Division 240 Modifications 2019

Règlementation de la plaisance : une nouvelle division 240

Par Figaronautisme.com
Mardi 21 mai 2019 à 12h20

Le ministère de la Transition écologique et solidaire, chargé de la mer, vient de publier au Journal officiel un arrêté ministériel relatif à la fameuse division 240. Une nouvelle division 240 qui précise le matériel d’armement et de sécurité applicable pour la navigation de plaisance et les loisirs nautiques entre en vigueur le 1er juin prochain. Quelques changements à noter pour la location d’un bateau, le kite surf et le port des gilets de sauvetage.

©Figaro Nautisme

Le ministère de la Transition écologique et solidaire, chargé de la mer, a publié au Journal officiel du 12 mai 2019 un arrêté ministériel relatif à la fameuse division 240. Une nouvelle division 240 qui précise le matériel d’armement et de sécurité applicable pour la navigation de plaisance et les loisirs nautiques entre en vigueur le 1er juin prochain. Elle prend en compte l’émergence de nouvelles pratiques et de nouveaux engins et vise à clarifier la compréhension des textes et donc à faciliter leur application.

Quatre points méritent une attention particulière :

– Clarification du matériel embarqué de lutte contre l’incendie requis. Cette information était difficilement accessible dans l’ancienne règlementation.

– Exigence d’un registre de vérification spéciale pour tous les navires de plaisance proposés à la location. Quel que soit son statut, le propriétaire d’un navire de plaisance mis en location doit réaliser une vérification technique de son navire, à minima une fois par an. Il doit consigner ses vérifications dans le registre prévu à la division 240. Vous trouverez d’ailleurs ce registre dans le Bloc Marine, pour les professionnels et les particuliers.

– Obligation de marquage des ailes de kite surf (afin de faciliter les éventuelles opérations de recherche et de sauvetage lorsque du matériel est retrouvé en mer) ;

– Pour une navigation entre 2 et 6 milles, la possibilité soit d’embarquer un gilet de sauvetage de 100 newton par personne, soit de porter de manière effective un gilet de 50 newton. Il s’agit d’une incitation au port effectif du gilet sans le rendre obligatoire.

Dans un souci de stabilité de la norme, cette division 240 (dont la dernière mise à jour date de 2014) n’entraîne pas de modification du matériel de sécurité actuellement requis à bord des navires de plaisance et auquel les plaisanciers sont maintenant habitués. Cette division 240 s’appuie toujours sur un principe de responsabilisation des plaisanciers et un statut de chef de bord qui reste inchangé.

Pour consulter la nouvelle division 240 dans son intégralité, cliquez ici.

À nouvelles pratiques, nouvelle « division 240 » ! Le ministère de la Transition écologique et solidaire, chargé de la mer, vient en effet de publier au Journal officiel du 12 mai 2019 une révision de la fameuse « division 240 » qui, rappelons-le concerne la sécurité des loisirs nautiques et navires de plaisance de moins de 24 mètres. Cette nouvelle version sera applicable dès le 1er juin 2019.

La dernière révision de la « division 240 » remonte au 2 décembre 2014, mais l’émergence de nouvelles pratiques telles que la location de bateaux entre particuliers et de nouvelles activités comme le jet électrique et le kite surf a incité la commission centrale de sécurité à travailler sur une mise à jour de cette fameuse « division 240 ». Elle a également profité de cette révision pour clarifier certains textes et effectuer quelques recommandations « qui n’ont pas force d’obligation », tout en continuant à s’appuyer sur le principe de responsabilisation du chef de bord et sans changer la liste du matériel de sécurité.

Pour ce qui est des nouvelles pratiques…

En ce qui concerne l’adaptation de la « division 240 » à de nouvelles pratiques, et notamment à la location entre particuliers, il sera désormais exigé d’avoir à bord un registre de vérification spéciale pour tous les bateaux de plaisance proposés à la location. Le loueur, qu’il soit professionnel ou non, devra réaliser un état des lieux technique du bateau prouvant le bon entretien du navire et le suivi du matériel de sécurité. Cet état des lieux, à minima annuel, devra êre tenu à la disposition du locataire. Il engage la responsabilité du loueur, quel que soit son statut, sur l’état du navire et son entretien.

Du côté des Véhicules Nautiques à Moteur (VNM) électriques, qui juridiquement n’étaient pas considérés comme des VNM classiques mais comme des navires et pouvaient donc se voir appliquer des dispositions de sécurité inadaptées, ils bénéficient désormais des mêmes règles de sécurité que les VNM thermiques. Enfin, les kite surf doivent à partir du 1er juin 2019 avoir un marquage sur leur aile (numéro de portable par exemple) afin de faciliter les opérations de recherche et de sauvetage en cas de perte de matériel.

Des mesures de clarification

Difficilement accessible dans l’ancienne réglementation, le matériel mobile de lutte contre l’incendie bénéficie désormais d’une description précise qui renvoie le plaisancier à son manuel d’utilisateur pour les navires marqués CE et à la réglementation nationale pour les bateaux plus anciens. Dans le cas où le plaisancier n’a plus son manuel de propriétaire, c’est la réglementation nationale qui s’applique au bateau.

Des mesures de recommandation

Ces mesures concernent le port du gilet de sauvetage pour une navigation entre 2 et 6 milles de la côte. Désormais, le gilet de 100 Newtons, obligatoire par personne, peut être remplacé par un modèle plus petit de 50 Newtons à condition que celui-ci soit porté au lieu d’être stocké. Cette mesure est destinée à inciter les gens au port du gilet sans le rendre obligatoire.

Enfin, en navigation en solitaire, le port du gilet de sauvetage, associé à une VHF est recommandé.

Retrouvez les détails de la nouvelle « division 240 » en cliquant ici.


295ÈME JOUR : JEAN-LUC VAN DEN HEEDE SACRÉ VAINQUEUR DE LA GOLDEN GLOBE RACE 2018

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295ème jour : Jean-Luc Van Den Heede sacré vainqueur de la Golden Globe Race 2018

Discours de Don le jour de la remise des prix

Des milliers de personnes rassemblées à la Cérémonie de Remise des prix aux Sables d’Olonne

Sir Robin Knox-Johnston publie un rapport sur les démâtages des voiliers en course

Les concurrents de la GGR 2022

Dateline: 23/04/2019, Les Sables d’Olonne

Discours de Don le jour de la remise des prix:

Aujourd’hui est un jour historique et un jour de fête non seulement ici dans la belle Ville des Sables d’Olonne, mais également à Falmouth en Angleterre et dans le monde entier ! La famille internationale GGR se joint à nous en direct sur Facebook et c’est un plaisir de vous voir tous ici présents à cette cérémonie ! Merci d’être là !!

Notre grand ami, Sir Robin Knox Johnston, est devenu il y a 50 ans à cette date, une source d’inspiration. SUHAILI est devenu un champion, et le monde semblait être devenu plus petit. Sir Robin a été le premier marin à accomplir un tour du monde en solitaire et sans escale. Ensuite, l’homme est allé sur la lune et le monde a commencé à changer. La vie elle-même a changé à grande vitesse et la technologie a pris le contrôle !

La Golden Globe Race est probablement le challenge mental le plus lent, le plus long, le plus dur et le plus solitaire de la planète ! Existe-t-il pareil challenge ? Les restrictions imposées par la GGR, l’isolement dans de petites embarcations contre les grands océans, et les variations imprévisibles du climat, sont extrêmes ! Qui pourrait rêver de le réaliser seul ? Pourquoi quelqu’un en rêverait-il ? Et pourquoi Les Sables d’Olonne le soutiendrait-il ?

La réponse n’est pas simple, mais pour moi, elle est claire. Dans la vie, il y a des choses que nous pouvons contrôler et d’autres que nous ne pouvons pas. Les enfants du monde entier connaissent la liberté. Chaque jour est pour eux une aventure née d’une imagination débordante qui crée de beaux rêves. Les Sables d’Olonne rêvent d’un avenir meilleur à travers une belle histoire romantique avec les océans et une véritable aventure humaine. Chaque participant de la Golden Globe Race 2018 est un rêveur porté par l’aventure à son état pur sur les océans. Le même état d’esprit qui a envoyé Sir Robin Knox Johnston autour du monde et le premier homme sur la lune il y a 50 ans, est bien vivant aux Sables et c’est l’essence même de l’histoire de la GGR ! .

Il y a 295 jours, nous avons dit au revoir à 18 marins qui partaient pour cette aventure épique. Nous pensions savoir ce qu’ils allaient faire. Nous n’en avions pas idée. Maintenant nous savons. C’était tout simplement incroyable ! La GGR se dénote du monde de la Voile et nos marins sont uniques ! Félicitations à vous tous. BRAVO!!!!

Ma définition de l’aventure est TOUTE ACTIVITÉ AYANT UN RÉSULTAT INCONNU.
Tapio navigue toujours et sera bientôt là ! Igor repartira plus tard en fin d’année, et Jean-Luc n’est plus seulement le vieil homme de la mer avec un rêve ! Il est enfin le vainqueur de la GGR !! Quel héros il est, comme tous les concurrents présents ici aujourd’hui ! Jane et moi vous saluons tous pour ce que vous avez accompli et pour avoir soutenu l’aventure GGR. À ma petite équipe de Direction et à tous nos partenaires qui ont rejoint ce rêve GGR et à la famille GGR qui nous suit maintenant, MERCI du fond du cœur.

Des milliers de personnes rassemblées à la Cérémonie de Remise des prix aux Sables d’Olonne

50 ans jour pour jour après le retour de Sir Robin Knox-Johnston à Falmouth au Royaume-Uni, après 312 jour passés en mer lorsqu’il devint le premier navigateur en solitaire à accomplir le tour du Globe sans escale ni assistance, c’était au tour de Jean-Luc Van den Heede d’être couronné vainqueur de la deuxième édition de la Golden Globe Race aux Sables d’Olonne

Presque tous les concurrents de Jean-Luc Van den Heede, étaient revenus aux Sables pour applaudir son exploit : Boucler son tour du monde avec 100 jours d’avance sur le record de Sir Robin, à bord de son Rustler Matmut.

Le 5ème finaliste de la course, le Finlandais Tapio Lehtinen est encore à plus de 2000 milles de l’arrivée, mais il était présent par liaison satellite téléphonique et sa voix a résonné parmi la foule qui s’était pressée sur le parvis des Atlantes face à la mer.. Il a plaisanté en disant « Je rentabilise mes frais d’inscription à la course en profitant de chaque instant “.

Sir Robin a aussi pris part aux festivités en direct Live de Falmouth pour féliciter les skippers, mentionnant que leur initiative a inspiré beaucoup de monde à relever le défi de cette aventure et de bien d’autres

Prix et classements

VAINQUEUR DE LA GGR 2018 Jean-Luc VDH (FRA) Matmut 211D 23H 12M

Trophée permanent des vainqueurs de la GGR, Maquette Trophée du Suhaili, une Montre RALF TECH, et le prix symbolique de £5000 offfert par BOATSHED.COM

2ème : Mark Slats (NL) Ohpen Maverick 216D 00H 18M
Maquette Trophée du Suhaili

3ème : Uku Randmaa (EST) One and All 254D 18H 40M
Maquette Trophée du Suhaili et Trophée du 1er Corinthien (sans sponsor)

4th : Istvan Kopar (USA/HUN) 264D 01H 38M

Trophée Astrolabe du dernier finaliste avant la Cérémonie de remise des prix, fabriqué par l’Association Méridienne

Susie Goodall (GBR): Trophée Kay Kottee, Trophée de la 1ère Femme de la GGR 2018

Tapio Lehtinen (FIN): Trophée McIntyre du Meilleur Esprit d’Aventure de la GGR

2022 GGR

20 navigateurs de 10 nationalités différentes ont déjà signé pour la prochaine Golden Globe Race dont le départ sera donné le 4 septembre 2022 et nombreux sont ceux qui ont déjà manifesté leur intérêt.

Participants 2022 à ce jour :

  1. John Clarke (47) GBR – Nicholson 32 MKX
  2. Ian Herbert Jones (49) GBR – Tradewind 35
  3. Guy Waites (52) GBR
  4. Ertan Beskardes (57) GBR – Rustler 36
  5. Simon Curwen (60) GBR – Biscay 36
  6. Robin Davie (67) GBR – Rustler 36
  7. Confidenial GBR
  8. Arnaud Gaist (47) FRA Barbican 33 MKII (long keel version)
  9. Confidential FRA
  10. Guy deBoer (63) USA
  11. Doug Dean JOHNSON (53) USA – Rustler 36
  12. Matthew Wright (49) AUS
  13. Michael Date (57) AUS Aries 32
  14. Confidenial AUS
  15. Michael Guggenberger (41) AUT – Endurance 35
  16. Gaurav Shinde (32) CAN
  17. Pat Lawless (62) IRE Saga 36
  18. Guido Cantini (50) ITA Vancouver 34
  19. Confidenial NZL – Rustler 36
  20. Confidenial NOR

Total: 10 pays, 7 British, 3 Australian, 2 France, 2 American, 1 Austria, 1 Canada, 1 Irish, 1 Italy, 1 New Zealand, 1 Norway. Déjà 12 Bateaux engagés

rapport sur les leçons tirées de la navigation dans des conditions extrêmes sur des petits bateaux
Sir Robin Knox-Johnston a aussi publié un long rapport sur les leçons tirées de la navigation dans des conditions extrêmes sur des petits bateaux, incluant les 5 démâtages qui ont eu lieu pendant la GGR 2018.

Clicquez ici pour télécharger le rapport

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Conseil portuaire du 10 avril 2019

Conseil portuaire du 10 avril 2019

Compte rendu express – OJ : Comptes financiers 2018. Projet Tribord

Exercice 2018 (en k€) Recettes = Dépenses = 14 473 (+2%)

Recettes d’escale 542(+14%)

Forfaits mensuels 574 (+ 9%)

Recettes annuelles 9197 (+ 3%) dont une part d’optimisation du plan d’eau

Grutages en augmentation

Vente de carburant 1 553 (+ 26%)

Remises sur CA (pro) -109 (+13 %)

Dépenses

Achat de carburant 1 395 (+24%)

Dragages 1 135 (-12%) Pas de dragage des Tamaris plus onéreux

Communication, foires, publications, cadeaux, promotions : 206 k€ qui devraient être subventionnés par l’Aglo!

Personnel 3 235 (+ 6%)

Contribution économique territoriale 305 (+6%)

Taxes foncières 647

Redevance d’occupation du domaine public 1 375 (+26%)

Convention de mise à disposition du Domaine portuaire 541

Taxe de séjour 51

Impôts 180 (+23%)             (Total des contributions 3 099 k€)

Remarque 1 : Si le budget avait été établi en prenant en compte l’augmentation des recettes, l’augmentation des tarifs auraient pu être revue à la baisse, on aurait ainsi évité de payer des redevances indues et des impôts.

Remarque 2 : L’attitude des professionnels présents est indigne : Ils énoncent clairement qu’il faut faire payer les plaisanciers toujours plus, de façon à pouvoir investir en matériels qui ne profiteront qu’à leurs activités. Les professionnels représentent 20% des recettes annuelles, 30 % des escales et 40 % des manutentions. Soit 22% du total des recettes.

Remarque 3 : M Moquay nous remet une charte d’engagements en matière environnementale et de satisfaction des clients (voir annexe) La régie du port passe en ISO 9001 et « Port propre ».

Rappelons à cette occasion que la norme ISO 9001 a pour objectif la satisfaction des clients et non celle de son employeur.

Projet TRIBORD : Le projet prend corps, premiers déménagements en novembre 2019. Relogements définitifs en 2023.

 

JJ Coudray


Quelle belle journée!

Le jour de l’Assemblée Générale c’est un peu la fête de l’APLR, le retour du printemps et du temps des sorties en mer, nous sommes heureux de nous retrouver entre nous, d’échanger sur nos projets.

 

Tout commence par la bourse des équipiers. Tient des nouvelles têtes, mais pas que. Les entremetteuses entremettent, les calendriers se comparent, les programmes s’affinent.

 

 

 

 

 

Puis vient le temps de l’ AG. le lieu choisi est superbe et bien situé.les organisateurs sont déjà sur place, il faut tout vérifier.

 

C’est l’accueil,  qui se veut convivial. Il faut se méfier des erreurs

toujours possibles..

 

 

 

 

 

 

Les débats commencent Il faut remplacer les administrateurs sortants, un nouveau se lance, c’est bien il faut préparer l’avenir.

 

 

 

 

Dans les coulisses on compte et recompte les bulletins, là on n’a pas le droit à l’erreur.

 

 

 

 

 

C’est le rapport moral: qu’a-t-on fait? approuvez vous nos actions?

 

 

 

 

 

 

 

 

Non il n’y a pas d’enfant de coeur, c’est simplement le trésorier qui présente son rapport avec l’appuis d’un comparse.

 

 

 

 

Dans la salle l’atmosphère est studieuse. Les comptes sont justes, tout est voté.

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut donc passer à l’échange, parfois passionné avec le Président et le Directeur de la régie du port.

 

 

 

 

 

Et ce grand moment se termine toujours par un cocktail à la hauteur de l’événement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Puis bien sur, par un repas de gala!

 

 

 

 

 

 

Recommandation: Si vous souhaitez que vive encore longtemps cet esprit de partage, de liberté et de convivialité qui règne dans notre activité ludique mais aussi sportive et formatrice, prenez part à l’enquête publique qui vient de s’ouvrir et qui concerne le Document Stratégique de Façade

La 2ème phase de cette consultation vient d’être lancée et durera jusqu’au 4 juin.
Pour y accéder, suivre le lien suivant:

Permis Voile

Vers l’instauration d’un permis bateau pour les voiliers ?

Le gouvernement vient de répondre à la question d’une députée LREM qui s’inquiétait de la formation des plaisanciers navigant à bord de voiliers.

Vers l'instauration d'un permis bateau pour les voiliers ?

Annaïg Le Meur, députée LREM de la première circonscription du Finistère a posé une question au gouvernement quant à la nécessité de mettre en place un permis bateau pour les voiliers, à l’instar de ce qui existe déjà pour les bateaux à moteur.

Dans un contexte ou les Français expriment leur grande insatisfaction à l’égard du toujours plus de taxes, de lois, de réglementations et de contrôles, la question posée par Annaïg Le Meur n’a pas fini de faire parler – et râler – sur les pontons !!

L’élue LREM s’inquiète en effet de la formation des adeptes de la voile et des voiliers.

Dans sa question posée au gouvernement, Annaïg Le Meur s’interroge sur le pertinence de la création d’un permis voile, dans un contexte ou l’inexpérience des plaisanciers mettrait en danger les sauveteurs, arguant du fait qu’en 2016, 1830 plaisanciers navigant à bord de voiliers avaient été secourus par la SNSM !

Pour l’élue, la création d’un permis voilier permettrait d’inculquer un minimum de connaissances aux plaisanciers, afin de réduire le nombre d’interventions.

En bref, et pour résumer : bretelles, ceinture, parachute et airbag. Punir la collectivité du fait de l’insouciance de certains. Un réflexe très Français…

Le gouvernement s’oppose à l’idée d’un permis voilier

Dans sa réponse d’hier, le gouvernement s’oppose à cette idée, précisant qu’il n’estime pas nécessaire de développer un tel permis, la complexité de la pratique de la voile nécessitant une démarche de formation volontaire – que l’on enseigne dans les écoles de voile – ce qui n’est pas le cas du motonautisme, plus simple à appréhender.

ActuNautique vous propose de découvrir la réponse du gouvernement in-extenso :

« Les dispositions relatives à l’actuel permis de conduire les bateaux de plaisance à moteur ont été instaurées par le décret n° 2007-1167 du 2 août 2007. Elles reprennent les décisions du Comité interministériel de la mer du 16 février 2004 quant à la simplification administrative de la procédure du passage du permis, la modernisation des programmes et l’agrément des établissements de formation. Environ 90 000 permis sont délivrés chaque année suite à un examen pratique et théorique. La dispense du permis de conduire les bateaux de plaisance pour les voiliers, qui a repris les réglementations antérieures, s’explique par des raisons spécifiques. En effet, à la différence du motonautisme, l’aptitude à piloter un navire à voile exige un apprentissage long et technique. Le néophyte en voile doit de par la spécificité de la pratique s’engager de lui-même dans une voie de formation. Cette dernière est dispensée par les écoles de voile au nombre d’un millier. Le nombre de « passeports voile » a dépassé les 300 000 en 2018. Le but du permis pour les navires à moteur, outre la connaissance des règles générales de navigation, est d’avant tout alerter le plaisancier sur les dangers qu’il pourrait méconnaître du fait de la simplicité apparente de manœuvre de son embarcation ainsi que de la vitesse de cette dernière et de ses conséquences possibles pour les autres usagers du plan d’eau. Le problème posé par le nombre de demandes d’assistance de la part de pilotes de voiliers, et, d’une manière plus générale, par l’ensemble des pratiquants des loisirs nautiques n’est pas sous estimé, mais, dans l’immédiat, les réflexions du gouvernement portent davantage sur la modernisation de l’examen du permis plaisance et de son organisation, plutôt que sur son extension à d’autres types de navigation. La création en 2018 d’un observatoire de l’accidentologie des loisirs nautiques (SNOSAN) va permettre de disposer de données et de chiffres plus précis sur le nombre d’interventions et leur cause. »

Sur le site du SNOSAN allez dans la partie carte, vous y disposerez de tous les filtres nécessaires à une analyse  intelligente.

Quelques écarts subsistent mais le travail est remarquable.

Etude SNOSAN SECMAR
Interventions secours pour 2018 France métro Ecart % de 2
1 Total SNOSAN (Plaisance) 8740
2 France SECMAR (Tous CROSS métro) 9918
3 Dont voile 2011
4 Moteur <8m 2570
5 Moteur>8m 692
6 Total moteur 3262 33%
7 Voile 1973 38
8 0 2Nm 1494
9 2 6 Nm 244
10 6 60 Nm 205
11 > 60 Nm 11
Total > 2 Nm 460 5%
12 Voile 1973
13 Fausses alertes 166
14 Reste 1807 18%
15 Sans expérience 27
16 Tirées d’affaire elles mêmes 316
17 Reste 1491 15%

Nouveau Document Microsoft Word (2)

 

Conclusion : Mme la député ne sait pas analyser les données!


BRAVO VDH Respect!

 

211ème Jour – Accueil grandiose à l’arrivée de Van Den Heede aux Sables d’Olonne

Temps de course : 211 jours – 23h – 12min – 19s
Mark Slats revient en course avec une pénalité de 36H

Aujourd’hui Jean-Luc Van Den Heede a inscrit son nom dans le livre des records non seulement en gagnant la Golden Globe Race de 2018, course en solitaire autour du monde, sans escale, sans assistance mais en devenant le navigateur le plus âgé de l’histoire à accomplir une telle course. Le vétéran français de 73 ans, avec 6 tours du monde à son actif, bat le record de Sir Robin Knox Johnston, le seul concurrent à finir la Golden Globe Race du Sunday Times il y a 50 ans. Jusqu’au passage de la ligne par VDH aujourd’hui à 09:12 UTC, c’est Sir Robin qui détenait le titre du tourdumondiste en solitaire le plus âgé, après avoir terminé la Velux 5 Oceans Race en 2007 à l’âge de 68 ans.

L’âge n’est pas vraiment un inconvénient pour Van Den Heede qui est resté leader de la course depuis le passage du Cap de Bonne Espérance. A un moment, l’écart était même de quelques 2000 milles entre son Rustler 36 Matmut et celui du second Mark Slats, jusqu’au moment où son bateau a chaviré lors d’une terrible tempête à 2000 milles à l’Ouest du Cap Horn. Lui et son bateau s’en sont sortis mais lorsque Matmut s’est stabilisé, Jean-Luc a constaté que la pression sur la pièce de fixation de l’un des bas-haubans avait fendu le mât sur 10 cm sur sa section basse.

Sa première réaction a été de faire route Nord vers le port chilien de Valparaiso pour remplacer son mât, ce qui l’aurait mis hors course pour la 1ère place, mais deux jours plus tard, il a trouvé un moyen de réparer et est reparti en direction du Cap Horn naviguant sous-toilé.

Lentement mais sûrement, Mark Slats a gagné du terrain, lui reprenant 500 milles au Horn puis aux Açores, où l’écart n’était plus que de 50 milles en distance au but. Mais le vétéran Français a démontré son expérience de courses au large, donnant une leçon royale de tactique en reprenant un avantage de 400 milles sur son rival de 41 ans, qui cherchait un possible refuge en Corogne hier pour éviter une violente tempête annoncée Jeudi dans le Golfe de Gascogne.

Sir Robin Knox-Johnston, l’un des premiers à accueillir Jean-Luc à son arrivée a déclaré : “Jean-Luc doit être félicité pour sa performance magnifique, d’autant plus brillante, suite aux réparations qu’il a dû faire sur son mât pour rester en course. Je suis désolé de perdre mon titre du navigateur le plus âgé en solitaire autour du monde, mais il ne pouvait pas être décroché par une meilleure personne. »

Le Président de la course Don McIntyre, inspiré par la performance de Knox-Johnston gagnant de la première course en solitaire en 1968/9, était fou de joie de pouvoir organiser ce 50ème anniversaire : “Tellement fantastique. Quelle victoire pour Jean-Luc. Il a prouvé que l’âge n’est qu’un nombre. La performance de Jean-Luc est l’exemple réussi des phases de planning, de préparation et d’exécution. Cela a remis l’aventure sur le devant de la scène en ravivant l’histoire de la course originelle, le Golden Globe du Sunday Times. »

Jean-Luc Van Den Heede très joyeux a déclaré : “Avant mon chavirage, j’avais 2000 milles d’avance mais les réparations m’ont coûté une semaine et je suis descendu à 500 milles d’écart avec le second. Puis, de retour dans l’Atlantique, Mark Slats n’a cessé de combler l’écart entre nous deux et est devenu un vrai danger. Aux Açores, ma première option a été de faire route vers le Nord aussi vite que possible, et le jour suivant après avoir fait ce choix, Slats m’a suivi. J’ai pu voir d’après les prévisions météo qu’il se dirigeait tout droit vers une zone de calmes, et un jour après il était pris au piège. Il est encore coincé aujourd’hui et je suis là ! »

Plus de 100 bateaux sont sortis, malgré le temps froid et humide de Janvier, pour aller acclamer Jean-Luc de retour chez lui, dans son port d’attache, et toute la ville des Sables d’Olonne, y compris les enfants des écoles, ont bravé les mauvaises conditions météo pour accueillir chaleureusement leur héros le long du chenal.

En parlant de ses précédents tours du monde, Van Den Heede a déclaré : “Mes deux précédents Vendée Globe (qui ont commencé et se sont terminés aux Sables d’Olonne) étaient juste un entrainement pour la Golden Globe Race. »

La Golden Globe Race est une course unique : les bateaux traditionnels ont de longues quilles et mesurent de 32 à 36 pieds (environ 11m), les skippers s’orientent avec un sextant, un chronomètre et une carte pour tracer leur route et ils ne peuvent bénéficier d’aucune assistance. Mark Slats, second, qui s’attend à une pénalité pour avoir reçu des informations directement par son manager hier, a appelé le PC Course à 15:00 UTC pour une mise-à-jour des prévisions de tempête qui devait s’abattre dans le Golfe de Gascogne ce Jeudi. Le système dépressionnaire a changé de direction cette nuit et ne devrait pas avoir d’incidence sur la course, Mark a donc décidé de revoir son plan qui était de se réfugier en Corogne, et est repartis en course à nouveau en route vers les Sables d’Olonne.

Le Président de la course Don McIntyre a fait le constat suivant : Mark Slats est à 350 milles de la ligne d’arrivée et nous l’attendons Vendredi en soirée. La Direction de Course de la GGR a évalué l’entorse évidente à la Règle de Course 3.1.4 – Contact Téléphonique – et a appliqué une pénalité de 36 heures qui devait normalement se faire en mer. Cependant, suite à une décision antérieure de ne pas appliquer de pénalités dans le Golfe de Gascogne, les 36 heures seront ajoutées à l’heure d’arrivée sur la ligne. Un compte détaillé sera publié dans les 36H”.

La Golden Globe du Sunday Times, course originelle de 1968/9 comptait 9 concurrents au départ et un seul avait franchi la ligne d’arrivée – Sir Robin Knox-Johnstondevenant alors le premier homme à naviguer en solitaire autour du monde et sans escale. Cette course a aussi eu un taux d’abandons élevé dont cinq de ses concurrents tombés dans l’oubli.

La performance de Jean-Luc qui a battu de plus de 100 jours le record de Sir Robin Knox-Johnston est remarquable. Cinq ont abandonné – pour raisons personnelles, l’un à cause d’une avarie de régulateur d’allure, quatre ont chaviré, démâté, et ont été secouru dans l’Océan Indien ou le Pacifique pour l’Anglaise Susie Goodall. Un autre des skippers a dû navigué sous gréement de fortune pour rejoindre le port de Cape Town sans assistance, et deux autres ont été contraints de s’arrêter en Australie.

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GGR – La dernière ligne droite

Le message de VDH

Extrait de la dernière vacation radio de Jean-Luc :

21/01/19

 » Bonjour tout le monde,

On est dans la dernière ligne droite. Aujourd’hui est un grand jour, il ne va plus me rester que 1000 milles à faire ! Quand on en a 27000 au départ et qu’il n’en reste plus que 1000 on a l’impression d’être quasiment arrivé. Mais il en reste encore 1000 à faire et ce n’est pas rien surtout qu’il y a du vent en ce moment, qu’il est du mauvais côté du mât et qu’il va surement y être jusqu’au bout.
J’ai installé un bout en plus du haubanage de façon à aider le bas hauban au maximum. J’espère que ça va tenir, de toute façon je reste prudent, je vais moins vite quand je suis sur bâbord amure. Je ne veux pas pousser le bateau et abîmer le mât.
Autrement tout va bien, j’ai à boire et à manger, la vie suit son cours. Je manque un peu de soleil mais aujourd’hui il semble revenu ce qui va me permettre de faire un point parce que depuis 2 jours je suis un peu dans le brouillard au niveau de ma position. Quand on ne voit ni ciel, ni étoiles, ni lune, ni soleil, il n’est pas facile de savoir où on se trouve exactement. Il y a pourtant une belle lune mais elle est dans une espèce de halo lumineux et on ne peut pas distinguer son contour avec précision. C’était la même chose pour le soleil hier, il ne traversait pas les nuages.
Je me dépêche, je pense qu’on aura encore rendez-vous lundi prochain, j’espère pour la dernière fois en mer.

Bonne semaine à tous et à la semaine prochaine « 
Les messages quotidiens de ces derniers jours :

14 jan – Vire pour monter au nord le plus possible. C’est long cette remontée. Suspens.

15 jan – Les journées raccourcissent bien en allant vers le nord. Ducoup je dors.

16 jan – Le vent tourne vers l’est et je peux faire du nord vers les Acores.

16 jan – Les sargasses sont revenues le loch en trainait un paquet à midi.

17 jan – Des sargasses et un filet de pêche dans le safran pilote. Coupé. Ouf !

17 jan – Voilà longtemps que le spi n’avait pas pris l’air ! Ça y est c’est fait.

18 jan – Matmut accompagne 1 baleine qui souffle à 20m. Bâbord et tribord ! Emotion !

18 jan – Ce soir pour barrer chaussette plus veste de quart nécessaire.

18 jan – Beaucoup à barrer sou spi. Empannage ce matin vers le nord. Tvb

19 jan – Avec du vent et de la mer je fais de la muscu à la barre c’est dur !

19 jan – Les 40èmes nord arrivent : il fait froid. Quelle différence avec hier !

19 jan – J’ai de très bons souvenirs aux Acores. J’aiment qu’elles soient derrière aujourd’hui ! Eta 31 ??

20 jan – Les nuages sont de plus en plus importants. Faire le point pas facile !

 

Positions et vacations sur le site de la Golden Globe Race.

www.vdh.fr

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Jour 204: Van Den Heede reprend le dessus – pour l’instant

Le leader est à moins de 1 000 milles de l’arrivée. ETA – 31 janvier
Pour Kopar, la course pour la 3ème place s’essouffle
Lehtinen se bat contre les tempêtes de l’océan Austral
Les accusations concernant les bulletins météorologiques et les comptes rendus de positions manquent de preuves.
Van Den Heede et Slats ont coupé court aux émissions des radio amateurs.

Date : 21 janvier 2018 Les Sables d’Olonne

L’élastique qui relie Jean-Luc Van Den Heede à Mark Slats s’est étendu en faveur du Français ce week-end, lui permettant d’accroître son avance de 215 milles sur son rival hollandais. Il y a une semaine, l’écart en terme de distance à parcourir n’était que de 28 milles. Les deux skippers ont épuisé ce qui restait de leur 160 litres de carburant dans leur réservoir. Slats a utilisé la dernière goutte pour se frayer un chemin à travers le système anticyclonique situé au-dessus des Açores. Les deux navigateurs sont maintenant dans le même système météorologique.

Slats se trouve actuellement à 330 milles au sud de la position au vent de Van Den Heede pour le début de ce qui pourrait être un sprint final. Les prévisions restent un facteur inconnu – en particulier pour ces deux skippers, car ils ont été coupés de la météo diffusée par le réseau de Radio amateur, pour avoir utilisé des indicatifs d’appel sans licences valides, tout au long de la course. Cela a été mis en lumière la semaine dernière lorsque les autorités de la radio néerlandaise et celles de Sainte-Lucie ont émis des avertissements à l’encontre des skippers. Les radio opérateurs agréés qui communiquent avec eux risquent non seulement de perdre leur licence, mais risquent également une lourde amende et une possible peine d’emprisonnement!

Les prévisions sont particulièrement critiques pour Van Den Heede, dont le Rustler 36 Matmut semble se diriger tout droit vers un autre système de haute pression qui devrait se former au nord-est, d’ici mercredi. Cela pourrait également affecter Slats, mais pas avant que son voilier, Ophen Maverick, n’ai gagné du terrain.

La question qui se pose alors pour Jean-Luc est de savoir s’il doit pousser fort vers l’arrivée et courir le risque de casser le mât endommagé de Matmut, ou se contenter de la deuxième place. Le fait que l’Estonien Uku Randmaa, qui occupe la 3e place, soit à plus de 3 350 milles derrière, pourrait bien persuader le Français de tout faire pour gagner, sachant que si le pire se produisait, il pourrait tout de même réussir à se classer 2d en arrivant sous gréement de fortune.

Routage illégal et rapports de position?

Les récentes allégations circulant sur les réseaux sociaux et dans la presse selon lesquelles Jean-Luc Van Den Heede aurait reçu des informations illégales via la radio, se sont révélées non fondées. Le président de la course, Don McIntyre, a fait la déclaration suivante aujourd’hui:

«Les passions françaises et néerlandaises, déjà animées par la perspective d’une finale serrée entre Jean-Luc Van Den Heede et Mark Slats, ont été attisées encore davantage lorsqu’il est apparu que Mark, puis Jean-Luc, n’avaient pas de licence de radio opérateur valide. Ensuite, d’autres accusations ont commencé à circuler entre les deux camps. Le plus grave étant que J-LVDH aurait peut-être enfreint les règles régissant le routage et les comptes rendus de position. Un enregistrement radio retranscrit de JL VDH s’est révélé n’être qu’une simple prévision météorologique, et NON un routage météo. Certains ont suggéré qu’il y aurait d’autres enregistrements de ces entorses au règlement, mais suite aux demandes des officiels de la GGR pour pouvoir les écouter, ces enregistrements restent «indisponibles».

L’avis de course de la GGR est très clair, mais certains ne semblent pas en comprendre le fonctionnement et la signification des règles pour les skippers de la GGR. La Direction de course est confiante sur le fait qu’aucun participant n’ait bénéficié de routage météorologique, ce qui est interdit, ni de position (lat / longitude) de son propre bateau ou d’autres voiliers. Pour éviter toute confusion, le réseau français des radio amateurs a cessé de diffuser toute information météorologique à J-L VDH et à Mark Slats et transmet désormais les informations pertinentes, notamment les prévisions, uniquement à Uku Randmaa, Istvan Kopar et Tapio Lehtinen, tous titulaires d’une licence valide de radio opérateur.

 

Retour à la course

Pour le moment, Istvan Kopar s’est élancé dans l’Atlantique Sud à la poursuite de la troisième place qu’il se dispute avec Uku Randmaa. L’Américano-Hongrois a perdu un peu de temps à réparer son régulateur d’allure et est maintenant pris dans une zone de calme tandis que Randmaa profite de la majeure partie des alizés du sud-est avec une avance confortable de 580 milles.

À la 5ème place, Tapio Lehtinen profite au mieux des systèmes météorologiques de l’océan Austral et envisage de franchir le Cap Horn dans deux semaines. Le Finlandais a célébré son 61e anniversaire vendredi dernier avec une bourrasque de 45 nœuds de nord-ouest et peut s’attendre à deux autres coups de vent au moins avant de contourner le cap. Il se défend bien également dans la course virtuelle contre le temps de passage fixé par Sir Robin Knox-Johnston lors de la course originale du Sunday Times Golden Globe il y a 50 ans, et devrait franchir le Horn en avance.

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BONNE ANNEE JEAN-LUC et à tous les concurents

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Jour 185 : Istvan Kopar vient de franchir le cap Horn

Jean-Luc Van Den Heede a augmenté son avance sur Mark Slats
Uku Randmaa essaye d’échapper aux tempêtes de l’Atlantique Sud
Tapio Lehtinen toujours ralenti par une invasion de bernacles
Les examens médicaux d’Igor Zaretskiy vont déterminer s’il peut repartir en catégorie Chichester

Dateline 17:00 UTC 02. 01. 2019 – Les Sables d’Olonne

Istvan Kopar a doublé le cap Horn hier à 18 h 00 UTC, offrant au skipper americano / hongrois de 65 ans un parfait coup de boost pour la Nouvelle Année. Arriver jusqu’ici est un véritable triomphe face à l’adversité dans toutes ses formes depuis le départ des Sables d’Olonne le 1er juillet l’année dernière.

Puffin, le Tradewind 35 de Kopar a rencontré de récurrents problèmes de système de direction depuis le premier jour, qui l’avait amené un temps a envisager de jeter l’éponge aux îles du Cap Vert. Sa radio BLU ne fonctionne plus depuis presque aussi longtemps, l’empêchant de recueillir les prévisions météorologiques ou de communiquer avec les autres skippers. Ses réservoirs d’eau douce ont été contaminés et Kopar a dû fabriquer de nouveaux rouages pour remplacer ceux qui se brisaient dans le système de la colonne de direction.

Malgré toutes ces difficultés, Kopar est devenu le 4e des 17 concurrents à revenir dans l’Atlantique, accélérant à plus de 6 noeuds de moyenne et reprenant 58 milles sur le leader Jean-Luc Van Den Heede entre Noël et le Nouvel An.

Le Français, âgé de 73 ans, a franchi l’Équateur le 26 décembre et se trouve aujourd’hui à moins de 2 500 milles de l’arrivée. Il prédit avec confiance un retour aux Sables d’Olonne le 26 janvier.

Il est encore difficile d’estimer les chances que Jean-Luc et son Rustler 36 ont de franchir la ligne d’arrivée en vainqueurs. Son avance sur le Néerlandais Mark Slats, qui occupe actuellement la deuxième place, a connu des hauts et des bas au cours des 12 derniers jours. Elle est passée de 700 milles le 21 décembre à 1 100 milles après Noël pour atteindre les 900 milles aujourd’hui.

Le tracker du Rustler 36 de Slats Ohpen Maverick, a cessé d’émettre plus tôt hier, mais l’estimation de sa progression laisse penser qu’il traversera l’équateur plus tard aujourd’hui.

Tandis que Van Den Heede continue de préserver le gréement endommagé de Matmut, la navigation de Slats ne se déroule pas non plus sans difficulté. «La navigation intense au près au cours des 14 derniers jours a eu un impact énorme sur le bateau. Le support en acier de la paroi épaisse retenant la girouette au tableau arrière était presque déchirée par la tension. Ma réparation «grossière» utilisant du bois a duré de 16h00 à 03h00 et est maintenant plus solide que jamais. Heureusement, je n’ai pas dû arrêter de naviguer. ”

Il a également signalé que le collet en caoutchouc scellant le mât à l’endroit où il passe à travers le pont s’était fendu, mais il a réussi à arrêter les fuites en utilisant un tube de Sikkaflex.

Sur un plan personnel, Slats dit que les conditions humides sur le pont ont conduit à une retour des furoncles qu’il a vu se développer pour la première fois sur ses fesses lors de son record en solitaire à la suite de sa traversée de l’Atlantique fin 2017. “ Ces furoncles réapparaissent dès que mes fesses sont mouillées. C’est très douloureux et j’ai dû me vêtir entièrement du ciré prévu pour le Grand Sud pour me protéger sur le pont, alors qu’il fait 40° C !”

Slats peuvent désormais espérer une semaine de navigation facile dans les alizés de sud-est. Au dernier pointage, il naviguait à 6,5 nœuds contre 5,8 pour Matmut, mais il doit désormais faire 30 milles de plus par jour pour espérer battre Van Den Heede avant la ligne d’arrivée.

Aujourd’hui, l’attention se porte principalement sur Uku Randmaa, le marin estonien en troisième position dont le Rustler 36 One and All n’a pas réussi a échapper à la tempête qui se trouve maintenant à 1000 milles de la côte argentine. Le président de la course, Don McIntyre, a déclaré:

«Malheureusement, il ne peut pas s’échapper car les vents du nord à venir pourraient arrêter sa progression et ensuite le pousser dans le secteur le plus dangereux où il pourrait être piégé pendant environ 18 heures-24 heures. Les vents devraient souffler entre 60 et 75 nœuds avec une mer dangereuse de 6 à 8 m. Le système parcourt environ 800 milles et se déplace relativement rapidement. C’est un système très étendu ! « 

Le quartier général de la course surveillera attentivement la position d’Uku et restera disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour lui fournir des prévisions météorologiques et des conseils réguliers.

De son côté, le Finlandais Tapio Lehtinen conserve la 5ème place à mi-chemin de l’océan Pacifique Sud, victime de la croissance des bernacles sur son Gaia 36 Asteria. Les efforts déployés avant Noël, suspendu par une drisse de spinnaker sur le côté du bateau en utilisant un racloir au bout d’une perche pour nettoyer ces coquillages n’a pas fonctionné, et la présence continue de requins a empêché toute idée de plonger par-dessus bord pour racler la coque.

Aujourd’hui, Asteria ne faisait que 3,3 nœuds, après avoir perdu 760 milles supplémentaires sur le leader de la course au cours des 12 derniers jours.

Mais Tapio reste enthousiaste, profitant de la solitude et des oiseaux attirés par sa présence. Il a beaucoup de nourriture, d’eau, de livres et de musique et espère passer le cap Horn à la fin du mois de janvier. L’espoir est aussi qu’il puisse finir la course avant la remise des prix le 22 avril.

Sa course est maintenant contre le temps de référence établi par Sir Robin Knox-Johnston et son voilier Suhaili il y a 50 ans. Aujourd’hui, Asteria a 690 milles d’avance, mais il est probable que cette avance se réduise prochainement dans cette course virtuelle autour du monde.

Le skipper russe Igor Zaretskiy, de retour à Moscou après avoir laissé son Endurance 35 Esmeralda à Albany, dans l’ouest de l’Australie avant Noël, subira un bilan de santé demain qui déterminera s’il est capable de reprendre la course en catégorie Chichester avant le 14 janvier . S’il obtient le feu vert des médecins, il a l’intention de rentrer immédiatement en Australie, mais si une intervention chirurgicale est conseillée, il ne pourra plus reprendre ses activités avant le début de la saison de printemps de l’océan Austral, soit en novembre prochain. Tous les membres de la famille GGR lui envoient leurs meilleurs voeux.

La course est lancée pour récupérer Hanley Energy Endurance, le voilier abandonné de Gregor McGuckin.

Le skipper irlandais de la GGR Gregor McGuckin, a accepté une offre de l’américain Cody Cordwainer, capitaine de remorqueur opérant à Brooklyn Navy Yard, visant à sauver son voilier, situé à une centaine de kilomètres à l’ouest de Fremantle (Australie de l’Ouest). Dans un appel au soutien, Cody a posté sur Facebook :

«Nous ne ferons aucun profit sur cette entreprise. La distillerie a offert 1000 € en échange de son whisky, mais cela ne commencera même pas à couvrir toutes les dépenses.

Nous aurons besoin d’aide pour y arriver. Bien entendu, le financement est excellent mais nous avons également besoin de contacts à Perth en Australie. Nous aurons besoin d’un navire pour sauver son bateau et d’un endroit pour le mettre une fois secouru.

Pensez-vous pouvoir aider ? PM / DM pour plus de détails et allez sur Instagram et suivez nous à @whiskeyrescue «

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JOYEUSES FÊTES DE FIN D’ANNÉE !!!!

Le conseil d’administration et le secrétariat, vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d’années.

Nous vous informons que le secrétariat sera fermé du 29 décembre au 4 janvier inclus 2019.

Bien cordialement.

Le secrétariat

Stéphanie Tracas