BRAVO VDH Respect!

 

211ème Jour – Accueil grandiose à l’arrivée de Van Den Heede aux Sables d’Olonne

Temps de course : 211 jours – 23h – 12min – 19s
Mark Slats revient en course avec une pénalité de 36H

Aujourd’hui Jean-Luc Van Den Heede a inscrit son nom dans le livre des records non seulement en gagnant la Golden Globe Race de 2018, course en solitaire autour du monde, sans escale, sans assistance mais en devenant le navigateur le plus âgé de l’histoire à accomplir une telle course. Le vétéran français de 73 ans, avec 6 tours du monde à son actif, bat le record de Sir Robin Knox Johnston, le seul concurrent à finir la Golden Globe Race du Sunday Times il y a 50 ans. Jusqu’au passage de la ligne par VDH aujourd’hui à 09:12 UTC, c’est Sir Robin qui détenait le titre du tourdumondiste en solitaire le plus âgé, après avoir terminé la Velux 5 Oceans Race en 2007 à l’âge de 68 ans.

L’âge n’est pas vraiment un inconvénient pour Van Den Heede qui est resté leader de la course depuis le passage du Cap de Bonne Espérance. A un moment, l’écart était même de quelques 2000 milles entre son Rustler 36 Matmut et celui du second Mark Slats, jusqu’au moment où son bateau a chaviré lors d’une terrible tempête à 2000 milles à l’Ouest du Cap Horn. Lui et son bateau s’en sont sortis mais lorsque Matmut s’est stabilisé, Jean-Luc a constaté que la pression sur la pièce de fixation de l’un des bas-haubans avait fendu le mât sur 10 cm sur sa section basse.

Sa première réaction a été de faire route Nord vers le port chilien de Valparaiso pour remplacer son mât, ce qui l’aurait mis hors course pour la 1ère place, mais deux jours plus tard, il a trouvé un moyen de réparer et est reparti en direction du Cap Horn naviguant sous-toilé.

Lentement mais sûrement, Mark Slats a gagné du terrain, lui reprenant 500 milles au Horn puis aux Açores, où l’écart n’était plus que de 50 milles en distance au but. Mais le vétéran Français a démontré son expérience de courses au large, donnant une leçon royale de tactique en reprenant un avantage de 400 milles sur son rival de 41 ans, qui cherchait un possible refuge en Corogne hier pour éviter une violente tempête annoncée Jeudi dans le Golfe de Gascogne.

Sir Robin Knox-Johnston, l’un des premiers à accueillir Jean-Luc à son arrivée a déclaré : “Jean-Luc doit être félicité pour sa performance magnifique, d’autant plus brillante, suite aux réparations qu’il a dû faire sur son mât pour rester en course. Je suis désolé de perdre mon titre du navigateur le plus âgé en solitaire autour du monde, mais il ne pouvait pas être décroché par une meilleure personne. »

Le Président de la course Don McIntyre, inspiré par la performance de Knox-Johnston gagnant de la première course en solitaire en 1968/9, était fou de joie de pouvoir organiser ce 50ème anniversaire : “Tellement fantastique. Quelle victoire pour Jean-Luc. Il a prouvé que l’âge n’est qu’un nombre. La performance de Jean-Luc est l’exemple réussi des phases de planning, de préparation et d’exécution. Cela a remis l’aventure sur le devant de la scène en ravivant l’histoire de la course originelle, le Golden Globe du Sunday Times. »

Jean-Luc Van Den Heede très joyeux a déclaré : “Avant mon chavirage, j’avais 2000 milles d’avance mais les réparations m’ont coûté une semaine et je suis descendu à 500 milles d’écart avec le second. Puis, de retour dans l’Atlantique, Mark Slats n’a cessé de combler l’écart entre nous deux et est devenu un vrai danger. Aux Açores, ma première option a été de faire route vers le Nord aussi vite que possible, et le jour suivant après avoir fait ce choix, Slats m’a suivi. J’ai pu voir d’après les prévisions météo qu’il se dirigeait tout droit vers une zone de calmes, et un jour après il était pris au piège. Il est encore coincé aujourd’hui et je suis là ! »

Plus de 100 bateaux sont sortis, malgré le temps froid et humide de Janvier, pour aller acclamer Jean-Luc de retour chez lui, dans son port d’attache, et toute la ville des Sables d’Olonne, y compris les enfants des écoles, ont bravé les mauvaises conditions météo pour accueillir chaleureusement leur héros le long du chenal.

En parlant de ses précédents tours du monde, Van Den Heede a déclaré : “Mes deux précédents Vendée Globe (qui ont commencé et se sont terminés aux Sables d’Olonne) étaient juste un entrainement pour la Golden Globe Race. »

La Golden Globe Race est une course unique : les bateaux traditionnels ont de longues quilles et mesurent de 32 à 36 pieds (environ 11m), les skippers s’orientent avec un sextant, un chronomètre et une carte pour tracer leur route et ils ne peuvent bénéficier d’aucune assistance. Mark Slats, second, qui s’attend à une pénalité pour avoir reçu des informations directement par son manager hier, a appelé le PC Course à 15:00 UTC pour une mise-à-jour des prévisions de tempête qui devait s’abattre dans le Golfe de Gascogne ce Jeudi. Le système dépressionnaire a changé de direction cette nuit et ne devrait pas avoir d’incidence sur la course, Mark a donc décidé de revoir son plan qui était de se réfugier en Corogne, et est repartis en course à nouveau en route vers les Sables d’Olonne.

Le Président de la course Don McIntyre a fait le constat suivant : Mark Slats est à 350 milles de la ligne d’arrivée et nous l’attendons Vendredi en soirée. La Direction de Course de la GGR a évalué l’entorse évidente à la Règle de Course 3.1.4 – Contact Téléphonique – et a appliqué une pénalité de 36 heures qui devait normalement se faire en mer. Cependant, suite à une décision antérieure de ne pas appliquer de pénalités dans le Golfe de Gascogne, les 36 heures seront ajoutées à l’heure d’arrivée sur la ligne. Un compte détaillé sera publié dans les 36H”.

La Golden Globe du Sunday Times, course originelle de 1968/9 comptait 9 concurrents au départ et un seul avait franchi la ligne d’arrivée – Sir Robin Knox-Johnstondevenant alors le premier homme à naviguer en solitaire autour du monde et sans escale. Cette course a aussi eu un taux d’abandons élevé dont cinq de ses concurrents tombés dans l’oubli.

La performance de Jean-Luc qui a battu de plus de 100 jours le record de Sir Robin Knox-Johnston est remarquable. Cinq ont abandonné – pour raisons personnelles, l’un à cause d’une avarie de régulateur d’allure, quatre ont chaviré, démâté, et ont été secouru dans l’Océan Indien ou le Pacifique pour l’Anglaise Susie Goodall. Un autre des skippers a dû navigué sous gréement de fortune pour rejoindre le port de Cape Town sans assistance, et deux autres ont été contraints de s’arrêter en Australie.

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GGR – La dernière ligne droite

Le message de VDH

Extrait de la dernière vacation radio de Jean-Luc :

21/01/19

 » Bonjour tout le monde,

On est dans la dernière ligne droite. Aujourd’hui est un grand jour, il ne va plus me rester que 1000 milles à faire ! Quand on en a 27000 au départ et qu’il n’en reste plus que 1000 on a l’impression d’être quasiment arrivé. Mais il en reste encore 1000 à faire et ce n’est pas rien surtout qu’il y a du vent en ce moment, qu’il est du mauvais côté du mât et qu’il va surement y être jusqu’au bout.
J’ai installé un bout en plus du haubanage de façon à aider le bas hauban au maximum. J’espère que ça va tenir, de toute façon je reste prudent, je vais moins vite quand je suis sur bâbord amure. Je ne veux pas pousser le bateau et abîmer le mât.
Autrement tout va bien, j’ai à boire et à manger, la vie suit son cours. Je manque un peu de soleil mais aujourd’hui il semble revenu ce qui va me permettre de faire un point parce que depuis 2 jours je suis un peu dans le brouillard au niveau de ma position. Quand on ne voit ni ciel, ni étoiles, ni lune, ni soleil, il n’est pas facile de savoir où on se trouve exactement. Il y a pourtant une belle lune mais elle est dans une espèce de halo lumineux et on ne peut pas distinguer son contour avec précision. C’était la même chose pour le soleil hier, il ne traversait pas les nuages.
Je me dépêche, je pense qu’on aura encore rendez-vous lundi prochain, j’espère pour la dernière fois en mer.

Bonne semaine à tous et à la semaine prochaine « 
Les messages quotidiens de ces derniers jours :

14 jan – Vire pour monter au nord le plus possible. C’est long cette remontée. Suspens.

15 jan – Les journées raccourcissent bien en allant vers le nord. Ducoup je dors.

16 jan – Le vent tourne vers l’est et je peux faire du nord vers les Acores.

16 jan – Les sargasses sont revenues le loch en trainait un paquet à midi.

17 jan – Des sargasses et un filet de pêche dans le safran pilote. Coupé. Ouf !

17 jan – Voilà longtemps que le spi n’avait pas pris l’air ! Ça y est c’est fait.

18 jan – Matmut accompagne 1 baleine qui souffle à 20m. Bâbord et tribord ! Emotion !

18 jan – Ce soir pour barrer chaussette plus veste de quart nécessaire.

18 jan – Beaucoup à barrer sou spi. Empannage ce matin vers le nord. Tvb

19 jan – Avec du vent et de la mer je fais de la muscu à la barre c’est dur !

19 jan – Les 40èmes nord arrivent : il fait froid. Quelle différence avec hier !

19 jan – J’ai de très bons souvenirs aux Acores. J’aiment qu’elles soient derrière aujourd’hui ! Eta 31 ??

20 jan – Les nuages sont de plus en plus importants. Faire le point pas facile !

 

Positions et vacations sur le site de la Golden Globe Race.

www.vdh.fr

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Jour 204: Van Den Heede reprend le dessus – pour l’instant

Le leader est à moins de 1 000 milles de l’arrivée. ETA – 31 janvier
Pour Kopar, la course pour la 3ème place s’essouffle
Lehtinen se bat contre les tempêtes de l’océan Austral
Les accusations concernant les bulletins météorologiques et les comptes rendus de positions manquent de preuves.
Van Den Heede et Slats ont coupé court aux émissions des radio amateurs.

Date : 21 janvier 2018 Les Sables d’Olonne

L’élastique qui relie Jean-Luc Van Den Heede à Mark Slats s’est étendu en faveur du Français ce week-end, lui permettant d’accroître son avance de 215 milles sur son rival hollandais. Il y a une semaine, l’écart en terme de distance à parcourir n’était que de 28 milles. Les deux skippers ont épuisé ce qui restait de leur 160 litres de carburant dans leur réservoir. Slats a utilisé la dernière goutte pour se frayer un chemin à travers le système anticyclonique situé au-dessus des Açores. Les deux navigateurs sont maintenant dans le même système météorologique.

Slats se trouve actuellement à 330 milles au sud de la position au vent de Van Den Heede pour le début de ce qui pourrait être un sprint final. Les prévisions restent un facteur inconnu – en particulier pour ces deux skippers, car ils ont été coupés de la météo diffusée par le réseau de Radio amateur, pour avoir utilisé des indicatifs d’appel sans licences valides, tout au long de la course. Cela a été mis en lumière la semaine dernière lorsque les autorités de la radio néerlandaise et celles de Sainte-Lucie ont émis des avertissements à l’encontre des skippers. Les radio opérateurs agréés qui communiquent avec eux risquent non seulement de perdre leur licence, mais risquent également une lourde amende et une possible peine d’emprisonnement!

Les prévisions sont particulièrement critiques pour Van Den Heede, dont le Rustler 36 Matmut semble se diriger tout droit vers un autre système de haute pression qui devrait se former au nord-est, d’ici mercredi. Cela pourrait également affecter Slats, mais pas avant que son voilier, Ophen Maverick, n’ai gagné du terrain.

La question qui se pose alors pour Jean-Luc est de savoir s’il doit pousser fort vers l’arrivée et courir le risque de casser le mât endommagé de Matmut, ou se contenter de la deuxième place. Le fait que l’Estonien Uku Randmaa, qui occupe la 3e place, soit à plus de 3 350 milles derrière, pourrait bien persuader le Français de tout faire pour gagner, sachant que si le pire se produisait, il pourrait tout de même réussir à se classer 2d en arrivant sous gréement de fortune.

Routage illégal et rapports de position?

Les récentes allégations circulant sur les réseaux sociaux et dans la presse selon lesquelles Jean-Luc Van Den Heede aurait reçu des informations illégales via la radio, se sont révélées non fondées. Le président de la course, Don McIntyre, a fait la déclaration suivante aujourd’hui:

«Les passions françaises et néerlandaises, déjà animées par la perspective d’une finale serrée entre Jean-Luc Van Den Heede et Mark Slats, ont été attisées encore davantage lorsqu’il est apparu que Mark, puis Jean-Luc, n’avaient pas de licence de radio opérateur valide. Ensuite, d’autres accusations ont commencé à circuler entre les deux camps. Le plus grave étant que J-LVDH aurait peut-être enfreint les règles régissant le routage et les comptes rendus de position. Un enregistrement radio retranscrit de JL VDH s’est révélé n’être qu’une simple prévision météorologique, et NON un routage météo. Certains ont suggéré qu’il y aurait d’autres enregistrements de ces entorses au règlement, mais suite aux demandes des officiels de la GGR pour pouvoir les écouter, ces enregistrements restent «indisponibles».

L’avis de course de la GGR est très clair, mais certains ne semblent pas en comprendre le fonctionnement et la signification des règles pour les skippers de la GGR. La Direction de course est confiante sur le fait qu’aucun participant n’ait bénéficié de routage météorologique, ce qui est interdit, ni de position (lat / longitude) de son propre bateau ou d’autres voiliers. Pour éviter toute confusion, le réseau français des radio amateurs a cessé de diffuser toute information météorologique à J-L VDH et à Mark Slats et transmet désormais les informations pertinentes, notamment les prévisions, uniquement à Uku Randmaa, Istvan Kopar et Tapio Lehtinen, tous titulaires d’une licence valide de radio opérateur.

 

Retour à la course

Pour le moment, Istvan Kopar s’est élancé dans l’Atlantique Sud à la poursuite de la troisième place qu’il se dispute avec Uku Randmaa. L’Américano-Hongrois a perdu un peu de temps à réparer son régulateur d’allure et est maintenant pris dans une zone de calme tandis que Randmaa profite de la majeure partie des alizés du sud-est avec une avance confortable de 580 milles.

À la 5ème place, Tapio Lehtinen profite au mieux des systèmes météorologiques de l’océan Austral et envisage de franchir le Cap Horn dans deux semaines. Le Finlandais a célébré son 61e anniversaire vendredi dernier avec une bourrasque de 45 nœuds de nord-ouest et peut s’attendre à deux autres coups de vent au moins avant de contourner le cap. Il se défend bien également dans la course virtuelle contre le temps de passage fixé par Sir Robin Knox-Johnston lors de la course originale du Sunday Times Golden Globe il y a 50 ans, et devrait franchir le Horn en avance.

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BONNE ANNEE JEAN-LUC et à tous les concurents

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Jour 185 : Istvan Kopar vient de franchir le cap Horn

Jean-Luc Van Den Heede a augmenté son avance sur Mark Slats
Uku Randmaa essaye d’échapper aux tempêtes de l’Atlantique Sud
Tapio Lehtinen toujours ralenti par une invasion de bernacles
Les examens médicaux d’Igor Zaretskiy vont déterminer s’il peut repartir en catégorie Chichester

Dateline 17:00 UTC 02. 01. 2019 – Les Sables d’Olonne

Istvan Kopar a doublé le cap Horn hier à 18 h 00 UTC, offrant au skipper americano / hongrois de 65 ans un parfait coup de boost pour la Nouvelle Année. Arriver jusqu’ici est un véritable triomphe face à l’adversité dans toutes ses formes depuis le départ des Sables d’Olonne le 1er juillet l’année dernière.

Puffin, le Tradewind 35 de Kopar a rencontré de récurrents problèmes de système de direction depuis le premier jour, qui l’avait amené un temps a envisager de jeter l’éponge aux îles du Cap Vert. Sa radio BLU ne fonctionne plus depuis presque aussi longtemps, l’empêchant de recueillir les prévisions météorologiques ou de communiquer avec les autres skippers. Ses réservoirs d’eau douce ont été contaminés et Kopar a dû fabriquer de nouveaux rouages pour remplacer ceux qui se brisaient dans le système de la colonne de direction.

Malgré toutes ces difficultés, Kopar est devenu le 4e des 17 concurrents à revenir dans l’Atlantique, accélérant à plus de 6 noeuds de moyenne et reprenant 58 milles sur le leader Jean-Luc Van Den Heede entre Noël et le Nouvel An.

Le Français, âgé de 73 ans, a franchi l’Équateur le 26 décembre et se trouve aujourd’hui à moins de 2 500 milles de l’arrivée. Il prédit avec confiance un retour aux Sables d’Olonne le 26 janvier.

Il est encore difficile d’estimer les chances que Jean-Luc et son Rustler 36 ont de franchir la ligne d’arrivée en vainqueurs. Son avance sur le Néerlandais Mark Slats, qui occupe actuellement la deuxième place, a connu des hauts et des bas au cours des 12 derniers jours. Elle est passée de 700 milles le 21 décembre à 1 100 milles après Noël pour atteindre les 900 milles aujourd’hui.

Le tracker du Rustler 36 de Slats Ohpen Maverick, a cessé d’émettre plus tôt hier, mais l’estimation de sa progression laisse penser qu’il traversera l’équateur plus tard aujourd’hui.

Tandis que Van Den Heede continue de préserver le gréement endommagé de Matmut, la navigation de Slats ne se déroule pas non plus sans difficulté. «La navigation intense au près au cours des 14 derniers jours a eu un impact énorme sur le bateau. Le support en acier de la paroi épaisse retenant la girouette au tableau arrière était presque déchirée par la tension. Ma réparation «grossière» utilisant du bois a duré de 16h00 à 03h00 et est maintenant plus solide que jamais. Heureusement, je n’ai pas dû arrêter de naviguer. ”

Il a également signalé que le collet en caoutchouc scellant le mât à l’endroit où il passe à travers le pont s’était fendu, mais il a réussi à arrêter les fuites en utilisant un tube de Sikkaflex.

Sur un plan personnel, Slats dit que les conditions humides sur le pont ont conduit à une retour des furoncles qu’il a vu se développer pour la première fois sur ses fesses lors de son record en solitaire à la suite de sa traversée de l’Atlantique fin 2017. “ Ces furoncles réapparaissent dès que mes fesses sont mouillées. C’est très douloureux et j’ai dû me vêtir entièrement du ciré prévu pour le Grand Sud pour me protéger sur le pont, alors qu’il fait 40° C !”

Slats peuvent désormais espérer une semaine de navigation facile dans les alizés de sud-est. Au dernier pointage, il naviguait à 6,5 nœuds contre 5,8 pour Matmut, mais il doit désormais faire 30 milles de plus par jour pour espérer battre Van Den Heede avant la ligne d’arrivée.

Aujourd’hui, l’attention se porte principalement sur Uku Randmaa, le marin estonien en troisième position dont le Rustler 36 One and All n’a pas réussi a échapper à la tempête qui se trouve maintenant à 1000 milles de la côte argentine. Le président de la course, Don McIntyre, a déclaré:

«Malheureusement, il ne peut pas s’échapper car les vents du nord à venir pourraient arrêter sa progression et ensuite le pousser dans le secteur le plus dangereux où il pourrait être piégé pendant environ 18 heures-24 heures. Les vents devraient souffler entre 60 et 75 nœuds avec une mer dangereuse de 6 à 8 m. Le système parcourt environ 800 milles et se déplace relativement rapidement. C’est un système très étendu ! « 

Le quartier général de la course surveillera attentivement la position d’Uku et restera disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour lui fournir des prévisions météorologiques et des conseils réguliers.

De son côté, le Finlandais Tapio Lehtinen conserve la 5ème place à mi-chemin de l’océan Pacifique Sud, victime de la croissance des bernacles sur son Gaia 36 Asteria. Les efforts déployés avant Noël, suspendu par une drisse de spinnaker sur le côté du bateau en utilisant un racloir au bout d’une perche pour nettoyer ces coquillages n’a pas fonctionné, et la présence continue de requins a empêché toute idée de plonger par-dessus bord pour racler la coque.

Aujourd’hui, Asteria ne faisait que 3,3 nœuds, après avoir perdu 760 milles supplémentaires sur le leader de la course au cours des 12 derniers jours.

Mais Tapio reste enthousiaste, profitant de la solitude et des oiseaux attirés par sa présence. Il a beaucoup de nourriture, d’eau, de livres et de musique et espère passer le cap Horn à la fin du mois de janvier. L’espoir est aussi qu’il puisse finir la course avant la remise des prix le 22 avril.

Sa course est maintenant contre le temps de référence établi par Sir Robin Knox-Johnston et son voilier Suhaili il y a 50 ans. Aujourd’hui, Asteria a 690 milles d’avance, mais il est probable que cette avance se réduise prochainement dans cette course virtuelle autour du monde.

Le skipper russe Igor Zaretskiy, de retour à Moscou après avoir laissé son Endurance 35 Esmeralda à Albany, dans l’ouest de l’Australie avant Noël, subira un bilan de santé demain qui déterminera s’il est capable de reprendre la course en catégorie Chichester avant le 14 janvier . S’il obtient le feu vert des médecins, il a l’intention de rentrer immédiatement en Australie, mais si une intervention chirurgicale est conseillée, il ne pourra plus reprendre ses activités avant le début de la saison de printemps de l’océan Austral, soit en novembre prochain. Tous les membres de la famille GGR lui envoient leurs meilleurs voeux.

La course est lancée pour récupérer Hanley Energy Endurance, le voilier abandonné de Gregor McGuckin.

Le skipper irlandais de la GGR Gregor McGuckin, a accepté une offre de l’américain Cody Cordwainer, capitaine de remorqueur opérant à Brooklyn Navy Yard, visant à sauver son voilier, situé à une centaine de kilomètres à l’ouest de Fremantle (Australie de l’Ouest). Dans un appel au soutien, Cody a posté sur Facebook :

«Nous ne ferons aucun profit sur cette entreprise. La distillerie a offert 1000 € en échange de son whisky, mais cela ne commencera même pas à couvrir toutes les dépenses.

Nous aurons besoin d’aide pour y arriver. Bien entendu, le financement est excellent mais nous avons également besoin de contacts à Perth en Australie. Nous aurons besoin d’un navire pour sauver son bateau et d’un endroit pour le mettre une fois secouru.

Pensez-vous pouvoir aider ? PM / DM pour plus de détails et allez sur Instagram et suivez nous à @whiskeyrescue «

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JOYEUSES FÊTES DE FIN D’ANNÉE !!!!

Le conseil d’administration et le secrétariat, vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d’années.

Nous vous informons que le secrétariat sera fermé du 29 décembre au 4 janvier inclus 2019.

Bien cordialement.

Le secrétariat

Stéphanie Tracas


Faut-il bruler des pneus pour être entendu dans ce pays ?

 

 

Le Conseil Portuaire du 18 décembre, qui s’annonçait routinier puisque l’augmentation des tarifs pour 2019 (1,25 %) avait déjà été voté par le Conseil d’Administration, nous a réservé quelques désagréables surprises :

Tout d’abord et sans information préalable, la ville et le « port » ont signé dans la précipitation un avenant n°1 à la convention du 12 novembre 2018.

Par cet avenant le port devra verser à la ville en 2018 un complément de redevance de 250 000 €.

Résumons (en k€) :

……………………………………………………………………………………………………..2017                      2018      Augmentation

Redevance d’occupation du domaine Public                                             1088                      1138

Complément avenant                                                                                                                     0250

Total                                                                                                                    1088                     1388                      28%

A ces sommes il convient d’ajouter la Convention de mise à disposition du Domaine Portuaire  pour 552 000 €.

Ne sont-ils pas gentils les plaisanciers ?

Pourquoi ceci ? Parce qu’en dépit de nos remarques et de nos mises en garde on continue d’augmenter les redevances d’amarrage de manière arbitraire et confortable sans anticiper les gains de productivité réalisables.

Notons aussi que les représentants élus du CLUPP n’ont pas la majorité au Conseil Portuaire, que les autres représentants sont liés d’intérêt à l’administration et que donc les avis du conseil portuaire ne reflètent pas l’opinion des clients du port.

Car ces bénéfices ne sont pas exceptionnels                                Réalisé 2017                       Budget 2018

Recettes d’escales                                                                                         474                               467

Forfait mensuels                                                                                            521                               527

Total                                                                                                                  995                             994

Il est donc normal que l’on ait dépassé l’objectif en 2018.

Conséquence : Le port aurait réalisé un bénéfice inhabituel conduisant mécaniquement à une imposition en rapport.

 

Taxe de séjour : En dépit du climat actuel et des promesses elle est passé en douceur pour l’instant :

Elle est insidieuse, forfaitaire, rampante et bien sur illogique et inique, elle est déjà prévue en augmentation pour les prochaines années.

 

…………………………………………………..Réalisé 2017       Budget 2018       budget 2019       Budget 2020

Taxe de séjour                                                 52                           83                           108                        133

Augmentation / 2017                                                                    60%                       102%                     156%

Et l’augmentation pour 2021 est déjà décidée ! Comme cela, certaines nuits vous pourrez la payer 3 fois. (Taxe d’habitation + Taxe de séjour forfait port + taxe de séjour réel escale)

La vie de certains de nos élus est décidément bien douce.

Nous organisons la riposte à cette absurdité.

Résultat : En 10 ans le montant des ventes de bateau neuf en France a baissé de 38 % (Le télégramme du 16 12 2018) c’est-à-dire qu’en 2028 il restera environ la moitié de la flotte à moins que le phénomène s’accélère.

Nos enfants n’auront pas à subir une longue liste d’attente s’ils ne vont pas naviguer ailleurs.

 

Les autres points importants du budget 2019 (Toutes les sommes en k€) :

Montant total 15 237 (+ 11 %)

 Recettes :

Recettes d’escale 531 (+ 14 %)

Forfaits mensuels 578 (+ 10 %) Ce sont les candidats en attente de contrat annuel.

Recettes annuelles 9270 (+ 1.8 %)

Vente de carburant 1 554 (+ 25 %)

Les grutages en légère hausse

A compter du 1° avril 2019 les douches seront gratuites pour les possesseurs de badge ou cartes.

Dépenses :

Dragages 2 515 (+109 %) Nous attaquons les zones polluées pour lesquelles les sédiments ne peuvent pas être rejetés en mer et doivent être valorisés. En 2019 nous traiterons la moitié des volumes concernés.

Assurances 143 (- 28 %) Relèvement de la franchise

Services extérieurs en hausse du fait de l’obtention de nouvelles certifications en remplacement des anciennes.

Salaires 2 221 (+ 3 %) + 3 postes

Taxes en fortes hausse (voire plus haut)


Economie Nautique 2018, évolution en 10 ans

 article du Télégramme

 

 

2008-2018. Dix ans après la crise de 2008, comment se porte le marché de la plaisance ? En quoi est-il différent de celui de 2008, quelles leçons peut-on tirer de la crise ? Revue de détail à l’occasion de l’ouverture du Nautic, Porte de Versailles, à Paris.

Des chiffres en trompe-l’œilC’est un fait. L’ensemble de la filière nautique a retrouvé un volume d’affaires équivalent à celui de 2008, à 4,8 milliards d’euros. L’occasion pour Yves Lyon-Caen, président de la Fédération des industries nautiques (FIN), de saluer les bons résultats des marques françaises à l’export (816 Me). C’est oublier un peu vite l’effondrement du marché intérieur qui ne représente plus qu’un bateau sur quatre. En l’espace de dix ans, les immatriculations de bateaux neufs ont été divisées par deux (12 585 unités), et le montant des ventes a baissé de 38 % (270 M€).

 

Le moteur démocratise le marché. Sur la même période, la part des bateaux à moteur a encore grignoté quelques points pour s’établir à 76 %. Autrement dit, trois bateaux neufs sur quatre sont à moteur. Le timonier ou le pêche-plaisance reste une valeur sûre, tandis que les coques open ont tendance à marquer le pas face aux semi-rigides. Performants et faciles d’usage, ces derniers séduisent surtout pour leur faible coût d’entretien, et l’absence de frais d’anneau. Un succès qui ne se dément pas, confirme Yves Therville (MB Marine) au Crouesty (56) : « Pour un bateau vendu, ce sont trois pneumatiques immatriculés ! ».

 

Le voilier pour les purs et durs. Entre 2007 et 2017, les ventes de voiliers neufs ont baissé de 46 %. Elles ont toutefois généré un volume de transaction de 160 millions d’euros sur le marché intérieur. Il faut y voir le résultat de la demande toujours soutenue des sociétés de location sur les grosses unités mais aussi un renouvellement accéléré par une clientèle de passionnés qui monte en gamme. « Le gros de nos ventes de voiliers se fait surtout sur des unités de 12 m au lieu de 9-10 m auparavant », indique Yann Fercot, responsable commercial chez Marine West (Port-la-Forêt, Lorient).

 

Une clientèle plus exigeante. « En dix ans, la clientèle est devenue beaucoup plus pointue, témoigne Marc Hennequin (Jet Marine). À la recherche d’une configuration précise plutôt qu’un prix, le client sait ce qu’il veut. À nous de répondre à ses exigences ». Pour Charlotte Marijon (Ocqueteau), le critère déterminant, c’est la nouveauté. « Les gens ont besoin de se dire qu’ils ont un bateau différent ».

Le boom de la location. « L’usage plutôt que la propriété ! ». C’est le credo des plateformes de location qui se rêvent en Airbnb de la plaisance. Inexistantes il y a dix ans, elles s’appellent Click and boat, Samboat ou Globesailor, et revendiquent déjà des dizaines de milliers de bateaux disponibles à la location. La « plaisance 2.0 » vise les 89 000 Français qui ont passé leur permis en 2016. Un enjeu qui n’a pas échappé à Bénéteau qui vient de mettre la main sur le Nantais Heycaptain, via sa filiale Band of boats.

 

Le marché de l’occasion dope l’entretien et l’équipement. Redoutant un phénomène « d’ubérisation » de la plaisance, nombre de professionnels se sont recentrés sur le marché de l’occasion, cinq fois plus lourd en volume (61 783 unités). Il suffit de constater l’ampleur prise par le Mille Sabords au Crouesty. À Arzon, Yves Therville (MB Marine) évoque d’ailleurs une édition 2018 « exceptionnelle ». De quoi doper l’activité entretien et réparation, mais aussi la vente d’équipements (accastillage, électronique, sécurité). Constat partagé sur la côte Nord, par Philippe Rouxel qui se félicite de l’émergence d’une nouvelle clientèle en provenance de Croatie, Pologne ou Roumanie, malgré une nuance de taille : « Le marché anglais s’est littéralement volatilisé depuis deux ans sous l’effet du Brexit ».

 

Un article de la rédaction du Télégramme

 


La Rochelle – la spéculation immobilière n’aura pas la peau du plateau nautique !

Les propriétaires de parcelles situées sur le plateau technique, qui souhaitaient ouvrir à l’habitat, cette zone indispensable aux industries nautiques, ont été déboutés en appel.

La Rochelle - la spéculation immobilière n'aura pas la peau du plateau nautique !

L’arrêt de la Cour d’Appel de Bordeaux sonne le glas d’une spéculation immobilière qui aurait pu avoir de sérieuses conséquences pour les professionnels rochelais des Industries Nautiques.

Le 15 novembre, la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux a débouté Marc Pinta et des propriétaires de parcelles situées sur le plateau nautique de La Rochelle (à proximité immédiate du Musée Maritime), qui ne visaient pas moins qu’à rendre constructibles à de l’habitat, une zone traditionnellement dévolue à la construction et à l’entretien de bateaux.

Cet appel faisait suite à une première décision de justice du Tribunal Administratif de Poitiers, rendue le 25 avril 2017, qui avait déjà débouté ces propriétaires qui attaquaient le Président de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle pour son refus de déclasser ces terrains du plateau nautique.

De fait, la Cour d’Appel de Bordeaux a notifié qu’il « appartient aux auteurs du plan local d’urbanisme de déterminer le parti d’aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan ».

Concernant le zonage du Plateau Nautique, l’Agglomération de La Rochelle n’a donc pas commis d’erreur  d’appréciation et le buzz médiatique des plaignants à l’encontre du président de l’Agglomération, Jean-François Fountaine, par ailleurs fondateur et propriétaire du chantier éponyme, aura été vain et bien médiocre.

Les juges ont par ailleurs souligné que les requérants n’apportaient aucun début de preuve d’une quelconque nuisance du plateau nautique, et fermement rejeté l’argument selon lequel les professionnels de la filière n’avaient qu’à déménager à La Pallice…

Décryptage – ce dossier démontre une fois de plus les méfaits de la spéculation immobilière et le rejet par une minorité, des activités industrielles et techniques. La gentrification de certaines zones urbaines et l’appât de l’argent facile peuvent plus que jamais se révéler être un frein à l’industrie…


JEAN-LUC VAN DEN HEEDE CAP HORN PASSE

12:00 UTC 23.11.2018 – Les Sables d’Olonne, FranceJean-Luc Van den Heede, navigateur français âgé de 73 ans et leader de la Golden Globe Race 2018 à bord de son Rustler 36 Matmut s’apprête à enrouler le cap Horn ce soir, à environ 20 h 00 UTC. Dix-sept marins solitaires sont partis des Sables d’Olonne le 1er juillet et 8 sont toujours en course. Ils ont déjà passé plus de 145 jours en mer et Jean-Luc a parcouru 20 000 milles, à la vitesse moyenne de 5,75 nœuds, soit 138 milles par jour. Ce chiffre est à comparer aux 4,02 nœuds de Sir Robin Knox-Johnston lors du Golden Globe originel organisé par le Sunday Times en 1968/69, lorsqu’il est devenu le premier homme a réaliser un tour du monde en solitaire sans escale. Le rival le plus proche de Van Den Heede est le Néerlandais Mark Slats qui navigue sur un autre Rustler 36 – Ohpen Maverick – à 1350 milles dans son sillage.ETA au HORN: 20 h 00 UTC le 23 novembre (21h00 heure française)Météo prévue: 35/45 nœuds de vent de nord-ouest et 6 mètres de houleLe vent de nord-ouest tombera à 25 nœuds et la houle diminuera à 3 mètres après le passage du cap Horn20 000 milles environ ont été parcourus jusqu’à présent et 7 000 restent à effectuer jusqu’à la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne

Il est en mer depuis 145 jours, à la vitesse moyenne de 5,75 nœuds, soit 138 milles par jour.

1350 milles d’avance sur Mark Slats.

Il a 86 jours d’avance sur le voilier Suhaili de Sir Robin Knox Johnston, vainqueur de la course originelle en 1968/9.

Il a 20 jours d’avance sur le temps réalisé par le Français Bernard Moitessier jusqu’au cap Horn, sur son voilier Joshua.

Le voilier Matmut de Jean-Luc Van Den Heede a été endommagé au niveau de son gréement lorsque le bateau a enfourné et s’est fait couché violemment il y a trois semaines. Le Français a effectué des réparations mais doit désormais ralentir chaque fois qu’il doit naviguer vent de face pour minimiser les chocs dans les vagues à cette allure. Cela va le ralentir lors de sa remontée de l’Atlantique vers l’arrivée aux Sables d’Olonne, ce qui va donner à Mark Slats l’opportunité de réduire son retard et peut-être même de prendre la tête de la course. La grande question est de savoir à quelle vitesse Slats va pouvoir remonter sur Jean-Luc ? Si le Néerlandais peut naviguer 20% plus vite, alors les deux marins pourraient se retrouver aux coudes à coudes au cours de la première ou de la deuxième semaine de février.

Pour accéder aux dernières informations sur l’approche et le passage du cap Horn de Jean-Luc, allez sur goldengloberace.com/livetracker/ ou visitez le site www.facebook.com/goldengloberace/

Ecouter Jean-Luc en direct

Lundi 26 novembre à 17h30 UTC (18h30, heure française), le quartier général de la GGR aux Sables d’Olonne sera ouvert aux médias et au public pour écouter Jean-Luc Van Den Heede en direct sur son téléphone satellite lors de son appel de sécurité hebdomadaire. Il reviendra alors sur sa course et son passage du cap Horn. Les participants auront la possibilité de poser des questions à Jean-Luc.

Cette communication exceptionnelle sera également partagée sur www.facebook.com/goldengloberace/


La filière nautique française désormais reconnue comme un acteur maritime de premier plan

La filière nautique française désormais reconnue comme un acteur maritime de premier plan

A l’occasion de la 3e Conférence annuelle du Nautisme et de la Plaisance qui se tenait le mardi 6 novembre à Paris, les quatre familles du nautisme (industrie et services, ports de plaisance, usagers et monde sportif) réunies au sein de la Confédération du Nautisme et de la Plaisance (CNP), ont réaffirmé leur unité et leur volonté de conduire collectivement des projets.

La filière nautique française désormais reconnue comme un acteur maritime de premier plan

En ouverture de cette conférence devenue en trois ans à peine un moment incontournable de la vie de la filière, Yves Lyon-Caen, président de la CNP a déclaré : « De notre diversité est née une vision et une force commune d’anticipation ».

Le Comité Nautisme et Plaisance, un cadre de travail innovant

A quelques jours du prochain comité Interministériel de la Mer (CIMER) présidé par le Premier ministre, Vincent Bouvier, Secrétaire Général de la Mer (SG Mer) a souligné que « le nautisme est désormais pleinement pris en compte dans la dynamique inter ministérielle » à travers le Comité Nautisme et Plaisance. Née il y a un an, cette formation innovante offre aux acteurs de la filière, aux administrations et aux régions littorales un espace de dialogue, de concertation et de travail et instaure « un lien de confiance entre les acteurs privés et publics »
pour reprendre les mots du SG Mer.

Fruit de ce travail, les vice-présidents de la CNP ont présenté les avancées obtenues concrètement et notamment :

  • la mise en place de la 1ère filière mondiale de déconstruction des bateaux au 1er trimestre 2019 ;
  • les travaux sur le poids économique de la filière nautique engagés dans plusieurs régions (Pays de Loire, Occitanie, Sud PACA…) qui mèneront en 2020 à la mise en place d’un observatoire permanent des retombées économiques du nautisme sur le littoral métropolitain ;
  • le travail sur une nouvelle organisation du sport associant les acteurs économiques et sociaux-éducatifs aboutissant à la mise en place d’une expérimentation en Région Bretagne ;
  • la prise en compte de l’importance du sujet des dragages pour les ports de plaisance, central pour leur équilibre économique ;
  • la volonté des usagers de développer une pêche de loisirs en mer durable et éco-responsable et de mettre en œuvre les axes de la charte d’engagements et d’objectifs signée en 2010.

Les enjeux environnementaux au cœur des préoccupations de le filière nautique pour 2019

Ports propres, navires à moindre impact, déconstruction, usages durables, réforme fiscale, éducation à l’eau… la feuille de route pour 2019 est dense.

La préservation du milieu est une nécessité pour un développement harmonieux de la filière nautique. La CNP appelle à favoriser l’essor d’une nouvelle « génération nautique » par une politique puissante de développement d’éducation à l’eau reposant sur un partenariat public privé.

L’évolution de la fiscalité de la plaisance (DAFN) annoncée par le Gouvernement devra répondre au développement durable de la filière. La CNP appelle à moderniser cette fiscalité pour qu’elle puisse participer à l’économie de la filière et qu’elle contribue pleinement à la transition durable.

Le potentiel des eaux intérieures et du nautisme ultra marin doit se développer. La CNP élargira ses travaux à ces « nouvelles frontières » qui renforcent la dynamique nautique française.

Mutation nécessaire des ports de plaisance, les élus locaux doivent se saisir de l’enjeu économique et social des infrastructures et participer activement à l’essor portuaire. La CNP appelle le gouvernement à sécuriser juridiquement les autorisations d’occupation temporaire (AOT) du domaine public maritime.

Afin de mieux préserver les ressources halieutiques, la CNP appelle les services de l’Etat à mettre en œuvre pour les espèces menacées la recommandation des associations et fédérations d’usagers d’une déclaration obligatoire et gratuite des pêcheurs de loisirs. La planification maritime, entrera en juin prochain dans une phase d’écriture des projets territoriaux. Au-delà des concepts, la CNP entend travailler au sein du Comité du nautisme et de la Plaisance à la mise en place d’une politique de moyens dédiés.