger le rapport

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Conseil portuaire du 10 avril 2019

Conseil portuaire du 10 avril 2019

Compte rendu express – OJ : Comptes financiers 2018. Projet Tribord

Exercice 2018 (en k€) Recettes = Dépenses = 14 473 (+2%)

Recettes d’escale 542(+14%)

Forfaits mensuels 574 (+ 9%)

Recettes annuelles 9197 (+ 3%) dont une part d’optimisation du plan d’eau

Grutages en augmentation

Vente de carburant 1 553 (+ 26%)

Remises sur CA (pro) -109 (+13 %)

Dépenses

Achat de carburant 1 395 (+24%)

Dragages 1 135 (-12%) Pas de dragage des Tamaris plus onéreux

Communication, foires, publications, cadeaux, promotions : 206 k€ qui devraient être subventionnés par l’Aglo!

Personnel 3 235 (+ 6%)

Contribution économique territoriale 305 (+6%)

Taxes foncières 647

Redevance d’occupation du domaine public 1 375 (+26%)

Convention de mise à disposition du Domaine portuaire 541

Taxe de séjour 51

Impôts 180 (+23%)             (Total des contributions 3 099 k€)

Remarque 1 : Si le budget avait été établi en prenant en compte l’augmentation des recettes, l’augmentation des tarifs auraient pu être revue à la baisse, on aurait ainsi évité de payer des redevances indues et des impôts.

Remarque 2 : L’attitude des professionnels présents est indigne : Ils énoncent clairement qu’il faut faire payer les plaisanciers toujours plus, de façon à pouvoir investir en matériels qui ne profiteront qu’à leurs activités. Les professionnels représentent 20% des recettes annuelles, 30 % des escales et 40 % des manutentions. Soit 22% du total des recettes.

Remarque 3 : M Moquay nous remet une charte d’engagements en matière environnementale et de satisfaction des clients (voir annexe) La régie du port passe en ISO 9001 et « Port propre ».

Rappelons à cette occasion que la norme ISO 9001 a pour objectif la satisfaction des clients et non celle de son employeur.

Projet TRIBORD : Le projet prend corps, premiers déménagements en novembre 2019. Relogements définitifs en 2023.

 

JJ Coudray


Quelle belle journée!

Le jour de l’Assemblée Générale c’est un peu la fête de l’APLR, le retour du printemps et du temps des sorties en mer, nous sommes heureux de nous retrouver entre nous, d’échanger sur nos projets.

 

Tout commence par la bourse des équipiers. Tient des nouvelles têtes, mais pas que. Les entremetteuses entremettent, les calendriers se comparent, les programmes s’affinent.

 

 

 

 

 

Puis vient le temps de l’ AG. le lieu choisi est superbe et bien situé.les organisateurs sont déjà sur place, il faut tout vérifier.

 

C’est l’accueil,  qui se veut convivial. Il faut se méfier des erreurs

toujours possibles..

 

 

 

 

 

 

Les débats commencent Il faut remplacer les administrateurs sortants, un nouveau se lance, c’est bien il faut préparer l’avenir.

 

 

 

 

Dans les coulisses on compte et recompte les bulletins, là on n’a pas le droit à l’erreur.

 

 

 

 

 

C’est le rapport moral: qu’a-t-on fait? approuvez vous nos actions?

 

 

 

 

 

 

 

 

Non il n’y a pas d’enfant de coeur, c’est simplement le trésorier qui présente son rapport avec l’appuis d’un comparse.

 

 

 

 

Dans la salle l’atmosphère est studieuse. Les comptes sont justes, tout est voté.

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut donc passer à l’échange, parfois passionné avec le Président et le Directeur de la régie du port.

 

 

 

 

 

Et ce grand moment se termine toujours par un cocktail à la hauteur de l’événement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Puis bien sur, par un repas de gala!

 

 

 

 

 

 

Recommandation: Si vous souhaitez que vive encore longtemps cet esprit de partage, de liberté et de convivialité qui règne dans notre activité ludique mais aussi sportive et formatrice, prenez part à l’enquête publique qui vient de s’ouvrir et qui concerne le Document Stratégique de Façade

La 2ème phase de cette consultation vient d’être lancée et durera jusqu’au 4 juin.
Pour y accéder, suivre le lien suivant:

Permis Voile

Vers l’instauration d’un permis bateau pour les voiliers ?

Le gouvernement vient de répondre à la question d’une députée LREM qui s’inquiétait de la formation des plaisanciers navigant à bord de voiliers.

Vers l'instauration d'un permis bateau pour les voiliers ?

Annaïg Le Meur, députée LREM de la première circonscription du Finistère a posé une question au gouvernement quant à la nécessité de mettre en place un permis bateau pour les voiliers, à l’instar de ce qui existe déjà pour les bateaux à moteur.

Dans un contexte ou les Français expriment leur grande insatisfaction à l’égard du toujours plus de taxes, de lois, de réglementations et de contrôles, la question posée par Annaïg Le Meur n’a pas fini de faire parler – et râler – sur les pontons !!

L’élue LREM s’inquiète en effet de la formation des adeptes de la voile et des voiliers.

Dans sa question posée au gouvernement, Annaïg Le Meur s’interroge sur le pertinence de la création d’un permis voile, dans un contexte ou l’inexpérience des plaisanciers mettrait en danger les sauveteurs, arguant du fait qu’en 2016, 1830 plaisanciers navigant à bord de voiliers avaient été secourus par la SNSM !

Pour l’élue, la création d’un permis voilier permettrait d’inculquer un minimum de connaissances aux plaisanciers, afin de réduire le nombre d’interventions.

En bref, et pour résumer : bretelles, ceinture, parachute et airbag. Punir la collectivité du fait de l’insouciance de certains. Un réflexe très Français…

Le gouvernement s’oppose à l’idée d’un permis voilier

Dans sa réponse d’hier, le gouvernement s’oppose à cette idée, précisant qu’il n’estime pas nécessaire de développer un tel permis, la complexité de la pratique de la voile nécessitant une démarche de formation volontaire – que l’on enseigne dans les écoles de voile – ce qui n’est pas le cas du motonautisme, plus simple à appréhender.

ActuNautique vous propose de découvrir la réponse du gouvernement in-extenso :

« Les dispositions relatives à l’actuel permis de conduire les bateaux de plaisance à moteur ont été instaurées par le décret n° 2007-1167 du 2 août 2007. Elles reprennent les décisions du Comité interministériel de la mer du 16 février 2004 quant à la simplification administrative de la procédure du passage du permis, la modernisation des programmes et l’agrément des établissements de formation. Environ 90 000 permis sont délivrés chaque année suite à un examen pratique et théorique. La dispense du permis de conduire les bateaux de plaisance pour les voiliers, qui a repris les réglementations antérieures, s’explique par des raisons spécifiques. En effet, à la différence du motonautisme, l’aptitude à piloter un navire à voile exige un apprentissage long et technique. Le néophyte en voile doit de par la spécificité de la pratique s’engager de lui-même dans une voie de formation. Cette dernière est dispensée par les écoles de voile au nombre d’un millier. Le nombre de « passeports voile » a dépassé les 300 000 en 2018. Le but du permis pour les navires à moteur, outre la connaissance des règles générales de navigation, est d’avant tout alerter le plaisancier sur les dangers qu’il pourrait méconnaître du fait de la simplicité apparente de manœuvre de son embarcation ainsi que de la vitesse de cette dernière et de ses conséquences possibles pour les autres usagers du plan d’eau. Le problème posé par le nombre de demandes d’assistance de la part de pilotes de voiliers, et, d’une manière plus générale, par l’ensemble des pratiquants des loisirs nautiques n’est pas sous estimé, mais, dans l’immédiat, les réflexions du gouvernement portent davantage sur la modernisation de l’examen du permis plaisance et de son organisation, plutôt que sur son extension à d’autres types de navigation. La création en 2018 d’un observatoire de l’accidentologie des loisirs nautiques (SNOSAN) va permettre de disposer de données et de chiffres plus précis sur le nombre d’interventions et leur cause. »

Sur le site du SNOSAN allez dans la partie carte, vous y disposerez de tous les filtres nécessaires à une analyse  intelligente.

Quelques écarts subsistent mais le travail est remarquable.

Etude SNOSAN SECMAR
Interventions secours pour 2018 France métro Ecart % de 2
1 Total SNOSAN (Plaisance) 8740
2 France SECMAR (Tous CROSS métro) 9918
3 Dont voile 2011
4 Moteur <8m 2570
5 Moteur>8m 692
6 Total moteur 3262 33%
7 Voile 1973 38
8 0 2Nm 1494
9 2 6 Nm 244
10 6 60 Nm 205
11 > 60 Nm 11
Total > 2 Nm 460 5%
12 Voile 1973
13 Fausses alertes 166
14 Reste 1807 18%
15 Sans expérience 27
16 Tirées d’affaire elles mêmes 316
17 Reste 1491 15%

Nouveau Document Microsoft Word (2)

 

Conclusion : Mme la député ne sait pas analyser les données!


BRAVO VDH Respect!

 

211ème Jour – Accueil grandiose à l’arrivée de Van Den Heede aux Sables d’Olonne

Temps de course : 211 jours – 23h – 12min – 19s
Mark Slats revient en course avec une pénalité de 36H

Aujourd’hui Jean-Luc Van Den Heede a inscrit son nom dans le livre des records non seulement en gagnant la Golden Globe Race de 2018, course en solitaire autour du monde, sans escale, sans assistance mais en devenant le navigateur le plus âgé de l’histoire à accomplir une telle course. Le vétéran français de 73 ans, avec 6 tours du monde à son actif, bat le record de Sir Robin Knox Johnston, le seul concurrent à finir la Golden Globe Race du Sunday Times il y a 50 ans. Jusqu’au passage de la ligne par VDH aujourd’hui à 09:12 UTC, c’est Sir Robin qui détenait le titre du tourdumondiste en solitaire le plus âgé, après avoir terminé la Velux 5 Oceans Race en 2007 à l’âge de 68 ans.

L’âge n’est pas vraiment un inconvénient pour Van Den Heede qui est resté leader de la course depuis le passage du Cap de Bonne Espérance. A un moment, l’écart était même de quelques 2000 milles entre son Rustler 36 Matmut et celui du second Mark Slats, jusqu’au moment où son bateau a chaviré lors d’une terrible tempête à 2000 milles à l’Ouest du Cap Horn. Lui et son bateau s’en sont sortis mais lorsque Matmut s’est stabilisé, Jean-Luc a constaté que la pression sur la pièce de fixation de l’un des bas-haubans avait fendu le mât sur 10 cm sur sa section basse.

Sa première réaction a été de faire route Nord vers le port chilien de Valparaiso pour remplacer son mât, ce qui l’aurait mis hors course pour la 1ère place, mais deux jours plus tard, il a trouvé un moyen de réparer et est reparti en direction du Cap Horn naviguant sous-toilé.

Lentement mais sûrement, Mark Slats a gagné du terrain, lui reprenant 500 milles au Horn puis aux Açores, où l’écart n’était plus que de 50 milles en distance au but. Mais le vétéran Français a démontré son expérience de courses au large, donnant une leçon royale de tactique en reprenant un avantage de 400 milles sur son rival de 41 ans, qui cherchait un possible refuge en Corogne hier pour éviter une violente tempête annoncée Jeudi dans le Golfe de Gascogne.

Sir Robin Knox-Johnston, l’un des premiers à accueillir Jean-Luc à son arrivée a déclaré : “Jean-Luc doit être félicité pour sa performance magnifique, d’autant plus brillante, suite aux réparations qu’il a dû faire sur son mât pour rester en course. Je suis désolé de perdre mon titre du navigateur le plus âgé en solitaire autour du monde, mais il ne pouvait pas être décroché par une meilleure personne. »

Le Président de la course Don McIntyre, inspiré par la performance de Knox-Johnston gagnant de la première course en solitaire en 1968/9, était fou de joie de pouvoir organiser ce 50ème anniversaire : “Tellement fantastique. Quelle victoire pour Jean-Luc. Il a prouvé que l’âge n’est qu’un nombre. La performance de Jean-Luc est l’exemple réussi des phases de planning, de préparation et d’exécution. Cela a remis l’aventure sur le devant de la scène en ravivant l’histoire de la course originelle, le Golden Globe du Sunday Times. »

Jean-Luc Van Den Heede très joyeux a déclaré : “Avant mon chavirage, j’avais 2000 milles d’avance mais les réparations m’ont coûté une semaine et je suis descendu à 500 milles d’écart avec le second. Puis, de retour dans l’Atlantique, Mark Slats n’a cessé de combler l’écart entre nous deux et est devenu un vrai danger. Aux Açores, ma première option a été de faire route vers le Nord aussi vite que possible, et le jour suivant après avoir fait ce choix, Slats m’a suivi. J’ai pu voir d’après les prévisions météo qu’il se dirigeait tout droit vers une zone de calmes, et un jour après il était pris au piège. Il est encore coincé aujourd’hui et je suis là ! »

Plus de 100 bateaux sont sortis, malgré le temps froid et humide de Janvier, pour aller acclamer Jean-Luc de retour chez lui, dans son port d’attache, et toute la ville des Sables d’Olonne, y compris les enfants des écoles, ont bravé les mauvaises conditions météo pour accueillir chaleureusement leur héros le long du chenal.

En parlant de ses précédents tours du monde, Van Den Heede a déclaré : “Mes deux précédents Vendée Globe (qui ont commencé et se sont terminés aux Sables d’Olonne) étaient juste un entrainement pour la Golden Globe Race. »

La Golden Globe Race est une course unique : les bateaux traditionnels ont de longues quilles et mesurent de 32 à 36 pieds (environ 11m), les skippers s’orientent avec un sextant, un chronomètre et une carte pour tracer leur route et ils ne peuvent bénéficier d’aucune assistance. Mark Slats, second, qui s’attend à une pénalité pour avoir reçu des informations directement par son manager hier, a appelé le PC Course à 15:00 UTC pour une mise-à-jour des prévisions de tempête qui devait s’abattre dans le Golfe de Gascogne ce Jeudi. Le système dépressionnaire a changé de direction cette nuit et ne devrait pas avoir d’incidence sur la course, Mark a donc décidé de revoir son plan qui était de se réfugier en Corogne, et est repartis en course à nouveau en route vers les Sables d’Olonne.

Le Président de la course Don McIntyre a fait le constat suivant : Mark Slats est à 350 milles de la ligne d’arrivée et nous l’attendons Vendredi en soirée. La Direction de Course de la GGR a évalué l’entorse évidente à la Règle de Course 3.1.4 – Contact Téléphonique – et a appliqué une pénalité de 36 heures qui devait normalement se faire en mer. Cependant, suite à une décision antérieure de ne pas appliquer de pénalités dans le Golfe de Gascogne, les 36 heures seront ajoutées à l’heure d’arrivée sur la ligne. Un compte détaillé sera publié dans les 36H”.

La Golden Globe du Sunday Times, course originelle de 1968/9 comptait 9 concurrents au départ et un seul avait franchi la ligne d’arrivée – Sir Robin Knox-Johnstondevenant alors le premier homme à naviguer en solitaire autour du monde et sans escale. Cette course a aussi eu un taux d’abandons élevé dont cinq de ses concurrents tombés dans l’oubli.

La performance de Jean-Luc qui a battu de plus de 100 jours le record de Sir Robin Knox-Johnston est remarquable. Cinq ont abandonné – pour raisons personnelles, l’un à cause d’une avarie de régulateur d’allure, quatre ont chaviré, démâté, et ont été secouru dans l’Océan Indien ou le Pacifique pour l’Anglaise Susie Goodall. Un autre des skippers a dû navigué sous gréement de fortune pour rejoindre le port de Cape Town sans assistance, et deux autres ont été contraints de s’arrêter en Australie.

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